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29 octobre 2010

Babet : interview à propos de la sortie de "Piano Monstre"

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Trois ans après son premier album, « Drôle d’oiseau », Babet (la chanteuse et violoncelliste du groupe Dionysos que j’avais déjà rencontré à cette occasion) vient de sortir le second, « Piano monstre ». 

Voix radieuse et humeur rêveuse, le nez dans les nuages et l’œil sur le monde, toujours amoureuse et toujours libre. Mais, je ne vais pas vous faire un long discours sur le contenu, je vous propose plutôt ma chronique publiée dans Le magazine des espaces culturels Leclerc daté de septembre 2010.

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Le 9 septembre dernier (ne serais-je pas un peu à la bourre pour écrire cette note ?), je suis allé interviewer Babet pour MusiqueMag. Elle me reçoit dans une salle de réunion de sa maison de disque. Il est 17 heures. Elle a passé sa journée à répondre à tout plein de journalistes et je ressens chez elle une certaine fatigue. Je n’aime pas passer en dernier, on n’obtient pas forcément le meilleur des artistes. Au final, l’échange fut cordial et professionnel. Je ne pouvais faire mieux. Je n’ai pas trouvé la faille dans laquelle pénétrer pour obtenir des trucs persos.

Peut-être, moi aussi, un peu fatigué...

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La photo mandorienne...

26 octobre 2010

Mes livres de l'automne 2010 (4) : Habiba Mahany et Mabrouck Rachedi pour "La petite Malika"

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Quatrième numéro de « Mes livres de l’automne 2010 ». Après Florence Dell'Aiera pour Catharsis, Pierre-Emmanuel Scherrer pour Desert Pearl Hotel, Jérôme Alberola pour Anthologie du rock progressif, voici ma rencontre avec Habiba Mahany et Mabrouck Rachedi pour La petite Malika (sorti aux éditions JC Lattès). Habiba est la sœur de Mabrouck et pour la première fois, ils ont écrit un livre à quatre mains. Je connais ces deux auteurs depuis longtemps. D’abord Mabrouck Rachedi que je rencontre à chacun de ses nouveaux livres (ici et ) et Habiba Mahany que Mabrouck m’a présenté lors de la sortie de Kiffer sa race ().

9782709635431.jpgPrésentation du livre :

 Dès 5 ans, Malika est repérée pour ses dons exceptionnels. Pour elle qui tient les comptes de la famille, les jeux de maternelle sont… enfantins. Comment s’épanouir dans un milieu sourd et aveugle à ses talents ? Avec une mère persuadée que « précoce » est synonyme de « grossesse précoce » et qui refuse que sa fille saute une classe. Trop mature pour ses copines, trop singulière pour les adultes, Malika cultive sa différence. A 13 ans, son destin bascule, lorsqu’elle se retrouve isolée dans une chambre d’hôpital. Entre la vie et la mort, elle découvre Nietzsche et la philosophie qu’elle expérimente avec un enthousiasme qui déborde parfois. 
Écrit à deux voix par des enfants de la banlieue, La Petite Malika est un roman plein de fraîcheur et de drôlerie qui évoque avec délicatesse la difficulté de grandir.

Présentation des auteurs sur la 4e de couverture :

Habiba Mahany à publié Kiffer sa race (Lattès, 2008). Mabrouck Rachedi, son frère, est notamment l’auteur du Poids d’une âme (2006) et du Petit Malik (2008), tous deux parus aux éditions Lattès.

Nous nous sommes donnés rendez-vous dans un bar de la Gare du Nord, le 8 octobre dernier.

 

33642_139777052735648_100001100610450_181892_5578698_n.jpgMandor : Au-delà des messages qu’il y a dans ce livre, je trouve qu’il y a beaucoup d’humour…

Mabrouck Rachedi : On aime faire les choses à contre-courant. Nous luttons à notre manière contre les clichés et les stéréotypes. Nous montrons aussi qu’on peut être drôle en banlieue. Être léger dans les moments les plus graves, on trouve ça intéressant. Notre angle est de désocioliser. Nous ne sommes pas des sociologues qui allons raconter notre vérité. L’humour fait partie intégrante de nos personnalités et donc forcément, nos héros nous ressemblent parfois. On aime rire, mais en règle plus générale, en banlieue aussi, on aime rire. Souvent dans les journaux, on se focalise sur le côté spectaculaire et dramatique. On veut faire comprendre qu’il n’y a pas que ça.

Mandor : Dans ce livre, on s’attache à tous les personnages. Du coup, je me suis découvert des points communs avec Malika et son entourage.

Mabrouck : Ce que tu dis est fondamental. Ce qu’il y a de formidable dans un livre, c’est que tu peux lire la vie des gens de tous les milieux, de tous âges et de toutes origines et s’identifier à eux. Dans notre cas, c’est peut-être que l’on a bien fait notre travail.

Mandor : Qui a eu l’idée de ce livre à deux ?

Habiba Mahany : C’est Mabrouck. Après son livre, Le Petit Malik, les gens lui demandaient une suite. Comme nous suivions sa vie de 5 à 26 ans, ils demandaient ce qui lui arrivait après… en plus, quand nous faisions des salons ou des interventions ensemble, les gens nous disaient : « C’est marrant, vous êtes frères et sœurs, quand allez vous écrire ensemble ? ». Nous, nous ne voulions pas écrire ensemble pour écrire ensemble, nous voulions un vrai projet. Mabrouck a donc eu l’idée de créer le pendant féminin du petit Malik. Il m’a donc demandé d’écrire avec lui cette histoire.

