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27 mai 2009

Visitez la planète Mars!

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Je ne connaissais pas du tout Frédéric Mars, par contre, Frédéric Ploton (qui avait naguère un blog), c’est quelqu’un que je vois de temps en temps, pour refaire le monde, le milieu littéraire et sa comédie humaine…

…plus beaucoup d’ailleurs, en ce moment.

Une histoire d’agendas respectifs un peu chargés, quelque chose comme ça.

Bref, Mars est Ploton, c’est le même.

Deux auteurs, mais chacun avec ses spécificités.

L’un écrit des romans, l’autre est auteur multi fonctions (voir quelques-uns de ses ouvrages, pour vous faire une idée. Et puis là aussi.).

 

Nous nous sommes quand même donné rendez-vous récemment dans un bar parisien (La Machine à écrire), à l’occasion de la sortie le 20 mai dernier de son dernier (deuxième) roman, L’amour est une femme, en poche chez J’ai lu.

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Avant le condensé de l’interview, le « pitch » de l’Amour est une femme (quel joli terme, messieurs les académiciens ! Remerciez Saint Ardisson…) :

 

Paris, printemps 2010.

Tom Albrecht, 38 ans, journaliste reporter d'images pour la chaîne d'information en continue américaine Fly News, part en reportage en Irak, un pays toujours déchiré par une guerre civile qui n'en finit pas. Une manière pour lui de fuir la douleur de sa récente séparation de Louise, sa femme depuis 15 ans. À peine quelques jours sur place et il est victime d'un attentat qui vise le bus de journalistes étrangers dans lequel il se trouve. Plus de deux mois plus tard, il se réveille dans le service de neurochirurgie du Professeur Ledor, à l'hôpital militaire du Val de grâce. Il est le seul rescapé… mais des pans entiers de sa mémoire lui font défaut. Seul soutien à son chevet, Jamie, son cadet au comportement d'aîné, qui produit pour le compte de la chaîne publique La Seconde une émission de télévision exceptionnelle dans le service même où Tom a été admis : l'Ultime voyage ou, pour la première fois, la retransmission en direct de ce que voit un homme en train de mourir.

 

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Mandor : Pourquoi as-tu changé de nom ?

 

51jCvbCfviL__SL500_AA240_.jpgFrédéric Mars : Depuis le début, en 2006 pour Son parfum, j’ai voulu prendre un pseudo. Mais, l’éditeur n’a pas voulu pour des raisons un peu obscures. Avant mon premier roman, j’écrivais déjà beaucoup de bouquins et j’estimais qu’il ne fallait pas mélanger les genres. Une commande n’est pas comme un roman perso. Dans notre beau pays, les gens ont du mal à comprendre qu’une seule personne peut avoir plusieurs genres, plusieurs registres à son actif. Et qui plus est, si l’un des registres est de l’érotique et du sexe… Et puis, franchement, je n’ai pas un beau patronyme. Ploton, ça ne sonne pas comme Saint Exupéry… Je me suis donc refait une virginité en changeant de nom.

 

Mandor : Mars… pourquoi ? Parce que Ploton ressemble à Pluton ? Une histoire de planète ?

 

Frédéric Mars : Je n’y ai même pas pensé une seconde. Non, simplement, je voulais garder mon vrai prénom qui comporte trois syllabes, donc il me fallait un pseudo court. Je me suis amusé à faire des espèces d’acronymes, associations de lettres qui définissaient mon projet « romanesque ». Je suis arrivé à ce résultat : Merveilleux, Amour, Recherche scientifique et Sensualité.  Tu sais, j’ai fait des études de marketing et c’est une vieille ficelle que d’employer un terme que les gens connaissent déjà. La barre chocolatée, la série Véronica Mars, la planète ou le mois… Mars parle à tout le monde.

 

623.jpgMandor : Son Parfum, c’était plus Amour et Sensualité que Recherche scientifique et Merveilleux, non ?

 

Frédéric Mars : Oui, tu as raison. L’amour est une femme, lui, est plus Recherche scientifique et Merveilleux. Le prochain projet alliera tout ça, je pense. Je suis d’ailleurs en cours d’écriture de mon 3e roman, pour les éditions Michel Lafon. Toujours un récit où l’imaginaire est roi… mais qui m’emmène bien loin de mes intrigues contemporaines habituelles, puisqu’il s’agit cette fois d’un thriller historique, situé en des temps reculés. Une période clé de l’histoire de l’humanité.

 

Mandor : Tu me tiendras au courant… Pour en revenir à L’amour est une femme, sa construction narrative est compliquée. Il y a beaucoup de flash-back, du rêve, de la réalité, des phantasmes… le présent, le passé s’entrechoquent souvent. Mazette, quel boulot !

 

Frédéric Mars : Je procède comme un scénariste. J’ai un synopsis très détaillé. Séquence par séquence. Dans ce livre, il y en a une trentaine, dans laquelle je place tous les tenants et les aboutissants. Qui intervient, ce qu’il s’y passe, d’où ça vient, vers où ça doit aller…etc.  Je structure énormément, mais je me laisse aussi surprendre. Mes personnages m’amènent parfois dans des directions que je n’avais pas toujours prévus d’une scène à l’autre.

