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30 juin 2009

Stéphane Nolhart... à découvrir absolument!

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J’ai beaucoup hésité. Je l’invite, je ne l’invite pas ?

Quand même, j’ai préfacé son deuxième livre, Je ne vous voyais pas comme ça (dans laquelle, j’expliquais notamment qu’il m’avait sauvé la vie… à lire ici), le convier à la radio pour l’interviewer pouvait éventuellement passer pour du copinage.

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Et puis, je me suis fait la réflexion que, du coup, je n’avais pas vraiment parlé de son livre. Le précédent oui, mais pas son dernier né. Ni sur ce blog, ni à la radio, ni dans mes deux journaux. C’est injuste, car je l’ai vraiment beaucoup apprécié. Vraiment beaucoup. Sous le prétexte qu’il est un ami et que je suis "un peu" impliqué dans cette publication, du coup, je le prive d’éventuels nouveaux lecteurs. Je ne dis pas qu’après cette note et l’interview diffusée sur 77FM (à écouter ici), Stéphane Nolhart (car, c’est de lui dont il s’agit) va voir son chiffre de vente décoller subitement, mais, si quelques personnes supplémentaires pouvaient s’intéresser à ce roman très drôle, j’aurais rempli ma mission. Pas question, donc, que je me taise. Cet homme-là voue sa vie à l’écriture et je suis en adéquation totale avec son style, sa philosophie et son humour permanent (et décapant!).

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Et humainement, ce grand gaillard charmeur et charismatique est une crème. Il se montre grand, fort et puissant, je le devine fragile et à fleur de peau. À fleur de peau, j’en suis sûr. Mais, c’est le genre de faiblesse que je connais (pour en être victime) et que j’aime bien chez les autres. Je n’apprécie pas particulièrement les personnes sans failles… ils m’ennuient.

Stéphane Nolhart à tout pour devenir un grand de la littérature française, mais peu de gens du métier le sait encore. Son jour viendra, vous verrez, pour moi, c’est une évidence.

Bref, le 17 juin dernier, je suis allé chercher mon camarade à la gare de Meaux. Direction Crégy-les-Meaux (2 kilomètres… un voyage de dingue !). Je le présente à la dream team de la radio et nous passons directement dans le studio. Je suis toujours gêné d’interviewer quelqu’un que je connais personnellement. Alors, je me mets sur le mode "professionnel". Tout à coup, je me mets à vouvoyer la personne et j’oublie presque que j’ai devant moi un ami. C’est curieux comme sensation, mais ça marche à chaque fois.

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Voici quelques extraits de cette interview :

-Quel est votre parcours littéraire ?

-J’ai baigné dans la littérature.  J’ai commencé à écrire pour moi dans ma prime jeunesse, puis pour les autres à l’âge adulte. J’ai écrit des biographies, des documentaires et j’ai attendu la quarantaine pour écrire mon premier roman Les Ailes de Giacomo. Ca a fonctionné correctement et, là, je viens de sortir mon deuxième roman.

-Vous préférez écrire pour les autres ou pour vous?

-Pour moi. Un roman, c’est un vrai travail d’écrivain. Émouvoir ou faire rire le lecteur avec des histoires conçues par soi-même est jubilatoire.

-Quelle est la définition de l’écriture "Nolhartienne" ?

- J’ai du mal à répondre à ce genre de question… Humoristique peut-être. Faire rire, ça tient sur une mécanique et sur un style très précis.

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 -Dans Je ne vous voyais pas comme ça, vous humanisez la mort. Elle s’appelle Catule LAMORT et elle est, je cite, "sensible, pleine d’humour, érudite, touchante, fatiguée, brillante, mélomane et… cruciverbiste." D’où vous est venue l’idée d’écrire sur la mort ?

-Je suis parti en voyage à Édimbourg et je suis tombé sur une petite lithographie du 17e siècle où la mort était assise sur un rocher, complètement déprimée, auscultée par un médecin. J’ai eu un flash avec cette vision. Et si la mort était vivante, si elle avait un vrai souci de santé, que se passerait-il ?

-Elle a même des rêves de gloires et veut devenir une star. Quelle imagination fertile !

-Disons que je suis parti de l’idée que personne n’aime pas la mort, qu’on la déteste alors qu’en fait, elle est très utile. Si elle n’était pas là, on serait 200 milliards, je ne sais pas… plus peut-être. Moi, j’ai mis la mort en grève au début de mon roman et le bordel planétaire a commencé.

-Voulez-vous réhabiliter la mort ?

-Non, mais je veux la montrer autrement.  C’était un pari de vouloir que les lecteurs aiment la mort. Qu’elle les fasse rire, que " personne ne la voit comme ça "… Chez moi, la mort, enfin personnifiée, est drôle, burlesque et fait juste son travail.

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-Comment a été reçu le personnage de Catule LAMORT par vos lecteurs ?

