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29 août 2011

Estelle Penain: interview pour Miami sous les éclairs

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J’ai rencontré Estelle Penain au Salon du Livre de Châteauroux. Nous étions deux des nombreux auteurs invités. Comme elle logeait dans le même hôtel que la petite bande que nous formions avec… (bon, si vous voulez jeter un coup d’œil, c’est ici), la jeune femme a su très facilement s’intégrer à elle. Déjeuner, diner, sortie nocturne, conversations… mais je n’avais pas lu son livre Miami sous les éclairs. J’avais un peu peur d’être déçu et de ne pas oser lui dire ensuite (cela arrive parfois quand on fréquente des auteurs). Mais, récemment, envahi par mon insatiable curiosité, je me suis plongé dans son roman… au début, un peu dérouté, rapidement, j’ai suivi avec plaisir et intérêt les aventures amoureuses de Cristiana. Évidemment, une mandorisation s’est tenue après lecture. Le 25 juillet 2011, Estelle m'a rendu visite à l’agence dans laquelle je travaille... je lui ai posé quelques questions.

est4.jpg4e de couverture :

Après des années à se mentir, cachée derrière des masques pour supporter la vie, Cristiana part à la conquête de sa nature profonde. Au fil des pages et des rencontres, l’amour se métamorphose. Ce livre est le message d’espoir d’une femme ayant pris son destin en main. Un parcours initiatique où l’amour dévoile ses multiples facettes, passant de la noirceur à la clarté de son âme, de la prison de l’ignorance à la liberté d’être. C’est un roman traitant de la quête de soi à travers les relations amoureuses. Un reflet de la génération actuelle, un retour vers des valeurs essentielles.

L’auteur :

Estelle Penain a vu naître son goût de l’écriture dès l’enfance en posant sa plume dans un journal intime, un carnet de poésie et des réflexions sur les sentiments et la société. Puis, elle découvre la radio et anime une émission pendant ses années collège. Diplômée du conservatoire de musique, le piano lui apporte l’expression artistique. Un diplôme littéraire en poche et quatre ans d’université plus tard, la musicienne devient choriste et chante en France et à l’étranger pendant dix ans, passant de scènes prestigieuses à des représentations dans la rue au contact du public. La scène lui apporte de grands moments de bonheur. Elle suit également des cours de théâtre, participe à des ateliers permettant l’expression corporelle et exprime sa créativité lors d’improvisations théâtrales. Elle s’initie ensuite à la réalisation de film et à l’écriture de scénario avec l’ambition d’instruire, de divertir, d’informer.

est3.jpgDans le même temps, Estelle se passionne pour le développement personnel et suit des séminaires, apprend par la lecture les notions de psychologie, de sociologie, de spiritualité, rencontre des médecins parlant de thérapies ouvrant la conscience vers d’autres dimensions et se passionne pour cette quête de soi. Elle suit l’enseignement d’un maître depuis quelques années, apprenant à se servir de techniques de soin. Et également l’enseignement d’un scientifique avec l’approche de la dynamique matricielle et ses techniques de guérison par les sons.

Estelle Penain a écrit un premier roman « Miami sous les éclairs », ainsi que d’autres écrits (scénario, texte théâtral, chroniques, contenus) afin de partager l’enseignement que la Vie lui a offert. Estelle Penain est membre de la Société des Gens de Lettres.

Interview :

Dans ta biographie, il est indiqué que tu écris depuis toujours…  ?

C’est tout à fait vrai ! Petite, ma mère me racontait que je faisais faire des vraies rédactions à des élèves imaginaires et que je passais du temps à écrire sur leurs cahiers et les corriger. Ça m’a occupé bien des après-midi. Il parait aussi que j’écrivais de la poésie. Je serai curieuse de remettre la main sur ces chefs-d'œuvre… 3 petites phrases qui se suivaient et qui rimaient, pour moi, ça en jetait ! Aujourd'hui, j’écris régulièrement avec parfois de grandes vagues d’inspirations alternées par des moments de pause, de réflexion, de lectures. C’est une expérience très prenante qui est aussi matière à remise en question. Être lue, c’est prendre le risque de plaire ou pas et donc d’être critiqué. En ce sens, cela demande de dépasser certaines peurs.

Dans ta vie, j’ai l’impression que tu es allée dans plein de directions différentes.

