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22 juillet 2011

Jewly: interview pour la sortie de No Shoes

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Avant-propos exceptionnel  :

Récemment, lors d’une interview pour mon livre, une journaliste me dit : « Oui, mais, vous n’avez pas l’impression de vous servir des stars pour faire le succès de votre blog ? ». J’ai entendu cette question maintes fois. A cela, je lui ai demandé si elle avait déjà jeté un coup d’œil sur le dit blog.

Evidemment, pas vraiment.

Non, parce qu’en fait, je consacre bien 60% de cet espace à faire découvrir de nouveaux artistes. J’ai l’impression de passer mon temps libre à tenter de dénicher les talents de demain. L, Lisa Portelli, Cyril Mockaiesh (pour ne nommer que ceux qui explosent actuellement) sont des artistes qui sont ici depuis plus de trois ans et que l’on découvre aujourd’hui seulement. (Précisons que maintenant que ça marche pour eux, ils répondent encore présents... les trois A.C.I se sont déplacés tous les trois à mon agence pour des interviews/session acoustiques, voir , et ).

Il y en a beaucoup d’autres que vous ne connaissez pas encore, mais qui, peut-être, seront en haut de l’affiche un jour (par exemple, je parie beaucoup sur Rodrigue !).

Je n’en tire pas une gloriole incommensurable, mais j’aimerais parfois que l’on ne me fasse pas de faux procès (qui certes, n’empêchent pas le monde de tourner et qui n’agacent que moi !)

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La jeune femme dont je vais parler aujourd’hui s’appelle Jewly. C’est mon ami d’enfance, Eric Genetet qui m’a prié d’aller écouter son MySpace. J’écoute les cinq morceaux proposés, mixant des sonorités funk, blues, jazz ou carrément rock. Et j’apprécie « son univers travaillé et sincère qui s’ouvre sur le groove ».

Le 12 juillet dernier, elle se produisait dans la mythique boite de jazz, le Sunset. Je lui ai donné rendez-vous dans l’après midi, afin d’en savoir plus sur son début de carrière, son univers (entre autres).

jewly, no shoes, interview, mandorInterview :

Tu n’es pas tout à fait une débutante…

Je chante depuis longtemps des standards de jazz, des reprises. En 2006, alors que je chantais dans une manifestation, quelqu’un m’a « repéré ». Cet homme m’annonce qu’il voulait faire une chanson avec moi parce que ma voix lui plaisait. On est rentré en studio et on a enregistré une chanson « Terre permise ». J’ai décidé de la donner à l’Unicef. Ce single m’a emmené en Roumanie où, invitée par le gouvernement, je me suis produise dans des orphelinats. Bon, après cette expérience, je n’ai plus voulu faire autre chose.

Le besoin de chanter, chez toi, semble particulièrement viscéral…

Pour moi, c’était un réel besoin. Au début, j’ai fait ça en parallèle de mes études, sans prendre les choses trop sérieusement. Et puis, quand on chante des reprises de jazz, c’est complètement différent que de construire son propre univers, trouver ses chansons, faire son album, trouver la voie vers laquelle on veut aller musicalement. J’ai le souci constant de ne pas faire des choses qui ressemblent  à ce que tout le monde fait. Après le single de l’Unicef, très vite, j’ai voulu mon propre album pour imposer mon style perso.J’ai fait un premier album en 2009, Behind the line, sorti sous le nom de Julie Claden. Je chantais quasiment exclusivement en français. Ce disque marque le début de ma prise de conscience, le début d’un mouvement inexorable vers mon univers d’aujourd’hui. Chaque chanson racontait une histoire, mais pas l’ensemble de l’album.

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Je sais que tu trouves qu’il ne sonne pas assez « live ».

Il était un bon premier album de studio, mais j’ai évolué rapidement et du coup, très vite, il ne me correspondait plus. No shoes, mon deuxième album correspond vraiment à ma personnalité artistique. Il a été enregistré avec mes musiciens de scène en one shot. On n’a touché à rien. Il sonne plus live et c’est ce que je voulais, car je suis une personne qui se sent parfaitement à l’aise sur scène. Faire un album, c’est bien, mais ce qui m’intéresse le plus, c’est d’être sur scène et de jouer avec de vrais musiciens. J’ai besoin de cette interaction qui se crée entre mes musiciens, le public et moi. Sur scène, je reçois énormément du public. Et si après un concert, j’ai réussi à toucher ne serait-ce qu’une seule personne, je considère que j’ai réussi quelque chose…

Quand on écoute No Shoes, du coup, on sait ce que tu vaux sur scène ?

Oui, on ne ment pas. Mais, ça ne veut pas dire que sur scène, je vais les chanter de la même manière. Dans l’interprétation d’une chanson, d’une soirée à une autre, on ne ressent jamais les choses de la même façon, on n’est jamais dans le même état d’esprit, donc forcément, je vais les chanter différemment, je vais les vivre avec le public.

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Ta musique, c’est du funk, soul, rock avec un peu de jazz. Est-ce que c’est ton style définitif ?

Mon style, c’est vraiment rock’n blues avec des riffs funk. Ma musique, on aime ou on n’aime pas, mais on ne peut pas me dire que c’est le copié collé de quelque chose. Forcément, j’ai des influences, mais je tente vraiment de m’en éloigner le plus possible. On en peut pas dire de moi, dans la globalité, elle fait du x ou y artistes. On n’essaye pas non plus de ne pas ressembler. Tout est affaire de dosage inné. Ma musique s’appuie sur des bases existantes déjà fortes, sur des atmosphères et surtout sur des sonorités, ensuite, je vais vers des choses qui me ressemblent.

Quelques extraits de son concert au Sunset, le soir même...

Jewly at Sunset - Paris from jewly on Vimeo.

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Tes textes parlent de quoi ?

J'aborde des thèmes qui me tiennent à cœur, des absurdités qui me touchent, personnels ou appartenant à des gens que je connais. Je parle de racisme, d’intolérance, d’amour de la vie. Je travaille les textes avec Mina Moutski. Elle m’a proposé différents thèmes et après, j’ai choisi.

Tu chantes et écris en français ou en anglais, selon le sujet et l’inspiration, c’est ça ?

Ma langue maternelle, le Français, est chargée affectivement et porteuse d’émotions intimes. L’Anglais permet le recul, le jeu de sonorité, force un travail d’appropriation très rigoureux… Je n’ai aucune préférence, c’est vraiment une question de ressentie, d’impulsion, de moment.

Tu travailles toujours avec la même équipe.

Depuis le début, je travaille avec des personnes proches de ma sensibilité, qui partagent mes valeurs et ma vision de la musique. À commencer par Emmanuel Hoff, mon compositeur et complice de la première heure, Michel Ott, musicien et compositeur avec lequel je crée des mélodies en binôme et bien sûr, Mina Moutski, dont les mots épousent parfaitement nos musiques…

Tu ne fais pas de la musique commerciale. Tu n’as pas choisi la voie de la facilité !

J’ai conscience que c’est un choix risqué. Je me dis que je ne vends pas mon âme au diable, je joue de la musique que j’aime et si jamais ça doit marcher pour moi, je pourrai me regarder dans la glace. Moi, je ne veux pas faire juste un tube, je veux bâtir ma carrière dans la longueur. Je prends le chemin de la difficulté, mais je suis une fille courageuse, volontaire et tenace.

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Avec le serveur de ma "cantine", qui n'est pas resté insensible au charme de Jewly...

Récemment, tu as fait la première partie de Florent Pagny, à Troyes, au Festival de Champagne.

C’est une super expérience parce que c’est une grosse scène. Ma musique n’a rien à voir avec celle de Florent Pagny, le public n’est pas venu pour moi et pourtant il a beaucoup accroché. J’ai vraiment un super moment. Ça m’a rassuré que le public soit si ouvert et que ma musique leur plaise. À Strasbourg, j’ai aussi fait la première partie d’Axelle Red. Là, il y a avait Place Kléber plus de 5000 personnes. C’était la folie pure !

Deux extraits de la première partie du concert de Florent Pagny...