-Globalement, je n’ai eu que des retours positifs après lecture de ce livre. Mais j’ai eu aussi un petit pourcentage de lecteurs qui a eu du mal à rire avec la mort. Après, chacun voit les choses à sa façon. Moi, j’ai toujours eu un regard un peu cynique face à la mort. Je préfère en rire avant d’avoir a en pleurer. 

-Dans votre prochain roman, vous évoquez un sujet tabou dans le milieu littéraire, je crois.

-Oui, enfin non… j’ai passé pas mal d’années à écrire pour les autres… à travers un livre drôle, je raconte l’histoire d’un nègre littéraire qui se retrouve à la montagne pour écrire un livre pour une dame très particulière. C’est 7 jours de la vie d’un nègre à la montagne. Je tape un peu sur les éditeurs, j’espère que ça ne m’empêchera pas d’en trouver un.

-Écrire, pour vous, c’est une façon de vivre ou de survivre ?

-Les deux mon capitaine, mais c’est aussi une façon d’exister.

-Vous travaillez comment ?

-Je considère l’écriture comme un métier, donc je m’y mets à heure fixe. Par moment, ça met du temps à venir, mais l’inspiration finit par se déclencher. J’ai pensé pendant longtemps qu’il fallait attendre le bon moment, qu’il fallait être prêt… et puis je me suis aperçu qu’à travers des commandes que j’ai eues où les délais étaient très courts, je pouvais sortir plus de pages que je ne le pensais.

-Les romans, par rapport aux biographies, aux documentaires, c’est la récréation ?

-Non, c’est le but du jeu. J’écris le reste uniquement pour pouvoir écrire des romans.

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Et voici le podcast en deux parties montées de l'entretien.
Première partie:

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Et hop! La deuxième:

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Belle voix, non?

Après cet entretien, Stéphane est resté un moment à la radio à tailler la bavette avec Richard, mon boss. Puis, nous sommes allés au Bureau pour déjeuner ensemble. En terrasse. Moments agréables où nous avons parlé littérature, milieu de l’édition, projets communs éventuels, ami(e)s commun(e)s… c’était presque l’été, la serveuse était séduisante, le rosé commençait à faire son petit effet… et nous étions biens. La vie était belle.

(Et j’espère qu’un éditeur "important" s’intéressera au cas Stéphane Nolhart. Qu’ils lisent, au moins… ils comprendront.)

29 juin 2009

Luc-Michel Fouassier raconte Richard Bohringer...

Luc-Michel Fouassier est devenu un ami. Je l’ai rencontré il y a presque un an car il est l’organisateur du Salon du Livre d’Ozoir-la-Ferrière.

Et auteur aussi.

Je l’ai donc mandorisé là.

Puis ensuite, je l’ai invité deux fois à la FNAC Val d’Europe en bonne compagnie. (Elle et lui).

Et un jour il m’a invité pour un déjeuner mémorable avec un chanteur que j’affectionne depuis longtemps.

Bref, on est devenu ami.

Quand j’ai reçu Richard Bohringer à la FNAC Val d’Europe, il est venu voir.

 Ça lui a donné des idées.

Et Luc-Michel Fouassier, quand il a une idée derrière la tête… il la concrétise.

Je lui ouvre les portes pour me raconter, à ma manière, les coulisses de son café littéraire.

Voici donc son texte reçu hier soir (à ma demande):

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7342 minutes

Richard Bohringer au café littéraire d'Ozoir-la-Ferrière

 

J'ai toujours adoré le tennis. Et cela est peut-être dû à la façon dont on compte les points. Tant que la dernière balle n'a pas rebondi deux fois, il reste toujours un espoir de renverser la situation. Combien de victoires restées célèbres dans les annales après un retard de deux sets à zéro et une remontée fantastique !

Jamais, cependant un match n'a duré 7342 minutes.

De ma rencontre avec Richard Bohringer, je suis sorti épuisé après une tension terrible tout au long d'une semaine qui m'a semblé ne jamais vouloir finir. Mais ça valait le coup. Avec Richard, nous ne nous sommes pas serré la main au-dessus du filet, nous nous sommes pris dans les bras l'un et l'autre.

Que je vous raconte cette semaine. Chronologiquement !

 

Lundi 8 juin, 15h20.

Sur mon portable, appel émanant des bureaux de Gilles Paris, l'agent de Richard Bohringer. Dernières mises au point avant la venue de Richard au tout nouveau Centre artistique et littéraire d'Ozoir-la-Ferrière, le samedi suivant. En tant que délégué à la gestion de l'événementiel littéraire, j'animerai la rencontre. Je propose de venir chercher Richard sur Paris. Je suis rassuré, la semaine précédente, Richard avait annulé une dédicace qu'il devait faire en province.

A Ozoir, tout le monde se réjouit de sa venue. Les affiches ont fleuri sur les panneaux de la ville. Jean-François Oneto, le maire, est impatient d'assister à la rencontre.

 

Mardi 9 juin, 10h46.