Mabrouck : Je ne me sentais pas, moi seul, de porter la voix d’une femme. Une fois que j’ai eu l’idée, je n’ai pas eu les moyens de la concrétiser. J’ai donc regardé à ma droite et je suis tombée sur Habiba… quelle coïncidence !

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 Le photographe Pierre Terrasson immortalise Mabrouck Rachedi sous le regard d'Habiba...

Mandor : Ce qui est troublant en lisant ce livre, c’est qu’il est impossible de déceler qui a écrit quoi. Pourtant, pour avoir lu l’ensemble de vos œuvres, je connais bien votre style respectif…

Mabrouck : Rassure-toi, nous non plus on ne sait plus ce que l’on a écrit.

Habiba : On en a tellement parlé pour savoir comment on allait procéder, on a tellement réécrit des passages de l’autre, tellement modifié, re modifié, que tout c’est mélangé !

Mabrouck : On ne compte plus les réécritures… c’était un processus très dynamique. A chaque version, il y avait amélioration, donc ce système d’échanges constants étaient très porteurs. Il y a du coup une unicité dans le style.

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Habiba Mahani sous l'oeil de Pierre Terrasson.

Mandor : Vous réfutez avec véhémence le terme d’ « écrivain de banlieue ». Vous ne voulez pas non plus être le représentant de la cause banlieusarde. Pourtant, vous n’écrivez que des livres dont l’action se situe dans ses citées.

Mabrouck : On veut surtout « être » que de « représenter ». Non, on ne parle pas de banlieue. Ce sont des lieux désincarnés. Nos histoires ont pour cadre des environnements urbains. Certes, on pourrait le faire dans des paysages montagneux…

Mandor : Pourquoi vous ne le faites pas, ça éviterait que les journalistes reviennent là dessus sans cesse ?

Habiba : Là, j’écris mon nouveau livre et je ne parle pas du tout de la banlieue. Mon premier roman se situait dans une citée parce que je me suis inspirée de ce que j’ai vécue plus jeune. Mais pour moi, c’était plus un roman sur l’adolescence que sur la banlieue. Si l’action se situait à Argenteuil, les gens qui habitaient à Perpignan ou à Toulouse s’y sont retrouvés quand même.

Mabrouck : Le danger, c’est d’être trop conformiste, mais aussi d’être anticonformiste. On n’a pas à prouver que l’on sait écrire dans un autre environnement. Tant que le sujet du livre est fort… pour le moment, nous nous sommes dirigés vers ce que nous connaissons le mieux. Comme Habiba, je suis en train d’écrire un livre qui n’a strictement rien à voir avec tout ça. Et puis dans « L’éloge des miséreux », je ne parle de la banlieue nulle part, tu le sais bien.

Mandor : Mais, malgré tout, vous acceptez d’aller faire des conférences sur la littérature de banlieue.

Mabrouck : Cela peut paraître paradoxal, en effet, mais si on les déserte, les autres iront à notre place. Le fait d’aller dans ses débats en disant qu’on ne veut pas être considérés comme des auteurs de banlieue, c’est aussi un moyen de créer le débat, d’enrichir la réflexion. On peut aussi vivre en banlieue, écrire sur la banlieue et ne pas être considéré comme un auteur de banlieue.  Nous sommes porteurs d’un certain message optimiste, apaisé, drôle.

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 Mandor est un sacré portraitiste... hum !

Mandor : Malika fait preuve de résilience par rapport à sa jeunesse, à l’endroit où elle a vécu…

Mabrouck : La résilience, Malika la montre dans son caractère, la façon qu’elle a de supporter toutes les épreuves qu’elle traverse.

Mandor : La fin que je ne peux évidemment pas évoquer ici est maligne…

Habiba : La fin s’est imposée à nous sans qu’on le veuille réellement. Naturellement au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire.

Mandor : Est-ce que vous vous sentez compris par vos lecteurs. Les messages passent-ils comme vous le souhaitez ?

Mabrouck : Nous, on ne se prétend pas être des diseurs de vérité.  Nous sommes justes des romanciers. On raconte des histoires, alors quand on nous raconte l’émotion ressentie, nous sommes les plus heureux du monde…

Mandor : Il y a un vieux papi très touchant dans le livre, j’en avais presque les larmes aux yeux.

Mabrouck : Ce papi est le lien entre le passé de Malika et son envie de transmettre vient de là. C’est aussi un hommage à nos grands-parents et à nos parents qui ont fait le sacrifice de traverser la méditerranée afin d’assurer un avenir meilleur à leurs enfants. Ils ont beaucoup pris sur eux, en silence avec beaucoup de dignité… c’est le minimum des hommages qu’on pouvait leur rendre.

Mandor : Est-ce que ce livre a éveillé en vous quelques souvenirs. A-t-il fait office de psychothérapie ?

Habiba : Dans l’écriture, il y a toujours une part de vraie, même si c’est de l’invention pure. Mabrouck: La famille que l’on a créée, on n’a pas voulu en faire un archétype. J’espère que ce livre peut changer le regard sur certaines personnes, que certains décrivent comme des racailles, des sauvageons, des trucs comme ça…

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Habiba Mahany, Mabrouck Rachedi et Mandor, le 8 octobre dernier.

