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31 juillet 2010

Sébastien Agius : interview du premier (et unique) gagnant de X Factor.

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- Allo ! C’est Marion ! Veux-tu interviewer Sébastien Agius pour tes journaux et MusiqueMag ?

- Qui ?

- Sébastien Agius, le gagnant de X Factor.

- Ben, je ne connais pas du tout. Et tu sais, on a plein d’interviews pas encore mises en ligne sur le site. Je ne préfère pas, alors.

- Va écouter quelques titres de son album à venir sur son MySpace et tu me diras ce que tu en penses.

- OK ! Tu peux m’appeler demain, si tu veux.

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Le lendemain :

- C’est Marion! Alors, tu as jeté une oreille attentive ?

- Oui, j’aime bien la voix du garçon. Et puis, j’ai un peu enquêté sur lui. Il a un passé artistique déjà conséquent et semble humble et sympathique. Je prends, pour l'instant au moins pour MusiqueMag. 

 

29414_113908918649030_113905131982742_78257_2684110_n.jpgAinsi, le 6 juillet 2010, je me retrouve dans un bar branché de Paris, situé à côté de l’Olympia.

C’est la toute première journée promo de Sébastien Agius (qui sort son album Ma chance à la fin du mois de septembre). Avant de rencontrer le chanteur, je vois l’attachée de presse et la chef de projet. Cette dernière me met dans les mains le disque de l’album, complet, (que je demandais depuis une semaine). Je lui fais remarquer qu’elle me donne un disque qu’il aurait été préférable que j’écoute tranquillement avant que je vienne l’interviewer. Au moins la veille. Elle prétend qu’elle les a justement reçus la veille. « Et puis, là, c’est une interview pour le single, pas pour l’album ! ».

Ce genre d'argument me laisse toujours dubitatif. Je ne sais pas ce que l’on peut raconter à un artiste pendant 30 minutes, juste sur un single, mais bon… les bizarreries des maisons de disque...

Ceci étant, on trouve toujours des questions, mais c'est moins poussé artistiquement.

 

06.07.10 Sébastien Agius 1.JPGJe vois arriver un jeune homme lumineux, souriant, sûr de lui (mais sans être prétentieux), avec un discours qui prouve que ce nouvel artiste a la tête bien vissée sur les épaules. Avant l’interview, nous conversons, notamment de La Réunion, île sur laquelle j’ai vécu deux ans et qui accueille actuellement, une partie de ma famille (dont mon père). Sébastien Agius aussi à passé sa jeunesse là-bas et ses parents y vivent encore. Un point commun qui détend l’atmosphère (qui n’était pourtant pas pesante).

Voici l’interview pour MusiqueMag (avec des extraits de son premier clip "Ma chance").

Deux autres clichés après  la rencontre :

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27 juillet 2010

Clara Morgane : interview à propos de son futur album "Nuits Blanches"

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F.A.Q (foire aux questions) :
 

33429_408342791642_175106081642_5013137_7769158_n.jpgNon, je n’ai pas visionné toute sa filmographie avant d’aller l’interviewer.

Oui, une rédac pleine de garçons vanne le journaliste en partance pour Sony afin de rencontrer une ex-star du X (et oublie facilement qu’elle est actuellement chanteuse, styliste, animatrice télé et plus généralement femme d’affaires redoutable).

Non, je n’ai pas été particulièrement troublé pendant l’interview parce que ce n’était pas la première fois que j’interviewais une belle jeune femme.

Oui, elle est sympathique, mais elle fait gaffe à son image : « je préfère que vous filmiez ce profil plutôt que l’autre, vous avez filmé jusqu’où ?… »

Non, elle ne m’a pas fait de proposition indécente (tsss… les clichés ont la vie dure).14761_177937851642_175106081642_3411783_4315963_n.jpg

Oui, elle mène bien sa barque.

Non, elle ne m’a pas paru (du tout) prétentieuse, au contraire.

Oui, elle est motivée dans sa nouvelle carrière.

Non, sa musique n’est pas ma tasse de thé.

Oui, je fais mon travail consciencieusement.

En occultant mes goûts personnels.

Très souvent, d'ailleurs.

Non, rien ne me fait peur.

Oui, je l'ai embrassé (sur les joues).

 

Mon interview de Clara Morgane, version chanteuse, le 19 juillet dernier…

Merci à Xavier de m'avoir facilité les choses...

Et à Julien d'avoir filmé l'entretien en ayant fait preuve d'une parfaite maîtrise de lui. Il sait de quoi je parle.

Petits souvenirs mandoriens… en couleur :

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Et en noir et blanc : comme vous le voyez, Mandor est flou de bonheur !
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24 juillet 2010

Mes livres de l'été 2010 (4) : William Réjault pour "Tous ces jours sans toi"

Chaque année, sur ce blog, je consacre de nombreuses notes estivales sur mes lectures du moment. En cet été 2010, je ne vais pas faillir à la règle. Je vais vous présenter un choix de livres lus et appréciés quasi en temps réel. Évidemment exhaustif, le choix. Il y aura quelques livres de la nouvelle collection « Nuit Blanche » dirigée par Denis Bouchain chez Plon. Une collection de thriller 100% français. Mais, il n’y aura pas uniquement ce genre littéraire. Au programme aussi, Héroïc Fantaisy, roman épistolaire et roman dit « blanc», donc « normal ».

 

Après Thierry Brun pour Surhumain, Samantha Bailly pour Lignes de vie, Laurent Terry pour Usurpé, voici mon quatrième invité, William Réjault pour Tous ces jours sans toi (chez Plon).

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(William Réjault dans sa loge et sur son plateau par Antoine Doyen)

William Réjault, je l’ai déjà reçu pour un précédent ouvrage… parce que je suis son travail depuis son premier récit publié. Et que je suis très admiratif de son potentiel imaginatif et de la manière dont il gère sa carrière professionnelle multifonctions.

Voici sa bio officielle (par lui-même).

9782259211246.jpgLa 4e de couverture de « Tous ces jours sans toi ».

« Je suis Marion. J'avais vingt ans en 1992 et j'écoutais sur mon vieux lecteur CD du Jeff Buckley, du Nirvana. Je traînais à la fac en Bensimon et jeans Cimarron. J'ai joué aux cartes jusqu'au petit matin, fait des photocopies à la BU et rêvé de grands voyages en attendant les partiels. J'avais un ami un peu boulet qui n'a cesse d'attirer les ennuis, qui a accumulé les rencontres catastrophiques et les amours malheureuses. Une bande de potes un peu atypiques dont j'ai perdu de vue la plupart des membres. Je voulais partir à New York, mais ce ne fut pas pour moi. Je voulais réussir mes exams mais, ça non plus, ce ne fut pas pour moi. Je voulais trouver le grand amour, ce fut dur. Et puis un jour...