Nouvel appel. Richard annule toutes ses dates en juin pour quelques soucis de santé. Coup de massue sur ma tête. Je m'étais préparé depuis des semaines, revoyant sans cesse mon interview, depuis toutes ces années que je suis la carrière du bonhomme, j'ai tout lu (de C'est beau une ville la nuit à Bouts lambeaux), tout vu (même L'Italien des roses), tout entendu (ah, les heures de gloires d'Europe 2, le dimanche soir). Tout s'écroule !

J'appelle en urgence le service communication pour qu'on annule tout. Ordre est donné d'imprimer les bandeaux que j'imagine déjà et qui me vrillent le cœur, portant la mention annulé. Nous contactons les médias pour leur annoncer la triste nouvelle.

 

Richard_Bohringer_008[1].jpgMardi 9 juin, 12h39.

Je suis doublement triste. L'événement est annulé certes, mais Richard ne doit pas être en forme. On m'a donné son numéro de portable. J'hésite à l'appeler. Composer le numéro d'un géant comme ça, pour moi qui le voyais à la télé, quand j'étais gamin, sur TF1, au cinéma du dimanche soir, c'est pas rien.

Je tape les dix chiffres sur le clavier de mon téléphone. Je flippe.

La voix mythique de Richard là-bas. Eraillée.

Allo, Richard Bohringer ? Je vous appelle d'Ozoir. Je suis inquiet, ça va ? J'ai appris que vous annuliez vos dates. Je voulais savoir si ça allait, je veux dire, rien de grave...

Et là :

Non, pour toi, je viendrai. Tu prends de mes nouvelles. Alors, je viendrai.

Merci Richard !

Je raccroche. Je n'y crois pas encore. Je suis abasourdi. Tremblant. Vite rappeler les services en mairie.

 

Mardi 9 juin, 12h46.

Allo ? On relance tout !

 

Mardi 9 juin, 13h51.

Sonnerie. Je décroche. La voix éraillée. Tu passes me chercher à l'hôtel L... Samedi à midi. OK ?

Merci Richard. Merci.

 

Mercredi 10 juin, 11h17.

Agence Gilles Paris. Rendez-vous confirmé. Richard tient absolument à venir sur Ozoir. Nous nous en réjouissons et nous excusons pour l'appel d'hier.

 

Durant trois jours, je peaufine mes interventions. J'hésite à appeler mon ami François Alquier pour lui demander des conseils. J'y renonce, ne veux pas le déranger, il a tant à faire.

 

Samedi 13 juin, 11h31.

J'arrive sur Paris, j'essaie d'avoir Richard au téléphone pour lui dire que j'arrive bientôt. Rien. Boîte vocale. A-t-il oublié ? Tout le monde l'attend à Ozoir et si ça se trouve, il a oublié et se trouve loin de Paris à l'heure qu'il est ! J'angoisse.

Heureusement, le fait de trouver une place boulevard St-Germain, juste devant l'église me rassérène. La chance est avec moi.

 

Samedi 13 juin, 11h45.

Alors que je marche Rue de Seine, pour me rendre au lieu de rendez-vous, j'entends une voix éraillée, à une terrasse. Mon cœur explose. Richard est là. Il prend son petit-déjeuner. Il n'a pas oublié. Nous nous serrons la main.

 

Samedi 13 juin, 12h02.

Richard claque la portière de la voiture. Je démarre. En route pour Ozoir...

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Richard Bohringer se faisant interviewer par Luc-Michel Fouassier.
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Le fils de Luc-Michel Fouassier, Louis lisant un texte de Richard Bohringer (très ému).
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Séance de dédicaces après la conversation...

 

La salle était pleine. Cela a commencé par une standing ovation. Une petite fille a offert une rose à Richard. Très vite, j'ai abandonné mes questions qui m'ont paru trop réfléchies, pas assez spontanées. Richard a été comme un torrent de montagne qui saute au-dessus des mottes de terre, se fracasse sur les rochers mais qui continue quand même son chemin... Il nous a tous emmenés avec lui...

 

Samedi 13 juin, 17h42.

Rue Mazarine, Richard me demande de le déposer là, presque à l'angle du carrefour de Buci. Nous ne nous serrons pas la main, nous nous embrassons.

Merci Richard.

 

Cette semaine a duré 7342 minutes et quelques années... 

 

Luc-Michel Fouassier.

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Le maire d'Ozoir-la-Ferrière, Jean-François Oneto, avec le comédien/auteur.
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Madame Oneto, la femme du maire, offrant un livre sur Ozoir-la-Ferrière.

25 juin 2009

Sébastien Fritsch revient sur le lieu du crime...

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C’est bizarre, je me souviens plus comment nous nous sommes connus. Je sais juste que nous lisons nos blogs respectifs depuis des lustres (« lustres » en langage 2.0 est au moins égal à 3 ou 4 ans).

Sébastien Fritsch, je ne l’avais croisé « en vrai » qu’une fois, il y a deux ans, en coup de vent, au Salon du livre de Paris… dans une allée.

