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29 avril 2011

Les chroniques de Mandor dans Flavor City

Pour mon livre (sorti il y a un peu plus de deux mois), il est vrai que j'ai la (très grande) chance de bénéficier de nombreux articles sur des blogs et des sites littéraires. Je remercie très sincèrement l'ensemble de tous ces rédacteurs.

Par contre, je n'ai pas encore beaucoup de presse "papier". Hormis, l'un des magazines pour lequel je travaille, Addiction le mag, quelques articles dans Le Parisien Seine-et-Marne et La Marne (à l'occasion de ma venue dans une librairie meldoise), une interview qui me tient à coeur dans Le Groslaysien (journal de la ville dans laquelle j'habite) et la géniale chronique de TGV Magazine, ce n'est pas encore l'effervescence la plus absolue... c'est donc avec plaisir que j'ai découvert cette nouvelle chronique dans Flavor City (magazine féminin luxueux, inconnu de moi jusqu'à présent...) daté du mois de juin 2011.

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28 avril 2011

Jena Lee : interview "spécial scène"

jena.jpgJenna Lee, vous le savez, n’est pas précisément le type de chanteuse que j’écoute en boucle chez moi. Problème générationnel, sans doute. Mais, vous savez aussi que sur ce blog, je partage quasiment toutes mes rencontres professionnelles quand elles se sont bien passées (ce qui est quasi systématique, il faut bien l’avouer).

Présentation du personnage (parce que je ne suis pas certain que mes lecteurs habituels connaissent l'oeuvre de cette sympathique jeune fille) :

Parolière de Sheryfa Luna, Jena Lee se lance dans une carrière solo avec le single "J'aimerais tellement", classé n°1 à l'automne 2009 et préfigurant l'album Vous Remercier, double disque de platine. Tête de liste du genre emo R&B, Jena Lee devient un phénomène dont le deuxième album Ma Référence, sorti en 2010 avec le single « US Boy », marche sur les traces de son prédécesseur.

Pour MusiqueMag, j’ai rencontré Jena Lee le 25 février dernier, à l’occasion du début de sa tournée française.

Comme je suis particulièrement joueur/malin/original, j’ai axé mon interview sur ses expériences scéniques (fortiche, non ?).

La jeune chanteuse se souvient de son premier concert à la Boule Noire à Paris, parle aussi de l'Élysée Montmartre, de son groupe, de sa progression de concert en concert, de sa peur du public, de ses rencontres avec ses fans ("ils sont là pour moi, je veux être là pour eux"), des after shows....

Sont y pas mignons???

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Cette page de publicité, vous est offerte par Jena Lee!

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26 avril 2011

Lionel Emery : interview pour "Et qu'elle ne se relève pas"

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Pour la première fois dans l’histoire de ce blog, j’ai rencontré un auteur pour un livre qui n’est pas encore publié. Le livre de Lionel Emery s’intitule Et qu’elle ne se relève pas. C’est un ami commun (libraire dont l’avis m’est toujours précieux) qui m’a conseillé de m’intéresser à ce manuscrit.

J’ai lu.

Je suis très largement convaincu.

Et je ne comprends pas pourquoi cet écrivain n’a encore trouvé aucun éditeur.

Un livre de cette nature-là manque dans le paysage littéraire français. Il s’agit d’un vrai livre romanesque aux retombées cinématographiques évidentes, je vous assure… Pour moi, c’est un opéra, c’est Shakespeare, c’est un western hollywoodien, mais bien plus encore. Il est notamment question de la conscience de l’humain, du bon usage de la violence, qu’est-ce qu’une femme est capable de faire pour un homme…

En refermant ce manuscrit, j’en avais le souffle coupé. Il fallait que je mandorise l’auteur Lionel Emery. Ce qui fut fait la semaine dernière…

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4e de couverture (qui n’existe pas encore, donc) :

Le 28 juin 1914, à SARAJEVO, l’Archiduc François-Ferdinand d’Autriche est abattu par un homme étrange à l’allure juvénile, Gavrilo Princip, qui tente de se suicider sur place immédiatement après son geste. Arrêté, le meurtrier qui se dit étudiant serbe mourra quatre ans plus tard sans que la vérité n’ait pu être faite sur son identité et ses mobiles réels.

Ce coup de feu, suivi de celui qui tuera Jaurès quelques semaines plus tard, feront basculer l’Europe puis le monde dans la première plus grande guerre de l’humanité. Elle va durer quatre années et coûter dix millions de vies… mais aussi, rapporter énormément et changer, en quelques mois, les axes d’influence en place depuis des siècles.

Qui a fait tirer Gavrilo Princip puis l’assassin de l’artisan de la paix ? Quels étaient les enjeux planifiés de ces attentats ?

Le secret se désépaissit aux Etats-Unis, où, au printemps 1914, une jeune femme, Carroll, assiste au massacre des siens et à l’enlèvement de son enfant.

Aidée par un jeune prêtre aux méthodes radicales et par un vétéran des guerres indiennes désabusé de tout, Caroll part à la recherche de son fils.

Leur quête va les conduire jusqu’à une puissante société occulte et des hommes qui  répandent  le pire aux dépends de tous les autres.

lionel.jpgL’auteur :

Parcours un peu éclectique et chaotique que celui d’un fils de paysan gardant toujours une main dans la terre mais qui passe, et pas toujours impunément, de la cuisine et sommellerie au droit bien sérieux qu’est celui des notaires pour devenir acteur (télévision, cinéma et théâtre y compris sur Inter et France Culture…) et finalement (mais tout ceci se tient et se tient bien…) auteur.

Si la vie est aussi un jeu, Lionel Emery n’en n’a pas choisi qu’un… et ne compte pas s’arrêter là. Aujourd’hui, c’est un roman, son premier qui se présente à l’horizon.

Il y a eu les « personnages en quête d’auteur », il y a un auteur-acteur en quête d’éditeur… mais du bon éditeur… pourquoi le bon ? Le bon, rien que ça, non mais des fois ! Parce que ce livre là est populaire dans le sens original et originaire du terme.

Interview :

Mandor : Ton parcours est particulier…

Lionel Emery : J’ai arrêté les métiers de notaire, puis de sommelier restaurateur parce qu’un démon me poursuivait depuis mes 12 ans. A cause de certains films, je voulais faire l’acteur. Et immanquablement, l’écriture a pris le dessus et est devenu l’axe majeur. Ceci étant, je continuerai à être acteur parce que j’adore ça. J’ai joué au théâtre et dans une vingtaine de téléfilms, 5 films de cinéma avec des rôles plus ou moins conséquents.

Lionel Emery 04.04.11 1.JPG-C’est le fait de lire des scénarios à foison dans le cadre de ton activité de comédien qui t’a donné envie de t’y mettre ?

-Il y a deux choses : j’interprète des personnages pour des pièces radiophoniques de France Inter ou France Culture et je n’ai jamais eu le sentiment de me dire que c’était mal écrit. Au contraire… mais, parfois, je reçois des scénarios pour la télévision ou le cinéma hyper mal écrits et je suis fou de rage. Parfois, quand je tourne, je modifie discrètement mes dialogues et généralement, les réalisateurs me laissent faire. Il faut juste ne pas abuser.

-Comment as-tu eu l’idée de ce roman ?

