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03 novembre 2009

Michaël Jackson : la chute de l'ange!

Le film « This Is It » est sorti il y a quelques jours.

Je tiens absolument à donner de ma personne pour que ce film d’auteur trouve son public.

Heureusement que Mandor est là pour aider ceux qui ne trouvent aucune place dans les médias.

Allez hop, je vous propose la bande-annonce. C’est une primeur, personne ne l’a diffusé. Ni à la télé, ni sur internet.

Grossier oubli !

Parfois, je ne comprends pas le silence fait autour d’une œuvre d’excellence.

Bref, j’en profite pour évoquer un livre (tout sauf hagiographique) écrit par l’excellent journaliste/biographe Stéphane Koechlin : « Michaël Jackson, la Chute de l’Ange ».
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Stéphane écrit en toute franchise : « comme au cinéma, cet ouvrage a bénéficié du travail de deux réalisateurs de seconde équipe qui ont « tourné » plusieurs scènes : Christine Spadaccini (passages consacrés à Neverland, aux épouses et au procès),  Hervé Crespi (contexte musical des années 1970 et 1980, périodes des succès Off The Wall, Thriller, Bad).

Voilà, les choses sont exprimées avec clarté… (de plus Christine Spadiccini est une amie qui m’est chère, certains d’autres vous le savent parfaitement.).

Stéphane Koechlin est venu le 15 octobre dernier à 77FM pour enregistrer une émission spéciale sur Michaël Jackson. Des raisons purement techniques ne me permettent pas de la diffuser ici (mais le cœur y est).

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Commençons par présenter l’auteur du livre.

Stéphane Koechlin est le fils de Philippe Koechlin, le fondateur de Rock & Folk. Ce Parisien né en 1962 est journaliste musical  au Figaroscope. On lui doit des biographies et des essais dont James Brown (Gallimard), Brian Jones, Ben Harper (Le Castor Astral), Bob Dylan, épitaphes 11 (Flammarion), John Lee Hooker, Le Blues (Librio Musique) et Jazz Ladies, le roman d’un combat (Hors Collection). Je ne peux passer, non plus, sous silence son excellent roman sur le baron prussien Manfred Von Richtofen, « La légende du Baron Rouge », Prix Guyemer 2009, (ce prix récompense chaque année un ouvrage dont la lecture fait naitre un sentiment favorable à l’aviation civile ou militaire…).

Bref, le monsieur n’est pas un obscur plumitif qui ne sait pas de quoi il parle.

C’est tout le contraire.

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Ce livre est une mine de renseignements (principe d’une biographie, je sais !). Voici, pèle mêle une liste non exhaustive de ce que j’ai retenu.

6a00d8341d65e953ef00e554945e828834-800wi.jpgL’éducation qu’à reçu Michaël par son père, le « tortionnaire » Joseph, n’est pas le fruit du hasard. En effet le grand-père du chanteur, Samuel, était un homme, lui aussi, dur et sans concession. Il disait à Joseph, « L’éducation ne se soucie pas. Seuls comptent l’école, le travail et la réussite. »

On peut comprendre pourquoi Michaël était un enfant esclave. Joseph était un être abject, un véritable tyran. Ce n’est pas un scoop, mais Stéphane Koechlin donne de nombreux exemples. Entre autres joyeusetés, un jour, il a apporté des gants de boxe et il a obligé sa marmaille à se flanquer des coups sur la figure…

 L’auteur du livre, lorsqu’il évoque la période Tamla Motown nous révèle enfin qui a réellement découvert les Jacskon Five. Ce n’est ni Bobby Taylor (les Jacksoniens savent qui est cet homme), ni Diana Ross (elle s’est pourtant toujours vantée de cela !).

Michaël Jackson avait une incroyable connaissance de lui-même quand il était minot. « Il interprétait ses chansons avec un tel sentiment, une telle inspiration et une telle douleur, comme s’il avait expérimenté chaque thème qu’il chantait. »

Koechlin narre aussi la rencontre des Jackson Five avec Elvis Presley. Au fond, le king of rock et le king of pop sont morts de la même tragique manière.

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Toute sa vie Michaël Jackson va traîner son mal-être et sa phobie des grands rassemblements. Il n’était bien qu’avec des stars dont les enfances ont été sacrifiées (Brooke Shields, Elisabeth Taylor…).

Et puis, saviez-vous que Michaël Jackson était un grand lecteur ? A Neverland, il possédait une bibliothèque de plus de 10.000 ouvrages. Il allait souvent dans des librairies (certes, que l’on fermait au public pour l’occasion), achetait des ouvrages, qu’il lisait de surcroit. Il était capable « de parler de Freud, Jung, Hawthorne, de sociologie, de l’histoire des Noirs et de questions ayant trait aux races ». Il passait tout aussi bien de la psychologie à l’histoire de la littérature.

michael-jackson-61053.jpgStéphane Koechlin ne se gêne pas pour ne pas éviter les sujets qui fâchent. Son homosexualité supposée, les accusations de pédophilie. Vers la fin de la vie de Jackson, sa face sombre a attiré ou dégouté de nombreuses personnes.

« Ni black, ni white, ce Dorian Gray funky a porté sur sa peau, sur sa voix, sur son âme tous les masques imaginables. » peut-on lire sur la quatrième de couverture.

J’aime quand une biographie est honnête.

Si elle n’est pas complaisante, elle n’est pas à charge.

Et Koechlin (fils) est un journaliste musical intransigeant et rigoureux. Ce qui ne veut pas dire que ce livre est indigeste, bien au contraire, il est fluide et passionnant.

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Après l'interview, lors de la traditionnelle photo mandorienne, un homme est venu danser devant nous.
(Merci à Christine Spadaccini pour le cliché revisité par toi! Ici, vous pouvez lire sa variation sur le même sujet...)