« 2009-06 | Page d'accueil | 2009-08 »

30 juillet 2009

Hugues Pouyé, auteur spirituel.

9782296076495r.jpg

La quatrième de couverture de Par d'autres chemins ne m’avait pas inspiré. Je suis incapable d’en expliquer les raisons :

 « C'est l'histoire d'amour difficile entre deux êtres qui se croisent, se cherchent, se blessent et qui nous conduit au cœur de notre complexité, de nos contradictions, là où sourd une rivalité souterraine entre nos aspirations les plus hautes et nos penchants les plus charnels. Là même où nous ne voudrions pas aller et où, pourtant, il nous faut accepter de descendre, nus et à dos d'âne. »

 

En fait, très vite on comprend qu’une question domine ce roman : « Est-il encore possible de placer l'engagement religieux et la vie monacale au cœur d'un récit où la foi et ses règles vont être confrontées à l'homosexualité des personnages principaux, Adrien et Malcolm ? »

 

Si j’ai commencé à lire cet ouvrage à reculons (ce qui, convenez en, n’est pas très pratique), passé quelques pages, je n’ai pu lâcher ce roman largement autobiographique. Hugues Pouyé, l’auteur (qui a quitté la vie religieuse il y a une dizaine d’années) pose des questions essentielles et philosophiques sur la foi, l’amour avec grand A, l’organisation du monde et les rapports entre les hommes.

Je ne vais pas ajouter qu’il s’agit là d’un roman initiatique, car on emploie ce terme à tort et à travers (ce qui a tendance à m’agacer, mais enfin, on n’en est pas loin).

 

J’ai convié Hugues Pouyé à venir me parler de son roman sur 77FM.

28.07.09 Hugues Pouyé 6.JPG

Je vous propose ici la version intégrale de cet entretien.

15 minutes en 4 parties :

 

Première partie: présentation du livre.


podcast

28.07.09 Hugues Pouyé 2.JPG

Deuxième partie : Pourquoi ce livre et les questionnements d’un homme d’Église en proie à des désirs homosexuels.


podcast

28.07.09 Hugues Pouyé 8.JPG

Troisième partie : L’Église et l’homosexualité. Pourquoi tant d’hypocrisies ?


podcast

28.07.09 Hugues Pouyé 10.JPG


Quatrième partie : Des désirs désormais assumés ?


podcast

28.07.09 Hugues Pouyé 12.JPG
Deux autres articles de confrères:
L'écume des livres (de mon ami Jean Hartleyb).

29 juillet 2009

"Envoyés très spéciaux" sort aujourd'hui en DVD!

Envoyes_tres_speciaux_DVD.jpg
Jour J pour la sortie du film "Envoyés très spéciaux" en DVD et en Blue Ray. Je rappelle pour les non habitués de ce blog que j'y ai "coaché" Gérard Lanvin pour certaines scènes liées au travail de journaliste... j'ai fini par y jouer mon propre rôle.
Il y a une rubrique Mandor au cinoche dans laquelle j'ai raconté l'expérience jour après jour.
Bande annonce:
Dans cet extrait, on m'entend à la radio et on me voit (rapidement) accompagné de la postière la plus connue de France...

Ici, les interviews "maisons" de Gérard Lanvin, Gérard Jugnot, Frédéric Auburtin (le réalisateur) et même Mandor (si,si!).

Edit du 11 août 2009:

Photos tirées du film... envoyées par mon pote Franck (à ce propos, Franck, ça se voit un peu que c'est pris à partir d'un appareil photo. Tu ne connais pas le procédé pour figer une image directement à partir d'un DVD? Enfin, tu as vu, je ne rechigne pas à leur publication...)