-C’est un roman d’aventure. Le cadre est celui d’un western, mais ça va beaucoup plus loin. Ce livre pose des questions d’humanisme. Il y a beaucoup de violence et de cruauté, mais le monde est ainsi fait. Je me suis réveillé un matin, à quatre heures, avec toute l’histoire en film accéléré. Après, il a fallu que je me force à ne pas me rendormir. J’ai pris du papier et j’ai écrit ce rêve éveillé. J’ai noté 40 articulations majeures de l’histoire pour que rien ne m’échappe. Ensuite, j’en ai fait un scénario pour un ami réalisateur, puis à d’autres comme Tavernier qui a trouvé ça énorme, mais qui m’a dit qu’il ne pouvait le produire lui-même. Robert Hossen, qui l’a lu deux fois, m’a dit : « T’es fou ! Tu as combien de cerveau ? ». Le producteur Nicolas Vannier m’a dit qu’il avait adoré mais que, tout seul, il ne pouvait pas le produire. Il m’a conseillé de le faire traduire et de l’envoyer aux Etats-Unis. Là-bas, c’est tout à fait le genre de scénario dont les producteurs raffolent. C’est lui qui m’a conseillé d’en faire un roman d’abord. Parce que si le roman existe, le reste suivra…

-As-tu proposé ton roman à des maisons d’édition ?

-Oui,  je me suis fait banané partout, mais je me suis laissé dire que personne ne l’avait lu ou alors, les cinq premières pages. Ils ont dû se dire : "OK ! C’est un Tarantino mélangé à du Sergio Leone et terminé, merci, au revoir !"

-Tu évoques les atrocités contre les indiens…

-Ce sont les services secrets avant l’heure. Ce qu’il faut savoir quand même, c’est que les guerres indiennes ont été créées pour avoir le territoire américain sans les indiens ou alors les garder quelque part dans des réserves. C’est littéralement ce qu’Hitler a fait avec les juifs. Le massacre des indiens, on oublie que c’est le plus grand génocide de l’humanité.

-Il est aussi question des génocides arméniens et juifs…

-Ce livre est un vrai réquisitoire contre la folie des hommes et leurs atrocités. Juste, par le biais d’un roman d’aventures, je tente de mettre en garde. Je crie en substance : « vous n’avez pas encore compris qu’à force de mettre le couvert dans tous les sens, on va tout faire péter ». Je fais une sorte de militantisme par les lettres.

- Ton livre est tristement d’actualité…

-Il s’appelait au départ « Crépuscule » (qui rimait avec groupuscule), et ensuite « D’un monde à l’autre », parce qu’en 1914 et 1918, on est vraiment passé d’un monde à l’autre sur le plan géopolitique. Ce qu’il s’est passé en Allemagne, en Europe ensuite puis aujourd’hui, dans le conflit israélo-palestinien, tout est connecté, tout est lié.

- La rédemption est très présente…_MG_2533.JPG

-On passe sa vie, même quand on n’est pas dans la même extrémité que mes personnages, à être dans la rédemption.

-C’est aussi un livre sur le fanatisme.

-C’est la fabrication des âmes d’enfants par le conditionnement psychologique. Le XXe siècle était très riche de cela, plus que n’importe quel autre siècle. Il n’y a pas de peuple avec une prédilection pour… peut-être une culture, en encore, je n’en suis pas sûr. Le XXe siècle était à son apogée du conditionnement.

-Il y a un peu de toi dans ce roman ?

-Apparemment, oui. Principalement dans les passages qui décrivent la nature, l’agriculture, et dans les passages évoquant la foi. Est-ce que la foi est sérieuse ? Est-ce que Dieu existe ? Je décris l’horreur qui existe réellement et je me demande ou est Dieu dans tout cela. Il faut croire en l’homme en tout cas.

-Tu es dans quel état d’esprit quand tu écris ?

-C’est très étrange, les scènes de rédemption, les scènes où mon héros Franck se rend compte de ce qu’a été sa vie, ça me bouleversait. Un peu comme si j’étais lui. Il y a eu une forme de dédoublement tant je le sens proche de moi. Les scènes qui me bouleversent le plus, ce sont celles de ses remises en causes personnelles, de ses questionnements sur le sens de sa vie, quand il s’enivre tout seul… Son amitié forte avec Garonn, un homme beaucoup plus âgé. Ca aussi me bouleverse. Il y a aussi la montée en amour, l’érotisme immanent entre Carole et Franck, alors qu’ils sont le contraire l’un de l’autre.

-Il y a des scènes de violence très fortes, limite insoutenables!

-Ceux qui ont lu mon livre me le reprochent parfois. En les écrivant, ça m’a fait une chaleur très désagréable dans le corps et parfois même, j’avais les larmes aux yeux. Quand je raconte quelque chose, j’y vais à fond. Je ne veux pas être complaisant. Sans faire de voyeurisme, je voulais que ce soit aussi fort que si j’avais été au milieu de l’évènement.

-Toute cette violence s’explique.

-N’oublions pas que les exactions dont je parle se font par des experts tarés devant des mômes qui ont entre 10 et 14 ans. On leur apprend le détachement. Il y a une grande théorie dans tout ça : Si on enseigne à des enfants que l'on a pris soin de voler ailleurs préalablement, alors qu'ils n'ont plus aucun lien de famille, de culture, de religion et d'attachement au sol, alors qu'ils sont si manipulables, si conditionnés à ne commettre que des atrocités, on finit par en faire des experts, de redoutables experts.( Kmers rouges, jeunesses SS et j'en passe...)... J’évoque aussi en filigrane quelques conspirations. Je ne suis pas dans la théorie du complot permanent, mais je suis toujours un peu méfiant. Il y a beaucoup d’évènements mondiaux, de guerres, dont on apprend 50 ans plus tard des vérités qui ne sont pas celles énoncées à l’époque.

-C’est une forme de lecture engagée…

-Je préfère celle-ci à celle du moment. On ne lit plus que des biographies de jeunes parisiens, pseudo-bourgeois à brushing mal dans leurs converses. Il n’y a quasiment plus rien qui ait un quelconque rapport avec le voyage, l’aventure et la force. Ca me désespère !

-Le mot de la fin…

-Je voudrais que Et qu’elle ne se relève pas soit un roman que l’on lise comme un livre et que l’on vive comme un film. L’exercice de style à part, je voulais que le lecteur ressente aussi bien la chaleur, les odeurs, la soif, la crasse, le bonheur des draps frais que le sang qui sèche sur la peau et la sensualité qui déborde de ce roman.

-Et si un éditeur souhaite te contacter pour ce manuscrit, comment peut-il te joindre?

-Et bien, je suis dans l'annuaire, à Paris, comme sur Facebook à Lionel Emery (attention, il y en a deux !)

(Ou alors, envoyez-moi un message, je transmettrai…)

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24 avril 2011

Patson à la FNAC Val d'Europe

 

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Hier, j’ai animé une rencontre avec l’humoriste d’origine ivoirienne, Patson, à la FNAC Val d’Europe (77).

Voici l’argumentaire de sa venue :


patson2.jpg« Rencontre dédicace avec Patson pour son spectacle à l'Olympia.
Après deux saisons couronnées de succès au théâtre LE MERY puis au PALAIS DES GLACES, PATSON fait son show dans la salle mythique de l'OLYMPIA LE 30 AVRIL et 1er MAI 2011.
Patson est un conteur né ! Ancien membre du Jamel Comedy Club, il fait du STAND UP parce qu'il aime ça : raconter des histoires à sa manière, inventer des expressions et des codes de langage et faire plier les gens de rire, c'est décidément son plus grand plaisir et, sans doute, son plus grand talent ! Mais Patson est aussi un "ambianceur", un showman, une bête de scène! »

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Si je ne suis « à priori » pas tout à fait amateur de l’humour de Patson, j’ai pu juger sur pièce que l’homme savait sacrément y faire. Avant son arrivée, une vingtaine de personnes attendaient sagement que la rencontre commence. Quand l’homme se pointe (avec 10 minutes de retard, ce que je lui pardonne tout à fait) il harangue la foule qui passe à proximité, vanne les uns et les autres qui finissent par rires aux éclats… En 5 minutes, plus d’une centaine de personnes s’installent pour regarder l’énergumène hilarant.

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J’en ai fait des rencontres dans cette FNAC là, et j’avoue n’avoir jamais vu un tel phénomène.

Ensuite, Patson a fait son show ! Impressionnant. Je ne m’attendais pas à un tel délire. Il a fallu que je rentre très vite dans son monde et que je joue le jeu…

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J’avais un peu de pression parce que pour la première fois, ma femme et ma fille sont venues avec moi. Il fallait que je gère le tempérament survolté de Patson (en freestyle constant), que je pose les bonnes questions sans faire le journaliste coincé et que je ne regarde pas trop les sourires et le regard de ma fille…

A l'issue de la rencontre... ma pitchounette a posé avec l'artiste.

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Et l'artiste à posé avec mon livre... (of course).

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21 avril 2011

Cascadeur : interview pour Human Octopus

Et de trois !

Après toutes les pages « Musique » du Magazine des Espaces culturels Leclerc et d’Addiction le Mag (Virgin, Carrefour Market, Linas et autres), je m’occupe aussi (depuis ce mois-ci) de celles du nouveau journal de la FNAC.

Du boulot supplémentaire, certes, mais de nouvelles possibilités d’interviews également.

Pour ce nº 3, j’ai rencontré le 23mars dernier le phénomène musical du moment : Cascadeur.

Il est d’ailleurs en "Une" du magazine. J’ai commencé par une interview traditionnelle, puis nous avons conclu avec ses goûts musico-littéro-cinématographique…

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Le clip de "Walker"...


Cascadeur - Walker par umusic

Après l'entretien, dans sa loge du Café de la Danse à Paris le 23 mars 2011.

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On termine (comme chaque fois depuis un mois), avec une page de publicité (discrète et spontanée, vous vous en doutez bien) pour un ouvrage essentiel...

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Juste avant ma rencontre, j'ai assisté à la séance de photos destinée à cet article de Libé.

08:05 Publié dans Actu Fnac | Lien permanent | Commentaires (0)

18 avril 2011

Marc Louboutin : interview pour "Flic, c'est pas du cinoche"

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(Photo : Pierre-Emmanuel Rastouin)

Marc Louboutin… cela faisait longtemps que j’entendais parler de lui. Je savais de cette personne qu’il était un ancien flic. Un de la vieille école. Un flic ayant vécu son métier comme ceux que l’on voyait au cinéma. Je savais aussi que c’était lui qui avait arrêté le célèbre Michel Vaujour. Il ne m’avait pas échappé non plus qu’il continuait à défendre la cause des policiers d’aujourd’hui sur des blogs et sur Facebook. Un jour, je ne sais plus comment, nous sommes devenus amis Facebook (quelques amis communs, sans doute…). Et nous avons commenté parfois nos pages respectives. Puis, il est venu à une soirée dans laquelle je présentais mon livre. Et donc, nous nous sommes co-appréciés. En tout cas, Marc Louboutin m’a intéressé. On ne peut pas dire que ce soit le type de personne qui laisse indifférent. Et puis, j’aime les hommes de conviction. Et j’aime aussi donner la parole, sans (trop) de coupes, à ceux à qui on offre que très peu d’espace pour s’exprimer. L’occasion était toute trouvée. La sortie de son livre Flic, c’est pas du cinoche (Éditions du Moment). Nous avons donc déjeuné ensemble le 31 mars dernier, magnéto posé sur la table.

Un peu écœuré par le non-intérêt que lui portent les médias ou la mauvaise foi dont il fait l’objet quand on l’interroge (et quand il lit le résultat après publication), Marc Louboutin, a décidé de ne plus donner d’interview. Selon lui, celle-ci était donc la dernière.

flic.jpg4e de couverture :

Au cinéma comme à la télévision, le genre policier ne connaît pas la crise. Mais ces fictions, surgonflées à coups de 9 mm, correspondent-elles vraiment à la réalité ? L’auteur a vécu une partie de sa carrière d’inspecteur dans les années quatre-vingt entre flingages, bavures et infiltrations, dans un milieu parfois peuplé de ripoux et souvent porté sur l’alcool. Pour autant, la vie actuelle des policiers est très loin des clichés véhiculés par les films et les séries. Les flics ne sont pas tous des experts en arts martiaux. « Les interpellations finissent souvent au sol… et le policier se blesse. » Les femmes ne peuvent pas toujours compter sur leurs équipiers. « Une adjointe de quarante-cinq kilos a traîné à l’abri un collègue au fémur brisé alors qu’un grand costaud était parti se planquer. » Leur vie sociale et amoureuse est compliquée. « À l’annonce de notre union, beaucoup d’amis de ma femme l’ont quittée. Comme si nous avions la gale. » Les cellules de garde à vue ne sont pas des décors de ciné.    « La geôle n’est qu’un nid à microbes où sèchent la merde, le sang malade et le glaviot format familial. » Et ces « héros » ont aussi des failles. « Une nuit, j’ai craqué. J’ai décidé d’en finir avec la vie… Je suis rentrée chez moi avec mon arme de service. »

Dans cette enquête inédite, de nombreux policiers se livrent sans concessions ni fausse pudeur, avec humour et parfois désespoir, faisant émerger une réalité très crue : être flic, c’est pas du cinoche.

MARCO-4_3.jpgL’auteur :

Marc Louboutin a été, entre 1985 et 2001, inspecteur puis lieutenant de police, successivement en poste à Paris, Chambéry et Quimper. Spécialiste des interventions de flagrant délit, il a encadré diverses unités (brigade des mineurs, poste ZUP – zones à urbaniser en priorité -, groupe d’intervention et de recherches, unité de traitement judiciaire, groupe de lutte contre les stupéfiants). Titulaire de la médaille de bronze des actes de courage et de dévouement pour l’arrestation en 1986 de Michel Vaujour, Marc Louboutin a rendu cette décoration avec toutes ses lettres de félicitations avant de démissionner en 2001. Journaliste et photographe indépendant depuis cette date, il a lancé en août 2009 un blog sur Facebook, « Le blog de police », qui est une interface de dialogues alimentée par un fil d’actualités sur le thème de la sécurité publique en général.

(Source : Les grandes oreilles).

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Interview :

Mandor : J’ai l’image de toi d’un flic des années 80 et 90 que l’on voit dans les films noirs. Dans ton  livre, tu expliques qu’être flic aujourd’hui, ça n’a rien à voir avec l’imagerie décrite dans les films. 

Marc Louboutin : Tous les films de genre policier, comme ceux d’Oliver Marchal, sont basés sur nos vies de flics dans les années 80. Les réalisateurs se sont contentés, pour se mettre à la page, de remplacer Inspecteur et Inspecteur principal par Lieutenant et Capitaine, alors qu’aujourd’hui, ce sont les gardiens de la paix qui font le boulot… et d’une autre manière. Aujourd’hui, on n’est plus dans la même réalité.

Pour ce livre, tu as interviewé plus de 80 gardiens de la paix, plutôt jeunes. Ils témoignent sur ce dur métier.

Ils racontent l’évolution par rapport à ces films et à ce que j’ai connu moi-même… ceux qui sont rentrés récemment dans la police et qui se retrouvent avec des instructions ahurissantes, alors qu’ils rêvaient d’attraper des délinquants… ils sont un peu dépités, voire écœurés. Il y a de plus en plus de jeunes gardiens de la paix qui quittent la police. Avant, un flic qui démissionnait, c’était une exception.

Toi, tu as démissionné en 2001… quand tu as compris que l’esprit de la police changeait et que tu n’allais plus être bien.

Moi, je suis rentré dans la police pour arrêter des délinquants. À partir du moment où la priorité de l’administration, ce n’était plus ça, j’ai considéré que j’avais fait ce que j’avais à faire. J’ai vécu ma vie de flic comme je m’imaginais ce métier quand je regardais des films policiers. Je ne voulais pas vivre cette profession de manière technocratique. La gestion de population et la gestion de statistiques, très peu pour moi !

metier de chien.jpgTu parles beaucoup de Nicolas Sarkozy dans ce livre et surtout dans le précédent Métier de chien, lettres à Nicolas. Pour toi, c’est lui le responsable de tous ces changements ?

Il a institué un système quand il a été ministre de l’Intérieur, sans doute avec des conseillers qui n’étaient pas très bons. Aujourd’hui, cette administration est devenue un grand n’importe quoi. Les jeunes policiers, ceux qui ont 10 ans de police, ils n’ont connu que Sarkozy. Et, c’est clair, ils ont la nette impression de s’être fait avoir.

Les jeunes que tu as interviewés, te connaissaient-ils de réputation ?

Tu sais, j’ai écrit deux livres, j’ai monté une surface de dialogue qui leur permet de s’exprimer et ils savent que j’essaie de défendre une vision du métier très républicaine. Beaucoup ont lu mon premier livre Métier de chien, lettres à Nicolas, sorti en 2007, juste avant les élections présidentielles. Ce livre est devenu presque culte  parce qu’on ne le trouve plus maintenant. S’est véhiculé, après la sortie de ce bouquin, une sorte de légende parce que, pour eux, je suis l’exemple même de ce que devrait être la police. C’est en tout cas, pour ce genre là de vie, qu’ils sont rentrés dans cette administration.

Pourquoi ont-ils témoigné anonymement ?

Ils ne peuvent pas témoigner sous leur nom. Aujourd’hui, s’exprimer sur la réalité de son métier, ça va tellement à l’encontre du discours politique que ça devient quasiment une démarche partisane politiquement, alors que ce n’est pas du tout leur but. Leur but, c’est vraiment une démarche citoyenne et républicaine, quelle que soit leur opinion politique, souvent de gauche d’ailleurs. Ils partent du principe que s’exprimer fait partie de leur devoir de flic. Le gouvernement considère que s’ils s’expriment, c’est un contre-feu politique, une démarche d’opposition. Du coup, on se trouve dans une position schizophrénique où le policier qui veut parler légitimement de sa condition devient sanctionnable. En gros, ce que veut l’administration, ce sont des fonctionnaires parfaits qui ne disent rien ou qui disent du bien du gouvernement. Si on laissait s’exprimer les policiers, la population comprendrait mieux le malaise qu’il y a dans la police. Et, pour être tout à fait clair, je considère qu’un flic qui arrête de penser, c’est la porte ouverte à n’importe quelle dictature.

Crois-tu que tu déranges le pouvoir ?

Je sais que je suis, entre autres, dans les petits papiers de l’IGS (l'Inspection générale de la police nationale). J’ai des copains de promos qui sont toujours à la DCRI (la Direction centrale du renseignement intérieur) et donc je suis au courant de ce qui peut se dire autour de ma personne … avoir une démarche citoyenne peut conduire à être dans les objectifs de la police. Ça ne cesse pas de m’étonner.

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Marc Louboutin (à gauche) en 1990.

Tu as quitté la police, il y a presque 10 ans, mais, au fond, tu n’as jamais décroché.

J’ai tourné la page pendant 3 ans. Entre temps, je suis devenu pigiste permanent à VSD. Je m’occupais de sports extrêmes et de tourisme… j’étais très loin de tout ça. Un jour, le rédacteur en chef de ce journal m’a demandé si j’avais encore des contacts dans la police pour écrire un article sur ce que les policiers pensaient de l’arrivée de Nicolas Sarkozy à ce ministère. Il avait restauré une sorte d’image de la police dans le discours et je pensais donc que les policiers étaient plutôt favorables à Sarkozy. Je me suis bien vite rendu compte, en interviewant une trentaine de policiers dans toute la France, que la culture du chiffre était devenue omniprésente et qu’il y avait déjà des problèmes d’effectifs… J’ai écrit un article et le chef de l’information du journal l’a un peu édulcoré. À l’époque, personne n’avait osé écrire un article mettant un bémol au nouveau et pétillant ministre de l’Intérieur. Ça a fait un gros buzz à l’époque, tant et si bien que, suite à un courrier du directeur de la police de l’époque, je me suis retrouvé viré comme un malpropre de VSD. Et curieusement, j’ai eu le droit à une sérieuse taxation fiscale… Ça m’a mis dans une situation assez compliquée. Je me suis retrouvé dans la rue, au sens propre du terme. Je n’ai eu aucune solidarité de mes collègues journalistes. De toute façon, quand on est un ex-flic, on est toujours un ex-flic. On est toujours plus un flic que ce que l’on devient après. J’ai trouvé ça si injuste que, depuis, j’ai décidé de ne pas lâcher l’affaire. Il ne faut pas chercher mon caractère de breton têtu. Voilà ce qui m’a amené à travailler sur les affaires de police pour différents titres de presse et  à écrire Métier de chien, lettres à Nicolas.

Marc Louboutain 31.03.11 1.JPGPourquoi ce livre ?

Je trouvais un peu étonnant que l’année précédent les élections de 2007, on parle principalement de la sécurité et que finalement, personne ne savait ce que pouvait être une carrière de flic. Donc, j’ai raconté la mienne… de manière extrêmement crue, sous forme de dialogue avec Nicolas, pensant que lui ou son entourage aurait l’intelligence de se poser les bonnes questions. Au final, ça a été exactement le contraire. Deux ans plus tard, après un passage à Complément d’enquête, les librairies ont cessé d’être alimentées de mon livre. Il restait 2500 livres à écouler, on ne sait toujours pas où ils sont. J’ose espérer que monsieur Sarkozy a autre chose à faire que de s’occuper de mon cas.

Il me semble que tu as une mentalité à shooter dans la fourmilière…

Aujourd’hui, malheureusement, il y a une grande partie des journalistes qui ne sont plus du tout curieux. On est dans une période où, pour faire sortir les problèmes, il faut être dans l’outrance. Les politiques s’en servent parfaitement. Il faut juste utiliser les armes de la communication d’aujourd’hui. Je ne fais que m’adapter.

Pour faire parler de ton livre, tu as créé le buzz avec des vidéos de témoignages de policiers qui témoignent filmés de dos sur leurs conditions de travail. Manière d’ouvrir le débat ?

Une fois de plus la presse s’est trompée. On mélange les causes et les conséquences, la forme et le fond. La grosse question de la presse a été « qui est derrière ce collectif de policiers ? », mais personne n’a écouté ce que ces policiers avaient à dire. Il y a un vrai autisme des médias sur la réalité de la police. La grande majorité (pas tous, hein, j’en connais des sérieux), veut servir à leurs lecteurs principalement des bavures, alors que le vrai sujet n’est pas là. Il ne faut pas s’étonner que les seules personnes qui soient à l’écoute et qui parlent de cette réalité, c’est le FN. Alors que les policiers sont majoritairement de gauche, quel paradoxe ! Cela prouve bien la très mauvaise santé de notre démocratie. Les policiers qui ont parlé le disent bien : ils ne sont pas au service d’un parti politique, mais ils sont au service des citoyens. Ils seraient temps de revenir aux fondamentaux.


FPC #4 Epilogue: « Flic c’est Pas du Cinoche » par feeld


FPC : L'ANCIEN FLIC EXPLIQUE SON BUZZ par latelelibre

La police d’aujourd’hui se prête apparemment moins bien à un système narratif de fiction.

Pour autant, il y a des choses à raconter. Flic, c’est une vraie expérience de vie. Ce sont des gens qui vivent dans un autre monde. Aujourd’hui, ils deviennent un peu les bannis de la société. Ce livre se voulait pédagogique. À part quelques journalistes qui ont fait l’effort intellectuel de le lire, les autres pensent que ça ressemble tellement peu à leur fantasme idéologique du flic. Non, sous chaque uniforme, il n’y a pas de gestapiste en puissance, non, ils ne sont pas tous alcoolos, violents, racistes…

Tu remets en question le métier de journaliste d’aujourd’hui.

Chez les journalistes, il y a un conformisme de faits. Ils cherchent dans l’information ce qui comporte leurs idées préétablies. Ce n’est pas comme ça que j’envisage ce métier. Moi, dans ce livre, je dis la vérité et ne cache rien de la réalité des faits exprimés. Je suis resté dans la ligne droite de ce que j’ai fait pour Métier de chien, lettres à Nicolas. J’ai expliqué exactement ce qu’était un flic. Leur désespérance, la violence avec tout ce que ça implique de dérapage possible. La sécurité, aujourd’hui, c’est aussi comment on gère la violence de la société et comment les acteurs qui sont là pour l’arrêter gèrent cette violence. La gestion de la violence est extrêmement compliquée et n’est pas une science exacte. On parle de la violence à longueur de temps, mais personne ne sait ce que c’est. Dans la rue, c’est la loi du plus fort. Le Code pénal, il n’existe pas dans la rue. Tout ça, c’est bon pour les intellos qui discutent à la télévision.

Tu racontes dans ton livre que toi aussi, dans ta jeunesse, tu aurais pu basculer du mauvais côté. Qu’est-ce que tu es devenu flic plutôt que voyou ?

Déjà, quand j’étais plus jeune, je ne me suis pas fait choper pour les conneries que j’ai faites. Entre 16 et 18 ans, j’ai perdu des potes. L’un d’eux est mort dans une cage d’escalier. Ça permet d’avoir un certain recul. Et puis, tu sais, j’ai été élevé avec les bouquins de Kessel, de Lartéguy (notamment, Tout homme est une guerre civile) et de Schoendoerffer. Ça me paraissait plus utile d’utiliser cette énergie que j’avais et cette violence intrinsèque au service d’autres choses que l’argent. Je suis donc devenu militaire. Je n’ai jamais été un bon financier, moi. Il ne faut pas oublier que les voyous, ce sont les pires des capitalistes.

Il y a un côté Zorro en toi. Défendre la veuve et l’orphelin…

Oui, il y a un peu de ça. Il faut être un peu idéaliste pour rentrer dans la police. Encore plus aujourd’hui d’ailleurs. A mon époque, on était idéaliste, mais a on pu faire le métier pour lequel on était payé, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Tu racontes dans le livre, la difficulté de pouvoir se servir de son arme en service.

Aujourd’hui, le policier qui fait  usage de son arme, le temps que la légitime défense soit établie, il peut être suspendu, être mis en garde à vue, bref, avoir de sérieux problèmes. Il est traité comme un voyou. Moi, je n’ai pas connu ça. À mon époque, un mec qui avait un flingue, on tirait, point, basta, c’était réglé. Quelque part, je trouve ça logique. Je ne vois pas quel droit idéologique on peut donner à quelqu’un de normalement constitué de se promener avec une arme s’il n’en a pas le droit. C’est une menace implicite pour les gens. Aujourd’hui, j’entends des tas de bobos gauchistes, les intellos de Saint-Germain des Près, souvent des gens qui sont loin d’être des imbéciles, qui par des moyens détournés, arrivés à faire croire insidieusement que les flics sont d’extrême droite, alors que la réalité, c’est que les composantes globales de la police, syndicalement, sont plutôt à gauche. Ça me désespère un peu parce que c’est un manque flagrant d’analyse. Ils sont dans une espèce de formatage dans lequel ils ne comprennent pas que la violence n’est pas une vue de l’esprit. Moi, j’ai ramassé des collègues qui se sont fait tirer dessus… moi-même, j’ai tiré sur des gens. Je pars du principe que la légitime défense, elle est déjà constituée dans la défense de la société. Il y a une immense injustice par rapport à ça. Plus les discours d’un gouvernement sont durs avec la sécurité, plus il y a une peur de la bavure qui pourrait tacher le discours sécuritaire et plus les flics sont contrôlés. C’est une espèce de fumisterie intellectuelle.

La police se fait cracher dessus de toute part, expliques-tu.

Tu ne vas pas me dire que ce n’est pas la réalité ! Les flics continuent à bosser, parce qu’ils ont conscience que, globalement, quand ils agissent, ils sont des victimes et ces victimes-là ne constituent pas une entité. Ce sont de vraies victimes. Aujourd’hui, on est méprisé par la société. Il y en a beaucoup qui se demande si ça vaut le coup de se faire tuer pour une société qui ne nous aime pas.

marc louboutin,flic c'est pas du cinoche,interviewTu es devenu pote avec Michel Vaujour. Tu l’as arrêté et mis une balle dans la tête quand même !

Nous nous sommes dédicacés nos livres respectifs. Lui m’a signé : « Après s’être échangé des balles, on s’échange des livres ! ». Il sait pertinemment que les choses étaient claires. Tu prends une arme, tu vas sur la voie publique, tu tombes sur les flics, c’est le premier qui tire qui a raison. Tous ces journalistes donneurs de leçons, ils peuvent penser ce qu’ils veulent, mais ils sont à des années-lumière de la réalité. Il faut qu’ils lisent Flic, c’est pas du cinoche et ils seront ce qu’est la réalité de la vie de flic. Michel Vaujour, quand on l’a arrêté, il y a quand même eu 50 coups de feu de tirés à 3 heures de l’après-midi, porte de Bagnolet. Ça tirait dans tous les sens, c’est un miracle qu’aucun civil n’ait été touché. Mais au fond, je préfère de loin un voyou qui me tire dessus qu’un journaliste qui me crache dessus et qui ne me donne pas le droit de répondre.

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Après le déjeuner et l'interview...

Le lendemain de cette interview Marc Louboutin s’envolait pour la Bolivie pour une durée indéterminée. Un ras le bol général, une envie de régénérer, de voir autre chose. Il se demande s’il ne va pas s’y établir…

Bonne chance pour sa nouvelle vie!

Pour terminer, voici une page de publicité, offert par Marc Louboutin...Il vous conseille ce livre absolument passionnant!!!

marc louboutin,flic c'est pas du cinoche,interview

17 avril 2011

Mandor dans Le Groslaysien!

Mine de rien, s’il y a bien un article qui me fait plaisir, c’est bien celui publié dans le bulletin municipal de la ville dans laquelle je vis depuis 8 ans.

Groslay.

Dans mon quartier/ma ville/mon immeuble, personne ne sait rien de mes activités professionnelles. Je ne suis pas du genre à en dire trop en société (par contre sur Facebook ou sur mon blog, je me gène pas, je sais...).

Odette Pla, qui m’a interviewé pour ce journal, est l’ancienne directrice de l’école maternelle de ma fille. J’ai une profonde admiration pour cette femme qui s’est particulièrement bien occupée de Stella. Donc, que les rôles soient inversés m’a fait bizarre… Grand merci à elle !

J’en profite pour saluer les nouveaux lecteurs de ce blog venus par le biais du Groslaysien !

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Et l'annonce de ma venue à la médiathèque de Groslay!

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15 avril 2011

Moriarty : chronique, interview et session acoustique.

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moriarty,interview,chronique,session acoustique,the missing room,isabella,beasty janeThe Missing Room, le nouvel album des Moriarty sort le 26 avril prochain. A cette occasion, je suis allé à leur rencontre le 25 février dernier (dans les coulisses du Trianon) pour 3 des médias pour lesquels je travaille. Au programme, interview et tournage (avec mon cadreur, Vincent) de deux titres en acoustique tirés ce ce nouvel opus...

Avant tout, voici ma chronique publiée dans le Addiction, le mag, daté du mois d’avril 2011…

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Voici mon interview, cette fois-ci pour Le magazine des espaces culturels Leclerc, daté du mois d’avril 2011.

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Et pour finir, sur la terrasse du Trianon, les Moriarty interprètent pour MusiqueMag, "Isabella", 1er single de ce 2e album.

Et aussi, "Beasty Jane"...

Deux photos du tournage...

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14 avril 2011

Guy Criaki : interview d'un chanteur à la voix d'or...

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criaki.jpg« Cher Guy,

Au début des années 80, tu étais une de mes idoles.

J'avais acheté Qui créa qui?

J'écoutais ton album en boucle dans ma petite chambre Kouroucienne.

Ta voix...

Cette voix improbable.

Qui me filait des frissons.

Et puis, il y a 5 ans, nous nous sommes connus.

En vrai.

Nous nous sommes fréquentés.

Souvent.

Chez toi, chez moi, chez toi...

On refaisait le monde.

Toi et ta magnifique compagne avez embrassé Stella, fait connaissance de ma femme et découvert la vie que je ne dévoile jamais.

Je t'ai promis des trucs.

Je n'ai pas tenu.

Parce que voilà.

Fausses excuses.

Parce que la vie.

Parce que trop d'enthousiasmes de ma part.

Et la réalité des faits.

Ce soir, je suis retombé sur un de tes 33 tours.

Je me suis traité de salaud.

J'ai refusé ton amitié.

Par lâcheté.

Si je n'avais rien promis.

Nous serions encore potes aujourd'hui.

Mais tu sais Guy, en ce moment, je déconne avec tous mes vrais amis.

Ceux de longues dates aussi.

Plus le temps d'alimenter mes amitiés.

Une amitié doit-elle s'alimenter (mon cher Watson)?

Je ne sais pas.

Mais, moi, je ne suis pas très doué pour ça.

Pardon.

Pour toi.

Pour tous. »

 

J’avais écrit ce message sur ce blog en avril 2009.

Guy Criaki en a eu connaissance et nous avons repris contact.

criaki 2.jpgDepuis septembre 2008, Guy Criaki part régulièrement à la Réunion et à l’Ile Maurice chanter. Seul ou avec des compagnons des années 80. Il y rencontre un succès fou.

Des salles de 2000 ou 3000 places.

Un public en folie…

Je me suis dit qu’une mandorisation s’imposait…

Ainsi le 3 février dernier, nous avons déjeuné ensemble.

Extrait de notre conversation (avec la permission du chanteur).

 

 

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Mandor : Comment s’est passé ton dernier passage à La Réunion ?

Guy Criaki : J’avais l’impression d’être en 1984, au sommet ! J’avais 10 musiciens et l’ambiance était de folie !

-Tu ne te demandes pas pourquoi les gens t’aiment là-bas et que tu es un peu oublié en France métropolitaine ?

-Parce que là-bas, les gens sont restés très simples. Ils aiment la musique, ils aiment s’amuser et ne sont pas débordés comme le sont les métropolitains. Il y a la mer, il fait très chaud, les gens sont plus cools. Ils sont restés nostalgiques et écoutent encore ces musiques-là. Ici, nous sommes vite blasés de tout.

-Quelles sont les chansons qui rencontrent le plus de succès là-bas ?

-Sans conteste, « Elle disait » et « Je chante pour qu’elle revienne ».

-Pas « Je m’en vais » ?

-Aussi, mais un peu moins quand même.

-C’est celle que je préfère, moi, tu le sais. Quand j’ai écouté ce 45 tours en 1982, je suis devenu fan. J’ai acheté tous tes disques. Je ne comprends pas pourquoi depuis les années 90, tu n’as plus eu de tubes.

-En France, on n’en a plus rien à faire de moi. J’en ai conscience. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est ainsi. Il me faudrait trouver un tourneur, je suis réellement un homme de scène. Pour me faire applaudir, il faut que j’aille dans l’océan Indien… tu trouves ça normal toi ?

"Je m'en vais" (1982)... son premier grand succès.

-Mais au-delà de la déception personnelle, est-ce que tu as cherché à comprendre le pourquoi du comment ?

-Le fond de ma pensée c’est que le métier de la musique est mort. « Ils » ont tué la poule aux œufs d’œufs en niquant le pouvoir d’achat des plus de 16 ans. Il ne reste plus que de la musique pour des gamins qui ont 14 ans et qui eux la téléchargent illégalement. Aujourd’hui, tu fais un disque d’or avec 25 000 disques, avant, c’était avec 500 000. Les gens n’achètent plus de disque parce que tout les emmerdent. Ils ne se retrouvent nulle part. Personne n’est servi musicalement, donc ce métier se meurt. Les productions ne savent plus comment faire, qui promouvoir, qui il faut choisir, sur qui miser. Ils se gavent en éditions de vieux titres et en attendant, ils ne produisent pas. Et des artistes comme moi sont délaissés. Mon public, ce sont les 25 ans et au-delà. Quand je vais à la Réunion, je fais le plein. C'est-à-dire que les salles sont remplies à 25/30 euros… C’est fascinant et anormal.

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-Je te trouve plus énervé que les précédentes fois où nous sommes vus…

-La dernière fois que nous nous sommes vus, je n’avais rien. Donc, j’étais un peu résigné, abasourdi par le résultat de quelques années de néant. Depuis, je me suis rendu compte que quelque part, j’étais très apprécié, je trouve cette situation complètement dingue. En même temps, je ne te cache pas que ça m’a rendu confiance.

-Qu’est-ce qui te désole le plus ?

-De savoir que mes disques doivent traîner dans toutes les bibliothèques de France, mais que personne ne les écoute parce qu’on ne me voit nulle part. La plupart des artistes des années 70 et début des années 80 sont tous des gens qui chantent leurs propres chansons de l’époque, leurs succès d’antan… et bien moi, je veux sortir de ce processus et je m’acharne à faire connaître aux gens que je rencontre mes nouvelles chansons. Bien sûr, je chante toujours mes anciens succès, mais je ne reste pas là-dessus.

Son second grand succès, "Elle disait" (1982).

-Que fais-tu aujourd’hui ?

-Je donne des cours des chants et réalise des chansons pour d’autres artistes. Je gagne ma vie, comme ça, mais, forcément, je trouve dommage de voir le temps passer comme ça. Je pensais que ma carrière remonterait un peu plus tôt.

-Te sers-tu d’internet, des réseaux sociaux pour te faire (re) connaître ?

-Sur Youtube, je publie tout ce que j'ai fait et ce que je fais actuellement. "Elle disait" a été vu 11 000 fois. Pour moi, c’est un bien Internet, ça m’a réhabilité auprès d’un public demandeur. Que ce soit MySpace ou Facebook, ça m’a permis de me montrer de nouveau et surtout de faire écouter ma musique d’aujourd’hui. Il y avait une demande de fans.

Guy Criaki 03.02.11 4.JPG-Qu’est-ce qu’il pourrait t’arriver de mieux ?

-Il me faudrait une télé pour refaire des spectacles. Je demande juste aux gens de ce métier d’être curieux. Il faut qu’ils sachent que des artistes qui ont de l’expérience et du talent sont en sommeil. Ils ne demandent qu’à être réveillés pour s’épanouir et épanouir le public. Je regrette juste de ne pas avoir vu de tourneurs dans mes concerts à La Réunion ou à l’Ile Maurice. Ils auraient pris une claque…

- La tournée des années 80, tu n’y es pas. Pourquoi ?

-Ils ne veulent pas me prendre. Je ne peux pas les forcer avec un revolver sur la tempe. Ils disent qu’ils ne prennent pas d’artistes qui chantent des slows. Pour ces tournées, ce n’est pas l’avis du public qui compte, c’est l’avis d’une seule personne. L’organisateur.

-En parlant comme ça, tu ne vas pas te faire que des amis…

-Tu peux m’expliquer ce que j’ai à perdre François ? Et puis, je ne suis pas un pondéré. Je suis quelqu’un qui gicle de partout. Je n’aime pas les gens lisses, j’aime l’aspérité dans le caractère…

-Pourquoi sur ta page Facebook ne montres-tu pas tes archives ?

-Je te l’ai expliqué. Je préfère montrer ce que je fais aujourd’hui. Mais, bon, beaucoup d’anciens fans me le demandent… je vais donc racheter mes vidéos et mes passages télé, chez Drucker et autres et je vais les publier… il y en a 100 que je peux acheter à l’INA.


"Un aveu de l'autre" - Guy Criaki par Criaki

Une chanson récente...

-J’adorerai te voir sur scène à Paris, en tout cas…

-Merci. Tu sais, je ne trouve pas ma situation très normale, mais je ne suis pas désespéré… J’essaie d’avancer, en même temps, il y a la vie. J’ai une petite fille qui vient de naître. Au fond, c’est ça le plus important !

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Merci à Guy Criaki... je suis très fier de le connaître. Je n'oublie jamais ceux que j'ai aimé naguère...

Son site officiel.

Son MySpace.

Sa page Wat TV.

Guy Criaki sur Facebook.

Guy Criaki sur Idolesmag (grande interview bien menée).

10 avril 2011

L'envolée des Livres de Chateauroux 2011

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Le week-end dernier, j'étais l'un des auteurs invités de ce Salon du Livre de Chateauroux. (Si j'avais su que sortir un livre permettait de voyager dans les plus lointaines contrées...).

Sans rire, j'étais particulièrement heureux de participer à cette Ve édition de L'Envolée des Livres, car bon nombre d'auteurs présents étaient (et sont toujours) des amis dans la vie (j'ai noté également pas mal de mandorisés...). Ainsi, je n'ai pas eu l'impression d'être en Terre inconnue.

Un concentré d'auteurs dans un couvent, voilà un spectacle auquel je n'avais encore jamais assisté.

Liste complète des participants, ici...

Evidemment, voici un portfolio de ces deux jours littéro-amicaux. Ca commence dans le Train Paris-Chateauroux de 8h55. Deux wagons sont réservés aux auteurs participants à cette manifestation littéraire. Evidemment, nous nous installons par affinités sélectives. Je m'installe à côté d'Ariane Charton et Marie-Laure Bigand. Mon complice es-signatures, Stéphane Nolhart, nous rejoint. Curieusement, nous nous retrouverons sur le même stand un peu plus tard, côte à côte... les hasards de la vie...

Puis, après, c'est vite devenu le bordel. Tous les auteurs se lèvent et discutent avec tout le monde. Ambiance bon enfant!

Je croise mon pote Jérôme Attal (qui a écrit le subtil avant-propos de mon livre). Il doit se rendre dans un wagon assez éloigné pour signer son livre. La SNCF avait organisé dans ce train un jeu concours pour faire gagner six de ses livres. Je décide de le suivre pour immortaliser ce moment.

Il y avait du monde. Curieusement, beaucoup de femmes (et seulement un homme). Jérôme est un séducteur, ce n'est un secret pour personne...

salon du livre chateauroux,l'envolée des livres,2011

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Je décide de rejoindre mon wagon et reste un long moment avec Harold Cobert (voir ) et Stéphane Nolhart (voir )... De fameux compagnons!

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Bref, tout se passe bien durant le voyage.

A Chateauroux, nous rejoignons nos hôtels respectifs. J'avais un peu peur de celui qui m'avait été attribué. Son nom ne m'inspirait pas vraiment confiance. L'Hôtel de la Gare, près de la gare... ça ne fait pas vraiment rêver. Et pourtant, l'établissement est neuf et n'a rien à envier à un Ibis. (Oui, un Ibis... j'ai vraiment des goûts de luxe, non?)

Après un temps pour se délasser, le groupe logé dans le même hôtel que le mien décide d'aller déjeuner. On nous emmène dans le réfectoire d'un collège. Les premiers arrivés, les premiers servis, les premiers à boire...
De gauche à droite : Stéphane Nolhart, Estelle Penain, Carole Zalberg, Marie-Laure Bigand, Martine Boncourt, Yveline Gimbert et bibi. Il faisait tellement beau que du coup, nous avons pris l'apéro dehors. 1er bon moment. Là, j'ai eu un pressentiment. Un truc subliminal. J'ai compris que nous n'allions pas boire que de l'eau...

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Après ce repas bien arrosé (hips!), direction le couvent des Cordeliers. C'est sur ses escaliers qu'une partie de la jeune garde de la littérature française (oui, carrément!) présente décide de prendre un bain de soleil (accompagné d'un café) avant de resté cloitré toute l'après-midi dans le couvent (à signer à tour de bras! Enfin, c'est ce que chacun envisageait secrètement...).
De gauche à droite : Patrick Goujon, Bertrand Guillot, François Alquier, Carole Zalberg, Sandra Reinflet, Estelle Penain, Erwan Lahrer, Stéphane Nolhart et Harold Cobert.

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L'entrée du couvent... lieu original et magnifique.

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Du monde, quand même...

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La cérémonie d'ouverture...

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Le carré VIP! Ariane Charton (qui ferme les yeux de bonheur), Stéphane Nolhart (toujours souriant), bibi (qui pose comme si c'était pour Paris Match) et Marie-Laure Bigand (qui devrait arrêter de faire la gueule sur les photos, ce n'est plus possible ça!).

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Jérôme Attal Ray Banisé (voir ici), Sandra Reinflet guitarisé et Patrick Goujon concentré.

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Mes amis Eva Lunaba et Sébastien Fritsch  L'une bientôt mandorisée, l'autre (voir )....

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Le stand des éditions Héloïse d'Ormesson. Mais pas que. De gauche à droite, Dominique Dyens (que j'apprécie beaucoup quand je la croise et bientôt mandorisée...), Caroline Vermalle, Marie-Florence Gros, Isabelle Alonso (de dos), Bruno Roger Petit et Emilie de Turckheim.

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Ariane Charton prend la pose. A sa gauche, Amélie Nothomb et Marc Lévy, il me semble. A sa droite, Stéphane Nolhart et bibi en train d'argumenter pour vendre leur chef-d'oeuvre respectif... Notons le faisceau de lumière (divine, sans nul doute) tombant directement sur l'auteur placé à droite de la photo. Un signe, très certainement...

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Le trio de choc: Ariane Charton, Stéphane Nolhart et bibi (qui copie sur son voisin). A force de signer livre sur livre, c'est sûr, vient inévitablement un manque d'inspiration.

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Ariane Charton avec l'orchestre philharmonique de Chateauroux.

Non?

Ne serait-ce pas plutôt (et Mickey) une rencontre intitulée "Un état romantique", ponctuée d'impromptus musicaux proposés par Seji Kageyama (violon), Yugo Kageyama (violon) et Shinishi Inoguchi (piano)?

Si.

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Carole Zalberg, que je ne connaissais uniquement de réputation (très bonne). Je suis ravi de l'avoir rencontré (d'autant plus qu'elle et moi, on aime les mêmes livres, c'est dingue!).

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Le soir, après une première journée riche en émotion, diner à la Brasserie des Halles.

De gauche à droite : Estelle Penain, Stéphane Nolhart, bibi, Sophie Adriansen, Rodolphe Macia et Marie-Laure Bigand... Très bon, mais très lent. Enfin à l'extérieur, j'insiste pour que l'on rejoigne d'autres auteurs au bar Saint-Hubert (comme convenu).

Je suis un grand fou.

A 23h15 : fermé!

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Sophie Adriansen et Rodolphe Macia, on en reparlera très bientôt ici même...

Dans le cadre des « mardis littéraires » du Café de la Mairie, Place Saint Sulpice, (Paris 6ème), le mardi 26 avril prochain,  à 20 h 30, je présenterai (à la demande de Sophie) une lecture/débat autour de Je vous emmène au bout de la ligne. Tribulations et secrets d’un conducteur de metro".

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Le lendemain, (dimanche donc), à peine levé, à l'hôtel, je décide de mandoriser la talentueuse nouvelliste Eva Lunaba. Ce sera ma seule interview du week-end. L'auteur(e) habite dans le sud de la France, c'était l'occasion...  (au fond, mon binome es-signatures et néanmoins pote discute avec un sac. Je ne dis rien, mais je trouve ce type un peu "bizarre"...)

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Sophie Adriansen au sourire Ultra Brite.

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Avec Rodolphe Macia, on a cherché... nous étions au final les seuls auteurs avec leur tronche sur la couverture. (Là, c'était après notre arrestation au commissariat de Chateauroux!).

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Parfois, sur notre stand, les auteurs (comme par exemple, Marie-Laure Bigand) créent des oeuvres artistiques de première main...

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...ou (comme Stéphane Nolhart) s'attaque à un monument du cinéma. Ici, scène culte de La ruée vers l'or (la danse des petits stylos).

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Sur notre stand, il y avait aussi Bertrand Guillot (voir ici et ) et son nouveau meilleur ami Jean-Louis Fournier.

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Pendant le repas de midi (toujours dans le réfectoire du collège), je vois au loin Jérôme Attal prendre en douce un pot de fleurs. Je pressens un truc pas net, connaissant le lascar. Il se dirige vers moi, s'arrête et me chante devant tout le monde "joyeux anniversaire", repris en coeur par l'ensemble des auteurs présents. Ce n'était pas mon anniversaire...

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... mais la salle d'applaudir à tout rompre avec Jérôme.

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Et Jérome s'en est allé en me laissant le pot sur la table!

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Toute l'après-midi, bon nombre d'auteurs sont venus sur notre stand me souhaiter (très sérieusement) un bon anniversaire.

Merci Jérôme!

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(Photo Sophie Adriansen)

Louis Carzou, Estelle Penain (avec laquelle j'ai passé d'agréables moments plein de fous rires) et Gaël Brunet.

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Certains auteurs ont l'art du pseudo. Chapeau bas! (Je suis limite à me prosterner).

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Mabrouck Rachedi (voir ) et la jeune auteur(e) (17 ans) Myriam Thibault, que je croise de temps en temps sur les salons.

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Jérôme Attal adoptant un sourire de circonstance. Il apprécie (certainement) le concert privé de la jeune femme à la guitare...

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Erwan Lahrer (voir ) a trouvé une bonne solution pour attirer le chaland. Je vous laisse juge de la méthode employée...

(Ici, son point de vue sur ce salon.)

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Erwan Larher, c'est lui...

(Photo piquée sans autorisation sur le Facebook du monsieur)

(Merci à lui de ne pas me demander de l'enlever d'ici!)

(Je l'embrasse, en passant!)

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Aïda Valceanu (notre petite fée du salon) en pleine conversation avec Jean-Louis Fournier...

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Ariane Charton... parce qu'elle le vaut bien!

salon du livre chateauroux,l'envolée des livres,2011

Vues d'ensemble!

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Les éditions Laura Mare, en force!

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(Photo : Sophie Andriansen)

Suite des créations artistiques de Marie-Laure Bigand, Stéphane Nolhart et moi.

Derrière nos livres respectifs, nous nous sommes adonnés à un concours de dessins.

Voilà ceux de Marie-Laure...

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... de Stéphane (qui a dû se faire mordre par un clown dans sa jeunesse, un truc comme ça!)...

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... et les miens (qui ne nécessitent aucun commentaire, merci!).

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Photo d'art assez phénoménale je dois dire... Marie-Laure Bigand.

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Photo d'art assez phénoménale je dois dire... (bis) Stéphane Nolhart.

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 Stop!

Beaucoup savent que je suis jaloux du succès de Stéphane Nolhart. Son public féminin est assez impressionnant. Mais comment fait-il pour toutes les attirer? Quelques exemples...

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Passons aux choses sérieuses, à présent. Le stand le plus visité. C'était évidemment le mien. Pour faire cette photo, le service d'ordre a dû enlever les barrières de sécurité. Quel bordel!!!

(Que ceux qui étaient présents à ce salon se taisent à jamais! Merci!)

(Bandes de jaloux!!!)

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Une rencontre animée par Aïda intitulée : "Le temps des amours". Tout un programme!

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Rencontre se finissant avec une chanson interprétée par l'auteur(e)/chanteuse Sandra Reinflet. Cette fille-là, (woaw!) elle est terrible! (N'est-ce pas, Erwan Larher?).

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Notre libraire (librairie Cousin-Perrin) et sa compagne. Merci à eux deux!

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Quelques organisateurs:

Le sympathique Arnaud Clément, maire-Adjoint de Châteauroux et Conseiller Communautaire de l'Agglomération Castelroussine.Il est l'un des artisants de L'envolée des Livres.

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Elodie Bonnafoux de la mairie de Cahteauroux... et qui s'est bien occupée de nous pendant ce week-end.

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Et enfin, ma copine, Aïda Valceanu (consultante pour ce salon), qui assure, comme toujours...

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Voilà... c'était juste ma vision personnelle et égotique de ce salon du livre.

J'ai adoré.

Et, je sais que je ne suis pas le seul!

("On" me signale que je n'ai pas évoqué le voyage retour pour Paris, le dimanche soir... le wagon d'auteurs (15 ans d'âge mental), la contrôleuse sexy (hum!), le vendeur de sandwichs ("le sandwich est moins cher qu'une p...e"), la course aux sandwichs (premier arrivé, premier servi), les vannes toutes plus subtiles les unes que les autres (on s'en doute), les situations surréalistes constantes...etc.

Merci à ceux de mon compartiment, Ariane Charton, Estelle Penain, Marie-Laure Bigand, le passager pas auteur, très sympa, mais qui nous a pris pour des malades mentales et les apparitions (fugaces ou non), dans ce même compartiment, de Stéphane Nolhart, Jérôme Attal, Agnès Abecassis, Isabelle Alonzo, Dominique Dyens et bien d'autres...

On a ri comme des fous... que nous étions réellement ce soir-là.)