 

SFrtisch.jpg-Bonjour, vous êtes Mandor ?

-Oui, à qui ai-je l’honneur ?

(D’ailleurs, je me demande toujours comment on peut me reconnaître, je suis pourtant si discret sur mon blog. Vous trouverez bien une photo ou deux de mois, en cherchant bien, mais pas plus. L’ego surdimensionné, très peu pour moi !)

-A Sébastien Fritsch.

-Ah, bonjour, ça me fait plaisir de vous voir. Moi, c’est Mandor.

-Oui, bonjour, moi, c’est Sébastien Fritsch…

-Ça me fait plaisir de vous voir, j’aime bien ce que vous faites.

-Moi aussi.

-Bon, ben, à bientôt alors…

-Oui, c’est ça, à très vite.

                         

Bref, un premier contact enrichissant.

 

1038001814_2.jpgEt puis, j’ai reçu son deuxième livre Le Sixième Crime.

J’ai adoré.

Mais vraiment.

Je l’ai donc mandorisé par téléphone, quelques jours après lui avoir posé un lapin de chez lapin.

Aujourd’hui encore, j’ai honte.

Je raconte tout ici.

 

Bref, après avoir lu son dernier roman en date, Derrière toute chose exquise, j’ai décidé de lui sortir le grand jeu.

L’inviter dans ma radio.

(Enfin, la radio en elle-même ne m’appartient pas, j’y travaille juste… mais c’est une façon de parler. Non, parce que je ne veux pas qu’on dise « Hé ho, l’autre, il dit qu’il a une radio, alors qu’en fait, il est juste employé et »… euh… bref.)

J’ai demandé à Sébastien Fritsch de venir à Meaux.

Cette ville est d’ailleurs citée plusieurs fois dans son livre.

La gare de Meaux, plus précisément.

Mais, le léger détail, c’est que l’auteur habite à Lyon.

Donc, après une enquête d'investigation poussée sur Mappy.com (je suis journaliste d’investigation, il est hors de question que je ne vérifie pas une information majeure), Lyon n’est pas très proche de Meaux.

 

(Remarquez combien un blog tenu par un journaliste professionnel est d’une tenue intellectuelle irréprochable. Excusez-moi de surligner cette évidence, mais sachez que c’est inné. Je n’y peux rien, la rigueur est comme une deuxième peau.)

 

Bon, j’accélère un peu le rythme parce qu’il est possible que certains d’entre vous commencent à s’impatienter.

 

32074779_p.jpgVoici le pitch de Derrière toute chose exquise (copié collé sans remord sur le site de la maison d’édition de Sébastien Fritsch, Pierregord. Un journaliste consciencieux cite ses sources. Ne me remerciez pas, c’est une règle d’or…) :

 

Jonas Burkel, photographe quadragénaire, mène depuis toujours une vie sans à-coups, sans ambition, sans émotion excessive.
Ses journées ne sont qu’un simple assemblage d’habitudes : le confort de son appartement, ses disques d’Oscar Peterson, ses heures de contemplation ou d’errance solitaire dans les rues de Paris et, surtout, les femmes qui se succèdent, au fil des ans, face à son objectif.
Elles aussi, comme le décor, la musique ou la lumière de ses clichés, le rassurent. Et pour cela, elles se doivent de ne jamais varier : toujours jeunes, grandes, brunes, fragiles, elles sont surtout exceptionnellement belles. Belles comme des anges, pense Jonas.
À la différence que les anges, eux, ne meurent pas.

 

Allez hop ! L’interview :

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 - C’est un livre noir.

(Une phrase, pas plus, pour engager la conversation. Court et efficace, chapeau Mandor !)

 

- Oui, comme le précédent. En même temps, il est teinté d’une petite couleur bleue. C’est à la fois un roman noir et un roman d’amour. J’ai, entre mes personnages, des relations qui sont très approfondies et très sentimentales. On décèle ce romantisme au fil des pages. Même s’il y a des descriptions, une ambiance qui est donnée, il y a tous ces sentiments qui sont étudiés et disséqués, je conduis mes lecteurs de façon à ce qu’ils aient envie de tourner les pages.

 

P1000494.JPG- Tu parles de Meaux et nous sommes à Meaux, c’est fou, non ?

(Il faut impliquer l’invité pour qu’il se sente bien. Le mettre en confiance pour qu’il se dévoile.)

 

- Effectivement, la rencontre entre le photographe quarantenaire, Jonas et la mystérieuse jeune fille fascinée par Oscar Wilde, se déroule à la gare de Meaux. Un matin de février Jonas monte dans le train et il a un coup de foudre. C’est un coup de foudre de plus parce qu’effectivement, il rencontre toujours de très belles femmes. Celle du train de Meaux est très mystérieuse, très absente dans le livre et malgré cette absence, elle s’impose et joue avec Jonas un jeu de séduction  et de frustration qui va bouleverser ses petites habitudes. 

 

- Difficile de ne pas en dire trop.