P1000966.JPG
P1000961.JPG
P1000965.JPG
De gauche à droite, Gérard Lanvin, Mandor, Emilie Zapalski et Omar Sy.
P1000972.JPG
Anne Marivin et Serge Hazanavicius... mais l'important est derrière, bien sûr.
P1000964.JPG
Pendant le générique, alors que je ne m'appelle pas comme c'est indiqué.
P1000970.JPG
A gauche, Serge Hazanavicius, à droite Anne Marin. Mandor en proche arrière plan.
P1000962.JPG
Avec une vraie collègue, Emile Zapalski, dans une situation que nous connaissons parfaitement dans nos vies respectives.
P1000967.JPG
Avec Anne Marivin. Voyez comment nous jouons l'écoute attentive et la tristesse...
P1000973.JPG
Générique final.

28 juillet 2009

Mickey [3d] en 5 clips...

Hier, je suis allé chez EMi interviewer Michaël Furnon, l'homme à l'origine du concept Mickey [3d]. Il sort un nouvel album "La Grande Evasion", le 21 septembre prochain. J'y reviendrai dans quelques jours avec un podcast de la mort qui tue (rien que ça!).

A l'issue de notre entretien, l'homme a pris sa guitare sans que je ne lui demande rien... et à joué devant moi. Pas longtemps, mais j'ai eu le droit à un mini concert acoustique.

J'aime mon métier. Je me le dis chaque matin de mon existence.

P1000747dd.jpg
L'oeuvre de Mickey [3d] en 5 clips:

Mickey 3D - Matador enregistré à Taratata.
envoyé par datagrammes.

J'ai demandé à la lune - Mickey 3d (chanson initialement écrite pour Indochine et reprise en version rock par l'auteur.)
envoyé par musiclivesat.
Enfin son nouveau single:
Mickey 3D - Méfie-Toi lEscargot ( Clip Officiel HQ)
envoyé par gotti57.

27 juillet 2009

La lumineuse Luciole...

l_076f41c94aed4cbf820c51a28095379d.jpg

Luciole a 22 ans et vient de sortir un délicieux album, entre chant et parlé.

Ombres.

l_6372d4a090b646aa93935c8e51a27ba7.jpgDepuis février dernier, j’ai ce disque à la maison. On me l’avait proposé en interview. Problèmes de planning, de timing ou je ne sais plus quoi…

Il vient de ressortir avec quelques titres inédits (chez Blonde Music/Mercury).

Pour l’occasion, la rencontre a (enfin) eu lieu.

Ce mercredi 22 juillet.

Au Charbon.

Un bar branchouille de la capitale.

Evidemment, j’arrive en retard.

Mon précédent rendez-vous (avec Wax Tailor, bientôt ici, donc) n’était pourtant qu’à 3km 500 de là.

35 minutes pour faire cette distance en voiture... on a vu plus rapide.

La jeune artiste d’origine bretonne est donc là, sirotant un jus de citron.

Souriante, elle est en pleine conversation avec Benoît, son attaché de presse " spécial Web ".

Gars sympathique et efficace.

Je ne vais pas vous écrire le CV de Luciole, il suffit d’aller sur son MySpace. Mais ce que je peux vous dire, c’est que pour ce premier album, elle a travaillé avec l’excellent Dominique Dalcan (dont je vous parlais récemment) et que le résultat est vraiment à la hauteur. Ensemble, ils ont cherché, essayé, expérimenté, recommencé jusqu’au moment où le résultat leur a paru acceptable.

La demoiselle a du talent (même si je préfère quand elle chante que lorsqu’elle slame).

Voici son podcast (dans un joyeux bordel sonore) en deux parties de 4 minutes.

La première :
podcast

La deuxième :
podcast

f.jpg

Et pour clore cette note étincelante, voici les deux premiers clips de luciole.


Ombre
envoyé par luciolesenvole.

A consommer sans modération!

25 juillet 2009

Pony Pony Run Run...

Scan10006.JPG

Tom Frager

Scan10001.JPG

24 juillet 2009

Allo! Sammy Decoster?

00600753160480_S.jpg
Un petit coup de fil (de 4 minutes) à Sammy Decoster dont l'album est l'un de mes préférés de cette année.

podcast
Son premier clip: Tucumcari.

Et le très récent deuxième clip: Savannah Bay.

