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25 septembre 2010

Mes livres de l'automne 2010 (1) : Florence Dell'Aiera pour "Catharsis"

Après la longue série de « Mes livres de l’été 2010 », je passe à "Mes livres de l'automne 2010". Un sacré concept ! Je poursuis donc, de saison en saison, mes rencontres avec les auteurs dont je lis les livres…

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Aujourd’hui, place à Florence Dell’Aiera, pour son livre Catharsis sorti chez Morey Éditions, dont voici la 4e de couverture :

 

« Juillet 2012. Salomé Delmas a dix-sept ans et le bac en poche. Elle pense pouvoir se reposer avec sa meilleure amie, Jasmine, dans le manoir provincial de Zaphir Cohen, jeune acteur en pleine ascension. Ce lieu, dont Salomé ne connaît rien et qui pourtant lui semble très familier, sera celui de sa propre transformation.

Elle connaîtra l’amour et les affres d’un lointain passé la reliant aux victimes cathares. Son salut, et celui de ses amis passeront par son combat avec Robert le Bougre, célèbre inquisiteur aux ambitions démesurées .

 

Ce premier tome de la saga troublante de Zaphir & Salomé signe le départ d'une quête d'identité conduisant le lecteur d'un monde basique et quotidien au fantastique. Salomé se voit révéler une bouleversante mission, faisant d'elle bien plus qu'une simple adolescente.

 

Qui sommes-nous vraiment, qui croyons-nous être ?

Que cachent nos perceptions, nos craintes et nos rêves ?

Comment oser être soi-même voire... beaucoup plus ? »

 

Petite présentation de l’auteur(e) : Après des études de psychologie et de conseil conjugal, Florence Dell’Aiera est devenue psychothérapeute et assistante Ressources Humaines. Utilisant ses diverses expériences pour élaborer histoires et personnages, c’est à travers l’écriture fantastique qu’elle trouve sa voie. Elle se consacre aujourd’hui à l’écriture.

 

J’ai donné rendez-vous le 14 septembre 2010 avec la flamboyante et passionnée Florence Dell’Aira dans ma "cantine" (brasserie en face du Grand Rex !). Une heure montre en main, pour faire sa connaissance et en savoir plus sur cet ouvrage.

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Mandor : L’écriture est arrivée dans votre vie de quelle manière ?

 

Florence Dell’Aiera : Elle a toujours été en moi, même si, curieusement, au départ, je me destinais à une carrière de comédienne. J’ai commencé par l’écriture de scénarios de courts et longs métrages.

 

M : Vous avez écrit Catharsis, puis vous l’avez et proposé à des éditeurs ?

 

FD : Pas du tout. La mairie de ma ville était au courant que j’écrivais et m’a demandé de participer à leur salon du livre. Je n’avais que des manuscrits et rien de publié. J’ai donc décidé de monter ma propre maison et je me suis lancée. Ce n’est pas plus compliqué que ça. En même temps, je ne suis pas en train de vous dire que c’est facile de créer sa maison d’édition.

 

M : Comment avez-vous travaillé à partir du moment où vous avez eu le squelette de votre livre ?

 

FD : J’aime avoir les fiches psychologiques de mes personnages de manière à m’y référer lors de l’écriture. Il faut que tout soit logique et crédible dans la personnalité des uns et des autres. Il y a de ma part presque un jeu de comédie.

 

M : Vous voulez dire que les personnages entrent en vous corps et âme?

 

FD : Oui, je suis complètement happé par eux. Quand je suis en phase d’écriture, je suis dans l’histoire. Sans parler de dédoublement, je n’en suis pas loin. Ce que je peux vous affirmer c’est qu’il y a quelque chose de charnel, de jouissif quand j’écris.

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M : Catharsis parle de fantômes, de réincarnations, de mondes parallèles, de pouvoir, d'immortalité, de manuscrit perdu, de choses cachées, de croyances, de multiples possibilités… il faut croire à ces choses là pour les écrire, non ?