(Réactivité par rapport à une réponse donnée. Le journaliste doit montrer qu’il s’intéresse au sujet. Et ça tombe bien, car il s’intéresse auP1000510.JPG sujet.)

 

- Comme dans tous romans avec du suspens, il faut pouvoir donner envie de le lire sans trop en dire et sans rentrer trop dans le détail. C'est un exercice difficile que de trouver le juste milieu.

 

-Jonas ne semble pas être bien dans son époque. On a l’impression qu’il l’a subit plutôt qu’il ne la vit.

(Là, le journaliste professionnel analyse le héros et, du coup, impressionne l’invité par une telle puissance de déduction.)

 

-Le roman se situe au début des années 90, mais c’est un homme qui est très attaché au passé, qui n’écoute que des musiques qui ont quelques dizaines d’années et surtout il crée autour de lui une ambiance qui ne doit jamais changer.

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-Il y a un labyrinthe sentimental dans ce roman. L’amour se rapproche de la mort.

(Je reçois un mail qui me dit : Mandor ! Ta gueule !)

 

-Et le labyrinthe dont tu parles est parcouru par toute une galerie de personnages. Jonas et la jeune fille, mais aussi quelques anciennes conquêtes de Jonas qui continuent de prendre une place et dont certaines vont connaître un destin tragique.

 

-C’est ton troisième roman. Tu écris depuis longtemps ?

(Bon OK ! Je ne dis plus rien. Motus…) 

 

-Ça m’a pris tout petit. Quand j’avais une dizaine d’années, déjà j’écrivais. C’est 10 ans plus tard que j’ai pu écrire des projets aboutis qui tenaient debout.

 

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-Tu nous concoctes un nouveau roman en ce moment ?

(… et bouche cousue.)

 

-Oui. Ce ne sera pas un "policier" ni un livre historique. Ce sera une histoire familiale entre Paris, Nancy, d’autres régions et même à l’étranger.

 

-Je sais que tu aimes aller à la rencontre de tes lecteurs.

(Non, parce que ça paralyse le discours, il paraît…)

 

-Oui, j’aime toucher les lecteurs.

(C’est une image les amis. Ne prenez pas tout au premier degré !)

Évidemment, comme je n’écris pas uniquement pour moi, j’apprécie les réactions des gens qui me lisent, discuter avec eux lors des salons du livre, avoir un retour concret de mes écrits.

 

-Tu as déjà un public acquis à ta cause? Des lecteurs fidèles ?

(Ah attendez, je reçois un deuxième mail! « Si tu continues, on file chez Wrath bavasser sur toi ! ». Non, pitié, pas ça !!! J’arrête, j’arrête !)

 

-Il y a des lecteurs qui ont lu tous mes romans et qui me demandent quand le prochain va sortir. Certains me demandent des détails sur les prochaines histoires ou me racontent comment ils ont perçu tel ou tel livre.

 

-Tu as un public plus féminin, je suis certain.

 

-Effectivement, mais c’est parce qu’il y a plus de femmes qui lisent des romans que d’hommes. Peut-être que la touche de romantisme que je distille ici et là les touche plus que le public masculin…

 

-Il y a un style Fritsch, je trouve.

 

-Je le prends comme un compliment. Je préfère que l’on me dise cela plutôt que l’on prétende que mon style ressemble à celui d’untel ou untel. Je ne veux pas être considéré comme un copieur. Je m’applique à avoir mon propre style avec une certaine musicalité, une ambiance, un rythme qui est très important, car il permet d’entraîner le lecteur.

 

-Quels sont tes écrivains préférés ?

 

-Je peux citer pour le mécanisme d’écriture, Agatha Christie, mais mes écrivains préférés sont John Irving, Patrick Modiano, Stefan Sweig, des écrivains très différents. Je dois avoir un amalgame de tout ça qui construit mon style. C’est difficile de se rendre compte.

 

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-Ta plume est alerte, maligne, pleine de chausses trappes, intelligente, mais accessible à tous.

 

-J’espère ne pas être rébarbatif. Il faut écrire en ce faisant plaisir. Je reste accessible sans faire de concessions, sans vouloir simplifier ni mon écriture, ni mon histoire.

 

-Tu t’organises comment pour écrire ?

(Ça va ? Vous êtes là ? Non, parce que j’aimerais bien continuer à vous donner des cours de journalisme littéraire. Je peux ?)

 

-Je suis enseignant, donc théoriquement, ça me laisse du temps libre, mais comme c’est ma première année, ça me prend beaucoup de temps pour préparer mes cours. À côté de ça, j’ai une famille nombreuse et il faut aussi que je m’en occupe. C’est donc trois pôles de ma vie que je tente de concilier pour pouvoir écrire.

 

-La première version de Derrière toute chose exquise date de 1992. Tu n’as cessé de la remodeler. 

