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08 septembre 2010

"Elle s'appelait Sarah", le film: Projection privée et interviews

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Julia Jarmond, journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, enquête sur l'épisode douloureux du Vel d'Hiv.
En remontant les faits, son chemin croise celui de Sarah, une petite fille qui avait 10 ans en juillet 1942.
Ce qui n'était que le sujet d'un article devient alors, pour Julia, un enjeu personnel, dévoilant un mystère familial.
Comment deux destins, à 60 ans de distance, vont-ils se mêler pour révéler un secret qui bouleversera à jamais la vie de Julia et de ses proches ?
La vérité issue du passé a parfois un prix dans le présent...

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 Julia : l'éblouissante Kristin Scott-Thomas.

 

37744_143707072321427_108349532523848_349902_2334899_n.jpgVous êtes nombreux à avoir lu le livre de Tatiana de Rosnay : « Elle s’appelait Sarah », livre vendu à plus de 2 millions d’exemplaires (voir la vidéo de « 1000 feuilles » avec l’auteur) et qui a fait de Tatiana de Rosnay l’auteur français la plus lu en Europe (autre rencontre là). C’est un roman qui touche au cœur et qui a fait beaucoup pour le devoir de mémoire.

 

(Personnellement, j’avais expliqué, lors de ma toute première rencontre avec elle, pourquoi ce livre était important dans ma vie).

 

Le 13 octobre prochain, « Elle s’appelait Sarah » sort dans sa version filmée. Un film de Gilles Paquet-Brenner avec Kristin Scott-Thomas, Mélusine Mayance, Niels Arestrup, Frédéric Pierrot.
Adaptation fidèle du roman. De l’émotion tout en finesse, pas d’esbroufe, des comédiens hors pair. J’avais peur d’être déçu.

 Je ne l’ai pas été.

 

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 Sarah : la phénoménale Mélusine Mayance.

 Les Éditions Héloïse d’Ormesson ont invité lundi une cinquantaine de personnes pour une projection privée…

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Avant la projection, Tatiana de Rosnay (l’auteur), Héloïse d’Ormesson et Gilles Cohen Solal (les éditeurs) ont expliqué avec humour l’histoire magique du livre et de son succès fulgurant, puis ont remercié le public présent.

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 Après la projection, un cocktail a été organisé… Mandor en a profité pour interroger 3 personnes.

 Interviews flash de Tatiana de Rosnay, sa fille Charlotte Jolly et Héloïse d’Ormesson.

 

Tatiana de Rosnay : 

 

Mandor : Tu sors de la projection. Je sais que ce n’est pas la première fois que tu vois ce film.

 

Tatiana de Rosnay : C’est la troisième fois et à chaque fois c’est énormément d’émotion. Là, je l’ai vu assise à côté de ma fille Charlotte. Elle était en larmes. A chaque fois que je vois ce film, je suis bouleversée, tout remonte.

 

 

M : Tu ne t’es jamais sentie trahie dans cette adaptation ?

 

TdR : Jamais. Pas un moment. Ce sont mes personnages, c’est ma Sarah, c’est ma Julia. Tout est là.

  

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 Tatiana de Rosnay et la comédienne qui incarne Sarah, Mélusine Mayance

M : Je me souviens que lorsque je t’ai interviewé pour la sortie du livre, nous parlions d’une éventuelle adaptation au cinéma, à l’époque, absolument pas d’actualité. Tu me disais que s’il y en avait une, tu aurais bien vu Kristin Scott Thomas dans le rôle de Julia…C’est fou, ça !

  

P1030645.JPGTdR : Il y a une magie autour du livre. Cela dit, j’ai quand même galéré trois ans pour le faire publier. Je n’y croyais plus. J’ai écrit ce livre entre 2002 et 2005. C’est Héloïse d’Ormesson et Gilles Cohen-Solal qui ont miraculeusement cru en moi à un moment où j’étais persuadée que ça n’allait jamais se faire. Pour moi, c’est une aventure humaine très riche et passionnante.

 

M : Ressens-tu de la fierté à voir ton nom au générique de ce film ?

 

TdR : Non, je ressens une incrédulité totale. J’ai l’impression que je vais me réveiller demain en ayant rêvé. J’essaye de savourer tout ce qui m’arrive, mais j’ai du mal.  