Depuis cette année, tu es membre des « Ambassadeurs d’Alsace », un réseau d’entreprises, d’hommes et de femmes qui aiment leur région et qui a pour ambition de faire rayonner l’Alsace à travers ses initiatives et ses talents…

Je vis actuellement à Strasbourg et je fais depuis plusieurs années maintenant des concerts en France et à l’étranger. L’idée de présenter ma région grâce à ma musique me séduit beaucoup. J’étais d’ailleurs partie au Québec avec le CRT (Comité Régional du Tourisme d'Alsace) pour chanter pour l’Alsace.

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Dernière précision : Sans contraintes, ni prises de tête, Jewly souhaite rendre accessible et partager sa musique avec le plus grand nombre de personnes, tout simplement.
C'est pourquoi vous pouvez acquérir No Shoes au prix de votre choix à partir de 5 € TTC, dans le respect du travail des musiciens qui la soutiennent.

19 juillet 2011

Imany : Interview pour The Shape Of a Broken Heart

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Imany est une artiste qui monte, qui monte... il m'a semblé évident de la rencontrer rapidement. Son attachée de presse m'avait prévenu. "Elle est en tournée tout le mois de juillet, il faut faire fissa!". Ainsi fut fait.

Fissa, donc.

Je l'ai rencontré le 4 juillet dernier pour l'un de mes journaux, Addiction, le mag (daté du mois de juillet). Voici le résultat de cette rencontre.

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Pour finir, le clip officiel du premier single d'Imany, "You Will Never Know".

Son MySpace.

18 juillet 2011

Sophie Adriansen: interview sur un début de carrière littéraire

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Sophie Adriansen est la Sophie du blog Sophielit (qui connait un bien beau succès depuis deux ans que ce blog (et donc Sophie) donne son avis éclairé sur de nombreux livres). Je ne peux pas le cacher, nous nous connaissons un peu. Pas beaucoup, on se croise, mais souvent (salons du livre et autres soirées littéraires). J’ai même animé une rencontre publique dont le but était de présenter son premier livre (co-écrit avec Rodolphe Macia), Je vous emmène au bout de la ligne.

Elle vient de publier une nouvelle dans le recueil Six façons de le dire au côté d’écrivains qui n’ont plus rien à prouver (Hein ? Quoi ? Qui n’a plus rien à prouver dans ce bas monde?). Le 1er juillet dernier, l’occasion était belle de se retrouver pour faire un premier point sur ses premiers pas dans le monde de la littérature (dans le seul bar ouvert près de mon boulot… certainement pas le plus glamour en tout cas.)

Les deux livres :

livre-je-vous-emmene-au-bout-de-la-ligne-metro1.jpgJe vous emmène au bout de la ligne :

Le métro parisien, ce n’est pas le pont d’Avignon : on y dort plutôt qu’on y danse. Et pourtant, il suffirait d’ouvrir les yeux pour découvrir un monde différent et riche. Rodolphe, conducteur sur la ligne 2, nous y entraîne. Il a derrière lui vingt ans de vie sous terre. Avec drôlerie et gourmandise, il nous raconte ce territoire tel qu’il se livre à l’homme dans la cabine: les créatures qu’il y croise, les rituels qu’il observe, les aventures les plus inattendues qui ébranlent la routine. Entre Nation et Porte Dauphine, faune et flore sont examinées avec un regard tendre et affûté : fêtards, contrôleurs, suicidaires, érotomanes, musiciens ou mendiants...
À Paris, plus de 5 millions de personnes prennent le métro chaque jour. À l’heure de pointe, en fin de journée, 540 trains circulent simultanément sur tout le réseau. Tout le monde semble pressé de remonter à la surface. Et pourtant, les coulisses de ce monde underground ont de quoi fasciner et la mission du conducteur peut parfois s’avérer héroïque. Sophie Adriansen, qui a co-écrit ce livre avec Rodolphe Macia, ne s’y est pas trompée en tombant amoureuse de l’homme autant que de son métier.

Six-facons-de-le-dire_couverture.jpgSix façons de le dire :

Avec Bernard, David Foenkinos signe une comédie hilarante sur la difficulté de retourner vivre chez ses parents après cinquante ans. Nicolas d'Estienne d'Orves, lui, commet Coup de Fourchette, un polar déjanté sur l'univers de la gastronomie, tandis que Yasmina Khadra nous offre La Longue Nuit d'un repenti, un texte engagé sur les grands thèmes qui ont fait son succès. Mercedes Deambrosis a, quant à elle, choisi le genre historique pour aborder la condition des femmes au début du XXe siècle dans son très joli De naissance, et Christophe Ferré le drame psychologique pour nous raconter un amour fou à la veille du 11 septembre : La Photographe qui a reçu le Grand prix de la nouvelle de l'Académie française. Il ne restait plus que la comédie romantique, dont Sophie Adriansen s'est emparée avec brio dans Santé !, pour traiter de l'amour à l'épreuve de l'erreur médicale.

Interview :

Mandor : Tu viens de l’univers des chiffres, plus particulièrement celui de la banque. Comment passe-t-on du monde des chiffres à celui des lettres ?

Sophie Adriansen : Dans la banque, j’étais déjà dans la communication. Je n’étais pas dans une salle des marchés. J’ai créé le journal interne de la filiale dans laquelle j’officiais, je faisais du journalisme d’entreprise tous les mois. Il y avait déjà ce truc de partager. C’est le mot clef de ma vie : partager.

sophie andriansen, je vous emmene au bout de la ligne, six façons de le dire, interview, mandor-Comment as-tu eu l’idée de créer ton blog Sophielit ?

-J’ai toujours beaucoup lu et quand j’aime un livre, j’ai tendance à saouler tout le monde avec. J’ai toujours fait en sorte que tous mes proches lisent les livres que j’ai aimés. A un moment donné, je me suis dit qu’au lieu de saouler mes amis, je pouvais aussi mettre mes goûts à disposition afin que même des gens que je ne connaissais pas puissent profiter de mes conseils.

-Le but de ton blog est d’inciter les gens à lire les livres que tu as appréciés.

-Oui, et je n’ai pas de méthode. Au début, mes billets étaient très courts. Je me contentais de donner mon avis positif,  sans trop étayer. Juste une phrase ou deux. Bon, plus on lit, plus on aiguise son jugement, plus on compare les livres, les uns par rapport aux autres. Pour donner envie, il faut faire ressortir ce qui peut toucher les gens en termes d’émotion. Faire ressortir quelque chose d’universelle d’une histoire particulière. J’essaie de faire comprendre ce qui m’a touché de façon à ce que d’autres puissent être touchés par la même chose.

-As-tu des retours des auteurs que tu « critiques » sur ton blog ?

-Cela arrive. Les retours viennent plus naturellement quand les billets sont positifs. C’est facile d’envoyer un message de remerciement.

-As-tu parfois la dent dure ?

-Je dis ce que je pense, en tout cas. Ça me vaut parfois des commentaires injurieux. Pas de la part des auteurs, mais de la part des lecteurs qui, eux, ont aimé. Cela dit, ça m’arrive aussi d’avoir des commentaires injurieux de la part des gens qui ont détesté un livre que j’ai aimé. On ne peut pas convaincre. Mon but n’est d’ailleurs pas de convaincre, mais de proposer, de partager ce que j’ai ressenti.

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-Quand on parle des livres, on a envie d’écrire, on a envie d’être édité. Toi, tu as déjà deux actualités : Je vous emmène au bout de la ligne d’abord et Six façons de le dire, ensuite.

-J’écris depuis plus longtemps que je tiens mon blog. Pour le premier livre, je trouvais que Rodolphe Macia avait une matière. Un témoignage, on s’en fout, si c’est creux, vide et inconsistant. Le témoignage d’un conducteur de métro proposé aux usagers, et plus largement, au public, était une idée enthousiasmante. La difficulté était d’intéresser le lecteur.

-Tu as réussi parce que l’accueil a été très bon. De la part des critiques littéraires et des lecteurs.

-Je suis assez satisfaite, en effet. Tous les retours sont assez positivement unanimes. Et parce qu’on a eu pas mal de retours de retraités ou de conducteurs en activité qui nous ont remerciés et qui ont eu l’impression qu’on leur donnait la parole avec ce livre. Comme quoi, une trajectoire personnelle peut résonner chez plein de gens. Ce livre a eu chez eux un effet haut-parleur positif.