William Réjault a déjà publié plusieurs ouvrages : La Chambre d'Albert Camus, Quel beau métier vous faites !, Maman, est-ce que ta chambre te plaît ? Il est aussi le premier auteur français à avoir écrit un roman-feuilleton sur iPhone. »

J’ai demandé à William de venir me rejoindre, encore et toujours dans la brasserie à côté du Grand Rex. C’était le 16 juillet dernier.

Nous conversons de nos vies et activités personnelles avant que j’enclenche mon magnéto. Puis, au bout d’un moment, je lui dis qu’il est tant que je me transforme en journaliste…

Ce que j’aime chez William Réjault, c’est qu’il répond sans détour et avec une franchise déconcertante à toutes les questions. C’est rare et c’est bon !

 

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Mandor : Au début de « Tous ces jours sans toi », j’ai eu peur que ce ne soit que la simple évocation de l’enfance de ton héroïne, Marion. Il y a une large évocation de la vie de la petite ville de province dans laquelle elle a vécu… j’ai même trouvé que le début était déstructuré, pour finalement parfaitement se structurer.

 

William Réjault : C’est mon premier livre. Il a la fraîcheur et les erreurs d’un premier roman. Mais, celui qui arrive dans 6 mois sera moins naïf. Dans celui-là, je n’avais pas de début, mais j’avais une fin. J’ai essayé de nouer entre eux quelques personnages forts pour fabriquer une seule histoire.

 

M : Tout se tient à la lecture… je t’assure, rien ne m’a choqué !

 

13.07.10 Denis Bouchain 4x.jpgW.R : C’est le travail de mon éditeur, Denis Bouchain (en photo à gauche, mandorisé récemment et publié bientôt, ici même). Il a structuré trois grosses nouvelles pour les mettre dans l’ordre et créer du lien entre eux. Moi, j’avais un monde éclaté, Denis a réuni ce monde. Avec « Tous ces jours sans toi », j’ai fait mes gammes. J’ai appris ce que c’était d’écrire un livre. Hésiter, avancer, revenir, demander à mon éditeur « ça va, ça ne va pas ? ». Avec le suivant, j’ai mis une colonne vertébrale. J’ai écrit le début, la fin, raconté chapitre par chapitre avec une bible avec des personnages, des photos des acteurs, de nombreux rebondissements…

 

: Il n’en reste pas moins que je trouve le style de ton premier roman très original. Les codes habituels d’une histoire romancée n’y sont pas.

 

W.R : Je suis d’accord avec ça ! Au début, j’ai dit à Denis : « ce sera un livre comme un Seinfeld, un livre sur rien. » Il m’a demandé de ne jamais dire ça à un journaliste ! 

 

: Tu as bien fait de me le dire, je ne suis pas un journaliste.

 

W.R : Moi, j’ai l’art de raconter des moments où il ne se passe pas grand-chose. La vie, c’est ça aussi. Pour un évènement extraordinaire, il y a dix évènements où il ne se passe rien.

 

M : Ce à quoi, un journaliste malintentionné pourrait te répondre : est-ce qu’un lecteur a envie de lire un livre sur rien ?

 

W.R : La maison d’édition a pris ce risque, en tout cas. Ils n’ont pas eu l’air terrorisés par cette interrogation. Moi, j’avais envie d’écrire un livre léger.

 

: Un livre léger ? Je ne le trouve pas du tout léger… les histoires d’amour sont quasiment toutes compliquées ! Pierre, par exemple, c’est de la folie ce qu’il vit ! Tu racontes 6 de ses histoires d’amour.

 

W.R : Et encore, on a sabré… Pierre, c’est quelqu’un qui a choisi d’ouvrir toujours la mauvaise porte, alors que  Marion n’en ouvre aucune pendant des années et le jour où elle se décide, c’est une belle histoire. Elle aide longtemps Pierre psychologiquement, mais elle finit par démissionner. Dans un futur livre, les histoires vont se remettre dans le bon ordre. C’est Pierre qui aidera Marion.

 

16.07.10 William Réjault 1.JPG

M : Marion a des copines qui, elles aussi, ont des histoires d’amour pas simples du tout… Victoire, par exemple, avec son boucher ou le futur président des Etats-Unis.

 

W.R : Les histoires de Victoire sont réelles. C’est une amie à moi qui a vécu cela. Je n’ai fait que raconter en romançant un peu.

 

M : D'ailleurs, « Tous ces jours sans toi » est le premier volet d’une trilogie… tu es certain de la poursuivre chez Plon ?

 

W.R : Qu’importe l’éditeur, pourvu qu’on ait l’ivresse. Je sais exactement ce que j’ai envie de raconter… cette trilogie verra le jour. Il faut juste que je trouve l’endroit où il y a suffisamment d’énergie positive pour que cela se fasse. Denis Bouchain est un garçon exceptionnel avec lequel j’ai eu une très belle relation de travail. Plon est une maison traditionnelle pour un livre qui ne l’est pas.

 

M : William, tu bosses comme un forcené. Tu m’as raconté en off que tu avais aussi écrit un roman policier qui se passe dans une maison de retraite… il y a aussi un roman d’anticipation qui sort bientôt chez Robert Laffont.

 

W.R : On a un ami commun qui est comme ça. Frédéric Mars. Il y a aussi quelqu’un comme Gérard de Cortanze. Nous sommes des stakhanovistes de l’écriture. À la force d’écrire énormément, j’ai enfin compris ce que je voulais raconter. Des romans d’action. Désormais, il y aura deux parties dans mon écriture. Une intime et personnelle. Je vais explorer des choses qui m’arrivent, que je vois ou que j’imagine chez les gens, c’est le cas de « Tous ces jours sans toi », avec un vrai travail de corrections, de relectures, avec des allers-retours éditeur-auteur… Une autre partie d’écriture dans laquelle je raconte ce que j’ai envie de voir sur un écran ou dans un livre et qui, à priori, n’existe pas.

 

M : Dans tes émissions sur le Figaro.fr, à part Tatiana de Rosnay, tu ne reçois pas d’écrivains.

 

W.R : Ça ne m’intéresse pas. C’est toujours malvenu de recevoir des écrivains quand on écrit soi-même des livres.

 

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M : Je récapitule toutes tes activités. Depuis que tu n’es plus infirmier, tu es devenu écrivain, journaliste, intervieweur de personnalités culturelles et rédacteur du blog de Zazie. Tiens, à ce propos, raconte-nous comment tu es arrivé dans ce projet.

 

23695_1422864658271_1432368360_31115182_7018225_n.jpgW.R : J’ai été contacté par Universal qui m’a demandé : « est-ce que ça vous intéresse de travailler avec Zazie pendant une durée assez longue parce qu’elle a un projet énorme ?». Elle a effectivement, 49 titres à venir qu’il faut expliquer et raconter. Il faut aussi proposer des choses sur les coulisses de l’album et ceux de la promo, bref alimenter son blog au quotidien. Elle a lu « La chambre d’Albert Camus », nous nous sommes rencontrés et aujourd’hui, nous travaillons ensemble. C’est une femme qui est encore plus généreuse qu’elle ne le laisse paraître à travers l’écran. C’est vraiment une très très belle personne qui n’a pas peur de prendre des risques. Se mettre en danger, elle considère que c’est être normal.