Voici des extraits du livre par les deux auteurs eux-mêmes :

Mabrouck Rachedi a un blog… il est formidable, jetez-y un coup d’œil…

24 octobre 2010

Retour sur la Foire de Meaux 2010, une semaine après...

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Affiche_Foire_2010.jpgChaque année, j'anime pour 77FM, deux heures d'émission par jour en direct durant les 3 jours de la deuxième foire d'Ile de France, celle de Meaux (voir en 2009).

 

J’adore les émissions en direct. Elles me permettent de recevoir (quasi à la chaîne) beaucoup d’invités de tous milieux, bords, styles…

 

Les vidéos de quelques interviews sont sur 77 Info.

 

Le vendredi 15 octobre, j’ai ouvert l’antenne avec Jérôme Tisserand, Conseiller Municipal, Délégué au Commerce, à l’Artisanat, aux Foires aux Marchés, aux Arts Cinématographiques et accessoirement, un type brillant que j’apprécie beaucoup.

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Cette 15e édition de la Foire de Meaux m’a permis de recevoir aussi Fleur Bocahut, l’ambassadrice du Pays du Comté. Nous regardons Véronique Socié, animatrice des amis du Comté, ce qui devrait vous impressionner. J’ai de sacrées relations dans le show-biz…

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Ici avec Elisabeth Détry, la Présidente de la Chambre de Métiers Nord Seine-et-Marne.

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Le jeune homme fringuant que j’interviewe ici est Bernard Jean-Marie, le responsable de la Confiserie des Hautes Vosges. Le fabriquant artisanal des véritables bonbons des Vosges. Merci à lui de nous avoir laissé deux boites (auxquelles je n’ai pas touché… l’ombre de Dukan planait sous ce hall de la gastronomie…)

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Pascal Ducasse, aux manettes durant ces 3 jours... travailler avec un type souriant, d’égale humeur et performant est un plaisir sans nom.

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Le deuxième jour, c’est l’interview de Jean-François Copé, le maire de la ville (entre autres activités politiques). Quand il arrive à notre stand, c’est toujours un peu le brans le bas de combat… beaucoup de monde autour de lui et peuple insensé autour de nous.

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Michel Rouger, chargé de projet pour le développement du musée de la Grande Guerre. Un grand lieu de mémoire consacré à 14-18 qui ouvrira le 11 novembre 2011, dans la partie de l’Île-de-France qui fut le théâtre des Batailles de la Marne.

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Alors, là !!! Le truc de ouf ! Mon moment de gloire en 28 ans d’interviews. Ma rencontre avec Buffalo Bill. On m’a dit que c’était le vrai, donc j’y crois. Ne pensez pas une seconde que c’est un comédien américain qui joue à Buffalo chaque soir pour un dîner-Spectacle intitulé  « Wild West Show » au Disney Village. Ce serait rien que des jaloux !

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Un homme important de la ville, Hugo D’Hondt, le gérant de la Fromagerie de Meaux… et Grand Maître Honoraire de la Confrérie des Compagnons du Brie de Meaux.

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Olivier Bassine, éditeur et directeur du journal La Marne (qui était sur notre stand durant la durée de la Foire).

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Comme l’année dernière, je reçois Daniel Troublé, Grand Chambellan de la Confrérie des Compagnons du Brie de Meaux (et auteur de « Les francs-maçons à Meaux).

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Toute l’équipe de 77FM présente sur le stand, de gauche à droite : Richard Jabeneau, Pascal Ducasse, Raphaël Tual et bibi (de dos, Myriam Kabous).

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Avec mon pote Raphaël Tual (désormais LE journaliste de 77FM) !

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Pour clore cette série d’incroyables photos exclusives qui passionneront les foules en transe, un dernier cliché, façon, sages écoliers : Myriam Kabous, Raphaël Tual et Mandor.

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10:02 Publié dans 77FM | Lien permanent | Commentaires (0)

22 octobre 2010

Robin Leduc : interview, sessions acoustiques pour la sortie de "Hors Pistes"

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robin.jpgJ’ai découvert Robin Leduc c’est été. Anne-Marie, son attachée de presse, me l’avait vivement recommandé, j’ai donc écouté avec attention ce CD promo avec quelques titres de l'album Hors Pistes. Et effectivement, il fut l’un des disques qui a accompagné mes pérégrinations estivales. Robin Leduc, c’est de la malice, de la finesse et de l'autodérision dans les textes doublé d’un sens du groove évident. Il chante principalement les états d’âme d'un jeune homme timide et touchant dans ses désillusions comme dans ses maladresses. Robin Leduc insuffle à la chanson française un éclectisme, une ouverture d'esprit et des chemins de traverse qui souvent lui font défaut.

Amen !

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Le 7 octobre dernier, pour MusiqueMag, il nous a reçus (Vincent, mon cadreur, et moi) dans les locaux de sa maison de disque. J’ai été ravi de voir arriver le jeune homme avec Cyrus Hordé, autre chanteur en devenir, encore trop méconnu… ils revenaient tous deux de l’émission de Stéphane Bern sur France Inter, « Le Fou du Roi ». Cyrus a accompagné Robin dans deux titres acoustiques et j’ai senti une forte complicité entre les deux artistes.
A vous de découvrir Robin Leduc, Prix Félix Leclerc 2010 (distinction transatlantique qui a pour but d’apporter son soutien au développement de carrière de jeunes artistes québécois et français de la relève œuvrant dans le domaine de la chanson francophone).