Pas tant que ça ! J’ai une qualité qui parfois peut être un défaut, je suis très curieuse et j’ai la particularité de vouloir expérimenter ce que j’ai envie de vivre. Je ne veux pas me contenter de lire uniquement, mais je veux vraiment essayer de moi-même. Au début, dans le domaine culturel puis plus tard dans celui du développement personnel. Aujourd’hui, je fais un mixage des deux. Chez n’importe quel artiste, il y a de l’introspection à un moment ou à un autre. Pour un comédien, par exemple, plus tu  te connais, plus tu es à l’aise dans le jeu. J’ai essayé tous les milieux artistiques pour voir où j’étais à ma place. J’ai été chanteuse pendant 10 ans. Chanteuse/choriste, jamais leader à cause d’un manque probant de confiance. C’est mon grand regret d’ailleurs. Il n’est pas exclu que je me remette à chanter dans un groupe un jour prochain.

est2.jpgL’écriture de ce livre a commencé il y a combien de temps…

Il y a quatre ans. Un vrai coup de foudre sentimental a déclenché l’envie d’analyser la relation amoureuse. Tenter de comprendre cette souffrance que l’on rencontre parfois dans les histoires d’amour en était le moteur. L’amour se cultive, se travaille, se cherche, s’apprivoise et aimer cela s’apprend, cela peut prendre une vie…

 « Miami sous les éclairs » raconte une histoire d’amour complètement dingue qui a duré des années et des années. C'est la tienne et donc, dans le livre, celle de Cristiana qui aime Samy.  Il y a beaucoup de toi dans ton héroïne ?

Autant les autres personnages n’ont pas tous existé dans la vie, autant Samy, lui, a vraiment existé. Et effectivement, il y a beaucoup de moi dans Cristiana. Mais, il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit d’un roman.

Il est question de la violence physique que peuvent vivre les femmes…

Moi, j’ai vécu la violence chez une personne. Ça m’a suffi, j’ai vu ce que c’était. L’homme qui m’a fait subir ça pourrait être incarné par le Fabio de mon livre, mais pas tout à fait quand même… Bref, j’ai vu des femmes se faire battre et qui ne partent pas. C’est incroyable de rester quand on est malheureux! Qu’est-ce qui fait que tu restes avec quelqu’un alors que tu sais que tu n’es pas heureux ? Moi, j’ai été une victime et j’ai mis un moment à m’en rendre compte. Je suis partie quand j’ai enfin compris ça. Je ne sais pas qui a écrit : « l’âme a profondément horreur du vide ». Si toi, on t’a appris l’amour, à priori, tu as une conscience de l’amour, mais si on ne t’a pas appris, pour toi « aimer », ça peut être la violence. Si tu es né dans une famille qui se tapait dessus, tu auras beau vouloir être aimé normalement, tu as de grandes choses d’attirer vers toi quelqu’un dans ce que tu connais. Donc, effectivement, exister violemment aux yeux de quelqu’un, c’est quand même exister. C’est mieux que rien.

Dans ce livre, tu abordes toutes les formes d’amour.

Mon livre parle d’une rédemption. Donc pour avoir une rédemption, il faut passer par différents stades. Là où il y a beaucoup de mon parcours, ce sont les passages sur les souffrances. Autant ça n’a pas toujours été facile, autant aujourd’hui, ça m’a donné une palette d’émotion que j’ai pu traduire comme ça. Ca n’a pas été tout rose, certes, mais le but n’était pas de m’apitoyer. Je me sers de ces émotions aujourd’hui pour raconter des histoires.

Ton roman est lié au développement personnel. Quand as-tu découvert cette nouvelle forme de philosophie/façon de vivre ?

C’était en 2000, quand j’étais à New York. Là-bas, j’ai rencontré pour la première fois quelqu’un qui travaillait à la fois dans la culture et sur les énergies. Il m’a interpellé et nous sommes devenus amis. Il m’a montré des choses et nous avons commencé à travailler ensemble sur des techniques de méditation. C’est lui qui m’a ouvert la porte. Là, je me suis dit : « Arrête de te plaindre et de te chercher, et tente de trouver des solutions ! ».

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Pour aider les autres, faut-il parfaitement se connaître soi-même ?

Disons qu’on n’est pas thérapeute par hasard. Un bon thérapeute, c’est quelqu’un qui sait qu’il est toujours dans le cheminement et qui ne prétend pas avoir la vérité. Cela dit, tu peux aider les autres, si dans ta vie, tu as trouvé une forme de sérénité. Quand tu as une déontologie, tu as au moins dix ans de travail en analyse et, à priori, avoir suivi des formations. Pour moi, la formation, c’est aussi un art de vivre.

Au fond, pourquoi écrire ?

J’ai envie de raconter des histoires et dans ces histoires, utiliser mon parcours, mon expérience. J’aime bien délivrer des messages et que chacun en fasse ce qu’il veut. Ainsi, j’ai l’impression d’avoir trouvé une façon de servir.

Comment a été accueilli ton livre ?

Je suis toujours preneuse de critiques constructives. Il a déclenché des choses chez certaines personnes. J’aime écrire en me disant que je partage un bout d’expérience. Je le romance, mais dedans, je place mes pensées, ma façon d’envisager la vie, ma « philosophie » personnelle. Je ne suis pas une donneuse de leçon, je ne dis pas que c’est comme ça qu’il faut faire, je me contente juste de transmettre des messages et mon point de vue.

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