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26 juin 2010
Mes livres de l'été 2010 (1) : Thierry Brun pour "Surhumain"
Le concept : je donne rendez-vous à un auteur dans un bar parisien et nous parlons de son livre. C’est tout à fait REVOLUTIONNAIRE !
Ne me félicitez pas.
Je suis créateur de concept.
Commençons cette série avec Thierry Brun pour son roman noir "Surhumain".

Thierry Brun travaille dans le secteur de la finance d’une multinationale française. Il a déjà écrit deux ouvrages : « L’ombre d’une chance » chez Bouquinstinct en 2005 et « Attache ton gilet pare-balles ma puce » chez Nykta en 2008.
L’histoire de « Surhumain » en quelques mots de l’éditeur :
Nancy, une ville bourgeoise vit sous la menace d’une guerre de gangs : Gruz, le parrain se fait vieux et son associé, Loubon, le notaire véreux, rêve de prendre sa place. Mais tout se complique quand Thomas Asano, un des hommes de main, décide de se venger de ses anciens patrons qui l’ont utilisé des années durant. Incontrôlable, c’est un tueur redoutable, qui aime le sang et les combats de sabre. Bizarrement Gruz laisse faire, temporise… Ce n'est pas dans ses habitudes. L’âge peut-être… Dans ce climat extrêmement tendu, il y a Béatrice Rapaic, une infiltrée dans les rangs de Gruz. Femme et flic dans un univers de mercenaires du crime, elle a du mal à vivre : elle abuse de psychotropes, a une sexualité assez débridée… Et puis, Gruz a des doutes à son sujet, ce qui n'aide pas à son équilibre psychique... La menace Asano se fait encore plus précise. À contrecœur, Gruz envoie Béatrice assassiner Asano. C’est une tueuse hors pair. Mais Béatrice et Asano, les deux réprouvés, vont peut-être faire cause commune... Et mettre à jour le secret qui unit Gruz à Asano.
Quelques critiques glanées sur le net :
"...Dirigée d'une main de fer par le vieux Alfred Gruz, la petite famille mafieuse de Nancy, comme partout ailleurs, a ses règles et ses usages. Mais quand Gruz décide de quitter la scène, et en beauté s'il vous plaît, les appétits se réveillent et les loups sortent du bois. Tout ce qu'il avait lui-même prévu s'enclenche... "
"... Thierry Brun nous montre, avec toutes les étapes (le passé de chacun, en des flash-back saisissant de justesse et d'à propos), et plus les personnages meurent, plus on espère qu'au moins Asano restera, car c'est un héros attachant, au risque d'y perdre sa morale..."
.
"...Le style de Thierry Brun est faussement froid, faussement neutre, il ne s'embarrasse pas de circonvolutions, il frappe d'un coup sec. Il insinue plutôt qu'il ne peint, il joue avec des archétypes (le tueur, l'infiltrée, la bourgeoise, le notable véreux, etc.) et les dépasse. Son roman est une tension permanente, un maître-livre..."
« …Les scènes d’actions sont réalistes : très rapides et extrêmement brutales. Ces affrontements entre professionnels qui savent parfaitement ce à quoi ils « jouent », font froid dans le dos. Thierry Brun… Il y a du Ludlum chez ce monsieur. Et puis du Manchette aussi. »
« ... Je l'ai lu deux fois, avec l'impression de ne pas être allée encore au bout des personnages. Un de ces trop rares livres qui changent le regard sur la vie. Une œuvre, dans le genre policier qui généralement m'ennuie, comme quoi ça ne veut rien dire, un genre. »
« …Un thriller hors norme construit comme une tragédie antique. Un truand au crépuscule de sa vie, un antihéros mystique asocial, une fille assoiffée d'amour... »
Thierry Brun me prévient. Il s’estime très mauvais en interview… et ne se sent pas à l’aise dans ce style d’exercice. Ce qui ne m'a pas sauté aux yeux (aux oreilles) en l'écoutant.

Le 24 juin dernier, dans un bar parisien, à côté du Grand Rex, nous discutons donc de tout et de rien, avant de rentrer dans le vif du sujet. On parle principalement chanson française, sa marotte (et la mienne). Il m’explique que grâce à mon blog, il a connu des chanteuses encore méconnues (pour le moment), mais qu’il apprécie beaucoup. Ju’l et Chloé Clerc par exemple. Ca me fait plaisir.