Quelques photos de la session acoustique...

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La photo mandorienne... suivie du premier clip tiré de Hors Pistes.

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Clip "Laissez-moi passer" de Robin Leduc
envoyé par totoutard. - Regardez plus de clips, en HD !

20 octobre 2010

Prix Ozoir'Elles 2010 !

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prix.JPGParce que je suis l’animateur du Salon du Livre d’Ozoir-la-Ferrière depuis deux ans (prochaine édition, le samedi 20 novembre de 10h à 19h), hier, je me suis rendu à la délibération du Prix Ozoir’Elles 2010.

Au Café des Éditeurs, carrefour de l’Odéon à Paris.

(Comme l’année dernière à la même époque…)

Petit rappel sur ce qu’est ce prix : initié par Luc-Michel Fouassier, conseiller municipal chargé de l’événementiel littéraire et lui-même nouvelliste (par la même occasion, très bon ami de Mandor), et sous l’impulsion de Jean-François Oneto, Maire d’Ozoir-la-Ferrière, le Prix Ozoir’elles est un prix littéraire récompensant un recueil de nouvelles parmi 4 ouvrages publiés par une maison d’édition de renom.

Luc-Michel Fouassier, l’instigateur de ce prix et de ce salon avec Véronique Genest, membre du jury et fidèle parmi les fidèles…

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La grande originalité de ce prix réside dans la composition de son jury exclusivement féminin, présidé par Régine Deforges, accompagnée de  Victoria Bedos, Annie Saumon, Véronique Genest, Macha Méril, Emmanuelle Urien et Simonetta Greggio. Quelques Ozoiriennes ont également pris une part active dans le choix du jury en donnant leur avis sur les ouvrages, l’ensemble de leurs voix comptant pour une aux côtés de celles des membres précédemment citées.

 

L'une des membres du Jury, Victoria Bedos (journaliste, scénariste, auteur(e) et chanteuse du duo Vicky Banjo), me montre le tatouage Malabar qu'elle vient d'appliquer sur son poignet... à son image... "Rock".

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Ici, quelques Ozoiriennes et Simonetta Greggio (qui vient de sortir un nouveau roman chez Stock)...

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La lauréate 2010 de ce Prix Ozoir’Elles est la journaliste littéraire et écrivain, Astrid Eliard pour son livre « Nuits de noces » (aux éditions Mercure de France). De gauche à droite, le maire d'Ozoir-la-Ferrière, Jean-François Oneto, Véronique Genest, une Ozoirienne, le directeur du Salon du Livre, Luc-Michel Fouassier, la lauréate du Prix Ozoir'Elles 2010, Astrid Eluard, Victoira Bedos et une autre Ozoirienne...

 

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Pour finir, avec Mandor, Véronique Genest, Astrid Eliard, Victoria Bedos et Jean-François Oneto...

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19 octobre 2010

Les Yules : interview et session acoustique pour "Strike a Balance"!

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Cesoir (6 jours avant la sortie de leur deuxième album), les Yules se la jouent « tête d’affiche » au Zèbre de Belleville (63 Bd de Belleville 75011 Paris) à 20h30. Je conseille vivement aux amateurs de très bonne pop folk de se rendre à ce concert.

En quelques mots, qui sont les Yules ?

Deux frères, Guillaume et Bertrand Charret, qui ont été élevés au son de Simon & Garfunkel, des Beatles et de Leonard Cohen. Leur nouvel opus, Strike a Balance regroupe 10 titres pop folk entre rêverie, nostalgie et mélancolie. Avec une certaine élégance dans la voix et dans le style, les Yules imposent donc plus que jamais leur univers… 

(Ici leur Myspace).

Je les ai rencontrés pour MusiqueMag 2010 le 12 octobre dernier, dans un hôtel situé à côté de l’agence pour laquelle je travaille. Au programme : une interview suivie d’un excellentissime titre en acoustique, "For Salvation".

Voici les clichés de la session acoustique :

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Deux photos mandoriennes criantes de naturel...

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16 octobre 2010

Mes livres de l'automne 2010 (3) : Jérôme Alberola pour "Anthologie du rock progressif"

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Troisième numéro de « Mes livres de l’automne 2010 ». Après Florence Dell'Aiera pour Catharsis, Pierre-Emmanuel Scherrer pour Desert Pearl Hotel, rencontre avec Jérôme Alberola, le 1er octobre dernier pour Anthologie du rock progressif (chez Camion Blanc). Il est journaliste dans la presse spécialisée sur l’évolution économique et sociologique de l’habitat, mais aussi éditeur du magazine Culture Cuisine et directeur de Stay Free (Presse et conseil en médias). Nous nous sommes rencontrés dans les locaux de MusiqueMag pour évoquer son livre, une mine, une bible, véritable encyclopédie sur le rock progressif. Ce genre musical est considéré à juste titre par le spécialiste Paul Stump comme « le genre le plus consciemment adjectivé de toute l’histoire du rock avec les autres épithètes, art, cosmic, pomp, symphonic, barock… ». Le travail de Jérôme Alberola est considérable, fouillé, pointu, mais accessible à tous. 800 pages impressionnantes !