 

: Ce que j’aime c’est que ce blog est sincère. Il est bien indiqué que c’est William Réjault qui alimente le blog de Zazie, avec sa collaboration.

 

W.R : Elle serait bien incapable d’affirmer que c’est elle qui s’en occupe, elle est trop sincère. Quant à moi, la plus grande hypocrisie serait que je dise : je connais très bien cette artiste et son œuvre et je vais vous en parler tous les jours. C’est faux. Moi, je suis fan des Beatles et de Paul Mc Cartney, mais de Zazie, je ne connaissais que 5 chansons. L’idée c’était de dire : « je découvre comme tout le monde au fur et à mesure, mais avec juste un peu d’avance. » On apprend certaines choses d’elle que personne ne verra jamais dans aucun autre média. Ce blog existe pour faire plaisir aux gens.

 

M : Tu es toujours dans des « coups » novateurs. Outre ce blog original, tu es aussi à l’origine du premier roman interactif et participatif à lire uniquement sur l’iPhone, Le Chemin qui menait vers vous. Tu aimes te démarquer de ce que font les autres ?

 

W.R : Le meilleur conseil qu’une dame m’a donné un jour, c’est : ferme ta gueule et bosse ! Je ne me pose donc aucune question. On verra ce que j’aurai fait comme travail dans 15 ans.

 

M : Sans aller si loin, tu te vois faire quoi d’ici 3 ans ?

 

W.R : J’aimerais écrire un livre qui soit adaptable sur scène et j’aimerais le jouer avec une actrice dont je parle dans « Tous ces jours sans toi ».  Un livre qui sortirait à la rentrée littéraire et qui serait joué au théâtre dans le même temps. C’est le challenge que je me suis donné pour mes 40 ans. Là, j’en ai 37. Je suis très pudique et plutôt réservé. L’idée de parler en public me fout extrêmement mal à l’aise, je veux donc faire quelque chose qui me permette d’aller à contre-courant de mon naturel.

 

: Écrire des scénarii pour le cinéma…

 

W.R : Oui. Évidemment, ça fait partie des projets que j’aimerais voir aboutir. Le livre d’anticipation qui sort en février chez Robert Laffont, je l’ai écrit pour qu’il soit vu sur un écran… j’écris des choses que j’ai envie de voir, je te le répète.

 

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Ensuite, nous abordons des sujets qui ne doivent pas être publiés. J’appuie donc sur la touche STOP de mon magnéto. Pour conclure, je précise que la lecture de « Tous ces jours sans moi » peut-être un peu déstabilisant au début, mais, il faut insister, car c’est finalement un vrai ravissement.

Un vrai ravissement, si on se donne la peine de lire un livre… différent.

21 juillet 2010

Fredrika Stahl : interview d'une chanteuse entre jazz et pop !

 

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Je connaissais un peu Fredrika Stahl.

Pas bien.

Moyen-moyen en fait.

De nom.

Et encore…

(Pour ceux et celles qui ne la connaissent pas encore (les malheureux !), voici son MySpace.)

34475_1409628833156_1005537713_31069267_6830024_n.jpgUn jour, j’ai reçu son disque.

Coup de cœur immédiat.

Une voix en sur une musique élégante, mélange de pop, de jazz et de soul, qui charme, qui happe sans jamais lâcher l’auditoire.

Après enquête, j’apprends que la chanteuse d'origine suédoise s'est fait connaître avec deux albums aux compositions jazz-pop léchées. 

J'ai écouté ses trois albums là !

Son nouvel opus est très féminin et très personnel, à la manière des auteurs-compositeurs que Frédrika Stahl admire comme Regina Spektor ou Emiliana Torrini.
Entourée de très bons réalisateurs et musiciens d'origines et de cultures diverses (et qui s'intéressent au groove, aux rythmiques, aux textures et au son), ce disque transforme donc Fredrika Stahl, de chrysalide jazz en papillon pop.

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l_e7ecdab375934022abef9763f5fcc8a6.jpgUn peu plus tard, je tombe sur le TomCast enthousiaste de l’ami Thomas Clément.

Dans la foulée, l’attachée de presse (amie de moi depuis un baille maintenant), me demande si je veux la rencontrer pour mes journaux et pour MusiqueMag.

J’accepte.

Le rendez-vous est donné le 25 juin dernier au MK2 Quai de Seine.

J’embarque Sabine (ma stagiaire préférée de la rédaction) et nous filons au rendez-vous.

Il fait beau, tout le monde est de bonne humeur et moi, j'ai oublié mes questions sur le bureau de la rédac.

Pas grave.

J'improvise.

Et voilà le résultat :

Et trois clichés après l'interview (merci Sabine !)

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Et une photo du concert sauvage qui a suivi, quelques minutes plus tard, Quai de Seine...
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Puis, en début de soirée, rue Jean-Pierre Timbaud.
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Et 5 jours plus tard... à la Maroquinerie.
Deux extraits de ce mémorable concert !

19 juillet 2010

Ludo Pin : interview et session acoustique d'un brillant et novateur artiste !

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(Photo de Jean-Baptiste Millot (http://www.qobuz.com/blogs/jeanbaptistemillot/, dont l'oeil sur les artistes est d'une parfaite acuité)

Ludo Pin… je l’ai rencontré le 9 décembre 2008.

Pendant une interview, nous avions un peu bu avec le groupe La Casa dans un bar de la capitale.

Ludo Pin (son MySpace) était dans le même. Il nous a rejoints.

J’en avais parlé là… mais pas vraiment en détail.

Bref, j’aime bien le travail de ce jeune artiste depuis son premier album paru fin 2008. Album qui, soit dit en passant, a rencontré un excellent bouche à oreille de la presse et des radios. « Douze chansons qui laissaient le champ libre aux possibles et dessinaient déjà les contours d’un style, d’une pensée et d’une voix » précise le dossier de presse.

Vrai.

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ludopin.jpgLe 13 juillet dernier, c’est à la Galerie Issue que l’attaché de presse me demande de rejoindre Ludo Pin pour qu’il présente à MusiqueMag son EP 5 titres, annonciateur d’un deuxième album à venir pour cette fin d’année 2010. Je m’y rends avec Julien (qui va filmer). Ça me fait vraiment plaisir de rencontrer de nouveau Ludo Pin, car je trouve que c’est un artiste brillant, bouillonnant, original et dont le son et les textes ont du sens. Ce n’est pas tous les jours que l’on tombe sur un créateur de cet acabit.