-Ça t’a fait quoi de voir ce livre la première fois ?

-Ça s’est passé chez l’éditeur, c’était encore un peu « hors-circuit ». Par contre, quand je l’ai vu la première fois au Virgin des Grands Boulevards le jour de sa sortie, au milieu d’autres livres, là, c’est devenu concret. 

sophie andriansen,je vous emmene au bout de la ligne,six façons de le dire,interview,mandor-Dans ton deuxième livre, tu es au milieu de 5 autres auteurs beaucoup plus réputés que toi : David Foenkinos, Mercedes Deambrosis, Christophe Ferré, Nicolas d'Estienne d’Orves et Yasmina Khadra. Par quel prodige es-tu arrivé à ce résultat ?

-Les éditions Moteur sont spécialisées dans les nouvelles « prêt à adapter ». Moi, j’ai découvert Émilie Frèche, qui est l’une des deux fondatrices de la maison d’édition et aussi romancière, quand j’étais blogueuse. Un jour, je lui ai demandé si je pouvais essayer de lui envoyer un texte.Moteur manquait de comédies romantiques, je lui en ai donc envoyé une.  Elle n’a pas été convaincue par mon texte. Du coup, quand est arrivé ce projet de compilation, elle savait comment j’écrivais et elle m’a proposé d’en faire partie, avec une contrainte de délais. J’ai accepté sous réserve que je trouve une bonne idée.

-Ta nouvelle est une comédie romantique, certes, mais pas que ça. Je la trouve même sarcastique et  très noire.

-Ah bon ? Mais l’histoire d’amour du couple, Monique et Yann, qui est le fil conducteur de ma nouvelle, se termine bien.

-D’accord, mais il y a beaucoup de messages sous-jacents… Tu as un côté très obscur.

-La principale violence que j’ai dû me faire, c’est de trouver des choses drôles à écrire et de mettre de l’amour aussi. Si je m’écoutais, je n’écrirais que des choses noires. 

-Ta nouvelle est difficile à résumer… ce qui est le cas de toutes les nouvelles en général.

-Il y a dans la mienne tellement de rebondissements que j’ai du mal à en parler. Lorsque je dois la résumer, j’ai toujours envie d’aller jusqu’au rebondissement d’après et, à un moment donné, tout est dévoilé.

sophie andriansen,je vous emmene au bout de la ligne,six façons de le dire,interview,mandor-Tu es en compagnie d’auteurs que tu apprécies vraiment. C’est une belle coïncidence !

-Le livre existe depuis 3 mois et j’ai toujours du mal à croire à cet assemblage de nom sur la couverture. Forcément, c’est hyper flatteur. Les cinq autres sont sortis en petit volume l’année dernière, je les avais donc déjà lus. Je connaissais la qualité des textes, donc j’ai pris ma participation comme un énorme challenge. Émilie Frèche m’a d’ailleurs mis de la pression en me rappelant qu’étant donné la qualité des textes, il fallait que le mien soit à niveau.

-La pression ne te bloque donc pas dans la création littéraire ?

-La pression tu en fais ce que tu veux. Soit elle t’écrase et tu n’avances pas, soit tu décides que tu y arriveras. En même temps, je n’y serais pas arrivée sans l’éditrice qui a fait un vrai boulot d’éditrice. Elle a eu un vrai regard extérieur pour me guider et m’amener au texte final.

-Y-a-t-il  eu beaucoup d’échanges avec elle, beaucoup d’aller-retour du texte ?

-Oui, pas mal. Mais, en même temps, il fallait faire vite, nous étions limitées par le temps.

-Du coup, quand il faut retoucher son texte, est-ce que l’on se remet sérieusement en question ?

-Je me suis dit que l’éditrice à un paquet de romans à son actif, elle a un paquet d’auteurs dont elle a fait sortir des textes en tant qu’éditrice. Moi, je suis apprentie écrivain, juste je ferme ma gueule et j’apprends. En si peu de temps, du coup, j’ai appris énormément. La contrainte de signes à fait que j’ai taillé et retaillé mon texte pour ne recueillir que la substantifique moelle. Émilie Frèche m’a fait grandir sur le plan de l’écriture.

-A quand une histoire longue… un roman quoi ?

-J’en ai écrit plein. Un devrait voir le jour bientôt.

-Tu commences à te faire un nom dans le milieu…

-Oui, mais le combat est rude pour parvenir à ce que je souhaite, parce qu’il y a autant de personnes qui lisent que de personnes qui écrivent. De plus, le milieu de l’édition est un monde impitoyable. Mais, j’avance, pas à pas. Je vais prendre mon temps et j’espère parvenir à aboutir à ce que je veux. Vivre de ma plume en tant qu’écrivain.

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16 juillet 2011

Bab: interview pour la sortie de "Bienvenue à bord"

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Cela faisait un moment que je souhaitais mettre en avant le groupe Bab. Deux des membres sont des ex du groupe Musard (mandorisé ici il y a 3 ans).

bab,bienvenue à bord,mandor,interviewAujourd’hui  Candice (chant, basse) et Guillaume (guitare et batterie aux pieds) jouent une musique, mélange savant de rock, de folk et de chanson, saupoudré de cuivres electro-jazz, mais dont on sent fortement un esprit hérité de la scène alternative. Les deux Bab ont su s’entourer puisque leur premier album Bienvenue à bord a été mixé et réalisé par Erwin Autrique (Louise Attaque, Mano Negra, Alain Bashung) et Laurent Guéneau (Sinsemilia, IAM, Cesaria Evora). Et surtout, c’est Mike d’Inca (le leader de Sinsemilia) qui les a signés dans sa structure personnelle, Echo Productions. Chez AZ/Universal, on croit très fort au potentiel de ce duo à la liberté surprenante.

Voici le teaser de la sortie du disque:

Le 8 juin dernier, je leur donne rendez-vous dans un bar culturel situé à proximité de l’agence pour laquelle j’officie.

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bab,bienvenue à bord,mandor,interviewInterview :

Mandor : Pourquoi le groupe Musard s’est-il arrêté ? 

Candice : Musard a duré 5 ans. Quand humainement, on ne s’entend plus, ce n’est plus la peine de continuer. Ça a vraiment pété entre nous, juste avant la sortie du disque. On était en colère quand on est parti.

Du coup, avec Bab, vous avez changé de style musical.

Candice : Guillaume et moi, on a toujours fait les chansons, même avec Musard. C’est une constante. Dans ce groupe, il y avait du violon, alors, le rock, on ne pouvait pas trop se lancer là dedans, c’était compliqué pour les arrangements. Ce que je peux affirmer, c’est qu’il est fort possible que nous ayons plus de maturité artistique.

Guillaume : Toi, Candice, tu as changé ta manière de chanter, dans le sens où il y a toujours beaucoup de mots, mais il y a plus d’air entre les mots. Bab s’est la suite de Musard, nous allons dans la même direction, mais en étant plus rock.

bab,bienvenue à bord,mandor,interviewBab est même folk rock, je trouve.

Candice : Ça définit bien l’album en tout cas.

Comment travaillez-vous ?

Candice : J’écris les textes, après je trouve des accords. Guillaume, lui, a des musiques qu’ils me proposent. Si elles me plaisent, ce qui est fréquent, on travaille dessus. D’abord, la trame de la chanson pour la musique et ensuite, on fait appelle aux arrangements cuivres. Il y en a beaucoup dans l’album. On adore ça.

Tes textes sont très féminins. Il est beaucoup questions de la vie de couple ou des relations hommes-femmes.

Candice : Il y a beaucoup de gens qui prennent les chansons comme si je n’aimais pas les hommes. En fait, mes textes sont féminins, mais ils ne sont pas sur la vie de couple, ilks sont plus portés sur la relation en général. « J’te dois rien », je ne l’ai pas écrit pour mon petit copain, mais pour une relation humaine qui se sépare.

Tes textes sont quand même très insolents, Candice.

Candice : Oui, effectivement. Il y a un journaliste dans une radio qui m’a dit que j’avais « la vacherie délicieuse ». En fait, on a envie de dire ce que l’on a envie de dire, sans être plat. Ça sort comme ça sort. Moi, dans la chanson française, j’ai envie d’entendre des artistes qui disent des choses ou qui sont un peu en colère, qui sont éperdument passionnés ou amoureux,  avec des vrais sentiments.