 

 anthologie2.jpgVoici la 4e de couverture de son Anthologie du rock progressif (voyages en ailleurs) :

 

Né à l’aube des années soixante-dix en réponse musicale aux espoirs soulevés par la croissance socio-économique et la conquête spatiale, le rock progressif est devenu l’un des genres les plus populaires de la planète. Ses figures de proue sont des géants connus de tous, tels Pink Floyd, Genesis, Yes ou King Crimson. Après sa traversée du désert dans les années quatre-vingt, il a connu, sous l’impulsion de Marillion, une expansion sans précédent dans tous les genres musicaux, de Mars Volta à Opeth, en passant par Muse. Pourvoyeur de mélodies raffinées ou emphatiques, et d’expérimentations audacieuses, il est depuis son origine le genre musical qui a le plus inspiré les autres styles, son étiquetage générique devenant caution de qualité. Déjà auteur d’une Anthologie du hard rock saluée par la critique, Jérôme Alberola analyse ce vaste mouvement et commente en détail les 160 disques qui en ont fait l’histoire de 1967 à 2009. Voici l’ouvrage le plus complet jamais réalisé en France, et peut-être ailleurs, « si belle somme », comme le décrit en préface Pierre Bordage, auteur le plus coté de la science-fiction française.

 

Interview (complétée avec l’aide de son ouvrage, pour être au plus proche de la pensée de l’auteur).

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Mandor : Avant cette anthologie du rock progressif, vous avez sorti une anthologie du hard rock. alberola-anthologie.jpgC’est une suite logique ?

 

Jérôme Alberola : La décennie glorieuse du hard rock, ce sont les années 80 et j’ai beaucoup écouté ce genre-là, quasi exclusivement d’ailleurs à cette époque. La meilleure culture musicale, on l’a en achetant des disques, en s’informant. Je lisais Enfer Magazine, Metal Attack, Hard Rock Magazine. C’étaient des magazines qui marchaient bien à l’époque, ils donnaient des données factuelles révélatrices. Mon livre sur le hard, c’est un hommage à cette époque et à cette musique là. Je voulais vraiment partager une passion. Le hard, c’est le premier genre musical au monde dans les années 80, si on cumule de tous les albums de hard vendus. Mon livre sur le rock progressif m’a paru effectivement une suite logique. J’en ai aussi beaucoup écouté et ça m’a permis de m’attacher au fait de la qualité musicale. Le prog, aujourd’hui, est nettement plus marginal, même si elle est super belle, sublime et sophistiquée. Le prog est né dans l’accompagnement, dans la croyance, dans la science triomphante.

 

Mandor : Justement, le rock progressif est arrivé quand ?

 

Jérôme Alberola : Comme tout le reste en ce monde sublunaire, la création musicale est le produit de son environnement. De manière plus générale, le monde des sixties est borné par deux évènements majeurs que sont, d’une part, la crise des missiles de Cuba (année de sortie du premier album des Beatles) et, d’autre part, le premier pas de l’homme sur la lune en 1969, le 21 juillet (soit quelques jours avant l’originel méga-concert hippie de Woodsock et quelques semaines avant la sortie de In the Court of the Crimson King de King Crimason, souvent considéré comme l’acte fondateur du rock progressif). J’explique dans mon livre quelles sont les conséquences de la progression économique enregistrée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale et la reconstruction qui s’ensuit en Europe (les Trente Glorieuses) sur le mouvement musical qui en est issu.

Mandor : Ecrire cette anthologie à été un travail fastidieux, je suppose.

 

Jérôme Alberola : Chaque chronique de disque fait deux à trois pages et je mettais au minimum six heures à l’écrire. Une heure pour écouter le disque, une heure pour réécouter en prenant des notes, le reste pour rédiger. J’ai commencé ce livre dans ma tête depuis des années.

 

Mandor : C’est quoi, pour vous, la définition du rock progressif ?

 

Jérôme Alberola : Il n’y a pas de définition, car c’est à la fois une musique très complexe, très large qui a cassé complètement les codes du rock, l’architecture dans la longueur des morceaux. Le progressif est spirituel. Sa vocation est de désincarner l’âme, au sens quasi-littéral, de faire sortir le mélomane de son carcan de chair, d’extraire l’homme de ses quotidiennes contingences matérielles pour l’élever au-dessus et l’emmener au-delà, dans des voyages en ailleurs spatio-temporels, afin de récolter les fruits rares des champs de tous les possibles, séjours mythologiques au verger des Hespérides.

 

Mandor : On associe cette musique avec des substances illicites. Les créateurs de ce genre musical et ceux qui les écoutent consommaient pas mal de drogues en tout genre, paraît-il…

 

Jérôme Alberola : Le recours à des substances psychotropes souvent associé au public fan ont conduit à identifier l’écoute planante ou onirique du rock progressif aux voyages astraux des sorties de corps, cosmiques pour les initiés. Il convient de préciser que cette musique constitue les meilleurs vecteurs et viatiques pour les réaliser.

Mandor : Le rock progressif est le seul rock qui n’est pas né, ne s’est pas développé en opposition à un contexte sociétal jugé négatif ?

 

Jérôme Alberola : Au contraire, même. Sa vocation initiale a été de s’inscrire pleinement dans son environnement avec la volonté d’aller plus loin dans la voie engagée, qu’elle soit concrète ou perçue. Certes, les premières formations du genre, issues directement ou inspirées du mouvement psychédélique, entendent proposer des alternatives au monde réel, mais celles-ci sont progressistes, incrémentales, voire sublimant la situation existante, mais non pas en rupture. On rêve alors d’une révolution qui soit la finalité d’une évolution amorcée et non pas la reconstruction après annihilation d’un mauvais système en vigueur. On ne tend pas vers le grand soir, mais vers les beaux jours.