(Par exemple, on ne tutoie pas l’invité. On exclut le lecteur sinon…)

 

-Pour moi un roman se conçoit sur plusieurs années. Un roman, ce n’est pas juste s’asseoir devant une feuille de papier, c’est concevoir, agencer les différents personnages, caractères, situations…les lieux, après on peut commencer à écrire.

 

-Un écrivain est-il un suceur d’âme ?

(Poser des questions originales, fortes, inédites, troublantes est un point important de ce métier, surtout lorsque c’est pour clore un entretien…)

 

-Oui. On prend autour de nous les différents personnages et caractères que l’on peut observer. En tant qu’écrivain, on n’invente rien. Il faut juste tenter de métamorphoser des ressentis en histoires, de préférence à rebondissements et pas portées sur sa petite personne.

 

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Après ce brillant entretien, j’ai emmené Sébastien Fritsch au Bureau de Meaux (comme je le fais souvent avec les invités qui se déplacent jusqu’à moi). En terrasse. Et nous avons refait le monde, le milieu littéraire et la blogosphère tout en dévorant de bonnes salades meldoises.

Sans aucune médisance, car Sébastien Fritsch n’est pas du genre à jacasser sur son prochain.

Malheureusement…

Merci à lui d’être venu de si loin et d’avoir absolument ben joué le jeu.

(Et je conseille à tous de lire Le 6eme crime et Derrière toute chose exquise. Vous ne le regretterez pas, foi de Mandor !)

(Ici, Sébastien Fritsch raconte son rapide passage à Meaux...)

L'interview diffusée sur 77FM est à écouter ici.

17 juin 2009

Kaoutar Harchi, auteure choc!

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harchi.jpgFrançaise d’origine marocaine, née à Strasbourg, Kaoutar Harchi à 23 ans. L’année dernière, elle s’est installée à Paris pour préparer une thèse sur le poète Kateb Yacine. La jeune fille a des velléités d’écriture depuis toujours… et une envie de raconter une histoire la taraudait. « Tout sauf celle d’un nombril : une histoire de béton. Contre lui, surtout », précise-t-elle.

 

Dans ses références, on peut distinguer : Tassadit Imache, Evgueni Grichkovets, Paul Celan, Abdelhak Serhane, Eugène Guillevic, Malika Mokkedem, Georges Perec, Vasko Popa, Yves Bonnefoy, Frantz Fanon, Heiner Muller, Nabile Farès, James Sacré, Fabrice Melquiot, Kateb Yacine, Maimouna Gueye.

(Je vous avoue humblement que je ne les connais pas tous).

 

La lecture de son premier roman : « Zone Cinglée » (aux éditions Sarbacane) m’a renversé.

Une écriture choc et une histoire originale.

Peu communes.

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Voici le résumé (source Evene) :

« Zone cinglée est cet endroit qui existe au-delà de la frontière de la ville-centre : un au-delà inquiétant, menaçant, un no man’s land dont personne ne s'échappe ou alors, pour ceux qui ont voulu vivre dans la lumière, le retour au pays se solde par un suicide.
Dans cette cité perdue, les mères sont devenues folles et dangereuses, nourrissent les rangs de la haine et de l'inceste en donnant naissance à une armée d’enfants-monstres. Au milieu de ce chaos, Tâarouk, le narrateur, qui veut vivre l’amour, l'amour interdit avec les hommes, l'amour fraternel avec Feyi et l'amitié avec Izare, souhaite quitter cette banlieue mortifère pour vivre enfin ses désirs naissants. A l'issue de ce qui s'avère être un véritable chemin de croix, Tâarouk va trouver sa voie parmi les hommes et sortir de l'ombre pour exister au plus près de lui-même et des autres, de ceux qui sont partis
, de ceux qu'il va aimer. »

 

J’ai demandé à Kaoutar Harchi de me rejoindre à Meaux pour me parler de son livre.

Un jour de pluie battante.

Drue l'averse.

Je vais de ce pas et sans détour éviter les clichés du genre: "elle est apparue devant la gare de Meaux, tel un rayon de soleil..."

Pas digne de Mandor.

 

-Présentez-moi cette « Zone Cinglée ».

 

-Les premiers mots qui me viennent à l’esprit, ce sont « syncrétisme » ou  « hybridation ».  Dans mon parcours personnel, je suis passé par différentes structures et différentes tendances. Dans mon roman, ça se retrouve un peu. Ce mélange entre quelque chose de très noir et de très précis qu’on peut rattacher à certaines dimensions de la réalité, d’autre part, des choses plus imaginaires, plus inventives, qui touchent à l’extrapolation d’un évènement réel à part entière.

 

-C’est un roman hybride. À la fois un conte mythologique, un roman de Science Fiction ou même un journal intime d’un ado très tourmenté.

 

-Je ne savais pas exactement ce que je voulais faire jusqu’à ce que mon roman soit définitivement fini. A la base Tâarouk était là, ensuite, tout ce qui relève de la cité, des mères, « la cause », du frère et des parents de Tâarouk, ce sont des éléments qui sont venus au fur et à mesure du travail avec mon éditeur. Je ne voulais pas que ce livre tourne autour d’une forme auto-fictionnelle ou intimiste. Je voulais construire un univers qui soit autre chose que la réalité. Un univers qui ne soit pas qu’une simple copie de ce qui se passe au quotidien dans nos vies respectives.

