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13 août 2010

Mes livres de l'été 2010 (6) : Laurent Brard pour "Le fils des brûlés"

Chaque année, sur ce blog, je consacre de nombreuses notes estivales sur mes lectures du moment. En cet été 2010, je ne vais pas faillir à la règle. Je vais vous présenter un choix de livres lus et appréciés quasi en temps réel. Évidemment exhaustif, le choix. Il y aura quelques livres de la nouvelle collection « Nuit Blanche » dirigée par Denis Bouchain chez Plon. Une collection de thriller 100% français. Mais, il n’y aura pas uniquement ce genre littéraire. Au programme aussi, Héroïc Fantaisy, roman épistolaire et roman dit « blanc», donc « normal ».

 

Après Thierry Brun pour Surhumain, Samantha Bailly pour Lignes de vie, Laurent Terry pour Usurpé, William Réjault pour Tous ces jours sans toi, Christine Spadaccini pour Le voyage en argentique, voici mon sixième invité, Laurent Brard pour Les fils des brûlés.

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La quatrième de couverture :

« Sarole. Une petite ville tranquille où il ne se passe jamais rien.
Flic sans ambitions, au placard depuis douze ans pour avoir laissé se commettre le meurtre de la jeune Cécilia, Oscar Bellem est sur le point de mettre un terme à sa carrière. Dans cet endroit retiré, il espère oublier, tirer un trait sur le passé.
Mais derrière son apparence tranquille, Sarole cache un secret. Une ombre se faufile entre les morts.
Cécilia n'a jamais été aussi proche.

Laurent Brad est aussi l'auteur de Cargo, primé par les Ancres Noires du Havre. »

 

Laurent Brard est donc le troisième auteur de la collection « Nuit Blanche » qui a accepté de venir à ma rencontre. Toujours au même endroit. Ce fameux bar jouxtant le Grand Rex…

Laurent Brard, il faut lui faire la ola. Rendez-vous compte, il est venu de loin, de très loin, le bout du monde…juste pour ce blog.

Caen.

Je sais, c’est impressionnant.

Merci à lui !

 

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- Comment as-tu "atterri" dans cette collection, chez Plon ?

 

- C’est en participant à la deuxième édition du concours Blogauteurs, qui finalement ne s’est pas tenue… j’ai été sélectionné dans les 4 ou 5 finalistes. Denis Bouchain m’a contacté et nous avons retravaillé mon roman parce qu’au départ, « Le fils des brûlés » était plus un synopsis de scénario, avec son aide précieuse,  je l’ai transformé en véritable roman.

 

4634467_ddb24a23f9_m.jpg- Un premier livre et déjà une publication dans une grande maison d’édition. C’est rare !

 

- D’autant plus que c’était la première fois que je tentais l’expérience. J’ai eu des critiques et des notes sur des films qui ont été éditées et puis une nouvelle aussi.

 

-Tu as écrit des scénarios pour le cinéma et la télé…

 

- Oui, pour ne rien te cacher, j’ai écrit un scénario destiné à un court métrage pour lequel j’ai eu un contrat qui a finalement capoté. Ca m’a dégouté un petit moment. C’était beaucoup de boulot pour rien. Je tiens à préciser qu’au départ, je suis plus cinéma que littérature. J’ai un Bac 3 de cinéma, j’ai suivi les cours de la cinémathèque française à Paris et j’ai écumé toutes les salles obscures de Saint-Germain.

 

- Ton héros, Oscar Bellem est comme toi. Il n’a pas réussi dans l’écriture pour le cinéma, il a fait un autre métier. Lui flic, toi, éducateur spécialisé dans un centre d’action sociale à Caen.

 

- Il y a un peu de moi dans Oscar, mais pas entièrement, heureusement pour ma famille et ceux que j’aime. En tout cas, l’idée de créer un anti héros me plaisait bien. J’apprécie les choses très marquées, très stéréotypées, alors j’aime bien créer des personnages et des situations un peu décalées. Le personnage principal l’est complètement. Un gars à la Eastwood, genre le cowboy qui passe son temps à tomber de cheval, qui tient droit dans ses bottes, mais qui marche de travers. Oscar Bellem ne se sent jamais à sa place. Humainement, il a plein de failles.