VIRGIN (juillet-août) 12: Sam Popat

Scan10001.JPG
Scan10004.JPG
Scan10005.JPG
Scan10006.JPG
Vieilleries d'il y a trois ans... précédente rencontre avec Sam Popat au Buddha Bar parisien.
(Depuis des années, j'interviewe ce DJ à chaque fois qu'il sort un disque...)
Pour découvrir cette nouvelle compilation, c'est ici!
Je vous propose enfin de découvrir le futur classique dont parle Sam Popat dans l'interview:
Sidekick avec Deepfear.

22 juillet 2009

Un (rapide) petit-déjeuner avec Marie-Laure Bigand...

 

dune-vie-lautre-marie-laure-bigand-L-1.jpg
Extrait de la 4eme de couverture du nouveau roman de Marie-Laure Bigand: Clarisse et Emilie ont une vie que tout oppose. Rien n'est fait pour qu'elles se rencontrent. Mais un jour, leurs chemins se croisent dans des circonstances qui pourraient sembler anodines... Jusqu'au jour où le destin va s'en mêler. Ces deux jeunes femmes vont alors s'unir d'une manière surprenante..."

Cela fait longtemps que nous avions décidé de nous rencontrer. Nous sommes deux lecteurs de nos blogs respectifs (le sien s'apelle Les mots partagés), mais ce n’est pas pour cette raison que j’ai tenu à mandoriser Marie-Laure Bigand. Non, c’est parce qu’elle a un sacré talent pour émouvoir et transporter les lecteurs dans ses histoires psychologico-amoureuses. Les deux livres que j’ai lues d’elle, Le premier pas (Editions Pietra Liuzzo) et le nouveau, D’une vie à l’autre (Laure Mare Editions), sont menés tambour battant et écrits d’une plume qui fait jaillir la sensibilité (féminine ?) que j’ai en moi.

Je n’exagère pas.

Marie-Laure Bigand, femme forte et fragile à la fois, sait se montrer convaincante en nous offrant des personnages qui nous ressemblent.
Une romancière dans l'air du temps qui vient de remporter le Prix "Lions Club 2009"pour la région Ile de France Paris, avec son deuxième ouvrage, Le premier pas.

n1186510993_380250_2838488.jpg

Nous avons réussi à caler un rendez-vous hier matin à 9h30 devant le Casino d’Enghien. Malheureusement, je n’avais que 30 minutes à lui consacrer. A 10h, je devais filer à Meaux pour aller à la radio. Le temps de trouver un endroit où nous poser (la honte, c’était un Class’Croute… Mandor, tu n’assures pas !) et de l’interviewer, la demi-heure est passée à vitesse grand V. Il faut dire que Marie-Laure Bigand est d’une telle gentillesse et d’une telle générosité qu’on aimerait passer la journée à discuter. Une présence solaire, tout simplement.

 

-Je ne comprends pas que tu ne sois pas dans le cœur du public parmi les Isabelle Jary, les Laurence Tardieu, les Tatiana de Rosnay… tu es de cette trempe là d’écrivain.

 

-Peut-être qu’il me manque un petit quelque chose pour les grosses maisons d’édition parisienne ? Je ne peux pas savoir, car, il est difficile de se juger soi-même. Tu sais, je suis très bien chez Laura Mare. C'est une femme dynamique et je suis certaine qu'elle portera très loin sa maison d'édition.

 

-Tu écris depuis longtemps ?

 

-J’ai commencé à l’adolescence. Il fallait que je sorte ce que j’avais en moi et ensuite, je déchirais. Je ne voulais pas que l’on tombe dessus. Plus tard, j’ai écrit des histoires pour mes enfants. Souvent le soir, j’avais l’irrépressible envie de noiricir des pages. Un jour, j’ai osé franchir le cap en me confrontant aux maisons d’édition. C’est difficile de se faire publier…

 

4705_1175578788084_1186510993_511163_4155721_n.jpg

-Tu as appris à écrire des romans ou c’est inné ?

