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04 janvier 2011

Mes livres de l'hiver 2011 (1) : Eric Fouassier pour "Le traducteur" et Luc-Michel Fouassier pour "Les hommes à lunettes n'aiment pas se battre"

Après Mes livres de l’été 2010, Mes livres de l’automne 2010, voici Mes livres de l’hiver 2010/2011. (Le grand fou que je suis est capable de continuer le principe des années et des années, faites gaffe !)

Bref, j’entame donc la une nouvelle série. Et là, je fais d’une pierre deux coups. Après avoir interviewé les frères Fouassier, chacun leur tour, à 77FM (Eric et Luc-Michel ici), j’ai pris l’initiative de les réunir ensemble (pour la première fois mondiale dans le monde de la littérature française. J’aime être novateur). Chacun ayant un nouveau livre, je trouvais l’idée très originale (et surtout conceptuelle comme jamais !).

166192_1616212159467_1061225683_31469222_7295330_n.jpgLuc-Michel Fouassier sort Les hommes à lunettes n’aiment pas se battre (Quadrature):

4e de couverture :

Pourquoi se battre? Surtout lorsqu’on porte des lunettes. C’est, à coup sûr, dépenser beaucoup d'énergie, se rendre ridicule et surtout prendre le risque de casser ses verres. Alors, à quoi bon?
Voilà qui vous modifie un caractère. Les personnages des seize nouvelles qui composent ce recueil ont décidé́ d'éviter les joutes frontales. Pourtant, ils n’en demeurent pas moins résolus à se faire entendre...


L'auteur : Grand amateur de textes courts, organisateur du salon du livre et de la nouvelle d’Ozoir-la-Ferrière, Luc-Michel Fouassier signe son deuxième recueil aux éditions Quadrature. Par ailleurs, il collabore à la revue Rue Saint Ambroise.
Il est myope et légèrement astigmate.

9782355930911.jpgÉric Fouassier sort Le traducteur (Pascal Galodé éditeurs).

4e de couverture :

Un ouvrage mythique, le Livre de Pao, qui serait un chapitre oublié de la Bible… 

Un peuple mystérieux parlant une langue menacée d’extinction…

Le brouillon d’un poème d’Arthur Rimbaud qui recèlerait un secret demeuré inviolé…

Une étonnante mystification aux dimensions planétaires…

Tels sont les principaux ingrédients de ce beau roman qui commence comme un récit d’aventures pour s’achever en une fable douce amère sur le mensonge, la mémoire et les mirages de la postérité.

Mais Le Traducteur, c’est aussi et surtout, sous le soleil implacable d’Éthiopie ou dans le Paris des années folles, l’histoire d’une étrange fascination entre deux hommes que tout semble pourtant opposer : le narrateur, un jeune rentier naïf, et son mentor, un ancien médecin au passé trouble.

« L’histoire de Gabriel Prometh, je suis le seul à pouvoir la raconter. Car pendant un an, j’ai servi cet homme. J’en fus tour à tour le secrétaire, le valet de chambre, le garde du corps et même le confident. Pourtant, malgré le recul du temps, il m’est impossible de dire si j’ai davantage admiré cet homme qu’il ne m’a inspiré de dégoût. Une seule chose est certaine : jamais, au cours de ma longue existence, je n’ai retrouvé l’exaltation qui fut la mienne durant ces mois que je passai auprès de Gabriel Prometh… toute ma vie fut dans cette unique année. »

L'auteur : Éric Fouassier est né en 1963 en région parisienne. Romancier et nouvelliste, il nous livre avec Le Traducteur une œuvre profonde et singulière, aux multiples résonances.