Après l’arrivée de nos Cocas Light, j’enclenche mon magnéto :
- Ton livre est assez long à démarrer. Tu nous fais rentrer dans la peau des personnages, mais l’action ne démarre concrètement qu’à la moitié du livre. Tu n’as pas eu peur que le lecteur avide d’action et d’immédiateté laisse tomber ?
- Je ne m’en suis pas rendu compte. J’avais besoin de faire vivre ses personnages dans le contexte avant de passer au vif du sujet. Au départ, j’avais l’image fixe d’un homme dont on sent qu’il est exclu de la société. Je voulais ensuite une interaction avec d’autres personnages et que l’on rentre directement à un moment de leur vie. Ce qui m’intéressait, c’était le néant que mon « héros », Thomas Asano, représentait face aux vies bouillonnantes des autres personnages. Rien que le fait d’être là, il agissait comme un trou noir. Les billes d’acier commençaient alors à s’entrechoquer.
- Dans une ambiance de guerre des gangs en fin de parcours, Asano, justement, est un tueur efficace, rompu à différentes techniques de combat, mystérieux, impénétrable et sans pitié. Il va semer la terreur et remettre en cause les stratégies des uns et des autres. Il n’y a pas que lui qui est meurtri par la vie… tous tes personnages le sont.
- C’est un parti pris, mais je ne crois pas qu’on atterrisse dans certains milieux par hasard. Le passé est toujours responsable d’une situation, d’une vie professionnelle, d’un état d’esprit. Je voulais que ce soit organique, que l’âme des personnages fasse partie intégrante du roman. L’idée que le lecteur se sente mal à l’aise n’était pas pour me déplaire. D’ailleurs, le côté noir, dense a posé problème au début à l’éditeur… j’ai dû « édulcorer » un peu.
- Béatrice Rapaic n’a pas vécu des choses faciles non plus. Une mère qui fermait les yeux sur des horreurs familiales, une sœur internée… elle n’a pas de repère et tente de se construire seule tant bien que mal. Cette jeune flic qui infiltre la mafia locale finit par tomber amoureuse de Thomas Asano. Tous les deux sont en souffrance intense. C’est pour cela qu’ils s’attirent ?
- Non. À un moment donné, Asano pense que Béatrice peut le ramener vers la vie. Je pense que les femmes ont une grosse empathie et une propension à aller vers ce type de personnage. Souvent les tissus amoureux tiennent à pas grand-chose. En vrai, je ne crois pas que deux violences peuvent s’attirer. Au bout du compte, ça ne peut pas bien finir.

- Une guerre des gangs à Nancy ! C’est surprenant !
- Je revendique ce choix. Je voulais une ville de province à la fois bourgeoise et industrielle. J’ai hésité entre deux villes que je connaissais pour y avoir travaillé : Angers et Nancy. J’ai finalement opté pour Nancy, ville de l’est, un peu meurtrie, de plus, je connais bien les Vosges. Il y a quelques années, il y avait des notables et des industriels qui ont fait ce qu’ils on pu pour sortir des crises. Il y a des fortunes qui viennent de la Seconde Guerre mondiale… et puis le milieu à Paris, à Marseille, ça a été décrit 1000 fois.
- Au fur et à mesure du roman, « Surhumain » peut-être considéré comme un thriller, un roman d’espionnage, un roman d’amour…
- Au départ, je voyais ce roman comme un polar social.
- A la Manchette, Daeninckx... ?
- Exactement ! Je n’aime pas l’articulation du thriller quand elle est vide. J’aime l’action, quand elle vient tout bouleverser. Sinon, « Surhumain », pour être tout à fait clair, je suis incapable de le cataloguer. Pour moi, ce n’est pas un thriller, c’est un roman au sens large du terme.
- En tout cas, ton histoire m’a fait penser à une tragédie antique…
- Je suis assez d’accord. Je voulais quelque chose qui vient des organes, du cœur, mais pas de la tête.
-Ton écriture est simple. Sujet, verbe, complément. C’est sans fioritures, ça frappe, c’est efficace.
- J’ai beaucoup bossé pour arriver à ce résultat.