 

FD : Y croire ou ne pas y croire n’est pas important, c’est juste une histoire de ressenti. Je suis réceptive à certaines choses, c’est tout. Quand on rentre dans un lieu, on ressent quelque chose, le lieu parle, c’est une évidence. En tout cas, j’ai grandi avec ces sensations et ça me nourrit au quotidien et dans mes écrits.

 

M : Vous avez l’impression d’avoir vécue dans une autre vie ?

 

FD : En gros, c’est très simple. On va dire que j’ai une petite voix et que cette petite voix me dit de faire certaines choses. J’obtempère. Si je devais me résumer, je dirais que j’ai les pieds bien sur Terre et la tête dans les nuages.

 

M : C’est un roman que l’on peut qualifier de « fantastique » ?

 

FD : Les gens ont besoin de repères, alors, oui, disons que c’est un roman « fantastique », mais un « fantastique léger ». Beaucoup de femmes qui ont lu ce livre et qui n’avaient jamais ouvert une page d’un roman fantastique sont quand même rentrées dedans. Je fais en sorte que ce qui arrive à mes personnages puisse m’arriver à moi du jour au lendemain.

 

M : Le plus difficile, c’est de rester crédible tout en écrivant une histoire frisant le surnaturel ?

 

FD : Il faut trouver le bon équilibre dans le va-et-vient entre le réel et le fantastique. Passer de l’un à l’autre sans que le lecteur se dise que c’est tiré par les cheveux.

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M : Maintenant que le livre est bien là, palpable, et qu’il va mener sa vie, comment vous sentez-vous ?

 

FD : Je compare mon état comme celui d’un comédien qui arrête d’interpréter son rôle. Il a joué quelques mois une pièce de théâtre avec d’autres comédiens qui sont devenus sa famille et quand s’arrête la tournée, il y a un deuil à faire. On a créé quelque chose, il faut pouvoir le lâcher. Salomé et Zaphir font partie de mon quotidien, mais ils vivent désormais leur vie.

 

M : La fin du livre laisse présager une suite…

 

FD : Oui, Catharsis est le premier volet d’une trilogie… mais je compte écrire les deux prochains tomes de manière à ce qu’ils se lisent indépendamment.

 

M : Quand on écrit, c’est difficile de faire abstraction de soi même ?

 

FD : C’est pour ça que j’ai mes fiches psychologiques des personnages. Pour ne pas me laisser aller à des considérations personnelles permanentes.

 

M : Il y a le rapport mère-enfant doublement évoqué dans ce roman. L’amour fusionnel n’est pas vécu de la même façon…

 

FD : Le transgénérationnel me passionne, les secrets qui peuvent passer de génération en génération… Je fais l’analogie avec le monde des fantômes. Ce sont souvent des choses qu’on ne voit pas et pourtant qui s’imbriquent dans notre histoire. Pour tout vous dire, je prépare le terrain du deuxième tome. Je suis obligé de glisser quelques informations non essentielles dans ce premier volet, pour développer le second. Il y une lecture basique et fantastique, mais il y a aussi une lecture psychologique si l’on creuse un peu. Le fantastique pour le fantastique ne m’intéresse pas.

 

M : Pour une jeune maison d’édition, je suppose qu’il est difficile de faire connaître son premier roman …

 

FD : Je m’y attèle avec acharnement en tout cas. Quand on débarque comme ça, il faut se différencier en étant crédible et original. Il faut sortir du lot, tout en respectant certaines normes. Je me prends au jeu, j’aime ça. J’ai vraiment envie de faire les choses correctement, lentement, mais sûrement. La ligne éditoriale sera fantastique, ésotérique, thriller. Je m’apprête à publier un deuxième roman, celui de mon mari, Michael Morey.

 

M : Et Catharsis au cinéma, ce serait un fantasme absolu pour boucler la boucle ?

 

FD : Oui, j’aimerai trouver un réalisateur qui s’emparerait de mon livre en comprenant mon univers et en y adhérant. Revenir au cinéma serait très drôle… chasser le naturel, il revient au galop !

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Mandor et Florence Dell'Aiera le 14 septembre 2010, après l'entretien.

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