 

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- « Les fils des brûlés », c’est un peu comme un Colombo, on connait l’assassin dès le début de l’histoire.

 

- Ca aussi, c’est volontaire. Je voulais tout livrer au lecteur dès le départ. L’intrigue ne se joue pas là. Ce qui m’intéressait, c’est ce qu’il se passait entre les personnages, toutes les ambiances, les destins qui s’entrecroisent… Je travaille beaucoup sur les interactions entre un environnement et les personnages et sur ce que cela peut provoquer.

 

- Tu situes l’action dans un village qui n’existe pas, mais qui ressemblent à certains. Les habitants y sont très croyants et même, pour bon nombre, pratiquants. Il est difficile de faire la part des choses entre la rumeur, la légende et la vérité… ce n’est pas pratique pour démêler les fils de l’enquête.

 

- Déjà, l’idée d’inventer un lieu me permettait d’être complètement libre, mais je précise qu'il est inspiré de quelques patelins que je connais. Tout ce qui tient des traditions et de la légende m’inspire beaucoup. Généralement, ça nous renvoie à nos propres croyances, nos histoires, à un passé familial que nous ne connaissons pas vraiment. La transmission, ça me fascine complètement.

 

- Ce polar n’est pas tout à fait un polar... enfin, pas seulement. Il y a aussi du fantastique.

 

- La difficulté que j’ai eu, c’est de mettre en parallèle des codes sans complètement les fausser, mais sans complètement tomber dedans non plus. Je navigue entre le réel et le délire. Le fantastique est présent dans la manière dont les gens interprètent ce qu’il y a devant eux. Jouer avec le fantastique, c’est bien si on se rappelle qu’il faut revenir vers le réel. Il faut garder une certaine crédibilité.

 

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- L’ambiance du village de ton roman m’a fait penser à celle du film de Claude Chabrol, Le Boucher. Même si l’histoire n’a aucun rapport, tu es d’accord avec moi ou je viens de dire une grosse bêtise?

 

- L’univers de Chabrol m’influence beaucoup, c’est vrai. Ca fait du bien à l’ego ce que tu me dis, mais, en même temps, je fais gaffe parce que tu parles d’un géant et je ne suis pas du tout à son niveau. Tu évoquais aussi tout à l’heure, en off, de Georges Simenon. Il faut raison garder. En tout cas, tu as choisi le bon film. Oui, Le boucher n’est pas aux antipodes des ambiances de mon livre. Des choses qui fonctionnent en vase clos, les non dits ne me sont pas étrangers. J’aime bien aussi flirter avec la caricature et avec l’absurde. Ca m’amuse.

 

- Il y a aussi de l’amour dans ton roman.

 

- Ca m’a permis d’aérer aussi l’ambiance parfois un peu pesante.

 

- Quel retour as-tu du « Fils des brûlés » ?

 

- Les interprétations de ce qu’on a écrit sont parfois un peu surprenantes. J’ai remarqué que les lecteurs lisent une histoire par rapport à ce qu’ils sont, ça veut dire que les gens s’approprient le livre. C’est très bien ainsi, car je n’ai pas voulu véhiculer un message quelconque.

 

- Il y aura une suite des aventures d’Oscar Bellem ?

 

- Au début, ça me paraissait compliqué et puis, ça y est, j’ai trouvé une issue pour garder Bellem. Je repars avec lui dans une autre ambiance, dans un autre lieu avec une personnalité qui va changer et parfois même se dédoubler. J’ai démarré l’écriture, mais je ne peux évidemment pas t’en dire plus.

 

- L'ambiance générale sera fantastique ?

 

- Oui. Je peux même te dévoiler que ce sera très mystérieux. Encore plus que « Le fils des brûlés ».

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Commentaires

Laurent vient de Caen et moi on ne sait pas quand! ;) Trêve de plaiz, merci à toi de cette nouvelle rencontre "attire-lire" (même si ma tirelire te dit pas merci!)

Écrit par : Kiki | 13 août 2010

Je suis à ton service ma Kiki ! Pleins d'autres auteurs arrivent bientôt... tu devrais y trouver ton compte. Mes hommages !

Écrit par : Mandor | 14 août 2010

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