- Quels sont tes auteurs de polars préférés ?
- Dashiell Hammett et Joël Houssin (l’auteur des Dobermann) et bon nombre d’écrivains qui ont livré au lecteur que je suis des polars sociaux.
- Tu écris depuis quand ?
- Depuis toujours… avec une interruption. Je m’y suis remis il y a moins de 10 ans avec le désir d’aller jusqu’au bout. C'est-à-dire d’être publié. J’ai écrit deux romans sortis dans de discrètes maisons d’édition.
-Et signer chez Plon avec le directeur de la collection « Nuit Blanche », Denis Bouchain?
-Il y a eu des mois et des mois de boulot avant que Plon me dise OK ! J’ai été refusé deux fois. J’aime beaucoup l’idée d’appartenir à un pool d’écrivains spécialisés dans le thriller… L’ambition de Denis Bouchain est de créer une nouvelle « école » française du thriller.
- Un deuxième roman est prévu ?
- Oui, une suite à « Surhumain », mais qui évidemment, pourra se lire indépendamment. Il y aura de nouveau Thomas Asano et Béatrice. Mais, Asano ira encore moins bien…
- Tu aimes rencontrer tes lecteurs dans les salons ?
- J’aime bien les rencontrer, mais je n’aime pas parler du bouquin. Ça me bloque. Je ne sais pas quoi dire. Je préfère bavarder sur plein d’autres choses et à la limite aboutir à mon roman.
- Pourquoi écris-tu?
- Pour parler de la vie. Dans un roman on peut dire et dénoncer tellement de choses, comme ça, mine de rien…

Après l’interview « officielle », nous avons beaucoup parlé musique, puis nous avons décidé ensuite d'aller à pied jusqu’à la Gare de Nord. Il fait beau et c’est un jour de grève des transports… profitons en. Thierry Brun et moi avons promis de nous revoir prochainement.
Ça me fera plaisir.
19:53 Publié dans Mes livres de l'été 2010 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : thierry brun, surhumain, interview
25 juin 2010
SIEL... la littérature avant tout !
Parfois, lorsque les initiatives son louables, je pense qu’il ne faut pas hésiter à en parler. Ce que je fais avec plaisir ici-même.
Il y a des auteurs talentueux qui ne bénéficient pas d’une exposition suffisante pour faire connaître leurs œuvres. Aucun accès à la télévision, à la radio, à la presse écrite...
L’association Siel de Paris a décidé de changer la donne parce qu’après tout, il ne faut pas tout attendre des autres,
Pour ce faire, elle organise diverses animations tout au long de l’année :
SIEL Mon dimanche : Lectures, débats et partages sur un thème précis entre les écrivains et leur public autour d’un café gourmand dans un café parisien.
SIEL je dédicace : Auteurs en dédicace 2 samedis par mois, toujours dans un bistrot parisien pour aider les écrivains à promouvoir leurs œuvres. Ce sera le cas ce samedi 26 juin au Clément Montparnasse, 106 Boulevard Montparnasse, dans le 14e arrondissement de Paris : Les auteurs invités seront Jean-Noël Lewandowski, Marie-Laure Bigand, Jean-Baptiste Seigneurique et Monique Le Dantec.
SIEL, j’écris : Atelier d’écriture pour les adhérents.
SIEL, les mômes : Atelier de lecture et d’écriture pour les enfants de 8 à 11 ans.
Notons encore un grand défi de la part de l’association SIEL, la création du Salon du livre de Paris à la BNF, Site François Mitterrand, salle du Belvédère au 18ème étage. Il se tiendra les 6 et 7 novembre 2010. Un lieu habituellement fermé aux visiteurs. Par ailleurs l’entrée sera offerte aux visiteurs qui pourront en parallèle profiter de cette visite pour admirer des toiles d’artistes qui exposeront pour cette occasion.
Si vous êtes auteur, éditeur ou libraire indépendant et que vous souhaitez participer au Salon du livre il vous suffit de demander le dossier d’inscription à sieldeparis@gmail.com.
Vous pouvez aussi vous inscrire aux diverses animations proposées tout au long de l’année.
Je me permets de féliciter l'équipe de l'association SIEL de Paris pour l’énergie déployée afin de mettre en avant la littérature et les auteurs de demain (pour certains d’entre eux !). 
07:25 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : siel, bnf paris
23 juin 2010
Zaz : interview et session acoustique sous un saule pleureur...

Zaz, avant que tous les médias s’en emparent, j’en avais déjà entendu parler. Mais, pour moi, elle
était « juste » la chanteuse qui interprétait ses chansons dans les bars et dans les rues de la Butte Montmartre…
« Radio Cliché bonjour ! »
Et puis son titre « Je veux » a déboulé sans prévenir absolument partout. Son swing suranné, ambiance jazz musette déployant à l’envi des textes empreints de nostalgie, de rage de vivre et de fraîcheur. Quand on creuse un peu dans sa bio, on constate que Zaz est loin d’être une débutante (voir ma chronique pour Addiction, le mag, ci-dessous).
Hier, la nouvelle est tombée. Zaz est numéro un des ventes d’albums en France avec son premier album (éponyme).
A écouter et à télécharger là!
Après dix semaines en tête des ventes de disques en France avec Spiritus Dei, la chanteuse détrône Les Prêtres.
Pour MusiqueMag, rendez-vous nous a été donné avec Zaz sous le pont de Grenelle de Paris. Au programme des festivités : interview et session acoustique.
C’était le 3 juin dernier, sous un soleil radieux. Nous avons (Clément, qui a filmé l’ensemble, et moi) trouvé une Zaz souriante, mais visiblement fatiguée par la tourmente promotionnelle et scénique dans laquelle elle se trouve actuellement.
Voici pour commencer, l’interview :
Et la session acoustique de sa chanson « Trop sensible »:
Quelques photos, bien sûr… (Merci à Delphine Caurette !)
08:12 Publié dans musiquemag.com | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zaz, interview, session acoustique, musiquemag
21 juin 2010
Stromae et la boîte magique avec plein de questions dedans !

Bon, d’accord, la première fois que j’ai entendu Stromae à la radio « Alors on danse », je n’ai pas du tout adhéré aux sons, à la musique qui sonnait 90’s, à la techno, à cette voix ni chantée, ni rapée… Un ersatz d’Helmut Fritz et de son « Ca m’énerve », un « one shot » stressant et inutile.
Pensais-je.
Et puis, à la deuxième écoute, ce rythme entêtant commença à rester dans ma tête. Et, je me suis mis à écouter les paroles en dodelinant de la tête. « Pas si con les paroles », me suis-je dit toujours prompt à analyser (avec un sens aigu de la formule) les musiques pointues qui s’imposent à mes oreilles.
Bref, le type parle de la société dans ce qu’elle a de plus noire.
A la troisième écoute, j’étais foutu. J’aimais bien Stromae.
Mais, je ne l’avouais pas.
Faut quand même pas exagérer!
Il y a deux semaines, je reçois son premier album Cheese. Jamais entendu un tel disque. Des
paroles d’une noirceur, d’une dureté qui font parfois froid dans le dos. Ces titres laissent entrevoir un univers original, sombre et rythmé, 100% electro. Chez Stromae, tout est revu et corrigé et parfois, une répétition mélodique se fait entendre, mais l’interprétation de cet artiste donne une couleur à chaque titre.
Stromae nous reçoit (Sabine, Vincent et moi) le 17 juin dernier, dans un patio de sa maison de disque, pour, notamment, répondre aux questions des lecteurs de MusiqueMag. Stromae joue le jeu avec enthousiasme, un certain recul et une franchise qui rendent cet artiste tout à fait sympathique. Il évoque notamment sa jeunesse, sa famille, son « dandysme », son argent, son pseudo… liste non exhaustive.
Voici quelques clichés de l’interview…
23:11 Publié dans musiquemag.com | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : stromae, cheese, interview, musiquemag, mandor
19 juin 2010
Chloé Clerc : rencontre... enfin!

« Une pop intimiste, un swing insolent, une énergie débordante qui vous fait voir la vie du bon côté sans vous faire ignorer l'autre. Elle revendique haut et fort son appartenance à la chanson française. Sans jamais sortir du tourbillon de la vie, elle se laisse porter par les sons et les mots qui l'entrainent aux confins d'un monde imaginaire où se mêlent quotidien et féérie... Vous retrouverez sur scène des personnages que vous avez sans doute vous aussi croisés sans forcément les remarquer. Chloé vous parle d'eux, d'elle, de vous... »
Ainsi est présentée Chloé Clerc sur son MySpace.
Je connais virtuellement cette chanteuse depuis 4 ans grâce à un blog qu’elle tenait régulièrement et que j’avais découvert avec intérêt. Elle, de son côté, suivait mon blog très discrètement.
En octobre 2007 déjà, j’avais écrit une note sur elle (je viens de la relire et je ne change pas un mot). Suite à ses commentaires, s’en était suivi une discussion animée avec la talentueuse Fanny Berrebi, puis une note de sa part sur son blog.
Avec Chloé Clerc, nous ne nous étions jamais croisés.
Jusqu’à hier.
À côté de mon boulot, dans un café à côté du Grand Rex.
Et nous avons parlé comme de vieux amis qui ne se sont pas vus depuis longtemps. C’est ça la magie du virtuel!
Son premier EP "A part ça?" est sorti le mois dernier et son premier album "Je parle croate" est prévu à la rentrée.
Avec mes faibles moyens, je vais tenter de l’aider à faire connaître cet album. C’est, en tout cas, ce que je lui ai promis.
Et (généralement), je tiens mes promesses.
Voilà déjà un endroit où vous pourrez découvrir l’EP 5 titres.
Son site très bien ficelé.
08:09 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : chloé clerc, a part ça
18 juin 2010
Mort du Général Bigeard
Le général Marcel Bigeard, ancien résistant, figure du gaullisme et maître d'œuvre controversé de l'action des parachutistes français durant la guerre d'Algérie (1954-1962), est mort ce matin à son domicile de Toul (Meurthe-et-Moselle) à l'âge de 94 ans. Les circonstances exactes de son décès n'ont pas été précisées.
Nécrologie du journal Le Monde d’aujourd’hui.
Ma vie professionnelle m’a permis de rencontrer toutes sortes de personnes et parfois, pas forcément avec lesquelles je partage les convictions. Un jour, « on » (je ne sais plus qui ! » m’a proposé d’interviewer le Général Bigeard pour la sortie de son livre : De la brousse à la jungle, Éditions Hachette-Carrère pour France Loisirs, 1994.
J’ai accepté. Un peu parce que je suis fils de médecin militaire. Je précise tout de même que mon père ne m’a jamais élevé dans le culte de l’armée et encore moins dans celui du Général Bigeard. Mais, enfin, c’était une légende vivante de l’armée française et j’en avais souvent entendu parler dans le milieu dans lequel j’ai évolué dans mon enfance. Alors, va ! Rencontrons la légende !
Et le monsieur a été tout à fait charmant avec moi. Je rappelle qu’en 1994, les polémiques sur les tortures "supposées" pratiquées par le Général Bigeard n’étaient pas encore à l’ordre du jour…
Voici quelques clichés de l’interview réalisée à la librairie Kleber (Strasbourg) le 4 juin 1994.
Et je vous conseille de lire la note du jour d’un homme que je respecte beaucoup, Hervé Resse. Il raconte pourquoi il n’aime pas le Général Bigeard.
22:38 Publié dans Tout petit déjà... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
1973 : interviews, session acoustique et chronique !

Un beau jour du mois d'avril 2010, je reçois le disque du groupe 1973, « Bye Bye Cellphone ». Je le mets sur la pile de disques à écouter. Et puis, très vite, je suis intrigué par ce groupe dont je lis de-ci, de-là (et notamment sur beaucoup de sites musicaux) beaucoup de (très) bonnes critiques. Je finis par l'écouter et me laisse emporter par cette pop tranquille élégante. Les titres que j’entends me font penser à quelques groupes de légendes (que je ne citerai pas), mais avec une sacrée touche d’originalité. Du coup, le grand jeu est sorti : interview pour Addiction, le mag, chronique pour Le magazine des espaces culturels Leclerc et enfin session acoustique+interview pour MusiqueMag. Difficile de faire plus…
Je rencontre donc 1973 dans les locaux de Blonde Music le 25 mai dernier. L'idée de base était de leur faire commenter les appréciations lues sur le net concernant leur premier album. Nicolas Franck au chant et à l'écriture des textes, Jérôme Plasseraud compositeur et Thibault Barbillon arrangeur aux machines ont joué le jeu.
Ces frenchys trentenaires, amateurs des Beatles, copains de lycées et de foot se sont retrouvés en 2007 autour d’un ordinateur pour enregistrer quelques démos. Ils ont réuni onze chansons étincelantes et sacrément efficaces. Tous les moyens ont été mis en œuvre pour faire de cet opus la révélation de l’année 2010.
Pour commencer, mon interview pour MusiqueMag:
La session acoustique pour MusiqueMag :
Quelques clichés de l’interview : avant, pendant, après.
De gauche à droite : Nicolas Franck, Thibault Barbillon et Jérôme Plasseraud
Ma chronique dans Le magazine des espaces culturels Leclerc :
Et enfin, mon interview pour Addiction, le mag (inspirée de l'interview pour MusiqueMag... vous suivez?) :
10:06 Publié dans musiquemag.com | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 juin 2010
Peau : interview!

Perrine Faillet en en train de se faire connaître sous le nom de Peau. Une artiste qui a pris le temps nécessaire avant de se lancer dans une aventure en solitaire, après 5 années passées au sein de la formation vocale Crise Carmen. En recevant un mail de son attaché de presse dans lequel il y avait un lien qui menait vers son clip de « Première mue », j’ai reçu une claque. Woaw ! Pas mal du tout ! (si vous saviez sur quoi je tombe parfois, vous comprendriez pourquoi, là, j’ai été impressionné…)
Allez, je vous propose de regarder ce clip fait par Peau herself !
Je me suis fait envoyer l’album dans la semaine et j’ai eu un véritable coup de cœur pour lui, car il joue vraiment avec les sens. Après réflexion, on constate que c’est une œuvre bien plus humaine que la simple étiquette électro-pop qu'on pourrait lui coller au premier abord. J’ai demandé à ce que Peau vienne dans les locaux de MusiqueMag pour évoquer ses débuts dans la musique et surtout pour nous parler de cet album envoûtant.
Son album « Première mue » nous fait découvrir une voix fragile et tourmentée, contrebalancée par une musique hypnotique mêlant folk rock et sobres touches électro. Les envolées rock restent cependant marginales sur ce disque qui met surtout l'accent sur la finesse, et tout particulièrement celle des textes. Le tout est porté par des chœurs et samples nombreux, mais jamais envahissants. Comme l’indique le site Star are underground, « qu'elle soit électronique, acoustique, électrique, qu'elle chante en Anglais ou en Français, Peau met ses expérimentations au service d'une poésie moderne et ensorcelante ».
Découvrez donc cette jeune fille en passe de se faire un nom, à l’instar d’une Camille, d’une Émilie Simon et d’une Björk, trois artistes à qui elle est constamment comparée. Je lui ai dit après notre interview... l’année prochaine, il sera difficile d’obtenir un autre rendez-vous avec elle. J’avais justement dit ça à Camille… et ce fut le cas!
07:51 Publié dans musiquemag.com | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : peau, perrine faillet, interview, musiquemag
13 juin 2010
4eme Fête de l'Environnement du San Val d'Europe

Cela fait trois ans que pour 77FM, j’anime la Fête de l’Environnement organisée par le SAN Val d’Europe, à Serris.
L’année dernière, je vous proposais un portfolio de la journée.
Idem cette année, en ayant parfaitement conscience que cette note n’est pas particulièrement « grand public ». Elle intéressera les protagonistes qui figurent sur les clichés, ainsi que peut-être leur famille, voire les organisateurs de l’évènement.
Je rappelle que ce blog n’est pas un blog professionnel, mais un espace personnel livré au public. Il est vrai que ces derniers mois, il est moins perso par manque probant de temps. Ainsi, je ne me prive pas de ce genre de note…
À l’occasion de cette 4e Fête de l’environnement, le Val d’Europe a mis hier (samedi 12 juin 2010) à l’honneur la biodiversité.
J’y ai vu un grizzli de 2,60 m, des manchots et tigres à taille réelle, des expos photos, des poissons en bassin, une ruche, un nid de guêpes, un lombricompost, un atelier jardinage, des conseils de passionnés, des microscopes pour observer les micro-organismes, des dégustations bio, des débats, du maquillage, des jeux et de nombreux cadeaux que les enfants ont pu gagner !