 

Charlotte Jolly de Rosnay (fille de Tatiana):

 

Mandor : Alors, ce film tiré du livre de ta maman?

 

Charlotte Jolly de Rosnay : Je l’ai regardé avec un sentiment de fierté du travail de ma mère. Dans le film il n’y a pas de « trop », c’est sobre et émouvant. Moi, j’avais commencé à lire le livre et comme je suis très très sensible, j’ai eu du mal à le continuer. Maintenant, ça me donne envie de finir le livre et d’être encore plus fière de ma mère. Ça m’a tellement remuée que là, vraiment, je suis complètement…

 

Elle ne termine pas sa phrase.

 

M : Ta mère m’a dit que tu avais pleuré.

 

 

CJdR : J’ai pleuré plein de fois pendant la projection. Je tenais très fort la main de ma mère. Je n’oublierai jamais ce moment.

 

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 Héloïse d'Ormesson, Tatiana de Rosnay et sa fille Charlotte Jolly après la projection.

M : Ce film t’a-t-il renvoyée à des choses personnelles avec ta maman ?

 

CJdR : Je me suis rappelée au début, quand ma mère était malheureuse parce que personne ne voulait de son livre. Il y a eu beaucoup de moments de tristesse avant qu’ « Elle s’appelait Sarah » ne soit publiée. Le fait que maintenant tout se réalise pour elle, ça me rend la plus heureuse des filles.

 

 

M : Comment tu vis sa nouvelle notoriété ?

 

CJdR : Je suis vraiment très très fière d’elle. En plus, elle n’a pas changé. Elle n’a pas du tout un caractère à avoir la grosse tête. Elle sait parfaitement gérer sa nouvelle célébrité, ce qui me rend encore plus fière d’elle.

 

M : Ça te donne envie d’être écrivain également ?

 

CJdR : J’aimerai bien avoir son talent. Moi aussi j’aime beaucoup écrire et lire et je dois avouer que ma mère est un bel exemple à suivre.

 

Héloïse d’Ormesson :

 

Mandor : C’est la seconde fois que vous voyez le film. Vous en ressortez comment ?

 

Héloïse d’Ormesson : Cette fois-ci, je n’avais pas de mouchoirs et ça m’a beaucoup manqué. C’est un film merveilleux, on est vraiment transporté. J’ai trouvé que c’était une adaptation extraordinaire, très fidèle. Mais une adaptation fidèle doit aussi se réapproprier le texte pour le bien du film. Il faut gommer certaines choses, en gommer d’autres. Tout le travail d’adaptation, c’est quand même de transformer un roman en un film réussi. Il y a des petits aménagements, mais qui sont pour le meilleur du scénario et pour une transposition à l’écran. C’est bizarre, les émotions du livre et du film ne viennent pas des mêmes scènes…

  

M: Est-ce que l’éditrice à son mot à dire pour une adaptation ?

 

 

Hd’O : L’éditrice n’a strictement rien à dire, éventuellement l’auteur pourrait mettre son grain de sel. Quand on en parlait avec Tatiana, elle me disait qu’elle ne voulait surtout pas interférer. Je l’ai d’ailleurs encouragé dans ce sens en lui disant que ce n’est jamais très bon pour l’auteur qui risquerait de se crisper et de ne pas comprendre certains choix. Il faut éviter les frictions inutiles et faire confiance aux adaptateurs. C’est un peu comme l’auteur qui doit faire confiance à son éditeur, là l’éditeur et l’auteur doivent faire confiance au réalisateur et au scénariste. C’est ce qu’on a fait et on ne le regrette absolument pas.

 

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M : Avec le recul, l’histoire du livre en lui-même est belle, non ?

 

Hd’O : Il doit y avoir un ange gardien, une étoile quelque part qui veillent sur cette Sarah sur toutes ses formes. Cette étoile est extrêmement protectrice. Je dois signaler que Tatiana de Rosnay a été associée au lancement et à la promotion du film et c’est très rare. L’histoire autour de Sarah est folle. Ce livre, d’un seul coup, à transformé la vie de ses lecteurs, de son auteur et de son éditeur. C’est ça un beau livre…

 

Pour finir, la bande annonce du film :

 

 

Commentaires

Peu de dire que je suis impatient de voir le film ! ;-)
A vite, les aminches !

Écrit par : Fred | 12 septembre 2010

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