 

Mandor : Comment peut-on parler de L’amour est une femme sans trop déflorer le sujet ? C’est extrêmement compliqué de parler de MARS-2008616-1342-b.jpgce roman.

 

Frédéric Mars : J’ai eu du mal pour la promo. Il fallait que je trouve un discours standard afin que j’en dise suffisamment pour un peu accrocher, mais pas trop. Si je vais au-delà de la page 30, j’en dis déjà un peu trop.

 

Mandor : Comment conçois-tu ta « carrière » littéraire ?

 

Frédéric Mars : Je veux faire des livres faciles à lire, dans des registres plutôt populaires. A la Douglas Kennedy…

 

Mandor : Tu es un touche à tout éditorial, tu n’as pas l’impression d’être né dans le mauvais pays ?

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Frédéric Mars : Souvent, je me le dis. Aux États-Unis, les gens qui écrivent et qui foisonnent d’idées, de concepts sont admis plus facilement qu’en France. Là-bas, ils sont même valorisés. En France, il faut rester dans un seul domaine.

 

Mandor : Vous êtes peu nombreux en France à vivre de votre plume.

 

Frédéric Mars : Effectivement, je suis très sollicité sur de multiples projets. Je vais vers ce qui m’intéresse et j’en suis à un point ou je peux me permettre de ne pas faire n’importe quoi. Je ne veux écrire que des livres qui ont du sens.

 

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Les photos prises à La Machine à Ecrire ont été réalisées par Mandor et son déclencheur automatique...
Mal réglé, comme en témoigne ce dernier cliché.

21 mai 2009

Et la gagnante est...

... Céline Mastrorelli.

Euh... pour ceux qui ne suivent pas, cette note est la suite de la précédente.

Donc Mo n'a pas gagné. Elle remportera d'autres victoires ailleurs.

Mais Céline Mastrorelli que j'ai découvert hier soir (en vrai, sur scène et côté coulisse), n'a pas volé cette victoire.

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Les membres du jury et la gagnante sur la scène de la Caravelle de Meaux, hier soir.
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Interview de la gagnante, dans la loge...
(Photo: Atome77)
Pour écouter le mini reportage concernant cette soirée, c'est ici.
Allez, je vous propose, une captation récente (juin dernier) d'une chanson interprétée hier soir...
Dans la peau, filmé à La Flêche d'Or le 14 janvier 2009.

J'ai rencontré mes potes des groupes LadyLike Dragons qui ont assuré grave sur scène et deux Stinky Brothers venus en spectateurs attentionnés. Je les aime bien ces coeurs de rockeurs...

Et puis aussi, je suis resté un moment avec celui qui a enregistré et interprété l'album le plus intéressant et le plus novateur de la chanson française, l'année dernière: l'excellentissime Bertrand Soulier (qui sait combien j'apprécie sa prose, sa musique et son état d'esprit, puisqu'il a déjà été mandorisé).

Bertrand écrit des textes et des musiques pour Céline Mastrorelli (notamment).

Et, hier soir, il l'a accompagné sur scène.

Sur la photo, nous sommes avec Danièle Molko.

(Oui, LA Danièle Molko, qui fait tant pour la chanson française et dont j'admire le travail depuis toujours.)

(Parce que si on s'amuse à compter le nombre d'artistes qu'elle a aidée, soutenue et permis de se développer, on n'en revient pas...)

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Pour comprendre quel énergumène est Bertrand Soulier.
Merci à France 24!

20 mai 2009

Mo, Céline Mastrorelli et Pamela Hute... ce soir à Meaux!

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J’ai reçu le jeudi 14 mai dernier, à 77FM, Mo, qui participe à un "tremplin" qui a pour finalité d’avoir la possibilité de chanter devant un public nombreux lors des prochaines Muzik’Elles de Meaux en septembre prochain.

3 jeunes filles "en devenir" concourent.

Ca se passe à 20h, ce soir.

J’écris donc cette note à l’arrache avant d’y assister.

Mo (son MySpace), qui n'a pas eu peur de prendre un train pour venir à ma rencontre.

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Cécile Mastrorelli (son MySpace, son blog, son site)

Et Pamela Hute (son MySpace, son site).

Le reportage pour ma radio… interviews des 3 donzelles musiciennes et chanteuses.

Mo est mon coup de cœur perso.

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Elle possède un univers qui me parle et me transporte.