J’ai donné rendez-vous aux frères Fouassier le 21 décembre dernier à 13h devant le Grand Rex. À 13h05, Luc-Michel m’appelle et me dit gêné : « Ça va François ? Écoute, là, je suis encore dans ma voiture, je suis coincé dans un embouteillage de folie, j’arrive dans pas longtemps ». « Mais tu es où là exactement ? Je te rappelle que je n’ai qu’une heure… ». « Oh, pas loin, je pense arriver dans une demi-heure. »

À sa décharge, c’était peu après les fameuses intempéries et il y avait encore un sacré bordel dans la circulation parisienne. Mais bon…

« Et Éric, il arrive ? ». « Oui, il m’a dit qu’il arrivait dans 5 minutes ».

25 minutes plus tard, Éric Fouassier arrive. Il me trouve raide comme un piquet devant notre lieu de rendez-vous. Son premier travail consiste à me décongeler. Il doit taper avec un marteau la glace qui m’entoure et me statufie. Une fois la bouche libérée, je parviens à lui dire : « A 50 ans, si on n’a pas de montre, on n’a pas réussi sa vie… et on continue à arriver en retard ! ».

Éric ne semble pas comprendre le message. « Mais, je n’ai pas 50 ans !».

L’homme est si sympathique que je laisse tomber les commentaires sur les vertus des horaires respectés.

D’autant qu’il y avait aussi un sacré bordel dans les métros.

(Laissez-moi être de mauvaise foi, merci !)

Nous nous installons à une table de ce qui est désormais ma cantine. Une brasserie chère, mais dont la salade niçoise est honorable. Après avoir commandé deux bières, je lui propose de commencer l’interview sans son frère.

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Mandor : Comment passe-t-on d’un polar à un roman quasi initiatique ?

Éric Fouassier : Tu veux la vérité ? Ce roman a été écrit bien avant Morts thématiques. La première version de ce roman date de 1990, je faisais mon service militaire. Je l’ai retravaillé un nombre incalculable de fois. J’ai rééquilibré les 3 parties. Le lecteur peut s’imaginer au début que c’est un roman d’aventures pur, il comprendra vite que c’est un roman sur la mystification par l’écrit. Je trouvais intéressant de mystifier le lecteur, moi aussi. Le narrateur, Sébastien Violette, au départ est un jeune de 20 ans un peu oisif et sans ambitions pour sa vie future… ce qu’il va vivre avec Gabriel Prometh, va devenir initiatique.

Et l’éditeur, Pascal Galodé, il ne s’est pas interrogé sur le bien fondé d’éditer un tel roman après le polar précédent, qui n’a vraiment rien à voir (hormis un suspense intense) ?

Éric : Si, et c’est pour cela que je lui en suis reconnaissant. Parce qu’il a aimé Le traducteur, il a pris le risque de le sortir quand même. Il est vrai que Morts thématiques a trouvé ses lecteurs et qu’il a été nominé pour quelques prix littéraires… un autre roman de genre, ne fidélise pas forcément…

Tu évoques un livre mythique : le livre de Pao, peut-être un chapitre oublié de la bible. J’ai cherché dans Google. Point de livre de Pao. Tu confirmes décidément que tout écrivain est mystificateur. Tu illustres par le roman ce que tu racontes…

Éric : J’y crois profondément. Un écrivain transfigure la réalité, il se l’approprie, la transforme, la malaxe… tout écrit est quelque part mensonger. Dans mon livre, je me suis amusé à mêler du vrai et du faux. Tout ce que j’écris sur Rimbaud est vrai par exemple. Tout ce que je dis sur les peuples d’Éthiopie sur les mouvements de civilisation est vrai… sauf que le peuple Amodéen n’existe pas. Il faut qu’un écrivain capte le lecteur, une fois qu’il est bien capté, c’est assez jouissif de l’emmener autre part…

Je n’ai pas réussi à comprendre qui est Gabriel Prometh. Un moralisateur sûr de lui capable de sortir des phrases définitives ou un sage ?