 

Mandor : Pour découvrir le rock pro, vous conseillez quels groupes?

 

Jérôme Alberola : Pour commencer deux albums des Pink Floyd,  Wish You Were Here et Meddle. Les premiers Génésis, période Gabriel dont Foxtrot, un chez d’œuvre. Enfin, Yes avec Close to the Edge… Dans les années 80, il y a eu le renouveau du prog et là, je conseille tous les albums de Marillion. Ce groupe a fait progresser ce genre musical plus que quiconque. Le prog est devenu une pop progressive classieuse sans rien retirer des codes originaux du rock. Marillion est le groupe, tout genre confondu, le plus mélodique de l’histoire du rock. Ils ont eu les deux plus grands chanteurs (Fish et Steve Hogarth). Aujourd’hui, je conseille Opeth, du death metal progressif sublime et Dream Theatre, Birdfish, The Mars Volta et enfin Spock’s  Beard.

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Jérôme Alberola et Mandor, le 1er octobre 2010.

13 octobre 2010

Raphaël : interview (et photos) pour la sortie de "Pacific 231" !

Le 17 septembre dernier (près d’un mois déjà…), j’ai rencontré le chanteur Raphaël pour Addiction, le mag et pour  le site MusiqueMag. J’étais plutôt ravi parce que l’album « Pacific 231 » m’avait particulièrement plu.

Un bijou…

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17.09.10 Raphael 1.JPGRendez-vous m’avait été donné, un matin, à l’Hôtel Particulier, situé sur les hauteurs de Montmartre. J’arrive en premier (après avoir trouvé ce lieu somptueux avec beaucoup de difficulté). Dire qu’il faut montrer pattes blanches pour franchir les quelques portes fermées à clef (et particulièrement surveillées) est un euphémisme. Je m’installe sur un confortable canapé. Une jolie demoiselle veille à mon confort. « Tout va bien monsieur ? Vous n’avez besoin de rien ? ». J’aime la bienveillance professionnelle, mais mon éducation me fait répondre que « tout va bien ! », alors que j’avais très envie de boire un thé bien chaud. Sur ces entrefaits de la plus haute importance, deux attachées de presse de chez EMI arrivent. Je les connais depuis des années. On discute ensemble un moment assez long. Le chanteur, lui, arrive une vingtaine de minutes en retard.

-Excusez-moi, ce n’est pas tout à fait mon heure !

Après une petite minute de conversation, il me demande si c'est la première fois que l'on se voit.

-Non, c'est la seconde... pour le précédent album nous nous étions déjà vu une heure dans une suite de je ne sais plus quel palace parisien.

-Je me disais bien que je vous avais déjà vu quelque part. Je n'oublie personne... juste, je ne resitue pas toujours.

Nous nous installons dans le salon, à l’écart de tout le monde… voilà le résultat pour Addiction, le mag.

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Et voici, la version sensiblement identique, pour MusiqueMag.

Son clip du premier single, "Au bar de l'hôtel", censuré sur M6...

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 Raphaël et Mandor le 17 septembre 2010 à l'Hôtel Particulier, Paris. 10h30 du matin...

Pour finir, si vous souhaitez télécharger légalement (of course) le n°1 des ventes de cette semaine, rendez-vous ici.

 

09 octobre 2010

Mes livres de l'automne 2010 (2) : Pierre-Emmanuel Scherrer pour "Desert Pearl Hotel"

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Deuxième numéro de « Mes livres de l’automne 2010 ». Après Florence Dell'Aiera pour Catharsis, c’est Pierre-Emmanuel Scherrer pour Desert Pearl Hotel (La Table Ronde) qui m’a fait le plaisir de boire un coup avec moi, dans un bar (pas vraiment « hype ») à côté de mon travail… cela faisait un moment que nous envisagions une rencontre. Merci à lui de m’avoir facilité la tâche, ce 4 octobre, parce qu’en ce moment, ça devient duraille d’allier mes activités « rémunératrices » (et néanmoins passionnantes) et mes rencontres pour ce blog.

(Je ne précise d’ailleurs absolument pas que, débordé et ayant mal géré mon emploi du temps du jour, j’ai posé un lapin à Pierre-Emmanuel quelques heures plus tôt… je lui présente toutes mes excuses officielles.)

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Pour commencer, voici la deuxième de couverture : 

portrait Pierre.jpgPour Pandora Petersen, il n’y aura pas de Noël en famille. Doris, sa mère, vient d’être enterrée. Ellroy, son père et Tom, son frère, ont regagné l’Idaho. Dans son appartement de Los Angeles, la jeune femme rumine son chagrin jusqu’à ce qu’elle reçoive une lettre de condoléances glissée dans une gerbe de lys – les fleurs préférées de Doris. Son auteur, un certain Gil Sanders, conseille à Pandora de prendre contact avec Rebecca, une amie de sa mère, qui aurait, laisse-t-il entendre, des révélations à lui faire. Pandora ne supporte pas de se voir dicter sa conduite. Mais elle finit par appeler Rebecca Hamilton, qui l’invite à passer quelques jours chez elle, à Santa Fe. Au volant de sa Honda délabrée, la jeune femme entame un étrange voyage en forme de jeu de piste. Messages sybillins, rencontres tour à tour inquiétantes et cocasses ponctuent sa route. De motels miteux en snacks déserts, de serveurs taciturnes en pompistes tatoués, d’embouteillages urbains en tempêtes de neige, elle se rapproche, sans le savoir, d’un secret bien gardé. 