Nous arrivons à l’heure dite et sommes accueillis par une charmante demoiselle, Marie Richeux. Après nous avoir installés pour patienter, nous parlons ensemble de cette galerie que je ne connaissais pas. Quand je débarque quelque part, j’aime connaître l’histoire du lieu et des personnes qui y résident où travaillent. Elle m’explique tout sur ce collectif qui n’en est pas vraiment un. Ensuite, je lui pose des questions sur elle, ce qu’elle fait dans la vie. Limite indiscret (mais pas vraiment). Elle m’annonce être auteur d’un blog et, à la rentrée, animatrice de la tranche 6 heures 7 heures sur France Culture. Elle devrait recevoir des personnalités du monde culturel pour des interviews.

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Un quart d’heure de retard. Je demande à Marie Richeux, le nez collé à son ordinateur, d’aller voir si Ludo Pin peut nous recevoir. Elle revient un peu plus tard, nous expliquant qu’il est déjà avec un journaliste et qu’il n’avait pas vu le temps passer. Ainsi, quelques secondes plus tard, le voici qui arrive, un peu gêné et très souriant. Je ne peux m’empêcher de le trouver sympathique. 

Après l’interview, le chanteur a également interprété le futur premier single : Le temps nous dira. Dans le montage, nous avons intégré l'entretien et la chanson).

ludopin-hz.jpgPour ce deuxième projet, Ludo Pin s’est entouré de talents féminins. L’exigence musicale et la finesse de Bénédicte Schmitt plane sur tous les titres de ce mini disque. On croise aussi Ariane Moffatt, qui chante et coréalise avec eux le morceau Il est probable que, sur lequel elle partage l’incertitude d’une certaine jeunesse désenchantée. Ludo Pin est un artiste qui risque bien de devenir un futur grand, si, évidemment, on lui laisse le temps de s’installer.

A vous de juger !

Cadeau bonus ! Un autre extrait (en intégralité, cette fois-ci) de son deuxième album.

"Les goûts et les couleurs" en version guitare-voix.

Pour clore cette note, comme à l'accoutumée, voici quelques clichés de la session acoustique.

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Mandor souhaite une longue route à Ludo Pin ! 
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17 juillet 2010

Bernard Giraudeau : interview pour Les dames de nage

medium_V87_Livres_Bernard_Giraudeau_Photo_2_par_Sylvie_Lancrenan_.JPGAprès lui, l’idée d’aller chez Bernard Giraudeau, dans son appartement parisien jouxtant l’avenue des Champs-Élysées, me plaisait beaucoup. J’ai toujours admiré ce comédien. Celui des années 70 et 80, léger et celui d’après, plus torturé, ambigu, voire dramatique…

(Sa filmographie est ici).

Cet homme m’intrigue, m’impressionne même.

En ce jour de mars 2007, j’avoue que j’ai un peu le trac en montant dans l’ascenseur. Pendant les 6 étages, je croise les doigts pour que l’entretien se passe bien.

Je sonne. Un moment que j’estime long passe et Bernard Giraudeau finit par arriver. Le portable collé à l’oreille.

Un sourire, il me fait signe de le suivre.

Il raccroche rapidement puis s’excuse. Dans son salon, il me demande de m’installer, de faire « comme chez moi »… ce qui, évidemment, est une formule de politesse.

Je sors mon bazar de mon sac. Magnéto, mes fiches et mon exemplaire du livre.

Il me propose un thé, que j’accepte puis me demande si j’ai déjà lu un livre de lui. Je réponds que oui, son tout premier, Le marin à l’ancre, mais pas le second Les Hommes à terre.

-Le problème, monsieur Giraudeau, c'est que je n'ai le temps de lire uniquement des livres que je critique dans mon journal. C’est parfois frustrant, vous savez.

-Ce n’est pas grave, cher monsieur, vous avez de la chance… au moins, vous lisez.

39261_1.jpgJe suis là afin de parler de son nouveau livre Les dames de Nage (qui sort ce jeudi). Sa forme narrative oscille judicieusement entre le roman, le récit et les nouvelles. L’écrivain voyageur multiplie les pistes littéraires pour écrire la recherche de l’amour (et de lui-même) à travers le monde. Pour être franc, il s’est inventé un héros qui lui ressemble un peu (beaucoup ?)… un cinéaste doublé d’un sensationnel aventurier.  

-Je me sers de lui et de son chemin initiatique pour établir un parcours qui, sans être tout a fait similaire, me ressemble un peu. Marc Austère me permet de faire le point sur ma propre vie. Si j’avais écrit une fiction absolue, je m’éloignais de l’essentiel… 

Son enfance à La Rochelle , racontée par petites touches, tel un peintre impressionniste, explique le destin qu’il s’est choisi. Une mère aimante, mais délaissée, un père qui n’a pas su être père, des grands parents pathétiques… Marc Austère n’a trouvé qu’une solution pour fuir cette vie. S’engager dans la marine à l’âge de 15 ans. La fuite du quotidien par l’évasion, l’aventure et le voyage.

-J’ai tout le temps fui l’ordinaire, ce que la vie me proposait et que je ne trouvais pas intéressant. Mon souhait était d’écrire un livre qui interroge. Pourquoi ne prenons-nous pas conscience plus tôt que le bonheur, le plaisir et la vie sont ailleurs et que le sens de la vie, c’est être, tout simplement ? 

Giraudeau raconte ensuite, avec une jubilation communicative, les tribulations épiques et amoureuses de son jumeau fictif en Afrique, à Sarajevo, à Madagascar, au Chili ou encore en Bolivie. Une femme dans chaque port, en quelque sorte. Elles sont attachantes ses Mama, Jo, Ysé, Marcia et autre Camille. Mais il y a surtout Amélie (Ame et lit), l’amour de jeunesse retrouvé puis envolé, fil conducteur de ce roman aux troublants accents de vérité.

Bernard Giraudeau fait dire à Marc Austère : «  Le paradoxe était que je voulais sans cesse peindre plus vite que la nature elle-même. Je voulais à toute force réussir cette harmonie, la dompter, alors qu’il fallait seulement changer le regard et deviner les énergies à rassembler. J’avais trop d’impatience à vivre le bonheur. J’étais déchiré entre le vouloir faire, entre la quête et la paix, entre le désir et l’abandon. J’étais deux ainsi à me battre. »

Je lui dis que cette confession lui ressemble quand même beaucoup. Il sourit.

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Je cite une autre phrase de son héros : « J’épinglais des instants. J’ai aimé faire cela, mais je n’ai regardé le monde que dans l’étroite fenêtre de mon appareil. J’ai aimé tricher avec le vécu, j’ai inventé, recousu, sculpté autrement la réalité. »

Troublant, non, la ressemblance avec la vie qu’a mené Bernard Giraudeau?

Je lui demande si c’est difficile de s’occulter de l’écriture ?

-C’est marrant que vous me posiez cette question aujourd’hui. Je me la suis posé récemment. Sans être prétentieux, j’ai fait tellement de choses dans ma vie que pour en inventer d’autres, il faut que je passe par-dessus tout ça. J’ai supprimé 40 pages dans ce livre, j’avais peur que les situations ne soient pas crédibles…alors qu’elles étaient vraies. Vous savez, je ne suis pas un écrivain. Je suis plutôt un conteur. Je me sers de mon métier d’acteur, de cinéaste, pour visualiser. Je raconte des histoires, donc la vie et donc, je pille ce que la vie m’apprend. Chez moi, chez les autres… 

Quant à sa condition de non-auteur, je lui explique que je le trouve dur avec lui-même. Les gens du métier (qui ne sont pas tous des tendres) reconnaissent en lui une belle plume. Jamais, je n’ai lu qu’il n’est qu’un comédien medium_giraudeau-02.jpgqui écrit…

Il m’avoue en être fier.

Puis il me dit :

-Le bouquin ne vient pas par hasard. Il arrive parce que j’ai cette maladie. Je dois changer mon comportement et j’ai un regard différent sur la vie. J’ai dû abandonner le théâtre, peut-être même devrais-je oublier carrément ce métier. Je ne le fais pas avec souffrance, juste, je me dirige vers une autre vie.

Je ne voulais pas évoquer son combat contre le cancer, mais il en parle spontanément tout seul.

Il cite René Char dans son livre : « Vivre, c’est s’obstiner à achever un souvenir » et son héros Marc Austère, de préciser : « peut-être que je m’obstine, moi, à fabriquer des souvenirs pour que cette vie ne s’achève pas. »

L’homme qui est devant moi est bien vivant, positif, plein de projets de voyages et ne se laisse pas aller à l’abattement. Au contraire.

La création est son arme.

L’écriture ses minutions.

Il tire juste.

Dans le mille.

Après l’interview, Bernard Giraudeau se plie avec gentillesse à ma séance de photos Mandoriennes.

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Je ne cesse de vous le dire, cet exercice me gêne toujours un peu. Ensuite, nous discutons encore un moment, mais je constate que cela fait une heure et demie que je suis chez lui.

N’abusons pas.

Dommage, je me sentais bien chez lui.

Vivement son prochain livre !

Que mon âme s’abandonne à ses voyages…

Intérieurs et extérieurs.

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16 juillet 2010

Dead Pop Club : le retour des survivants de la scène power punk pop !

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Home Rage, le nouvel opus des Dead Pop Club est rentre-dedans, énergique à souhait, pétri de pop-culture (les no life, les films d’horreur, les séries TV, les teen movies… mais aussi des trucs plus personnels).

Les Dead Pop Club sont : Jérôme Boulet Kerr à la batterie, Olivier Ducroix à la basse et les chœurs, Guillaume Boulet Kerr à la guitare et aux chœurs et enfin Olivier Portnoi au chant et à la guitare…

Les voici en version figurine en carton :

 

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Je vais vous dire la vérité.

Mon mandorisé d’aujourd’hui, je travaille avec lui 7 heures par jour.

Olivier Portnoi est journaliste « rock » (et autres) pour MusiqueMag. Moi, je m’occupe de tout ce qui est « chanson française » (et autres).

Tenez, notre rédac avec tout le monde à l’œuvre…

Olivier est le jeune homme souriant qui fait semblant de travailler pour la photo (à droite, c’est Sabine, dont il m’arrive de causer sur ce blog…).

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Et celle-là, c’est pour vous expliquer notre promiscuité quotidienne. Mon fauteuil est celui qui se trouve à sa gauche (juste derrière la bouteille d’eau).

Je vous livre un sacré pan de ma vie privée, là !

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Alors, oui, quand j’ai décidé de chroniquer le nouvel album du groupe Dead Pop Club (leur MySpace), dont il est le chanteur guitariste, je me suis trouvé devant un cas assez inédit dans ma vie professionnelle. Comment interviewer un type que j’aime bien, qui fait le même métier que moi et avec lequel il nous arrive de nous moquer (gentiment) de nos confrères qui posent parfois des questions affligeantes à certains artistes… comprenez si banales quelles en deviennent parfaitement insipides. Évidemment, nous nous mettons dans le lot (mais, le moins possible, s’il vous plait !).

Tout ceci pour dire qu’hier matin, j’ai décidé de passer à l’acte.

 

l_13b43010168849278783cf19b7d851af.jpgPour éviter de me ridiculiser, j’ai choisi un concept fort simple. J’ai relevé quelques phrases glanées ici et là sur le net à propos de leur disque Home Rage et j’y ai ajouté mon grain sel. Je lui ai fait commenter ce que l’on dit de Dead Pop Club. C’était tout à fait hypocrite de ma part, mais, au final, assez efficace, je trouve.

En toute modestie, bien sûr.

 

Entre deux news écrites pour MusiqueMag, nous nous sommes installés dans la cour de l’agence (au soleil). J’ai branché mon magnéto et la conversation a roulé… interrompue parfois par quelques collègues voulant nous rejoindre, ne sachant pas que nous nous adonnions à une activité que l’on pratique habituellement sur les autres…

 

"Olivier Portnoi, bonjour !"

(Ceci est une private joke, je répète, ceci est une private joke... pas très drôle, en plus. Pardon !)

Et lui de réagir aux écrits des journalistes web…

 

IndeSsence :

« Dead Pop Club, c'est la classe à l'état pur : dix ans de carrière, quatre albums en poche, un following impressionnant de concerts dans l'Europe entière et surtout, surtout j'insiste un véritable label garanti en matière de power pop punky ».

 

Olivier Portnoi : Généralement, nous mettons 4 ans entre chaque album, le même temps qu’entre chaque Coupe du Monde. C’est notre rythme parce que, faire un disque, ça demande beaucoup de préparations. Nous ne sommes ni prolifiques, ni rapides pour composer et aussi, cela demande un gros investissement financier. Il nous faut de plus en plus de temps pour rentabiliser ce qu’on a fait auparavant. Honnêtement, quatre ans entre chaque album, j’estime que c’est trop long. On ne peut jamais surfer sur la vague précédente…

 

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Kritikrock

« Des mélodies très pop, un chant écorché parfois à la limite de la rupture, des refrains qui emballent dès la première écoute ».

 

Olivier Portnoi : Quand on parle de ma voix, ça me fait marrer. Parfois, j’ai un timbre de voix un petit peu rauque. « A la limite de la rupture », ce doit être le forçage de la voix. Tu sais, j’ai toujours eu du mal à prendre au sérieux ma fonction de chanteur. Je me suis retrouvé au chant par élimination… parce que les autres membres ne pouvaient pas le faire. Du coup, j’ai toujours du mal à me placer dans le rôle de chanteur, alors que c’est un poste assez sérieux parce que la voix, c’est quasiment ce qu’on entend en premier et c’est ce qui ramène la mélodie. Plus ça va, plus je me sens à l’aise et plus je commence à m’assumer. Je pense avoir fait de nets progrès sur ce disque.

 

CD1D :

« Home Rage » n’est peut-être pas l’album de la maturité, par contre il est sans aucun doute celui de la maturation. La force mélodique du groupe n’a jamais aussi bien été mise en valeur ».

 

Olivier Portnoi : À force de répéter, de faire des concerts, on évolue et on progresse. Cette histoire de maturité, on l’a mis dans notre dernière bio. C’est le cliché que chaque groupe entend : « c’est l’album de la maturité… ». Nous on ne sent pas « mature », on a trouvé rigolo de parler de « maturation ».

 

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La Quatrième Équipe :

« La machine à tubes est repartie. Les DPC sont revenus avec une énergie qui avait à mon goût disparu de trailer park. Ce « home rage » range au placard la pop punk pour la remplacer par un indie rock tendu, à la croisée de Weezer période Pinkerton, Jawbreaker et les Pixies, mais toujours avec cette petite patte DPC. On sent les années 90's transpirer au travers de chaque chanson. »

 

Olivier Portnoi : Avec ce disque, on se rend compte que l’on prend un coup de vieux. Nous, les Dead Pop Club, on a grandi dans les années 80, mais notre source musicale vient des années 90. Je ne suis pas du tout étonné que l’on nous trouve des similitudes avec tous ces groupes cités.

 

Stop! Petite pause avec un extrait du disque Home Rage.

Un clip tourné en 20 minutes dans le local de Dead Pop Club, en toute fin de répétition. Manque plus que l'odeur de la sueur, mélangée à celle de la bière. "Shut The F*** Up and Sing" est extrait de l'album Home Rage.

 

Portail de ressources pour discothécaires :

« Dead Pop Club n’a apparemment pas encore tout dit. Mieux : désormais, c’est presque sans concurrence directe qu’il évolue, laissant les autres courir après leurs fantômes quand ils n’ont pas tout simplement jeté l’éponge. »

 

Olivier Portnoi : Quand nous sommes apparus en début 2000, c’était en même temps qu’une dizaine d’autres groupes français avec qui, d’ailleurs, nous étions amis et avec lesquels nous partagions les mêmes références musicales. Aujourd’hui, il reste encore quelques groupes comme ça, mais peu sont encore debout. 10 ans pour un groupe indépendant comme nous, je t’assure, c’est long. C’est pour ça qu’on est presque les seuls de cette mouvance et de cette période là à perdurer.

 

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Mandor : Trouves-tu normal que des types frisant la quarantaine se préoccupent de problèmes de jeunes ados boutonneux ? Comprends bien que je caricature le truc…

 

Olivier Portnoi : C’est vrai que notre inspiration vient d’une culture post adolescente. Nous devons avoir un côté « adulescent ». Je considère l’adolescence comme un moment important parce que les rapports que tu as avec la musique, c’est pendant cette période. La musique a carrément un rôle éducatif, elle t’aide à traverser ce cap-là, je trouve. Même aujourd’hui, où nous avons tous d’autres responsabilités, personnelles ou professionnelles, quand on joue de la musique, on redevient un peu celui que l’on été. Il y a un peu de nostalgie dans tout ça.

 

Punk Fiction :

« Une certaine scène française, celle pas tout à fait passée au XXIe siècle, celle restée campée solidement dans ses chères 90’s, celle qui perpétue un son bien identifiable et qui a donc parfois du mal à se renouveler. »

« Ce qui frappe avant tout, au fil des réécoutes c’est la manière qu’a le groupe de décliner sur plusieurs registres un même son. On n’ira pas dire qu’il s’agit douze fois de la même chanson, mais ce sont ici les arrangements et le soin apporté aux nuances qui font le gros de la diversité de ce disque ».

 

Olivier Portnoi : On a le même son depuis le départ. Nous ne sommes pas Radiohead qui tente de se réinventer à chaque fois. On a vraiment un univers avec des codes que l’on aime. Je suis persuadé qu’à chaque album, il y a un peu le même genre de chansons qui reviennent. Nous, à chaque fois, on veut raconter la même chose, mais mieux. 

 

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Collective Anthem :

« Plus sage que les Clash, des compositions frappa-dingue à la Sex Pistols, un chant anglais plus mélodieux que l’américain de NOFX, les Dead Pop Club vous mettrons de la bonne humeur dans la tête et une sacrée énergie dans les pattes. »

 

Olivier Portnoi : Évidemment, c’est très flatteur, mais je doute que l’on mérite d’être comparé aux groupes cités qui sont des groupes fondamentaux. Mais, c’est tout de même très gentil et ça caresse notre ego dans le sens du poil…

 

Addictif-zine :

« Les DPC font partie de mes chouchous, j’ai toujours pensé qu’avec des singles en heavy rotation et quelques passages TV, ils pourraient en vendre des palettes ! Etre les équivalents des Foo Fighters, Farewell ou des All American Rejects. »

 

Olivier Portnoi : Les Foo Fighters sont une de nos influences majeures. Toutes ces chroniques que tu me cites sont extrêmement positives, donc, je me dis que nous sommes compris. Ceci étant, parfois quand je lis ce que l’on peut écrire sur nous, même si c’est élogieux, je n’ai pas forcément l’impression que l’on parle de la musique que l’on a fait.

 

Mandor : Et ça s’appelle comment la musique que vous jouez ?

 

Olivier Portnoi : On fait du rock, mais on ne peut pas dire que l’on fait du rock, car c’est un univers trop immense. Le rock, c’est un peu une musique de « niches ». Dès le début, on a essayé de se classifier pour définir ce que l’on voulait jouer. On a utilisé des termes presque médicaux pour définir ce que l’on fait, du genre power punk pop.

 

Mandor : Parlons du clip de Freaks and Geeks. Il fait un buzz sympa. Plus de 14.000 vues en une semaine… et ce n’est pas fini.

 

Olivier Portnoi : Je trouve que le réalisateur David Basso est quelqu’un d’extrêmement doué. On voulait faire un clip drôle avec Thomas VDB qui est quelqu’un que je connais et que j’aime bien. Pour des groupes comme le nôtre qui ne bénéficient pas beaucoup de presse, en 2010, le net est essentiel. Il faut savoir l’utiliser. On n'a pas fait un buzz aussi énorme que Téléphone de Lady Gaga, mais nous sommes très contents que ce clip soit relayé sur des supports internet très variés.

 

The clip/court-métrage :

32119_123951190972644_123950977639332_168238_350940_n.jpgMandor : Et pour finir, parle-moi du groupe Maladroit. Tu y chantes aussi…

 

Olivier Portnoi : C’est un « side project ». Une espèce de « all star band ». Tous les membres de Maladroit font partie de formations qui ont certaines réputations. Participer à ce groupe, pour moi, c’est histoire de jouer avec des copains, faire d’autres morceaux. Autant avec Dead Pop Club, on prend notre temps, autant, à l’inverse, avec Maladroit, on fait tout vite. En fait, Maladroit, c’est comme si c’était ma maîtresse et Dead Pop Club ma femme. Maladroit, je peux lui faire plein de choses que je ne peux pas faire à ma femme. On a déjà fait un 45 tours (oui, oui, un 45 tours!) et on s’apprête à sortir un album... Olivier est ici avec les autres Maladroit :

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Pour clore ce reportage d'investigation musicale de haute tenue, je vous laisse avec deux photos prises juste avant l'entretien par notre confrère Aurélien Kievitch...

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14 juillet 2010

Tout sur Live@home !

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L’attaché de presse ne cesse de me le rappeler : « Surtout, vous gardez bien l’adresse de la maison secrète ! On ne veut pas que des fans tentent d’approcher les artistes, vous nous comprenez, hein ? ».

Oui, oui, je comprends.

Je ne suis pas fou, je ne vais pas donner l’adresse sur mon blog, ni dans un statut Facebook.

Tsss…

Il n’en reste pas moins, que du coup, ce 14 juin 2010, je dis à Sabine et à Clément (qui viennent avec moi pour filmer l’entretien pour MusiqueMag) : « Je vous préviens, l’accueil risque d’être austère, ça sent la parano cette histoire-là. »

Et nous voici à BIP au BIP de la rue BIP !!!

Tout dégoulinant de pluie et les chaussures bien crottées.

La grande classe pour pénétrer dans ce lieu enchanteresque.

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Après avoir sonné, un grand chien blanc aboie. « Hé bé ! », me dis-je, toujours aussi suspicieux et avec un sens de la formule que personne ne peut nier.

Et c’est ici que toutes les certitudes de l’être humain bouffi d’assurance d’un savoir sans faille s’écroulent.

Serge Khalifa, (producteur et réalisateur de musique (actuellement il s’occupe notamment de la nouvelle pépite pop-rock, Julian Perreta) et co-fondateur de Live@home) et Didier Rappaport (co-fondateur de DailyMotion et co-fondateur de Live@home) nous accueillent avec beaucoup de chaleur. Ils nous mettent à l’aise en discutant tranquillement, signifiant qu’ils ne sont pas pressés et qu’ils prendront le temps qu’il faudra pour nous expliquer le concept de Live@home. Le maître des lieux, Serge Khalifa, nous fait visiter toutes les pièces. Pas de doute, cette maison donne envie de jouer de la musique et d’y rester ad vitam aeternam.

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Le grand chien blanc qui aboie, mais qui, en vrai, est un gentil toutou qui aime se reposer sur le canapé du salon...

Live@home est la seule émission musicale du web. Tous les 15 jours, elle propose de découvrir dans l’intimité (ou de redécouvrir) un artiste de tout premier plan avec ADN web oblige, une interactivité forte avec les internautes.

Les premiers artistes à avoir tenté l’expérience sont Jamie Cullum, Mika, Gaëtan Roussel et Renan Luce. Cœur de Pirate et Zazie seront les prochaines sur la liste. Serge Khalifa explique « comment ça marche » : « Nous recevons un artiste et ses musiciens, de renommée nationale ou internationale dans le cadre d’une magnifique hôtel particulier à Paris. Ils s’approprient le lieu, entièrement numérisé, équipé d’un studio d’enregistrement et d’une multitude d’instruments mis à leur disposition. Ils y interprètent  leurs derniers titres et grands tubes en toute décontraction tout en faisant partager de grands instants d’intimité, comme s’ils étaient chez eux, à la maison ».

 

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Cet évènement  bimensuel d’une durée d’environ 50 minutes est proposé en pastilles de 5 minutes et un épisode de 26 minutes découpé en 2 ou 3 parties, le tout étant visible sur Dailymotion et sur Wat. Une page Facebook permet aux internautes d’interagir avec l’équipe et les artistes. Y sont également diffusées, en exclusivité, les coulisses de l’émission. Comme nous l’explique Didier Rappaport, co-fondateur de Dailymotion et co-fondateur de live@home, il y a même des interviews au sein de la maison : « C’est à la maison que revient le privilège d’interroger ses hôtes via des écrans  répartis dans chaque pièce de la maison. Une façon judicieuse de désinhiber l’artiste et ses musiciens qui, sans contraintes répondent aux questions saisies en temps réel sur les écrans au fil de l’émission ».

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Grâce à un partenariat fort avec Universal, c’est donc le gratin de la musique mondiale qui va se succéder dans « la maison » pour interpréter  nouveautés, reprises, anciens morceaux, improvisations… à leur gré.

C’est dans le studio d’enregistrement de la maison que l’interview (séparée) des deux fondateurs de Live@home s’est tenue.

Voici quelques photos des entretiens (par Sabine, l’éminente co-rédactrice et co-fondatrice de ce blog).
Avec Didier Rappaport...
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Avec Serge Khalifa...
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Et enfin, tous les deux, ensemble...
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11 juillet 2010

Mes livres de l'été 2010 (3) : Laurent Terry pour "Usurpé"

Chaque année, sur ce blog, je consacre de nombreuses notes estivales sur mes lectures du moment. En cet été 2010, je ne vais pas faillir à la règle. Je vais vous présenter un choix de livres lus et appréciés quasi en temps réel. Évidemment exhaustif, le choix. Il y aura quelques livres de la nouvelle collection « Nuit Blanche » dirigée par Denis Bouchain chez Plon. Une collection de thriller 100% français. Mais, il n’y aura pas uniquement ce genre littéraire. Au programme aussi, Héroïc Fantaisy, roman épistolaire et roman dit « blanc», donc « normal ».

 

Après Thierry Brun pour Surhumain, Samantha Bailly pour Lignes de vie, mon troisième invité des « livres de l’été » est Laurent Terry pour Usurpé.

Laurent Terry est le deuxième auteur que je reçois de la collection « Nuit Blanche » sus citée.

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La quatrième de couverture :

"Brillant homme d’affaires de San Francisco, Thomas Eckelton ouvre les yeux ce matin-là sur un véritable cauchemar : il est au cœur d’El Paraíso, le tentaculaire bidonville de Bogotá, une des villes les plus dangereuses du monde.
Il n’a ni papiers d’identité ni argent.
Il est seul, dans un univers ultraviolent. Comble de l’horreur, il découvre qu’il a changé de visage !

Pourquoi l’a-t-on abandonné dans la métropole de tous les dangers ? Comment revenir dans la société lorsqu’on a perdu son identité ? Comment lutter contre ceux qui, dans l’ombre, ont tout fait pour vous détruire ?

Laurent Terry, l’auteur de Manipulé, un premier thriller remarqué, affirme ici sa maîtrise du suspense à travers une intrigue menée à cent à l’heure."

 

Laurent Terry est un auteur que je suis depuis son premier livre. Il a été mandorisé deux fois (ici et aussi ) pour Manipulé.

Le 6 juillet dernier, nous nous installons en terrasse (toujours de ce bar jouxtant le Grand Rex).

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Après la sortie de ton premier roman, as-tu appris des choses par rapport aux réflexions de lecteurs, de ton éditeur, de tes collègues écrivains ?

 

Non, pas par ces biais-là. Mais dans l’absolu, on en apprend beaucoup sur son écriture quand on termine un livre. Entre un manuscrit premier roman et le passage à la version éditée,  il y a eu un travail important, du coup, les erreurs que j’ai pu commettre et qui m’ont conduit à faire beaucoup de travail de réécriture, j’ai essayé d’en faire un peu moins. Du coup, on s’affine et j’espère qu’on s’améliore.

 

Qu’as-tu rectifié particulièrement ?

 

Ce que j’ai essayé de plus travailler, c’est la profondeur des personnages. J’ai tenté de leur donner plus de granularité. Après relecture de Manipulé, j’ai constaté que certains personnages auraient mérité d’être plus creusés.

 

25211_1319003648416_1030501983_975868_4627285_n.jpgTu continues à écrire des romans dont l’action se tient aux États-Unis…

Oui, que veux-tu, on ne se refait pas ! C’est là que mes histoires naissent, tout simplement. Les lieux sont inspirants et il y a un certain nombre de codes qui viennent avec. Ces codes correspondent parfaitement aux histoires que j’imagine. Selon moi, CIA, FBI, ça sonne mieux que PJ. Je me sens plus à l’aise dans l’univers de la Silicon Valley, je n’y peux rien…

 

Et c’est un univers que tu connais.

 

Oui, je travaille dans cette ambiance tous les jours. En tant que responsable du Lab innovation chez SFR, je travaille avec eux, les Apple, les Microsoft…

 

Dans tes romans, les gens de ce milieu sont un peu sans foi ni loi…

 

Ce n’est évidemment pas la réalité. Je grossis les traits. Tu sais, le business, ce n’est pas toujours tendre. Mais, c’est comme ça partout…de l’autre côté de l’atlantique comme en France.

 

Tu cites Apple, Google, mais l’ordure de première, John Bridge, travaille dans une société inventée par toi, Techsystem. Tu restes prudent.

 

(Il rit). Moi j’admire toutes les sociétés que je cite. Je ne vais pas calquer mon gros méchant sur ces boites-là. Il est à la fois personne et un cliché de tous.

 

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Il y a les États-Unis, mais aussi Bogota. Pourquoi la Colombie ?

 

La première image qui m’est venue de ce livre, c’est ce gars, Thomas Eckelton, un homme d’affaire de San Francisco, qui se réveille au milieu d’un bidon ville de Bogota. Après, je pouvais commencer à écrire une histoire. Moi, c’est comme ça que je fonctionne. Une première image apparaît et les idées se déclenchent… je construis une histoire autour de ça. Et puis, j’avoue, Bogota, c’est assez fantasmagorique comme univers. La violence, la drogue…

 

Ensuite, tu te bases sur la fin pour construire un squelette autour ?

 

Non. Pour celui-ci, je n’avais pas la fin en le démarrant. Du coup, ça m’a demandé pas mal de travail de réécriture. En fait, j’avais un plan et je l’ai complètement cassé en écrivant. Une fois que j’ai eu ma fin, j’ai dû reconstruire le canevas.

 

Tes romans s’intitulent Manipulé, Usurpé… tu aimes quand un homme est transformé contre son gré.

 

Ça doit être un truc qui me travaille. Toucher à l’identité de quelqu’un, c’est certainement ce qui doit être le plus déstabilisant pour un être humain. C’est une thématique constante de mes romans. Sans en dévoiler trop, mon troisième roman reste sur cette même ligne.

 

Ton héros, Thomas Eckelton n’est pas « blanc blanc » et malgré ses défauts, on ne peut s’empêcher d’apprécier le personnage. Peut-être aussi parce qu’il lui arrive tous les malheurs du monde.

 

Mais, tu sais, même les gens sympas ne sont jamais « blanc blanc ». Tu connais quelqu’un d’irréprochable ? Moi pas, en tout cas.

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On en avait déjà parlé ensemble pour le premier roman, Manupilé, mais je récidive ma remarque. Je vois des images en te lisant… je lis un film, en fait.

 

Voici ma technique d’écriture. J’écris le plan de la scène, ensuite, je ferme les yeux et je me l’imagine. J’essaie de noter dans mon esprit chaque détail jusqu’au fin fond du décor et je retranscris ma vision. Je suis autant inspiré par les lectures que j’ai lu que par les films que j’ai vu.

 

J’ai relevé une phrase qui résume pas mal le fond de ce roman : « Quelles que soient notre volonté et nos certitudes, parfois la vie se charge de nous remettre à notre place. »

 

Oui, c’est vrai. Nous avons tous des failles et de temps en temps, malheureusement, elles ressurgissent alors qu’on les croyait bien cachées quelque part. Là, au-delà de l’aventure complètement dingue qui arrive à Thomas, c’est surtout une remise en question de ce qu’il est, de ce qu’il a fait, de la vie qu’il s’est construite… oui, il y a des ressorts psychologiques évidents.

 

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Je termine cette note en vous affirmant que si vous ouvrez la première page de Usurpé, je vous fais le pari qu'il sera difficile pour vous de ne pas tourner la suivante.

Laurent Terry, un très fort "page turner" !

06 juillet 2010

You and You : interview et session acoustique (de mon gros coup de coeur du moment !)

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pochettejpeg.jpgC’est notre stagiaire de MusiqueMag, Sabine (spécialiste mondiale des groupes/chanteurs français qui jouent de la musique folk/rock), qui m’a fait découvrir le groupe You and You. Elle m’a obligé, un revolver sur la tempe, d’aller jeter deux yeux et deux oreilles sur leur MySpace.

Et ce que j’y ai entendu m’a beaucoup plu.

Les You and You « écrivent des chansons oniriques et mélancoliques, où la simplicité et la mélodie priment sur tout effet de manche », explique la bio.

Vrai de vrai.

Regardez ce très beau clip. Necrocannibal Holocaust.

Et aussi, j’ai lu le bel article que Sabine a écrit à leur propos sur son blog/site. Allez banco ! Nous allons rencontrer Félix Perez, le chanteur (et souvent porte-parole) de You and You. Je tais le fait que nous sommes allés à notre rendez-vous avec deux caméras, un caméraman (Julien) et Sabine avec 24 heures d’avance. Que nous avons attendu 3 quarts d’heure avant que nous comprenions ma bévue.

Trop la honte !

Mais, c’est beau, le bassin de la Villette.

Nous n’avions pas rendez-vous le mercredi 30 juin devant le MK2 Quai de Seine… mais le jeudi 1er juillet.

Le lendemain matin, donc, sans les autres membres du groupe, Clément Simounet (guitares, banjo, pianos et chœurs), Samuel Lebouc (basse et choeurs) et Maurin Zahnd (batterie), Félix Pérez a bien voulu répondre à quelques questions et chanter à la guitare un des titres de leur premier EP intitulé Songs, Stories and Magic, absolument remarquable. C’est Rainbow que Félix Perez nous interprète, presque les pieds dans l’eau...

Et voici quelques photos du tournage...
Installation de micro par Julien.
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Interview de Mandor...
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Sabine surveillant le tournage...
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Félix Pérez en pleine action.
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