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14 septembre 2011

Lyonel Trouillot: interview pour "La belle amour humaine"

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Dans ce qui m’a été donné de lire lors de cette rentrée littéraire 2011, le roman de Lyonel Trouillot, La belle amour humaine, est une des très belles surprises. Au point qu’à la rédaction d’Addiction, le mag (le journal que l’on trouve dans les Virgin), nous avons décidé de le mettre en avant. Coup de fil en Haïti, pays d’origine de l’auteur, un beau matin…

Ce qui a donné ceci dans le numéro daté du mois de septembre 2011:

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Le bonus Mandorien (ce que vous ne lirez pas dans Addiction, le mag) :

- L’histoire se met en place doucement, puis nous sommes happés très rapidement par votre style et les propose tenus. Savez-vous précisément quand le lecteur ne pourra plus lâcher votre roman ?

Non, je ne sais pas. En écrivant, je pense plus à l’impression générale, à une sorte d’atmosphère qui viendrait tendrement, brutalement quelquefois, piéger le lecteur. Lire est toujours une imprudence. L’histoire ne peut être qu’un prétexte, une invitation à la conversation. C’est pour cela qu’il y a justement un travail de mise en place qui fait que l’histoire « prend forme », et c’est dans cette prise de forme qu’elle devient dangereuse, troublante.

-Quand on dit qu’il y a une littérature antillaise, caribéenne. Qu’elle est plus puissante que les autres, vous êtes d’accord ?

Non. Il y a peut-être des moments durant lesquels quelque chose se concentre dans un lieu. On peut penser à la grande vague du roman latino-américain, par exemple. Peut-être certains textes produits dans la Caraïbe ou par des Caribéens ont-ils proposé des choses nouvelles. Et la spécificité de l’histoire régionale incline vers des thématiques ou même vers des choix langagiers qu’on peut juger propres à telle région, mais c’est toujours sur des durées limitées. Je comprends qu’on parle d’une littérature caribéenne en référence au contexte historique et géographique. Qu’elle soit plus puissante que les autres, j’en doute. Déjà il n’y a pas une littérature caribéenne au sens où tous les écrivains feraient la même chose. Et dire qu’elle est plus puissante que les autres, c’est un cadeau empoisonné, cela veut dire qu’elle pourrait l’être moins…

-Anaïse est venue chercher la vérité sur la mort de son grand-père. Mais au fond, on comprend que le message que vous voulez faire passer est : qu’est-ce que la vérité et la connait-on vraiment jamais ?

Il y a de cela. La vérité est souvent une construction, ou une reconstruction.

-Tout ce qui compte, c’est le bonheur, dit Thomas. C’est un peu la morale de votre livre ?

Le bonheur conçu comme une création collective. Oui.

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