 

L’auteur :

 

Pierre-Emmanuel Scherrer est né en 1976. Il vit à Toulouse, où il exerce la profession d'avocat. Co-fondateur en  2003 d’Anabase, il part aux États-Unis en 2007 avec son groupe de musique pop pour une traversée d’est en ouest, de New York à San Francisco. Des chansons naissent de ce voyage, puis Desert Pearl Hotel, son premier roman.

Ici, le site de la BO du livre...

 

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Mandor : Musicien, écrivain, avocat. Une triple vie, ça s’organise ?

 

Pierre-Emmanuel Scherrer : C’est comme dans les romans de James Ellroy où les types sont à la fois agent de la CIA et agent de la Mafia. Moi, je fais avec le même sérieux toutes mes activités. Je tente d’être rigoureux dans la musique et la littérature et un peu funky dans le droit. Le droit, c’est mon activité de jour et le reste, ma double vie de la nuit. Dans le cerveau, il faut juste compartimenter tout ça.

 

anabase.jpgM : On se rencontre pour évoquer ton livre, mais il faut préciser que ta passion première est la musique…

 

P-E S : Même si j’ai toujours voulu écrire, j’ai commencé par faire de la musique. J’ai commencé avec Clara, l’aventure d’Anabase en 2003. Anabase, je le précise, est le groupe de musique qui a signé la BO du livre. Ce groupe tourne en indé avec des moyens plus que raisonnables. On est allé voir pas mal de maisons de disque pour développer le projet. Elles étaient assez réceptives, mais avaient du mal à nous mettre dans des cases. Elles ne savaient pas si c’était de la chanson française, de la variété, du rock, de la pop… donc, résultat, nous sommes restés indépendants. Avec notre 2e album, Le bonheur flou, on a fait pas mal de scène…

 

M : Anabase a donc composé la bande originale du livre…

 

P-E S : Au début, on voulait simplement faire un album sur les États-Unis. Clara et moi, on a traversé les États-Unis en 2007, de New York à San Francisco dans le but de rencontrer Clint Eastwood. Si nous sommes allés dans son ranch et avons rencontré son compositeur, nous n'avons pas vu le comédien réalisateur… le personnage est insaisissable. C’est un type qui se cache. Il ne veut répondre à aucune sollicitation, sinon, il ne ferait que cela. On voulait faire un album sur une fille qui avait envie de se perdre dans les grands espaces et en même temps, dans les yeux bleus de Clint Eastwood. En faisant cette traversée, on a créé un personnage qui s’appelle Pandora Peterson. Je photographiais dans les motels Clara déguisée en Pandora. On captait une sorte d’ambiance esthétique pour capter, par ce biais, un univers visuel. Ce disque aurait dû être un concept album avec une fille que l’on retrouve de chanson en chanson, avec une histoire développée dans un livret. Pour des raisons de coûts assez importants, nous avons abandonné l’idée. De plus, l’histoire débordait du cadre initial et a pris plus d’importance que la musique. Au final, le livre est le support principal autour duquel nous avons créé la musique. Actuellement, on continue à écrire la musique, c’est un projet évolutif.

 

clara lit.jpgM : Sur scène, du coup, il y a des lectures du livre…

P-E S : Oui, on a à la fois des lectures proprement dites, des lectures musicales, des chansons classiques et des instrumentaux. Il y a toute une panoplie de possibilité qu’on essaie de développer sur scène. Avec ce concept, on commence à intéresser des libraires et des festivals de littérature. Ca donne une promo un peu décalée au livre et au disque correspondant, en vente sur internet.

 

 M : C’est un road movie. Il y a donc beaucoup de scènes qui se déroulent sur la route (lapalissade !). Il y a beaucoup de neige, de bouchons, de routes dont le décor ne change que très très lentement, de serial killers, en vrai ?

 

Il se marre.

 

 P-E S : Le coup du serial killer, c’est pour pasticher la littérature américaine et le cinéma américain. Dès que tu vois une fille seule dans une voiture dans les films américains, tu as tout de suite une musique angoissante et tous les clichés déboulent. Moi, je me suis amusé à distiller des fausses pistes.

 

M : Y a-t-il dans ce livre des souvenirs qui te sont réellement arrivés ?

 

P-E S : Aucun. Les seuls trucs persos qu’il y a dans ce livre sont certains lieux où on est passé. Notamment au dessus de Santa Fé où il y a toute une région désertique. Ces routes, tu les as tellement vues au cinéma qu’elles peuvent vraiment t’inspirer.

 

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M : Il est question des rapports filles-mères dans ce roman.

 

 P-E S : Au début du livre, Pandora perd sa mère. Avec Clara, on a eu ensemble cette idée, la veille de son accouchement de notre petite fille et nous allions enregistrer notre chanson Stabat Mater. Quand on est sur le point d’avoir un enfant, on a un sentiment très fort de filiation qui se crée. Je pense qu’il n’y avait pas de hasard sur le fait de capter les sentiments qu’avait Pandora vis-à-vis de sa mère.

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M : Comment écris-tu ?