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Tu as envie d’aller encore plus loin dans les mots ?

Candice : Oui, là, je cherche encore mes limites. J’aime bien un peu bousculer les convenances. Un soir, on a joué au Réservoir, j’ai chanté une chanson qui parlait des apparences. Il y a plein de gens qui ont été choqués et qui sont partis. Pour moi, c’était une réussite.  Je vois les choses un peu comme les voit Didier Super. C’est autant une réussite que les gens t’aiment que les gens s’en aillent parce que ça les dérange. On a des choses à dire et on n’est pas là pour faire que plaisir. Le but, ce n’est pas que les gens nous aiment, mais c’est de faire passer ce que l’on a à dire.

On vous classe dans quelle catégorie musicale ?bab,bienvenue à bord,mandor,interview

Candice : Ça, c’est un problème. On rentre un peu partout, mais nulle part vraiment. Nous sommes un peu des ovnis. Pour nous, c’est une qualité, mais également un handicap.

Vous êtes passés de Atmosphériques avec Musard a AZ/Universal avec Bab… ça change quelque chose pour vous?

Candice : Notre producteur, c’est le chanteur de Sinsemilia, donc nous restons vraiment dans une ambiance de pur indé.

Guillaume : Pour moi, ça ne change rien. C’est un peu un cliché de s’imaginer que la signature va tout changer. En fait, ça change très peu de choses. D’un point de vue musical, on ne t’oblige pas à faire un style particulier. Notre album, on l’a fait en toute liberté.  On nous fait juste des propositions et nous, on dispose. On ne nous force pas du tout.

Vous semblez donner beaucoup d’importance à l’image. En témoignent vos clips.

Guillaume : Il y a deux clips pour « J’te dois rien ». Le premier est un clip officiel, normal. Le second, c’était juste histoire de réaliser une performance. Un plan-séquence. Je ne voulais aucune coupure.  Finalement, on n’a pas réussi, nous avons fait des coupures et du coup, ça ressemble à un clip. Il y a tout de même plus de 70 musiciens et 300 acteurs qui jouent dans la vidéo. C’est vraiment une perf sur une chanson.

Candice, tu as une forte personnalité. Tu sembles même avec une « grande gueule » ?

Candice : Moi, je suis quelqu’un d’assez gentil, sympa, je ne fais pas de vagues, par contre, quand on m’emmerde, il y a un câble qui se pète. Je ne me laisse pas faire.

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Ça fait 10 ans que vous bossez ensemble.  Ça va ? La cohabitation se passe bien ?

Guillaume : Entre nous, c’est assez naturel. On a chacun nos domaines d’expressions. On communique beaucoup, mais on ne se laisse rien passer.

Candice : On a chacun nos points forts et nos points faibles, mais on est complémentaire. On se donne un regard critique sur ce que l’on fait mutuellement, mais on a chacun vraiment notre place. On ne s’est jamais engueulé.

Guillaume : Moi, par exemple, j’ai une fâcheuse tendance à partir vers des trucs un peu technos, et là, Candice me ramène.

Candice : Guillaume me ramène, lui aussi, sur le droit chemin… et souvent !

Longue route à vous !

Candice : En tout cas, je pense qu’elle sera longue parce qu’on n’est pas près de s’arrêter.

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Pour finir, un extrait de l'album... en version acoustique: "Les jours meilleurs".

12 juillet 2011

Ariane Charton: interview pour "Marie d'Agoult, une sublime amoureuse"

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J’ai rencontré Ariane Charton le 16 juin dernier, dans un café littéraire où j'ai mes habitudes, afin d’évoquer son dernier livre en date, Marie d’Agoult, une sublime amoureuse. Cette spécialiste du romantisme narre la relation amoureuse entre elle et le compositeur Franz Liszt. Curieusement, cette liaison n’est pas aux antipodes d’une relation d’aujourd’hui. Les mœurs sont restées les mêmes malgré le changement d’époque. Il me semblait intéressant d’en savoir plus…

charton cover.jpg4e de couverture :

Une femme, grande aristocrate et mère de deux enfants, s’éprend d’un musicien plus jeune qu’elle et quitte tout pour lui. Ce pourrait être un roman, c’est une histoire vraie. Celle de Marie d’Agoult, maîtresse du génial Franz Liszt. Leur passion durera dix ans et verra naître trois enfants, dont la future Cosima Wagner.

Ariane Charton, spécialiste du romantisme, brosse avec ferveur ce portrait d’une femme qui osa vivre son amour jusqu'à l'absolu tout en restant une intellectuelle exigeante, soucieuse de défendre ses idées politiques et féministes. Par les élans de son cœur comme par ses préoccupations, cette comtesse romantique nous parle toujours aujourd’hui.

Précision sur le site de la maison d’édition :

Ariane Charton analyse cette liaison célèbre pour montrer que Marie d’Agoult a été bien plus que la mère des enfants de Liszt, dont la fameuse Cosima, future Mme Wagner. Elle fut aussi une inspiratrice pour un jeune musicien qui sans elle n'aurait jamais vécu et composé ses magnifiques Années de pèlerinage. Si Marie incarne à merveille certaines valeurs féminines faites de douceur et d'hypersensibilité, elle a eu aussi à cœur de montrer, par ses écrits, que la femme devait conquérir  une place dans la société. Être une alliée pour l'homme non une esclave. Marie d'Agoult a été une féministe romantique qui mérite  sa place au côté de George Sand et de Simone de Beauvoir, deux autres grandes amoureuses éprises aussi de liberté et d'absolu.

ariane charto,marie d'agoult,interview,mandorL'auteure :

Ariane Charton s’est spécialisée dans l’étude de l’époque romantique. Elle a publié Le Roman d’Hortense (Albin Michel, prix littéraire de la ville de Mennecy 2010), consacré à Hortense Allart, la dernière maîtresse de Chateaubriand et a établi l’édition de la correspondance amoureuse entre Marie Dorval et Vigny (Mercure de France, coll. Le Temps retrouvé). Elle est aussi l’auteur de pièces radiophoniques et d’une anthologie, Cher papa, les écrivains parlent du père (J.-C. Lattès).
En 2010, à l’occasion du bicentenaire de sa naissance, elle a publié une biographie d’Alfred de Musset (Gallimard, coll. Folio biographies).
En 2011, elle publie Marie d’Agoult, une sublime amoureuse (éditions Kirographaires).

ariane charto,marie d'agoult,interview,mandorInterview:

Marie d’Agoult/Franz Liszt, c’est une histoire d’amour finalement très moderne.

Marie d’Agoult et Franz Liszt sont l’incarnation d’un couple. Ils représentent les constances des relations amoureuses entre un homme et une femme. La passion amoureuse ne change pas avec les époques.

Marie d’Agoult est une femme en avance sur son temps.

Elle fait partie des féministes un petit peu romantiques, comme George Sand, comme Hortense Allart, c'est-à-dire des femmes qui assument leur destin et qui écrivent aussi pour que d’autres femmes se libèrent et réfléchissent à une autre société où la femme aurait plus de place.

Elle était supérieurement intelligente par rapport à la moyenne…

Elle était plus douée que Georges Sand, qui d’ailleurs avouait elle-même qu’elle n’avait pas fait énormément d’étude. Marie d’Agoult lit et parle très bien allemand et anglais, elle lit l’italien, elle est capable de tenir une conversation avec un philosophe allemand comme avec un écrivain français. Elle ressent d’ailleurs une petite pesanteur de cette culture.

Est-ce une des raisons pour lesquelles elle était tant jalousée ?

Ce qui a été écrit sur elle n’a pas toujours été très sympathique, c’est vrai. Au profit de Liszt d’ailleurs. Bon, son caractère y était aussi pour quelque chose. Elle était par moment assez froide, assez rigide, avec un comportement d’aristocrate. Paradoxalement, elle défend des valeurs démocratiques. Elle a écrit par exemple un livre sur la révolution de 1848. Littérairement, c’est vrai qu’elle réussit moins bien que George Sand, or, elle avait des prétentions, du coup, on l’a traitée de prétentieuse. Je pense qu’il y a un ensemble de malentendus à son égard. Elle n’a rien fait pour les dissiper, considérant qu’elle devait être prise comme elle était et qu’elle n’avait pas besoin de faire sa propre promotion.

ariane charto,marie d'agoult,interview,mandorS’il fallait simplifier, Marie d’Agoult passait pour la méchante et Franz Liszt pour le gentil?

