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16 juillet 2010

Dead Pop Club : le retour des survivants de la scène power punk pop !

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Home Rage, le nouvel opus des Dead Pop Club est rentre-dedans, énergique à souhait, pétri de pop-culture (les no life, les films d’horreur, les séries TV, les teen movies… mais aussi des trucs plus personnels).

Les Dead Pop Club sont : Jérôme Boulet Kerr à la batterie, Olivier Ducroix à la basse et les chœurs, Guillaume Boulet Kerr à la guitare et aux chœurs et enfin Olivier Portnoi au chant et à la guitare…

Les voici en version figurine en carton :

 

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Je vais vous dire la vérité.

Mon mandorisé d’aujourd’hui, je travaille avec lui 7 heures par jour.

Olivier Portnoi est journaliste « rock » (et autres) pour MusiqueMag. Moi, je m’occupe de tout ce qui est « chanson française » (et autres).

Tenez, notre rédac avec tout le monde à l’œuvre…

Olivier est le jeune homme souriant qui fait semblant de travailler pour la photo (à droite, c’est Sabine, dont il m’arrive de causer sur ce blog…).

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Et celle-là, c’est pour vous expliquer notre promiscuité quotidienne. Mon fauteuil est celui qui se trouve à sa gauche (juste derrière la bouteille d’eau).

Je vous livre un sacré pan de ma vie privée, là !

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Alors, oui, quand j’ai décidé de chroniquer le nouvel album du groupe Dead Pop Club (leur MySpace), dont il est le chanteur guitariste, je me suis trouvé devant un cas assez inédit dans ma vie professionnelle. Comment interviewer un type que j’aime bien, qui fait le même métier que moi et avec lequel il nous arrive de nous moquer (gentiment) de nos confrères qui posent parfois des questions affligeantes à certains artistes… comprenez si banales quelles en deviennent parfaitement insipides. Évidemment, nous nous mettons dans le lot (mais, le moins possible, s’il vous plait !).

Tout ceci pour dire qu’hier matin, j’ai décidé de passer à l’acte.

 

l_13b43010168849278783cf19b7d851af.jpgPour éviter de me ridiculiser, j’ai choisi un concept fort simple. J’ai relevé quelques phrases glanées ici et là sur le net à propos de leur disque Home Rage et j’y ai ajouté mon grain sel. Je lui ai fait commenter ce que l’on dit de Dead Pop Club. C’était tout à fait hypocrite de ma part, mais, au final, assez efficace, je trouve.

En toute modestie, bien sûr.

 

Entre deux news écrites pour MusiqueMag, nous nous sommes installés dans la cour de l’agence (au soleil). J’ai branché mon magnéto et la conversation a roulé… interrompue parfois par quelques collègues voulant nous rejoindre, ne sachant pas que nous nous adonnions à une activité que l’on pratique habituellement sur les autres…

 

"Olivier Portnoi, bonjour !"

(Ceci est une private joke, je répète, ceci est une private joke... pas très drôle, en plus. Pardon !)

Et lui de réagir aux écrits des journalistes web…

 

IndeSsence :

« Dead Pop Club, c'est la classe à l'état pur : dix ans de carrière, quatre albums en poche, un following impressionnant de concerts dans l'Europe entière et surtout, surtout j'insiste un véritable label garanti en matière de power pop punky ».

 

Olivier Portnoi : Généralement, nous mettons 4 ans entre chaque album, le même temps qu’entre chaque Coupe du Monde. C’est notre rythme parce que, faire un disque, ça demande beaucoup de préparations. Nous ne sommes ni prolifiques, ni rapides pour composer et aussi, cela demande un gros investissement financier. Il nous faut de plus en plus de temps pour rentabiliser ce qu’on a fait auparavant. Honnêtement, quatre ans entre chaque album, j’estime que c’est trop long. On ne peut jamais surfer sur la vague précédente…

 

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Kritikrock

« Des mélodies très pop, un chant écorché parfois à la limite de la rupture, des refrains qui emballent dès la première écoute ».