 

P-E S : J’écris sans plan. J’avais envie de me laisser porter par les évènements qui arrivaient à mon héroïne à mesure qu’elle conduisait. Je voulais qu’elle me surprenne moi-même pour parvenir à surprendre moi-même le lecteur.

 

 avocat.jpgM : Tu t'adonnes à cette activité depuis longtemps ?

 

P-E S : J’ai écrit pas mal jusqu’à l’âge de 28 ans et je me suis aperçu que j’écrivais sous perf’. J’étais très inspiré de mes auteurs préférés. Bataille, Houellebecq et pas mal d’auteurs américains. Quand je me suis rendu compte que mon écriture était un peu sous influence, j’ai posé le stylo pour réacquérir mon propre style. Je voulais trouver une impulsion qui venait de moi et pas être dans la répétition de ce qui avait déjà été fait. J’ai recommencé à écrire il y a deux ans avec ce projet là. J’ai essayé d’avoir une voix, un ton particulier dicté par le personnage principal du roman.

 

M : Ton héroïne, Pandora est malheureuse, un peu paumée…

 

P-E S : Elle ne maîtrise plus rien du tout dans l’histoire qu’elle vit. Je n’ai pas voulu la rendre sympathique. Elle a côté mytho, paranoïaque. C’est intéressant de triturer ses personnages, non pas dans la laideur, dans la vérité de l’être humain qui n’est jamais tout beau ou tout laid. Une belle personne peut avoir quelques dévoiements. J’aime rentrer dans les petits travers que l’on a finalement tous.

 

36360_396943782990_600577990_4258567_3172349_n.jpgM : La Maison d’édition La Table Ronde a accueilli comment ton livre ?

 

P-E S : Je l’ai envoyé par la poste et ils m’ont rappelé très rapidement. Mes deux éditrices, Alice et Françoise  ont eu un vrai boulot éditorial et littéraire. Elles m’ont fait retravailler certains passages. Pour autant, ce n’était pas non plus laborieux.

 

M : Ton livre est sorti en pleine rentrée littéraire, qu’en penses-tu ?

 

P-E S : Je suis noyé par les baleines de l’édition. J’ai fait confiance à la maison de disque… je pense que c’était un bon choix. Pour un premier roman, la rentrée littéraire, ça donne un peu le frisson. Bon, j’ai eu un peu de presse. pierre concert.jpg

 

M : Élogieux, les articles, dis donc. Le Monde notamment a eu un vrai coup de cœur.

 

P-E S : Oui, ça me fait plaisir… c’est le genre d’article qui incite à continuer.

 

M : Ma question idiote à laquelle tu n’échapperas pas. Aimerai-tu vivre de ta plume et uniquement ?

 

P-E S : Évidemment, mais à moins d’être best-seller systématique, ce ne doit pas être si confortable que cela. Les écrivains de métier doivent avoir une sacrée pression. Ils doivent connaître la fameuse peur de la page blanche. Avoir un autre métier permet de libérer une soupape. Moi, j’écris de manière quotidienne, mais parcimonieusement.

 

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Pierre-Emmanuel Scherrer et Mandor, le 4 octobre 2010...

05 octobre 2010

Elodie Frégé : interview pour la sortie de "La fille de l'après-midi"

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Quatre ans après Le Jeu des 7 erreurs (qui m’avait déjà permis de mandoriser Élodie Frégé, « à l’ancienne »), la belle est de retour avec un nouvel album, La fille de l'après-midi.  Il est à la fois d’une sensualité débordante, moins pudique que le précédent et très orageux. Celle qui chantait avec sensualité « La ceinture » reste donc dans le même univers : celui des désordres amoureux. Les textes sont écrits dans leur totalité par elle-même.

frégé.jpgCe jour-là, le 10 septembre dernier, nous sommes arrivés (avec mon cameraman Julien) très à la bourre. Pour MusiqueMag, nous sortions d’une autre interview (Jennifer Ayache) et avions mal jaugé le temps qu’il nous restait à parcourir pour rejoindre le Studio des Ursulines. Le métro le plus proche du lieu de rendez-vous est… très loin. J’appelle l’attachée de presse pour lui signifier notre retard. Elle me répond qu’elle va intervertir avec celui qui devait passer après nous. En arrivant, je croise donc mon ami William Réjault qui n’hésite donc pas une seconde à piquer mon tour, le sagouin ! Pour info, chez lui, sa rencontre avec Élodie Frégé donnera ce résultat (voyez à quel point je suis partageur…).

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Notre tour arrive, Élodie nous claque la bise (comme elle le fait à chacun des journalistes ou cameramans à qui elle donne des interviews). Elle n’a pas changé. Toujours ce mélange de gentillesse, de bienveillance, de timidité, de nervosité que je trouve très touchant…  On commence avec une version acoustique de « La fille de l’après-midi », dont elle n’est pas satisfaite. Ses deux musiciens estiment que « ça allait très bien » (pas envie de recommencer). Elle semble contrariée qu’ils soient déjà sortis fumer leur clop. Je tente de la rassurer, sans succès.

 Dans l’interview, elle revient sur sa collaboration avec Benjamin Biolay, nous donne des précisions sur cet album et parle cinéma. Rappelons que le 10 novembre prochain, elle fera ses débuts au cinéma dans le film de François Ozon, Potiche. La chanteuse va interpréter le rôle de Catherine Deneuve, jeune, dans les différents flashbacks du film.

Voici quelques photos du set acoustique…

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Élodie Frégé et Mandor le 10 septembre 2010.

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