Je pense que dans le cas d’un artiste homme qui est avec une femme qui a sacrifié beaucoup, sans vouloir faire la féministe exacerbée, on donnerait plutôt raison à l’homme qui est un artiste. Marie d’Agoult s’est plus sacrifiée pour Liszt que lui ne s’est sacrifié pour elle.

Dans cette relation, il y a un mélange de mysticisme, de culture, de sensualité, voire de sexe. Est-ce paradoxal qu’il y ait tout cela ?

C’est étrange parce que dans les autres liaisons romantiques que j’ai étudiées, il y avait quelque chose de moins complexe, de plus unifié. Avec eux, il y a un mélange de quelque chose de sublime, de chose très terre-à-terre, de sensualité et d’esprit. C’est peut-être lié à leur personnalité et à leur orgueil. Ce sont deux êtres très orgueilleux qui rivalisent d’esprit pour s’imposer l’un à l’autre.

Ils voulaient que leur amour approche le divin…

Marie d’Agoult représente un peu  pour Liszt la muse divine et elle, elle rêve une solitude à deux qui rendrait leur amour unique et divin.

Marie d’Agoult n’était pas très bien dans sa peau.

Elle est dépressive, elle a fait des tentatives de suicide. Elle a une lourde hérédité qui aurait beaucoup intéressé Zola parce qu’il y a beaucoup de suicides dans sa famille. Ça vient aussi de sa nature mélancolique allemande. Par moment, elle aurait toutes les raisons d’être heureuse, mais elle ressent tout de même toutes les pesanteurs de l’existence et elle a conscience d’empoisonner son entourage à cause de cet état.

Quelle est votre approche littéraire du romantisme ?

C’est d’utiliser les textes de l’époque, c'est-à-dire les correspondances, les journaux intimes, les témoignages des gens qui ont vécu cette époque précise. Pour plus d’exactitude sur ce qu’est vraiment le romantisme, je vais toujours vers les textes et documents de l’époque. C’est comme ça qu’on a une vision réelle d’une période.

Pourquoi vous êtes-vous penchée vers le romantisme ?

Nous sommes peu nombreux à nous intéresser à la littérature romantique, parce que c’est passé de mode. C’est aussi une époque sur laquelle on a beaucoup de lieux communs. On assimile le romantisme à quelque chose de fleur bleue, pour tout public, une histoire d’amour un peu naïve.

ariane charto,marie d'agoult,interview,mandor

ariane charto,marie d'agoult,interview,mandorC’est quoi votre définition personnelle du romantisme ?

C’est compliqué. Je ne peux pas vous en donner une claire et nette. Même dans la liaison entre Marie d’Agoult et Frant Liszt, il se pose un tas de problématiques par exemple sur la démocratie, l’art dans une société qui devient industrielle et capitaliste. À partir de cette histoire d’amour, c’est au fond réfléchir  sur une époque qui ressemble beaucoup à la nôtre et qui l’annonce. Les problématiques des écrivains  et des artistes à l’époque romantique sont les mêmes que ceux qu’ils connaissent aujourd’hui… à un niveau plus mondialisé et plus industriel, mais c’est la même chose. C’est une période qui a beaucoup à nous dire sur le monde d’aujourd’hui et que l’on devrait étudier sans a priori.

Qu’a-t-elle à nous dire, cette époque ?

Elle doit nous apprendre à relativiser sur aujourd’hui. Ce n’était pas mieux avant. Par exemple, le problème de la place de la littérature qui devient un produit commercial, ce n’est pas nouveau. Dans « L’illusion perdue » de Balzac, quelqu’un dit à un jeune homme : « si vous voulez réussir en littérature, il faut écrire quelque chose qui se vend, pas quelque chose de beau » C’est exactement ce qu’il se passe aujourd’hui. Le pouvoir de la presse aussi. Il peut être très bon et avoir des effets pervers, c’était les prémices de cela lors du romantisme. C’est toute une société moderne qui se met en place à cette époque-là.

Vous-même, vous sentez-vous bien en 2011 ?

Pour un certain nombre de conforts matériels, c’est plus agréable de vivre aujourd’hui qu’en 1830, mais intellectuellement, j’aurais préféré vivre à cette époque-là. J’aurais aimé croiser Musset, Liszt, Chopin…

Je sais que vous n’aimez pas cette question, mais franchement, c’était mieux avant ?

(Silence). Oui (silence). Oui, sans doute.

Vous arrivez facilement à vous extirper de la fin de l’écriture de vos livres ?

C’est toujours très difficile de finir un livre. À la fois on est content quand on voit qu’il est publié parce que c’est l’aboutissement d’un travail  et en même temps, c’est au fond s’en arracher un peu.  Après, il ne vous appartient plus complètement. On est obligé de  se séparer d’un personnage avec lequel on a vécu des semaines, des mois, voire des années.

Vous vous sentez proche des femmes dont vous racontez la vie ?

Oui, déjà parce que lorsque l’on vit avec quelqu’un, même de cette façon-là, on arrive à voir et avoir  des affinités. Dans la vie d’Hortense Allart que j’ai racontée dans un roman, j’ai comblé les trous « historiques » en mettant beaucoup de moi-même, tout en respectant le fil de son existence. J’ai plus accentué les moments mélancoliques de son existence, plutôt que les moments d’énergie et d’indépendance.

Comment est venu ce goût pour cette période ?

J’ai commencé à m’y intéresser au lycée. J’avais un bon professeur qui nous avait fait apprendre par cœur « Le Lac » de Lamartine en entier, en seconde. Il aimait beaucoup Chateaubriand. Il m’a vraiment donné envie de lire des textes. Moi, le premier, c’était Musset. Mon intérêt pour la période romantique provient donc à la fois d’un bon professeur et d’un environnement familial favorable. De plus, faisant du piano, je connaissais le répertoire romantique, notamment Chopin et de Liszt…

Vous animez des « mercredis littéraires ».

Je les organise et présente avec Lauren Malka. Au fait, au lieu d’inviter des romanciers, on a choisi de mettre en valeur le patrimoine français ou étranger et d’inviter, soit des essayistes, soit des personnes ayant fait une édition d’œuvre un peu ancienne. Nous avons abordé des thèmes comme les parents d’écrivains, le centenaire de Gallimard, les fables ou encore, les écrivains et la bible…

Vous travaillez sur quel personnage « romantique », en ce moment.

Je termine ma biographie de Debussy. 

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A découvrir, le blog d'Ariane Charton. A son image...

"Les âmes sensibles" ne doivent surtout pas s'abstenir!

09 juillet 2011

L : session acoustique de "Petite" et "Initiale" à MusiqueMag

l,initiale,raphaelle lannadere

Je ne vais pas jusqu’à dire que ma note du 7 mars 2008 était prophétique. Mais, disons que concernant le devenir et la carrière de la chanteuse L (Raphaëlle Lannadère), je ne suis pas tombé loin dans mes pronostics.

3 ans plus tard, L a pris du galon. La presse l’encense et elle reçoit prix sur prix. Le dernier en date (et pas des moindres) est le Prix Barbara 2011 (prix créé en 2010 pour encourager un jeune artiste-interprète, auteur et/ou compositeur dont le talent s’inscrit dans le sillage de la grande artiste disparue en 1997). Avant d'aller plus loin, voici ma chronique de l'album publié dans Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois de Mai 2011.

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Quand Tôt Ou Tard m’a demandé si cela m’intéressait que la chanteuse vienne enregistrer une session acoustique dans les locaux de MusiqueMag, j’ai accepté avec plaisir. Pour tout dire, je trouvais amusant de nous retrouver dans des conditions plus officielles.

Ainsi, L est venue le 31 mai dernier. Avec deux musiciens (clavier, basse et contrebasse)… ambiance détendue, tout en étant très professionnel. Dans la tête de la jeune femme, je le sens, les choses deviennent sérieuses. Elles l'ont toujours été, en fait. Sauf qu'aujourd'hui, la chanson française tourne autour d'elle. Rien ne doit être laissé au hasard.

Après une courte répétition, voilà la session acoustique.

La première chanson : "Petite".

Le second titre : "Initiale".

 Quelques photos prises par bibi lors de l'enregistrement de la session...

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Et évidemment...

L dans  la salle de réunion de l'agence tombe sur un livre placé là complètement au hasard.

(C'est fou, ça, toutes ces coïncidences!!!)

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Pour finir, deux couvertures récentes de magazines... preuve  qu'à priori, la demoiselle est bien partie pour durer. Je l'espère sincèrement. (Et je prie pour que Babx  (qui, avec Pierre Lapointe, est mon chanteur préféré actuel) soit lui aussi reconnu à sa juste valeur).

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08 juillet 2011

Redeye : interview de Guillaume Fresneau

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A la fin du mois de mai dernier, je reçois un EP de 5 titres d'un artiste dont je n'ai jamais entendu parler. Il est en tout cas très clair que l'hommme à un sens spontané et rare du songwriting. J'écoute et je me demande pourquoi je reçois désormais aussi des disques américains de vieux routiers folk... Redeye.

Et puis, je tombe sur cet article...

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Ah d'accord! J'ai toujours adoré le groupe Dahlia, c'est donc avec surprise et contentement que j'apprends que c'est l'un des deux membres. J'ai été, je crois, l'un des premiers à écrire un article sur leur premier album. En 2003, je les avais interviewés à cette occasion.

Le 5 juillet dernier (ce mardi, donc), j'ai retrouvé Guillaume Fresneau dans le bar d' un hôtel parisien… pour parler de ce projet. Je publie le fruit de notre conversation aujourd’hui, car, ce soir, Redeye est en concert au Divan du Monde. C’est une belle occasion de le découvrir ici, puis d'aller l’applaudir sur scène (histoire de juger sur pièce si j’ai eu raison de le mettre en avant aujourd’hui. Je connais la réponse…)

redeye,guillaume fresneau,dahlia,interview,mandorInterview:

Red Eye, c’est un projet folk. Tu as grandi au Texas, tu as donc été fortement influencé.

Oui,  j’étais jeune ado, mais j’y suis retourné souvent. Mon père n’écoutait que de la musique américaine : du folk, du blues et de la country. A l’époque, la country, ça me paraissait folklorique, dans le sens, un peu bizarre. Je n’aimais pas du tout. En réécoutant certains titres récemment, il y a pas mal de titres que je trouve finalement très intéressant.

Tu as pris le parti de faire quelque chose de très calme, de très intimiste.

Oui, c’est tout à fait volontaire. Même dans le procédé de l’enregistrement, on a fait quelque chose d’assis, de sobre et d’assez propre. On a essayé de ne pas mettre de batterie, mais un peu de cordes et de faire des arrangements par touche.

Tu dis « on ». Pour moi, Redeye, c’est juste le projet de Guillaume Fresneau.

J’ai beaucoup bossé avec Jean-Charles Versari (Jason Edwards, Josh T.Pearson…). Il est le producteur et il est surtout celui qui a initié le projet. Il m’a proposé du temps de studio et nous avons travaillé sans stress, tout à fait sereinement. Il a produit au sens anglais du terme, c'est-à-dire qu’il a amené des idées, cadré les choses.

Dans Dahlia, il y avait pas mal d’influences américaines…

Oui, c’est vrai. Comme on avait un fonctionnement de groupe, chacun amenait ses propres influences. Armel était très « musique anglo-saxonne » avec des influences « chansons » que moi je n’avais pas. Pour le projet Redeye, mine de rien, j’ai quand même pris des influences de Dahlia très précises.

redeye,guillaume fresneau,dahlia,interview,mandorCe projet est important pour toi. Il fallait qu’il aboutisse impérativement ?

En ce moment, c’est la musique que j’ai envie de faire et que j’ai envie d’entendre. Ce sont les gens avec lesquels j’ai envie de travailler. Il y a Suzanne Thoma au chant, Sonia Cordier au violoncelle, François Sabin à l’accordéon et Antoine Pozzo di Borgo à la contrebasse. Aujourd’hui, même si on continue Dahlia, je ne me vois pas faire autre chose. Mon cheminement personnel va vers Redeye.

L’ambiance de ce 5 titres est très douce. Les autres titres sont en cours d’enregistrement. Y aura-t-il un peu plus d’électricité ?

Depuis l’enregistrement de l’EP, on a fait des concerts avec batterie et j’ai même utilisé des guitares électrifiées, il y a donc une petite probabilité que les autres titres de l’album soient moins doux que les premiers. Je n’en sais encore rien parce que l’on fonctionne par touche. Tout n’est pas encore défini.

Tu ne chantes pas de la même façon quand tu es dans Dahlia ou quand tu deviens Redeye… on interprète différemment quand on chante en anglais plutôt qu’en français ?

C’est une question de sonorité des mots. En français, il y a toujours la difficulté de se faire comprendre. Il y a beaucoup de réflexions derrière des textes en français, alors que les textes en anglais peuvent être plus instinctifs et intuitifs. En plus, en anglais, il y a plus d’onomatopées, les mots se tordent plus facilement.

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Tes textes, en règle générale, évoquent les voyages…

Moi, quand je compose, je vois des images défiler. Mes chansons, c’est le voyage physique, mais aussi intérieur. Mon « œuvre » est très intime… il y a des réflexions, des sensations, des sentiments, tout ce qui peut faire voyager dans la tête aussi.

La musique folk  est de nouveau très appréciée en France. Ton projet tombe bien, finalement…

Il y a actuellement tout un pan de la musique qui va vers un maximum de paraître et de superficialité. Les Black Eyed Peas, les Lady Gaga et autres David Guetta. C’est bien ficelé, mais ce n’est plus vraiment de la musique. Tout cela a l’air tellement réfléchi, programmé et formaté que les gens ont aussi besoin de l’autre versant… quelque chose de plus authentique, sincère, d’assez simple. Moi, j’aimerais que l’on découvre des gens comme Bonnie Prince Billy ou les derniers albums de Johnny Cash, par exemple. J’avais ces albums en tête quand j’ai composé pour Redeye.

Une des sessions acoustiques filmée par Le Cargo, webzine musical. Ici, les 6 titres... à voir en complèment de cette chronique.

redeye,guillaume fresneau,dahlia,interview,mandorC’est jubilatoire d’aller à contre courant ?

Ce qui est chouette, c’est de pouvoir faire sa propre musique et de ne pas avoir à se dire, « il va falloir plaire », « il va falloir rentrer dans telle case »… on voulait de la liberté de création sans aucun paramètre extérieur. On a fédéré des musiciens autour de cette idée. On a choisi ses musiciens pour leurs bagages et leurs influences.

Comment l’auditeur ou le public doit-il appréhender ta musique ?

Ce qui me fait plaisir, c’est quand les gens deviennent attentif . J’espère qu’il voyage avec moi. J’aime quand quelqu’un me dit qu’il a mis Redeye dans sa voiture et qu’il est rentré dans un autre univers, qu’il a oublié ses soucis. Il y a une entrée, une sortie, il y a des hauts, des bas, mais on voyage, on se retrouve ailleurs l’espace d’un petit moment…

Quand on fait partie d’un groupe, on a besoin de s’évader vers d’autres projets ?

Cela permet d’expérimenter autre chose, de se sentir un peu plus libre et de revenir avec un peu plus de fraîcheur. Je pense que mon incursion avec Redeye va complètement influencer le prochain Dahlia. Après, comme Armel et moi, on est parti chacun dans des directions différentes, il va falloir que l’on fasse un peu le tri. Tout ce que l’on a accumulé ne va pas aller ensemble… Lui revient avec quelques choses d’assez complexe en français et moi assez simple en anglais.

Il y a un stress à se présenter sous un nouveau jour ?

Paradoxalement non, parce que cet album a été fait sans pression. Comme tout a été fait de façon très simple et très naturel, je sais qu’il suffit que je reste sur ces bases-là pour me sentir à l’aise.

Tu as joué aux Etats-Unis ? Là-bas, les Français sont considérées comme de pâles copies de que font les américains, non ?

Ils s’attendent à une chose, mais ils sont tout de même curieux. Si on n’est pas trop original, ils ne vont pas se priver de le dire.  Moi, j’ai eu toutes sortes de retour. Des gens trouvaient mes morceaux un peu trop classiques, d’autres trouvaient qu’ils étaient très originaux. Ils ont considéré, en tout cas, qu’il y avait de l’envie, de l’enthousiasme et de la sincérité. Pour eux, c’est primordial. Pour moi aussi.

06 juillet 2011

Fête du livre de Nanteuil-Lès-Meaux 2011

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Les salons du livre se suivent et ne se ressemblent pas. Il n’est pas question de dire que certains sont mieux que d’autres (quoique, parfois, si, quand même, ne nous voilons pas la face…), mais c’est plutôt d’affirmer qu’il y a des ambiances différentes à chaque fois. Le lendemain du Salon du Livre et du Cinéma de Coulommiers, j’ai participé à la Fête du Livre de Nanteuil-Lès-Meaux.

Voici comment le journal La Marne  du 22 juin 2011 a annoncé l’évènement…

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1a.jpgBien sûr, quand on passe du jour au lendemain d’un salon avec une cinquante d’auteurs (dont quelques pointures) à un salon avec 6 auteurs (dont aucune pointure), la transition est un peu rude. J’ai participé à cette Fête du Livre parce que Sandrine Gauzaire en est l’initiatrice. Sandrine Gauzaire est la responsable de la librairie Le Monde d’Artur, qui avait été la première librairie à me recevoir en tant qu’auteur, quelques jours après la sortie de mon livre. Sollicité, il était donc hors de question que je ne vienne pas. Elle est charmante et très compétente. Quant à son équipe, je l’apprécie aussi beaucoup. Gentillesse et passion, ce n’est pas si fréquent.

Il n’en reste pas moins qu’il serait faux de dire  qu’il y avait du monde sur la place de la mairie de Nanteuil-Lès-Meaux. Hors contexte des remises de prix pour les enfants (voir article plus haut), la fréquentation n’a pas atteint le but espéré. Chaleur intense ? Désintérêt des gens pour la littérature ? Aucune tête d’affiche ? Mauvaise communication ? Je ne sais pas. Au regard de l’enthousiasme de Sandrine Gauzaire et de l’aide de Régis Sarazin, le maire de la ville, ce désert humain est un mystère. Cela étant, le site seine-et-marnais, 77 info, lui, a considéré que c'était un beau succès...

À part ce détail, la journée a été fort agréable. De belles rencontres, en particulier avec l’une de mes voisines de dédicaces, Carole Fives, et une expérience ultime : emmener ma fille avec moi dans ce genre d’expérience. Elle a été d’une patience d’ange…

Allez, portfolio !

Avec Bérénice Bernicchia, l'une de mes deux collègues de signature. Force est de constater qu'il y a des auteurs doués pour attirer le chaland. Se lever, interpeller le lecteur éventuel, déclamer sa prose pour vendre son livre... j'en suis parfaitement incapable. Bérénice excelle en la matière.
http://berenicebernicchia.​unblog.fr/

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Avec Carole Fives, très sympathique auteure qui était à ma droite pendant toute la longue séance de dédicaces. Mon vrai coup de coeur littéraire et humain de cette journée!

http://www.lepassage-editi​ons.fr/litterature/a_quand​_no...

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Stella m'a remplacé de temps en temps quand j'étais fatigué de signer à tour de bras. (Merci ma fille d'aider ton vieux père!)

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A ce moment-là, ça ne rigole plus! Remise du blason de la ville par le maire de Nanteuil-Lès-Meaux, Régis Sarazin. (Également Président du SI du collège de Nanteuil les Meaux - 6ème Vice-Président (Développement durable - Aménagement des berges - Circulations douces ) de la Communauté d'agglomération Pays de Meaux)
Et ouais!!!

Petite précision : les 6 auteurs présents l'ont eu... (Eh! Ca reste entre nous...)

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Le fameux blason (et aussi le ticket pour un repas (une paella) réservé aux auteurs et aux organisateurs... petites intentions, grandes régalades!)

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Le repas à la buvette avec mes confrères, les organisteurs et l'équipe culturelle de la mairie. Photo prise par Stella sans que je lui demande. Digne fille de son père...

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L'auteur pour enfants Pascal Brissy a offert à Stella un CD de ses histoires. (Stella était ravi et moi, j'ai trouvé le geste touchant).
http://www.crapoussin.com/​Nouvel-article-331.html

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François Arango. J'ai tenté une approche. L'homme, s'il a écrit un sacré beau roman, n'a pas été particulièrement disert avec Mandor.
http://www.editions-metail​ie.com/fiche_livre.php?id_​liv...

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-Papa? Pourquoi les gens, ils regardent ton livre, te posent des question et ils ne l'achètent pas?
Question posée devant une dame qui hésitait.
Elle l'a acheté.
Ma fille est douée en commerce.

Notez au passage que Stella a redécoré mon panneau identifiant...

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La fine équipe à la fin de la journée...

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05 juillet 2011

Quelques liens concernant le livre "Les chroniques de Mandor"!

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Le 11 janvier 2011, le site d’information Le Mague en a parlé  avant qu'il ne sorte...


Le 13 janvier 2011, ma fidèle amie Elisabeth Robert Mozzanini aussi.


Le 23 février 2011, le site pour lequel je travaille, MusiqueMag, a eu l'amabilité de signaler cette sortie sans me prévenir (une belle initiative).

 

Le 23 février 2011 (aussi), sur le site d'information Le Mague, Matilda-Rose Vignale m'interviewe pour parler du livre. A 4 ans, je suis impressionné! (Cette vidéo fait craquer toutes les femmes! Et moi aussi, d'ailleurs.)

 

Le 23 février 2011 (décidément!), la radio de Meaux, 77FM, m'interviewe par téléphone.

Le 25 février 2011, un fan de Balavoine, Balamed, sur son SkyBlog, parle du livre.

Le ressenti de mon amie Marie Zeitoun, avec laquelle j'ai fait de la télé dans les années 90 sur RFO Guyane. C'était le 27 février 2011... nous ne nous sommes pas revus depuis ces années-là.

Le 4 mars 2011, interview de Bérangère pour son site Tourbillon de l’actualité.

Le 14 mars 2011, Karine Fléjo décrypte mon âme dans L'univers de Koryfée.

Le 21 mars 2011, mon site hébergeur, Hautetfort, organise un concours autour de la sortie des Chroniques de Mandor, version livre... initiative fort touchante.

Le 29 mars 2011, Marie-Laure Bigand, auteur(e) dont j'apprécie les livres depuis longtemps, chronique avec délicatesse et sensibilité le mien.

Le 6 avril 2011, la nouvelliste Eva Lunaba lit un passage des Chroniques de Mandor et analyse mon travail sur son site Lunaba. Elle a tout compris de mon travail...

Le 15 avril 2011, l'auteur(e) et critique littéraire Sophie Adriansen (Sophielit) a analysé formidablement et fort justement mon livre.

Le 16 avril 2011, la même Sophie Adriansen me pose 5 questions.

Le 17 avril 2011, Patrick Méléo de La-seine-et-marne.com, (le portail du 77), écrit ce qu'il pense du livre.

Le 18 avril, Julien Piraud, le rédacteur en chef et créateur du Ptitblog exprime son ressenti sur mon ouvrage.

Le 19 avril 2011, l'écrivain (également correcteur et grand lecteur) Jérome Cayla, met en avant mon côté conteur et explique pourquoi il conseille mon livre.

Le 24 avril 2011, David Norgeot du blog Tendance et rêverie, aime la simplicité qui s'en dégage, mais pas que.

Le 27 avril 2011, l'excellent journaliste rock et auteur de biographie, Vincent Brunner, se penche sur mon "oeuvre" littéraire, sur son blog Playback.

Le 28 avril 2011, Eric "Darkplanneur" Briones donne 10 bonnes raisons de lire "Les chroniques de Mandor".

Le 30 avril 2011, Maryline Martin, dans le blog littéraire Mary's Colors, me portraitise (pour une émission de radio sur mon livre).

Le 1er mai, le poète dadaïste, Eric Dubois, propose quelques photos de l'enregistrement de l'émission "Le lire et le dire" diffusée sur Fréquence Paris Plurielle. L'équipe m'y accueille comme invité principal.

Le 9 mai 2011, l'écrivain et Rédacteur en Chef d'OFF TV à Universal Music, William Réjault, a lu le livre dans un train...

Le 19 juin 2011, Pascal Szulc, journaliste/psy/marabout du site Toutelaculture.com est rentré dans ma tête et a analysé le livre et son auteur...

Le 23 juin 2011, Toutelaculture.com va plus loin. Il organise un jeu concours pour gagner 5 de mes livres.

Salon du Livre et du Cinéma de Coulommiers 2011

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aff cou.jpgIl y a deux mois, je rencontre Stéphane Million lors d’une séance de signatures de Louis Lanher dans une librairie parisienne.

-François, tu n’oublies pas que tu viens au salon que j’organise à la fin du mois de juin !

-…Euh, non, évidemment. Tu es fou ou quoi ?

En vrai, je crois que Stéphane ne m’en avait pas parlé, ou alors, un soir un peu trop alcoolisé (ce qui pourtant ne m’est plus arrivé depuis longtemps). Il n’en reste pas moins que j’ai accepté tout de suite, parce que, qui dit Stéphane Million, dit pléthore d’écrivains que j’aime beaucoup. Les siens (Stéphane est éditeur, et l’un de mes préférés… parce que ces choix correspondent à ce que j’aime en littérature) et ceux qu’il a choisis pour participer à l’évènement.

Mon livre colle un peu au thème (livre et cinéma), ce qui justifie ma présence : il y a plus d’une dizaine de chroniques concernant des comédiens.

(François, ta gueule! Tu n'as pas besoin de te justifier en permanence), crie la petite voix dans la tête de Mandor.

Je remercie ici Stéphane Million, pour tout. L’organisation, l’accueil, le soleil (si, il doit bien y être pour quelque chose), la non-hiérarchie de l’intérêt qu’il porte aux gens (très important ce détail qui n’en est pas un), sa fidélité amicale et son humilité permanente (alors qu’il pourrait se la jouer au moins un peu).

Voilà comment le journal La Marne daté du 22 juin 2011 annonçait le salon...

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Je vous propose à présent, un port folio commenté de cette journée. Commençons avec monsieur l'organisateur. Stéphane Million, en mode "je réponds à toutes les questions que l'on me pose (même aux plus saugrenues) et j'explique avec patience...".

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Sophie Adriansen (qui sera ma compagne de stand toute la journée) et moi, paparazziés par Aida Valceanu. Merci à elle parce que bon nombre de photos présentes sur cette note ont été volées sur sa page Facebook dans son album perso de cette journée (avec son autorisation, bien sûr).

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À peine arrivé à Coulommiers, on me dirige vers la « collation ».  J’y retrouve quelques amis. Je me retrouve très vite assis aux côtés d’Aïda Valceanu, Sophie Adriansen, Patricia Bretaudeau et Jérôme Attal (qui m’apporte une part de gâteau aux pommes et qui m’oblige à l’ingurgiter). Sur les deux photos suivantes: Patricia et Jérôme…

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Le parc était magnifique... avec une dizaine de mariages dans l'après-midi, ce qui a fait dire à Aïda Valceanu: "Je vais appeler mon album pour Facebook, "Le salon du livre et du mariage" (ce qu'elle n'a pas fait). Mandor, délateur.

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Au loin, les auteurs après le déjeuner et avant les signatures...

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L'heure du café a sonné... admirez le pose.

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Vous pouvez reconnaître quelques belles plumes (et drôles) du moment. Allez, au hasard, Philippe Jaenada et Arnaud Le guilcher.

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De gauche à droite: Albert Londres, Stéphane Million, Michaël Cohen et Mélanie Laurent.

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Mélanie Laurent au vert.

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Rencontre au sommet entre une comédienne, Mélanie Laurent, et son auteur préféré, Philippe Jaenada... dans la joie et la bonne humeur. (Hein Philippe! Toujours le sourire aux lèvres celui-là!).

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Dans les allées du Paradis... (non, ce n'est pas excessif!)

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-Sophie? (Adriansen).

-Oui?

-Tu ne sens pas comme une odeur?

-Non, pourquoi?

-Pour rien. Snif, snif?

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Mélanie Laurent et bibi. (Je veux dire, moi, pas la chanteuse...)

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La cérémonie d'ouverture s'est tenue devant mon stand. L'occasion pour l'actrice de se prêter à une séance de pose concoctée par Aïda Valceanu.

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Mélanie Laurent et Michaël Cohen...

(Non, Mélanie, je ne peux pas accepter tes fleurs. Je suis un homme marié.)

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Attention! Deux photos artistiques prises par l'auteur de ce blog lors de la cérémonie d'ouverture du salon. Un indice vous le prouvera. (Ne me remerciez pas de vous proposer ce petit jeu... la vie doit être ludique.)

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De gauche à droite: une dame qui doit être une responsable culturelle de la mairie (je le sens bien comme ça le truc), Mélanie Laurent, Franck Riester (monsieur le maire) et Stéphane Million.

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Les mêmes (sans Mélanie Laurent et avec, en plus, un monsieur portant un magnifique sac en boudoulière), dans le désordre. Jeu: remettez les dans l'ordre. (La vie doit être ludique et patati et patata!)

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Le discours filmé...


Discours douverture du salon du livre et du... par pat85000

Franck Riester, le maire de Coulommiers, s'intéressant à mon chef d'oeuvre. (Au passage, cet homme politique est l'un des deux députés UMP à s'être déclarer favorable au mariage homosexuel lors d'un débat organisé à l'Assemblée nationale. Il est aussi l'un des membres principaux du collège et de la commission de protection des droits de l'Hadopi.)

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Échange de bon procédé avec Philippe Jaenada, l'un de mes auteurs français préférés... Tu tiens mon livre, je tiens le tien. (Jeu: lequel des deux n'a pas besoin de l'aide de l'autre? La vie doit être ludique, ter). (Remarquez au passage que tenir "Les chroniques de Mandor" a pour conséquence de rendre "stone" les personnes qui s'y risquent).

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Philippe Jaenada et Aïda Valceanu.

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Notre stand, de dos, Laurent Richioud, Sophie Adriansen et moi.

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Hop là! Tout à coup, des gens armés de tubes nous ont envoûtés de mots: www.les-souffleurs.fr

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Rester stoïque en toutes circonstances...

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Deux souffleuses... étranges et hors du temps.

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La queue devant notre stand (il en résulte en fin de journée une foulure au poignet).

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Mes compagnons de table: Sophie Adriansen et Laurent Richioud.

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Arnaud Le guilcher en pleine séance de signatures.

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Arnaud Le guilcher devant mon stand...

Son livre Pas mieux est LE livre dont tout le monde parle de manière dithyrambique...

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Evidemment, je n'ai pu m'empécher... (va falloir que j'arrête, ça commence à se voir que je suis lourd. Non?)

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"Alors, moi je suis Sophie Adriansen. Voilà, regardez, mon nom est inscrit là!"

(En tout cas, la jeune nouvelliste est diablement bien entourée... Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!)

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Mon ami Jérôme Attal et la jeune auteure Alexandra Geyser... tous deux lisent un livre qui va bouleverser le monde de la littérature contemporaine.

(Sinon, ça va vous?)

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Jérôme montre son nom sur la première page de celles que je lui ai consacrées dans mon livre.

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Alexandra Geyser a tenu à apporter sa touche personnelle.

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La table...

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Cette photo, je l’ai volé dans l’album d’Aïda Valceanu. Je n’en connais pas le contexte (d’ailleurs si un témoin peu m’éclairer), mais il me semble qu’il y aurait eu une « mojito party » dans l’air… mon livre se sent en sacrée bonne compagnie (en tout cas).

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Pour finir, voici le joli livre d'or du premier salon du livre et du cinéma de Coulommiers, avec tous (quasiment) les auteurs présents et les amis, réalisé par Patricia Bretaudeau.


livre dor ,salon du livre et du cinéma par pat85000