Avec le photographe animalier et naturaliste, Pierre Douay.
Pierre Heintz, chef du secteur Val d’Europe chez SAUR.
1er Vice-Président au S.A.N.
21:37 Publié dans 77FM | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fête de l'environnement 2010 du san val d'europe, serris
12 juin 2010
Mandor répond à un étudiant en journalisme...
Il y a quelques jours, j'ai reçu le mail suivant :
Bonjour,
Etudiant en journalisme, je m'adresse à vous car je prépare un mémoire sur le thème des blogs de journalistes professionnels.
Dans ce cadre, je vous serai extrêmement reconnaissant de répondre au mini questionnaire qui est en pièce jointe.
Ce même questionnaire a été adressé à d'autres journalistes-blogueurs, les réponses constitueront une base de travail pour mon mémoire de fin d'études.
Un grand merci d'avance.
Très courtoisement
F… (école ISCPA Paris)
On me demande souvent pourquoi je tiens un blog depuis 4 ans… je vous livre donc le questionnaire et mes réponses.
JOURNALISTE, vous animez un BLOG…
Merci de répondre librement aux questions suivantes :
1. Pourquoi vous être mis à bloguer ? (Initiative spontanée, «commande» de votre employeur… Quelles raisons ? Quels objectifs ?)
Je me suis mis à bloguer spontanément, par envie de partager mes rencontres et parce que j’aime écrire. Etant journaliste culturel, j’avais envie de développer sous une forme plus longue et de manière plus décalée, humoristique mes interviews d’artistes en racontant aussi les coulisses. L’avant, le pendant, l’après.
2. En quoi cela s’apparente, selon vous, à un travail journalistique ?
Je n’en sais rien. Je ne pense pas du tout à ces choses-là. C’est juste complémentaire. Mon travail est proche de ce qu’on appelle le « Gonzo » et n’a rien à voir avec du journalisme classique. Je donne mon avis personnel, raconte des anecdotes me concernant… bref, c’est anti journalistique au possible.
3. Estimez vous avoir une totale liberté de contenu sur votre blog ? (ou devez-vous respecter certaines «consignes» de votre employeur ou de votre hébergeur ?)
Je suis absolument libre et n’ai aucune contrainte. Personnellement, j’ai pris le parti de ne jamais dire du mal des artistes. Je n’en parle pas si je n’aime pas. Je m’autocensure sur ce point et seulement sur ce point.
4. Comment caractérisez-vous la relation que vous entretenez avec les lecteurs ?
Au début, je répondais à tous ceux qui laissaient des commentaires. Plus aujourd’hui. Je n’ai plus le temps d’assurer « le service après vente » (terme, rassurez-vous, non péjoratif). » En revanche, mon blog m’a permis de faire la connaissance « en vrai » de personnes intéressées par mon travail. De nombreux artistes m’ont contacté pour que je parle d’eux (ce que je fais si j’aime). La relation est donc souvent une relation d’échange concrète.
5. Quelle(s) spécificité(s) du blog vous a (ont) séduit ?
La réactivité, la simplicité du concept et la notoriété supplémentaire qu’elle apporte (ne nions pas ce fait primordial chez beaucoup !).
6. Que pouvez-vous reprocher au concept de blog ?
Pour le mien, rien. Chez certains, le fait de croire que l’on peut tout dire sans penser à la notion de respect de l’autre. C’est insupportable pour moi de lire des gens qui pensent qu’ils peuvent tout dire, sans vérifier l’information et sans se soucier du mal qu’ils peuvent faire. Ce n’est pas démagogique, c’est un fait avéré. Chacun devrait écrire sur quelqu’un comme s’ils étaient devant lui. Le ton serait peut-être un peu plus modéré…
N.B : J'avais déjà répondu il y a deux ans à un questionnaire de mon site hébergeur sur le pourquoi du comment de ce blog... site hébergeur qui, soit dit en passant, a eu la gentillesse de me considérer comme un Very Important Blogueur (très drôle l'appellation!).
http://www.hautetfort.com/blog-mandor.html
09:07 Publié dans Explications et justifications... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