 

-Vous avez choisi un narrateur (Tâarouk) pour raconter cette « Zone Cinglée ». Vous vous êtes donc mis dans la peau d’un homme pour écrire…

 

-Curieusement, j’ai plus de facilité à écrire en utilisant un « je » masculin qu’un « je » féminin  parce que du côté du monde des filles, je n’aurais pas grand-chose à dire. Je connais mal le monde des garçons, c’est ce qui m’a intéressé. C’est plus agréable, plus fertile et plus fécond de m’éloigner de ce que je tente de créer comme proximité, comme dimension saisissable à travers le roman.

 

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Adjani's attitude...

-Dans votre roman, les femmes n’ont pas le beau rôle. Ni les jeunes, ni les mères qui deviennent complètement folles.

 

-J’ai commencé mes études en apprenant l’anthropologie. A ce titre, je suis très sensible aux questions relatives aux rituels, aux mythes et aux différentes structures que les gens mettent en œuvre  pour tenter de canaliser ou maîtriser leur peur. Je me suis demandé, dans ce livre, comment on faisait pour gérer la mort. J’ai mis en scène des mères ne supportant plus le deuil de leurs fils, tous suicidés, et qui décident de s’installer au cimetière pour rester proche d’eux. J’ai voulu aussi montrer mon point de vue sur ce qu’il se passe quand des évènements individuels deviennent collectifs. Que se passe-t-il quand la folie continue, quand, à aucun moment, il n’est possible de revenir en arrière ou de trouver une porte de sortie. J’ai raconté plusieurs folies. Celle du narrateur, de sa famille et celle de la cité.

 

-Y a-t-il une morale dans votre livre ?

 

-Les livres à moral ou à une quelconque pédagogie, c’est quelque chose que j’admire dès lors que ce sont les autres qui le font. Moi, j’ai de la difficulté à assumer ce genre de dessein. Il n’y a rien que je veux faire passer comme étant un message ou quoi que ce soit à comprendre ou à retenir. Dans « Zone Cinglée », je ne mets en avant que mes impressions et sensations personnelles d’une difficulté à gérer ses rêves.

 

-On peut penser en regardant la couverture et en lisant le résumé de l’histoire, que c’est encore un roman sur une cité de banlieue… et pourtant, ce n’est pas la réalité du contenu de votre roman.

 

-La question de la littérature de banlieue est très compliquée parce que ça met en œuvre à la fois l’ambition d’un individu à être reconnu comme un écrivain et, à la fois, les difficultés qui se posent à lui à partir du moment où il évoque un territoire particulier. Un roman de banlieue, c’est réducteur et c’est créer un sous-genre qui de manière formelle ou stylistique, n’existe pas.

 

-Je sais que vous êtes une passionnée de rap et de slam. Est-ce la raison pour laquelle vos phrases sont courtes, incisives, précises et percutantes ?P1000476.JPG

 

-J’ai écouté énormément de rap français. C’est un mouvement dans lequel je me reconnais, mais je suis juste une auditrice régulière, je ne me suis jamais impliquée dans le mouvement. Si je devais citer quelqu’un, au niveau du style, de l’écriture et de la capacité à mettre en rythme les mots, ce serait Oxmo Puccino. Il a une écriture et une facilité à créer des images qui m’ont toujours frappé et attiré. En tout cas, les phrases courtes, le caractère parfois rapide et haletant me convenaient bien parce que l’histoire est comme ça. Mes personnages sont habités par le désir, la folie, l’amour et, finalement, il y a une correspondance entre la forme et le fond.

 

-Pour finir, Kaoutar Harchi, aviez-vous l’ardent désir d’être publiée ?

 

-Je trouve ça très difficile d’écrire et de ranger ses mots et ses histoires dans son tiroir et de les ressortir le lendemain comme si de rien n’était. Il y a toute la dimension du partage qui n’existe pas. Quand un éditeur vous prend au sérieux et qu’il accepte de travailler avec vous, c’est un gage de confiance qui a été nécessaire…

 

-Vous avez eu du mal à trouver un éditeur ?

 

-J’ai eu du mal au début, mais simplement parce que ce que je proposais était d’une qualité très faible. Les gens me renvoyaient à moi-même en me disant de travailler encore et encore. Un jour, j’ai compris ce que je voulais écrire et j’ai vite trouvé un éditeur. Il m’a d’ailleurs beaucoup aidé sur bien des points.

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Interview diffusée sur 77FM à écouter là.

09 juin 2009

Ridan... des mots à Meaux.

blocridan.jpgAvant de partir en tournée, Ridan a eu la bonne idée de venir à Meaux en résidence au Théâtre Luxembourg, pour répéter, répéter et répéter.