Éric : On oscille en permanence entre les deux. Je voulais laisser le soin au lecteur de se faire sa propre opinion… mais surtout, je ne voulais pas qu’il soit manichéen. Il a des côtés vraiment détestables, très cyniques, très acerbes, très irritants, mais d’un autre côté, il poursuit, lui aussi, un idéal, une quête. C’est respectable de partir pour l’absolu.

Fouassier's brothers 21.12.10 2ff.jpgJ’ai senti une fascination sur la période de l’entre-deux-guerres ?

Les années 20, c’était les années folles parce qu’il y avait un besoin de se lâcher après le carnage qu’a été la Première Guerre Mondiale et paradoxalement, ce sont pendant ces années qu’émergent tous les fascistes. Hitler, Mussolini, tous ces gens-là vont monter pendant cette période. Pour ça, je trouve cette période assez fascinante, en effet. En même temps, d’un point de vue artistique, c’est une période qui était très riche.

Dans Le traducteur, Gabriel Prometh a écrit le chef-d'œuvre de la littérature mondiale. Il a désiré les honneurs, puis quand il les a eus, il les a fuis… Toi, tu aimerais les honneurs littéraires ?

Plus que les honneurs, ce sont les lecteurs qui vont avec que j’aimerais. Si j’avais les honneurs sans les lecteurs, ça ne m’intéresserait pas. Par exemple, j’aime beaucoup les salons parce que je trouve cela très agréable de rencontrer les lecteurs. C’est même un des aspects les plus intéressants de l’après écriture d’un livre.

Luc-Michel Fouassier, arrive enfin… 13h40. Il recommence à prétexter le fait de venir de Seine-et-Marne et que la neige, le gel, les bouchons, tout ça, tout ça... Magnanime, je lui permets de s’assoir à notre table (parce que, surtout, j’aimerais bien qu’il me prenne comme animateur pour la troisième fois pour son salon du livre d’Ozoir-la-Ferrière dont il est le directeur).

(Voir et ici... les bilans des salons Ozoiriens).

On plaisante un peu (je ne suis pas rancunier) et je commence mes questions collégiales. Ce n’est pas tous les jours que je rencontre deux frères qui s’adonnent à la littérature. De mémoire, je n’ai retenu que les frères Bogdanov, Poivre d’Arvor et Goncourt… aujourd’hui, donc les frères Fouassier.

Avant de commencer, Luc-Michel, sort son livre et nous lit sérieusement une de ses nouvelles tirées de son premier recueil, Histoires Jivaro. « Le soir, une fois couché dans mon lit… etc. » Une nouvelle qui raconte l’histoire d’un type désœuvré parce qu’il a changé ses montures de lunettes et qu’aucune des personnes rencontrées dans la journée ne l’a remarqué.

« J’ai changé de lunettes les mecs !», crie-t-il. Ce type est fou, c’est pour ça que je l’aime. Je lui fais remarquer au passage que, lorsque ma propre femme change de coiffure, je le remarque à peine… alors, ce ne sont pas ses changements de montures qui vont me sauter aux yeux.

Bref, je leur pose mes premières questions communes. Ils y répondent joyeusement en se chamaillant sans arrêt.

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Qui a commencé à écrire entre vous deux ?

Éric : C’est moi, parce que, de toute façon, Luc-Michel copie tout sur moi.

Luc-Michel : Mais celui qui a commencé à écrire avec talent, c’est moi.

Éric (qui se marre): J’ai commencé à écrire à l’âge de 15 ans.

Luc-Michel : oui, mais il a 5 ans de plus que moi…

Éric : Nos parents étaient de grands lecteurs. Notre père connaissait beaucoup de choses, mais avec une grande humilité, il n’étalait pas sa science.

Est-ce qu’il n’y a pas un côté chez vous « j’écris des livres pour impressionner papa » ?

Éric : Je pense que quelque part, ça joue, parce qu’effectivement, lui aussi à écrit et peut-être aurait-il voulu être écrivain si on lui en avait donné les moyens à l’époque. Mais, je pense que Luc-Michel et moi, profondément, on a envie d’écrire.

Luc-Michel : Je pense que c’est plus vrai pour moi. Moi, j’ai une écriture qui est beaucoup plus une écriture du ressenti, de choses que je perçois et que je veux transmettre. Éric, il crée des histoires, ce qui ne l’empêche pas de faire passer des choses dedans. Je sais que quand mes parents ne seront plus là, quand j’aurai fini un texte, il y aura un vide, un manque immense. J’aurai moins de joie, il y aura quelque chose qui ne sera pas fini parce que mes parents n’auront pas lu. Mes parents sont mes premiers lecteurs.

Éric : Pas moi. De mon côté, c’est mon épouse. On fait lire à ses proches, au début, pour voir si les textes que l’ont écrit sont bons. Au bout d’un moment, on finit par savoir si ce que l’on a écrit va ou pas.

Et l’avis de l’un sur les écrits de l’autre, c’est important ?

Luc-Michel : Moi oui, au début. Clairement aujourd’hui, je me suis affranchi d’Éric. Nous avons deux écritures tellement différentes que je me suis dégagé de son influence. On n’a pas les mêmes centres d’intérêt, les mêmes démarches dans l’écriture. Finalement, aujourd’hui, son avis, je m’en fous.

(Il rit).

Éric : Quand je lui dis que c’est bien, c’est que c’est très bien. Quand je ne lui pas grand-chose, c’est que c’est peut-être bien, mais il peut mieux faire.

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Y a-t-il de la compétition littéraire entre vous deux ?

Luc-Michel : Moi, pas du tout. Je me réjouis de ce qui peut lui arriver de bon et beau à travers la littérature et l’écriture.

Éric : Ça pourrait, mais il y en a aucune ! Il pourrait y avoir éventuellement de la  jalousie si on écrivait typiquement la même chose, si on était sur le même créneau, s’il se mettait à faire du polar. Luc-Michel est un orfèvre, qui va ciseler sa phrase. Parfois, il me fait rigoler quand il me dit qu’il a bossé pendant trois heures pour faire une demi-page. Moi, si en 3 heures, je ne fais qu’une demi-page, je me flingue.

Écrire des nouvelles ou un roman, ce n’est pas le même travail…

Luc-Michel : Mais, tu sais, je viens de finir un roman. Je suis aussi très lent dans cet exercice. Sur un roman de 140 pages, j’ai mis un an et demi.

Éric : On n’a pas la moindre rivalité, au contraire. On se dit même que tout ça va se potentialiser.

Luc-Michel : Et puis, tous les deux, on gagne notre vie autrement. Ça nous permet d’être plus relax par rapport au succès éventuel.

Fouassier's brothers 21.12.10 2ggg.jpgVous avez commencé tous les deux à publier des nouvelles. C’est plus facile ?

Éric : C’est plus facile parce qu’il y a de nombreuses petites revues, des recueils collectifs. Ton texte, il existe un petit peu. Il n’a pas une grande audience, mais il existe. Par contre, publier des nouvelles en livre, je t’assure que c’est duraille.

Éric, que penses-tu de l’œuvre de Luc-Michel ?

Éric : Ce qu’écrit mon frère est souvent super bien vu et c’est très bien écrit. Juste, aujourd’hui, il mériterait d’être connu comme romancier. Moi, j’ai publié deux recueils de nouvelles avant mon premier roman, donc, je ne doute pas qu’il fasse la même chose. À travers ce qui l’écrit, il peut toucher un lectorat nettement plus important.

Et toi Luc-Michel, que penses-tu de l’œuvre d’Éric ?

Luc-Michel : Je n’ai pas lu, ça ne m’intéresse pas. (Rires) En vrai, je trouve qu’Éric est extrêmement doué. Je ne suis pas épaté parce que lorsque nous étions enfants, nous jouions ensemble, aux petits soldats par exemple, et à chaque fois, il faisait les scénarii. Il construisait déjà beaucoup les histoires. Le traducteur, chez un grand éditeur, c’était un prix littéraire cette année, c’est clair. C’est un grand bouquin, parce qu’il est foisonnant. Éric mérite vraiment d’être présent dans la scène littéraire française. Il n’hésite pas à se lancer dans des choses dans lesquelles les auteurs d’aujourd’hui n’osent plus se lancer. Il a une certaine forme de classicisme dans son style. Mais pas du classicisme chiant.

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Revenons à ton deuxième recueil de nouvelles, Luc-Michel… qu’elle est la plus grande difficulté pour écrire une nouvelle ?

Luc-Michel : J’ai énormément changé ma vision dans la lecture et dans l’écriture de nouvelles. Pour moi, l’archétype de la très bonne nouvelle c’est une nouvelle sans chute appuyée. Jusqu’à présent j’écrivais une chute qui faisait prendre sens à la nouvelle. Maintenant, je pense que ce n’est pas utile. Il faut qu’elle tienne seule sans une fin explicative. Il faut qu’à travers le texte, quelque chose soit dit. La bonne nouvelle, c’est la nouvelle que tu retiens.

Dans ton recueil, il y a beaucoup de nostalgie, voire de mélancolie.

Luc-Michel : Parce que je suis profondément nostalgique, j’ai sans arrêt le blues dans la vie. On se fait une fête des choses et les choses passent tellement vite… l’écriture, c’est peut-être de garder au maximum des choses qui passent trop vite. J’ai 42 ans et j’ai l’impression d’avoir basculé de l’autre côté. Je commence à regarder un maximum derrière moi. Ça se ressent dans mon écriture, en tout cas, dans ce recueil là.

Tu as l’image d’un type gentil, avenant, sensible, poli, alors qu’il y a dans ton recueil des nouvelles très cruelles. Tu montres dans l’écriture ce que tu caches en toi ?

Luc-Michel : C’est une soupape, c’est vrai. Il y a des nouvelles dans lesquelles je me suis lâché. C’est le monde qui veut ça, on enfonce des portes ouvertes en permanence. Aujourd’hui, nous sommes tellement dans le policé, que j’ai ressenti le besoin d’exorciser ce que j’avais en moi.

Éric, arrives-tu à lire les nouvelles de ton frère en toute objectivité.

Éric : Non, quand ce sont des histoires trop proches ? « Royan, marée montante », par exemple, j’étais incapable de dire si c’était une bonne ou une mauvaise nouvelle. Ça parle de notre grand-père… c’est vraiment trop proche.

Votre père doit être heureux de vous voir écrire des livres ?

Éric : Il m’a fait un beau compliment en me disant qu’en lisant Morts thématiques, il a fallu qu’il réalise que c’était son fils qui avait écrit le roman. Il s’est laissé complètement embarquer par l’histoire.

Luc-Michel : il m’a fait la même remarque…

Et votre mère ?

Éric : Elle montre plus qu’elle est fière. Mon père aussi est fier, mais il a plus de pudeur. En même temps, il a toujours eu peur que les choses s’arrêtent ou que l’on s’emballe trop. Il n’a jamais voulu que l’on se fasse d’illusion. Il a peur que l’on s’enthousiasme trop. Il est plus pudique que maman.

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Merci à Eric et Luc-Michel Fouassier pour leur talent, leur humour et leur sympathie permanente. Belle carrière littéraire à vous deux !

Dernière minute : Le roman d'Eric Fouassier Le Traducteur vient de se voir décerner le premier prix littéraire de l'année (Prix littéraire www.salondulivre.net), dont le vainqueur est proclamé sur Internet le 1er janvier, à la première seconde.

Commentaires

Mandor aux fruits c'est bon aussi !

Écrit par : Sam Neves | 04 janvier 2011

Tiens... mais je connais cet endroit ! ;-)

Écrit par : Fred | 05 janvier 2011

Les commentaires sont fermés.