 

Olivier Portnoi : Quand on parle de ma voix, ça me fait marrer. Parfois, j’ai un timbre de voix un petit peu rauque. « A la limite de la rupture », ce doit être le forçage de la voix. Tu sais, j’ai toujours eu du mal à prendre au sérieux ma fonction de chanteur. Je me suis retrouvé au chant par élimination… parce que les autres membres ne pouvaient pas le faire. Du coup, j’ai toujours du mal à me placer dans le rôle de chanteur, alors que c’est un poste assez sérieux parce que la voix, c’est quasiment ce qu’on entend en premier et c’est ce qui ramène la mélodie. Plus ça va, plus je me sens à l’aise et plus je commence à m’assumer. Je pense avoir fait de nets progrès sur ce disque.

 

CD1D :

« Home Rage » n’est peut-être pas l’album de la maturité, par contre il est sans aucun doute celui de la maturation. La force mélodique du groupe n’a jamais aussi bien été mise en valeur ».

 

Olivier Portnoi : À force de répéter, de faire des concerts, on évolue et on progresse. Cette histoire de maturité, on l’a mis dans notre dernière bio. C’est le cliché que chaque groupe entend : « c’est l’album de la maturité… ». Nous on ne sent pas « mature », on a trouvé rigolo de parler de « maturation ».

 

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La Quatrième Équipe :

« La machine à tubes est repartie. Les DPC sont revenus avec une énergie qui avait à mon goût disparu de trailer park. Ce « home rage » range au placard la pop punk pour la remplacer par un indie rock tendu, à la croisée de Weezer période Pinkerton, Jawbreaker et les Pixies, mais toujours avec cette petite patte DPC. On sent les années 90's transpirer au travers de chaque chanson. »

 

Olivier Portnoi : Avec ce disque, on se rend compte que l’on prend un coup de vieux. Nous, les Dead Pop Club, on a grandi dans les années 80, mais notre source musicale vient des années 90. Je ne suis pas du tout étonné que l’on nous trouve des similitudes avec tous ces groupes cités.

 

Stop! Petite pause avec un extrait du disque Home Rage.

Un clip tourné en 20 minutes dans le local de Dead Pop Club, en toute fin de répétition. Manque plus que l'odeur de la sueur, mélangée à celle de la bière. "Shut The F*** Up and Sing" est extrait de l'album Home Rage.

 

Portail de ressources pour discothécaires :

« Dead Pop Club n’a apparemment pas encore tout dit. Mieux : désormais, c’est presque sans concurrence directe qu’il évolue, laissant les autres courir après leurs fantômes quand ils n’ont pas tout simplement jeté l’éponge. »

 

Olivier Portnoi : Quand nous sommes apparus en début 2000, c’était en même temps qu’une dizaine d’autres groupes français avec qui, d’ailleurs, nous étions amis et avec lesquels nous partagions les mêmes références musicales. Aujourd’hui, il reste encore quelques groupes comme ça, mais peu sont encore debout. 10 ans pour un groupe indépendant comme nous, je t’assure, c’est long. C’est pour ça qu’on est presque les seuls de cette mouvance et de cette période là à perdurer.

 

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Mandor : Trouves-tu normal que des types frisant la quarantaine se préoccupent de problèmes de jeunes ados boutonneux ? Comprends bien que je caricature le truc…

 

Olivier Portnoi : C’est vrai que notre inspiration vient d’une culture post adolescente. Nous devons avoir un côté « adulescent ». Je considère l’adolescence comme un moment important parce que les rapports que tu as avec la musique, c’est pendant cette période. La musique a carrément un rôle éducatif, elle t’aide à traverser ce cap-là, je trouve. Même aujourd’hui, où nous avons tous d’autres responsabilités, personnelles ou professionnelles, quand on joue de la musique, on redevient un peu celui que l’on été. Il y a un peu de nostalgie dans tout ça.