 

-Je lis beaucoup, ça c’est un premier point. Et puis, je fais partie de l’association Les Mots migrateurs. Il y a des ateliers d’écritures animés par le président de l’association Philippe Raimbault, auxquels je participe une fois par mois. Ce que j’aime bien dans les ateliers d’écriture, c’est que cela te permet de réfléchir autrement. Quand on écrit, on est dans sa bulle. Il m’arrive de me servir des idées évoquées lors de ces ateliers.

 

-Sinon, j’imagine que tu puises l’inspiration dans la vie que tu mènes, les gens que tu croises…

 

-J’aime beaucoup observer et j’écoute beaucoup. Je me nourris de tout ce que je vois et j’entends. Les gens qui me lisent me disent souvent qu’ils apprécient mes livres pour la psychologie des personnages.

 

-Tes livres évoquent des rencontres qui changent le fil de la vie de chacun des protagonistes, mais pas de manières discrètes. Les destins croisés sont souvent bouleversés.

 

-J’aime bien partir du fait que si je n’avais pas rencontré cette personne, il ne me serait pas arrivé ça… et puis, j’adore ce genre de livre. Isabelle Jarry, Philippe Claudel et Laurence Tardieu sont des auteurs dont je me sens proche. Leurs histoires me parlent et me touchent beaucoup.

 

-Tu crois au destin, au fait qu’il n’y a pas de hasard, que les gens doivent se rencontrer ?

 

-Quand on regarde bien le parcours de nos vies, on se dit que si on n’avait pas vécu ça, il ne nous serait pas arrivé ça.

 

6a00d834fde3e953ef01156f755b61970c-800wi.jpg

-Avant de commencer un livre, tu fais quoi ?

 

-J’ai toujours un fil conducteur, mais je ne sais pas toujours ce qui va se passer en écrivant. J’ai des personnages qui arrivent, des situations que je n’avais pas prévues… c’est ça la magie de l’écriture.

 

-La passion de l’écriture te dévore-t-elle ?

 

-Même quand je n’écris pas, je sais que je suis toujours avec mon livre. Je suis souvent un peu dans la lune, ce n’est pas toujours évident pour ma famille.

 

-Justement, ta famille, comment voit-elle ta vie de romancière ?

 

-Ils m’encouragent, me soutiennent et, d’après ce qu’ils me disent, aiment bien mon travail (rires). Non, franchement, ils m’aident à croire en moi, parce que, sur ce point là, j’ai du mal. Je manque de confiance…

 

-Tu as aussi un blog, que, soit dit en passant, je lis depuis longtemps. Pourquoi t’es-tu réservé un espace virtuel ?

 

-Quand j’étais en séance de dédicaces, les gens qui venaient me demandaient si j’avais un blog. Je disais que non, et comme j’avais plusieurs personnes autour de moi qui en avaient, je m’y suis mise. C’est une façon pour moi de parler de mon actualité littéraire et puis comme je lis beaucoup, j’en profite pour faire partager mes coups de cœur littéraires. Ça permet aussi d’échanger et de faire de belles rencontres.

 

-Le quatrième roman en cours d’écriture parle de quoi ?

 

-C’est l’histoire d’une femme qui est à bout de beaucoup de choses. J’aime pousser mes personnages pour les faire réagir. Je n’en dirai pas plus. C’est un roman intimiste.

 

-Dans ton œuvre, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. La vie de tes héros peut vite basculer vers une série d’événements étranges.

 

-C’est simplement la vie. Je suis sûr qu’il y a des situations encore plus particulières dans la vraie vie de certaines personnes. La fiction est parfois moins forte que la réalité.

 

P1000727.JPG
P1000725.JPG
Après l'interview... hier matin au Class'Croute (je sais, l'endroit fait rêver...).

10h00.

Il est temps de nous séparer.

Je m’excuse 1000 fois de ce départ précipité.

Nous nous promettons de nous revoir plus longuement… et pour ma part, ce sera avec beaucoup de plaisir. 

Marie-Laure Bigand mérite une visibilité plus importante. Lisez-là, vous comprendrez.

21 juillet 2009

VIRGIN (juillet-août) 11: Moby

Scan10009[1].JPG
Pale Horses, un extrait clipé de l'album: