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29 juin 2009

Luc-Michel Fouassier raconte Richard Bohringer...

Luc-Michel Fouassier est devenu un ami. Je l’ai rencontré il y a presque un an car il est l’organisateur du Salon du Livre d’Ozoir-la-Ferrière.

Et auteur aussi.

Je l’ai donc mandorisé là.

Puis ensuite, je l’ai invité deux fois à la FNAC Val d’Europe en bonne compagnie. (Elle et lui).

Et un jour il m’a invité pour un déjeuner mémorable avec un chanteur que j’affectionne depuis longtemps.

Bref, on est devenu ami.

Quand j’ai reçu Richard Bohringer à la FNAC Val d’Europe, il est venu voir.

 Ça lui a donné des idées.

Et Luc-Michel Fouassier, quand il a une idée derrière la tête… il la concrétise.

Je lui ouvre les portes pour me raconter, à ma manière, les coulisses de son café littéraire.

Voici donc son texte reçu hier soir (à ma demande):

Richard-Bohringer-web[1].jpg

 

7342 minutes

Richard Bohringer au café littéraire d'Ozoir-la-Ferrière

 

J'ai toujours adoré le tennis. Et cela est peut-être dû à la façon dont on compte les points. Tant que la dernière balle n'a pas rebondi deux fois, il reste toujours un espoir de renverser la situation. Combien de victoires restées célèbres dans les annales après un retard de deux sets à zéro et une remontée fantastique !

Jamais, cependant un match n'a duré 7342 minutes.

De ma rencontre avec Richard Bohringer, je suis sorti épuisé après une tension terrible tout au long d'une semaine qui m'a semblé ne jamais vouloir finir. Mais ça valait le coup. Avec Richard, nous ne nous sommes pas serré la main au-dessus du filet, nous nous sommes pris dans les bras l'un et l'autre.

Que je vous raconte cette semaine. Chronologiquement !

 

Lundi 8 juin, 15h20.

Sur mon portable, appel émanant des bureaux de Gilles Paris, l'agent de Richard Bohringer. Dernières mises au point avant la venue de Richard au tout nouveau Centre artistique et littéraire d'Ozoir-la-Ferrière, le samedi suivant. En tant que délégué à la gestion de l'événementiel littéraire, j'animerai la rencontre. Je propose de venir chercher Richard sur Paris. Je suis rassuré, la semaine précédente, Richard avait annulé une dédicace qu'il devait faire en province.

A Ozoir, tout le monde se réjouit de sa venue. Les affiches ont fleuri sur les panneaux de la ville. Jean-François Oneto, le maire, est impatient d'assister à la rencontre.

 

Mardi 9 juin, 10h46.

Nouvel appel. Richard annule toutes ses dates en juin pour quelques soucis de santé. Coup de massue sur ma tête. Je m'étais préparé depuis des semaines, revoyant sans cesse mon interview, depuis toutes ces années que je suis la carrière du bonhomme, j'ai tout lu (de C'est beau une ville la nuit à Bouts lambeaux), tout vu (même L'Italien des roses), tout entendu (ah, les heures de gloires d'Europe 2, le dimanche soir). Tout s'écroule !

J'appelle en urgence le service communication pour qu'on annule tout. Ordre est donné d'imprimer les bandeaux que j'imagine déjà et qui me vrillent le cœur, portant la mention annulé. Nous contactons les médias pour leur annoncer la triste nouvelle.

 

Richard_Bohringer_008[1].jpgMardi 9 juin, 12h39.

Je suis doublement triste. L'événement est annulé certes, mais Richard ne doit pas être en forme. On m'a donné son numéro de portable. J'hésite à l'appeler. Composer le numéro d'un géant comme ça, pour moi qui le voyais à la télé, quand j'étais gamin, sur TF1, au cinéma du dimanche soir, c'est pas rien.

Je tape les dix chiffres sur le clavier de mon téléphone. Je flippe.

La voix mythique de Richard là-bas. Eraillée.

Allo, Richard Bohringer ? Je vous appelle d'Ozoir. Je suis inquiet, ça va ? J'ai appris que vous annuliez vos dates. Je voulais savoir si ça allait, je veux dire, rien de grave...

Et là :

Non, pour toi, je viendrai. Tu prends de mes nouvelles. Alors, je viendrai.

Merci Richard !

Je raccroche. Je n'y crois pas encore. Je suis abasourdi. Tremblant. Vite rappeler les services en mairie.

 

Mardi 9 juin, 12h46.

Allo ? On relance tout !

 

Mardi 9 juin, 13h51.

Sonnerie. Je décroche. La voix éraillée. Tu passes me chercher à l'hôtel L... Samedi à midi. OK ?

Merci Richard. Merci.

 

Mercredi 10 juin, 11h17.

Agence Gilles Paris. Rendez-vous confirmé. Richard tient absolument à venir sur Ozoir. Nous nous en réjouissons et nous excusons pour l'appel d'hier.

 

Durant trois jours, je peaufine mes interventions. J'hésite à appeler mon ami François Alquier pour lui demander des conseils. J'y renonce, ne veux pas le déranger, il a tant à faire.

 

Samedi 13 juin, 11h31.

J'arrive sur Paris, j'essaie d'avoir Richard au téléphone pour lui dire que j'arrive bientôt. Rien. Boîte vocale. A-t-il oublié ? Tout le monde l'attend à Ozoir et si ça se trouve, il a oublié et se trouve loin de Paris à l'heure qu'il est ! J'angoisse.

Heureusement, le fait de trouver une place boulevard St-Germain, juste devant l'église me rassérène. La chance est avec moi.

 

Samedi 13 juin, 11h45.

Alors que je marche Rue de Seine, pour me rendre au lieu de rendez-vous, j'entends une voix éraillée, à une terrasse. Mon cœur explose. Richard est là. Il prend son petit-déjeuner. Il n'a pas oublié. Nous nous serrons la main.

 

Samedi 13 juin, 12h02.

Richard claque la portière de la voiture. Je démarre. En route pour Ozoir...

Bohringer_2[1].jpg
Richard Bohringer se faisant interviewer par Luc-Michel Fouassier.
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Le fils de Luc-Michel Fouassier, Louis lisant un texte de Richard Bohringer (très ému).
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Séance de dédicaces après la conversation...

 

La salle était pleine. Cela a commencé par une standing ovation. Une petite fille a offert une rose à Richard. Très vite, j'ai abandonné mes questions qui m'ont paru trop réfléchies, pas assez spontanées. Richard a été comme un torrent de montagne qui saute au-dessus des mottes de terre, se fracasse sur les rochers mais qui continue quand même son chemin... Il nous a tous emmenés avec lui...

 

Samedi 13 juin, 17h42.

Rue Mazarine, Richard me demande de le déposer là, presque à l'angle du carrefour de Buci. Nous ne nous serrons pas la main, nous nous embrassons.

Merci Richard.

 

Cette semaine a duré 7342 minutes et quelques années... 

 

Luc-Michel Fouassier.

Richard_Bohringer_001[1].jpg
Le maire d'Ozoir-la-Ferrière, Jean-François Oneto, avec le comédien/auteur.
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Madame Oneto, la femme du maire, offrant un livre sur Ozoir-la-Ferrière.

Commentaires

Merci Mandor pour ces mots touchants...
Puisque tu étais à l'écoute de C'est beau une ville la nuit sur europe2, et que je vais faire une page sur son site pour le remercier des deux heures hebdomadaires qu'il nous faisait passer, je viens te demander si je peux insérer une photo de toi (et laquelle ?) ainsi qu'un petit mot ou texte qui reflèterait ses deux heures d'émission...?
Bonne continuation
Tinou

Écrit par : Tinou le fou | 29 juin 2009

Tinou le fou: je ne suis pas l'auteur de ces mots touchants... c'est Luc-Michel Fouassier, comme je l'explique dans cette note.

Écrit par : Mandor | 29 juin 2009

Bonjour Je comprends votre stress et je vous envie .Une rencontre etait prévue le Samedi 11 juillet dans le cadre de mon café litteraire.Je devais venir moi aussi le chercher à Paris et avoir l adresse au dernier moment(2jours avant)Le vendredi j appelle l agenge qui me dit ne pas avoir pu le joindre et me donne son portable .Panique tout est annoncé ,les livres sont dans les maisons de la presse et 50 repas sont commandés J appelle le portable:rien ,un responsable de Flamarion,le lutetia Je vais au Flore ou je lui laisse un message.Je lui laisse un message et un textoavec un rendez vous au Fore le lendemain matinJe reprends espoir car le Samedi matin à7h30 le message est lu.Mais au Flore pas de Richard à l heure du rendez vous.Je rentre ,j appelle des auteurs locaux et j assume pour sauver les repas(nous sommes une petite assos avec 300euros de subvention annuelle)C est les vacances peu d habitues 40 nouveaux venus pour Richard ILS SONT TOUS RESTES .On n a pas fait payer d entrees le cafe s est termine à17h30 au lieu de 15h"à comme prevu LA MAISON DE LA PRESSE a vendu une trentaine de bouquins dont des Richard Bohringer(j avais preparé une presentation et improvise sur une lecture et apres les auteurs locaux ont enchaine )et cela a donne une tres bonne presse au café litteraire.OUF .je vous envie surtout pour le contact amical que vous avez eu avec lui car si je l avais invite c est plus pour son ecriture et sa personnalite que sa mediatisation.Mon cafe litteraire existe depuis 3ans Il se tient dans un restaurant dans un village de 100 habitants et a pour but de'partager la lecture Et vous?J aimerais bien connaitre. votre programme Cordialement
Michelle Georgel (présidente du cercle litteraire curtinien)

Écrit par : georgel michelle | 10 août 2009

LES HEDONISTES A COURTENAY


Le cercle littéraire curtinien, présidé par Michelle Georgel , organise une rencontre au Café des sports de Courtenay
19 RUE VILLENEUVE
45320 COURTENAY
02 38 97 32 37
FRANCE


VENDREDI 5 FEVRIER2010 A PARTIR DE 19H30

BADIA HADJ NASSER Y PRESENTERA LES HEDONISTES, RECUEIL DE NOUVELLES



Michelle Georgel est chroniqueuse sur Radio Chalette (89.3 Mhz), et participe à une revue culturelle à vocation littéraire, paraissant 3 fois par an qui se nomme in-fusion.
Dirigée par Nicolas Cotten et Hechmi Harbaoui, elle ouvre ses pages à la littérature francophone, à la philosophie, aux beaux-arts, à la musique, au cinéma, au théâtre, au sport… La revue compte en son sein des journalistes chroniqueurs, travaillant dans les médias : David Abiker (France Info), Loïc Barrière (Radio Orient), Michelle Georgel (Radio Chalette) Jean-Marie Decorse (La Dêpeche du Midi)

http://www.in-fusion.org/presse.php

Badr Ryadi,

http://badrryadi.centerblog.net/

Écrit par : Ryadi | 03 février 2010

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