En résidence, ça veut dire qu’il reste quelques jours au même endroit.

Un chanteur, faut pas qu’il reste à côté de Mandor plus de 5 minutes, sinon, Mandor il débarque.

C’est sûr.

Alors 4 jours…

C’est de la provoc !

Donc, cet après-midi, je l’ai interrompu pendant le « filage ».

Je sais… Ridan a été mandorisé récemment (avec interview filmée et tout et tout…), mais je ne résiste quand même pas.

Suis incorrigible.

Mais, le Ridan, je lui trouve beaucoup de talent.

Il a mis dans son troisième album, "L'un est l'autre", une énergie particulièrement solaire et fédératrice, dont les relations humaines et affectives sont le fil conducteur.
J'aime bien le concept.

77FM, soit dit en passant, on a fait gagner des places pour le concert privé de demain soir.

Une sorte de générale… mon caporal!

Voici quelques clichés de l'interview de tout à l'heure... dans sa loge du théâtre Luxembourg.

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Merci à Valentin Marcinkowski pour les photos...
Et voici, pour clore cette note, une vidéo de Ridan enregistré à Cap 24.
(Parce que le clip de "Passe à ton voisin", je l'ai déjà présenté dans ma précédente note sur le monsieur...)

07 juin 2009

Polo et Ami Karim dans un parc meldois...

L’un est l’ancien leader du groupe des années 90, Les Satellites.

Groupe de rock alternatif, parfois légèrement punk, qui a bercé une période de ma vie.

Pour les nombreux nostalgiques de ces fous déjantés... Les situations claires, en 1990.

A découvrir sur un site officiel plutôt bien ficelé.

Polo, donc.

Il vient de sortir son cinquième album solo chez Atmosphériques.

Alexandres.

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Dans ce disque, il explore, s'approprie et réinvente d'anciennes formes fixe de poésie, (ballades, odes, rondeaux redoublés, vers mêlés...) pour nous offrir douze chansons écrites pour la plupart en alexandrins. Une écriture en "trompe l'œil", dont le lyrisme touffu et le sens du détail réjouissent l'esprit et l'oreille.
Alexandres est réalisé par Régis Ceccarelli (Souchon, Henri Salvador, Abd Al Malik...) et le compositeur Olivier Daviaud (Dionysos, Jacques Higelin, Emily Loiseau...) qui signe ici de somptueux arrangements.


"Alexandres", making off

Vous en apprendrez plus sur Polo en allant ici.

Son site officiel.

Sa première mandorisation.

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L’autre est Ami Karim, un slameur qui a sorti un très bel album l’année dernière chez EMI.

Eclipse totale.

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Un artiste à la plume frontale, sans concession et poétique.

« Peu de métaphores directes, beaucoup d’images filées. Il scrute et embrasse le quotidien. Qu’il finit par transcender. Il part du personnel, du visuel, de l’équivoque, du ressenti ou du cocasse. Un impressionniste du quotidien », explique ce site, plutôt acquis à sa cause.

Ami Karim travaille avec l’équipe de Grand corps malade. Mais pas que. Plus diversifié musicalement que son pote de Saint-Denis.

 

Son site officiel.

Sa première mandorisation.

Avant-hier (vendredi 5 juin), ces deux artisans des mots sont venus au Parc Chenonceau de Meaux en compagnie de 200 collégiens de la ville pour présenter leurs travaux réalisées lors des Ateliers Muzik’Elles 2009.

Un vrai challenge que de faire travailler des classes entières sur un thème commun.

Et quel thème ! « Les femmes de tous les temps ».

Comme je les connais tous les deux et que je les apprécie, je suis passé les interviewer.

Dans un contexte assez inhabituel.

Portfolio.

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Au loin, sur la scène... de gauche à droite: un élève, Ami Karim et Polo.
(Les loupes ne sont pas transmises par Mandor!)
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Ami Karim... seul sur scène.
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Les deux artistes et leurs "élèves".
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Polo en pleine conversation avec Mandor (et sa chemise fichtrement bien repassée)...
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Ami Karim, Polo et un journaliste/blogueur qui continue à bloguer quotidiennement, même si ce n'est plus à la mode...

 

05 juin 2009

Demain...

... et ce pour la deuxième année consécutive, j'anime cette manifestation de 14h à 18h en direct sur 77FM.

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EDIT LE LUNDI 8 JUIN: PORTFOLIO.
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Alain Masson, vice-président du SAN Val d'Europe, chargé des transports et des travaux.
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Une carte d'auditeur de 77FM, madame?
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Elle est belle ma "carte d'auditeur", elle est belle!
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Sous le plus grand chapiteau du monde...
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Il y avait des gens bizarres...
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... et des gens biens.
Qui m'ont rendu une petite visite impromptue.
Deux blogueurs que je respecte beaucoup.
Drôles, caustiques avec une certaine philosophie...
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(Toutes les photos sont signées François Legagneux.)
Un petit bilan de cette journée? C'est ici.