 

Punk Fiction :

« Une certaine scène française, celle pas tout à fait passée au XXIe siècle, celle restée campée solidement dans ses chères 90’s, celle qui perpétue un son bien identifiable et qui a donc parfois du mal à se renouveler. »

« Ce qui frappe avant tout, au fil des réécoutes c’est la manière qu’a le groupe de décliner sur plusieurs registres un même son. On n’ira pas dire qu’il s’agit douze fois de la même chanson, mais ce sont ici les arrangements et le soin apporté aux nuances qui font le gros de la diversité de ce disque ».

 

Olivier Portnoi : On a le même son depuis le départ. Nous ne sommes pas Radiohead qui tente de se réinventer à chaque fois. On a vraiment un univers avec des codes que l’on aime. Je suis persuadé qu’à chaque album, il y a un peu le même genre de chansons qui reviennent. Nous, à chaque fois, on veut raconter la même chose, mais mieux. 

 

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Collective Anthem :

« Plus sage que les Clash, des compositions frappa-dingue à la Sex Pistols, un chant anglais plus mélodieux que l’américain de NOFX, les Dead Pop Club vous mettrons de la bonne humeur dans la tête et une sacrée énergie dans les pattes. »

 

Olivier Portnoi : Évidemment, c’est très flatteur, mais je doute que l’on mérite d’être comparé aux groupes cités qui sont des groupes fondamentaux. Mais, c’est tout de même très gentil et ça caresse notre ego dans le sens du poil…

 

Addictif-zine :

« Les DPC font partie de mes chouchous, j’ai toujours pensé qu’avec des singles en heavy rotation et quelques passages TV, ils pourraient en vendre des palettes ! Etre les équivalents des Foo Fighters, Farewell ou des All American Rejects. »

 

Olivier Portnoi : Les Foo Fighters sont une de nos influences majeures. Toutes ces chroniques que tu me cites sont extrêmement positives, donc, je me dis que nous sommes compris. Ceci étant, parfois quand je lis ce que l’on peut écrire sur nous, même si c’est élogieux, je n’ai pas forcément l’impression que l’on parle de la musique que l’on a fait.

 

Mandor : Et ça s’appelle comment la musique que vous jouez ?

 

Olivier Portnoi : On fait du rock, mais on ne peut pas dire que l’on fait du rock, car c’est un univers trop immense. Le rock, c’est un peu une musique de « niches ». Dès le début, on a essayé de se classifier pour définir ce que l’on voulait jouer. On a utilisé des termes presque médicaux pour définir ce que l’on fait, du genre power punk pop.

 

Mandor : Parlons du clip de Freaks and Geeks. Il fait un buzz sympa. Plus de 14.000 vues en une semaine… et ce n’est pas fini.

 

Olivier Portnoi : Je trouve que le réalisateur David Basso est quelqu’un d’extrêmement doué. On voulait faire un clip drôle avec Thomas VDB qui est quelqu’un que je connais et que j’aime bien. Pour des groupes comme le nôtre qui ne bénéficient pas beaucoup de presse, en 2010, le net est essentiel. Il faut savoir l’utiliser. On n'a pas fait un buzz aussi énorme que Téléphone de Lady Gaga, mais nous sommes très contents que ce clip soit relayé sur des supports internet très variés.

 

The clip/court-métrage :

32119_123951190972644_123950977639332_168238_350940_n.jpgMandor : Et pour finir, parle-moi du groupe Maladroit. Tu y chantes aussi…

 

Olivier Portnoi : C’est un « side project ». Une espèce de « all star band ». Tous les membres de Maladroit font partie de formations qui ont certaines réputations. Participer à ce groupe, pour moi, c’est histoire de jouer avec des copains, faire d’autres morceaux. Autant avec Dead Pop Club, on prend notre temps, autant, à l’inverse, avec Maladroit, on fait tout vite. En fait, Maladroit, c’est comme si c’était ma maîtresse et Dead Pop Club ma femme. Maladroit, je peux lui faire plein de choses que je ne peux pas faire à ma femme. On a déjà fait un 45 tours (oui, oui, un 45 tours!) et on s’apprête à sortir un album... Olivier est ici avec les autres Maladroit :

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Pour clore ce reportage d'investigation musicale de haute tenue, je vous laisse avec deux photos prises juste avant l'entretien par notre confrère Aurélien Kievitch...

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