Ce qu’en disent mes confrères :

TELERAMA "Des mélodies oniriques chantées d'une voix d'elfe sur des arrangements vaporeux." Frédéric Péguillan

NOUVEL OBS " Comme d'autres chanteuses chouettes, Daphné ou Natasha Khan de Bat For Lashes, Mo déclame d'une voix de fée qui virevolte entre les branches de la forêt, sur des arrangements électro évoquant une Björk minimaliste. "

LONGUEUR D'ONDES : Automne 2008 "Révélation du festival des Attitudes Indépendantes, la pythie électro distille un répertoire envoûté et inspiré. (......)" Samuel Degasne

LONGUEUR D'ONDES : Hiver 2008/2009 Au festival des Attitudes Indépendantes "Mo a joué les trouble-fêtes grinçantes, entre chuchotements électro, cris possédés et larmes communicatives." Samuel Degasne

Pas besoin de longs discours pour parler de sa musique.

Voici 3 clips:

Bon, moi, une chanson qui porte le nom de ma fille, j'ai du mal à passer à côté...

MO - "STELLA"
envoyé par benbusnel.

17 mai 2009

Exercice de style avec Isabelle Alonso...

eho_alonsop sandrine roudeix.jpgVous n’êtes pas sans savoir que je travaille pour deux magazines gratuits de magasins culturels.

Je m’occupe de toutes les pages « Musique » de Virgin et de Culturissimo (espaces culturels Leclerc).

Parfois, je participe aux pages « Livres ».

Le mois dernier, je me suis trouvé confronté à un exercice pas si évident que cela.

Écrire deux interviews de la même personne pour les deux journaux.

En l’occurrence Isabelle Alonso pour son nouveau livre roman/bio Fille de Rouge.

 

Le 10 avril dernier, nous nous sommes donc donnés rendez-vous (comme à chaque fois que je dois chroniquer un de ses livres) au Bar de l’Hôtel du Louvre.

On se commande une coupette de champagne (à 23 euros l’une… Gasp !) et nous parlons de l’ouvrage en question.

 

Ensuite, dans la foulée, je rentre chez moi et décortique l’entretien enregistré.

 

Et ensuite (bis), je rédige.

 

Et ensuite (ter), je partage le résultat de nos échanges en deux parties.

La difficulté est de ne pas écrire deux fois le même article.

Je tente de trouver des angles différents.

 

Dès ce qu’on appelle « le chapô », je dois résumer en deux/trois phrases le livre en deux versions.

Voici celle de Culturissimo :

 

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Et celle de Virgin :

 

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Quasiment la même chose, mais différent.

 

Et pour l’interview résumée…

Version Culturissimo :

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Après l'entretien, le 10 avril 2009.

Et version Virgin :

 

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Crédits photos: barman du bar de l'Hôtel du Louvre.

16 mai 2009

Festival Country et Dance Line (1) et (2)

AfficheFestivalCountryDisne.gifHier, entre 18h et 20h, j'ai animé pour 77FM une émission avec tout un tas de personnes très connues, mais que je ne connaissais pas.

Je suis entré dans un monde mystérieux.

Celui de la Country Music et du Line Dance.

(Qui est loin d'être ma musique de prédilection et, donc, ma spécialité).

J'étais au Billy Bob's Country Western Saloon à l'occasion du Festival Country et Dance Line du Disney Village...

 Deux heures de direct avec une dizaine d'invités...

J'adore ce genre d'émission où tout est toujours sur le fil du rasoir, mais où tout se termine toujours bien.

Là, en l'occurence, deux heures dynamiques et festives que j'ai apprécié.

Je vous propose un port folio de mes invités les plus réputés. 

Commençons avec Tony Burrows: un chanteur anglais qui vit en France et qui a sorti en février dernier un nouvel album.

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Le monsieur qui me parle au micro c'est Tony Burrows, l'homme en blanc est l'un de ses musiciens, le guitariste Bertrand Clouard et enfin le monsieur au fond qui surveille au casque si Mandor ne dit pas trop de bétises, c'est mon boss Richard Jabeneau.
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L'actualité de Tony Burrows:
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frontcover_billycurtis_linedancermagazine.jpgVoici maintenant, Billy Curtis.
Star de la musique country en Angleterre.
Comme en témoigne cette couverture.
A gauche, juste là...
Quand il est arrivé sur notre "plateau", une nuée de filles/femmes est apparue.
Comme par enchantement.
C'est sûr, ce chanteur a ses fans.
Avec nous, sur les photos, la très sympathiques Karine Elsener, qui est la représentante officielle en France de Billy Curtis.
Elle a eu la gentillesse de me servir d'interprète...
(En off, j'ai appris qu'elle avait vécu en Guyane les mêmes années que moi.
Que nous avons travaillé dans le même journal (La Semaine Guyanaise).
Nous ne nous sommes pourtant jamais croisés... ce qui me paraît complètement improbable...)
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Voici une vidéo de présentation de Billy Curtis:

Voici maintenant Urbain Lambert.

Outre le fait qu'il est le guitariste de Tony Burrows, il est surtout un chanteur musicien qui a une belle carrière solo.

Déjà quatre albums à son actif.

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Là, Urbain Lambert et moi sommes avec "ma bible du country", Johnny Dapiedade, l'animateur/producteur du fameux Big Cactus Country...
Il est l'un des artisans très actifs de la réussite de cette opération radiophonique.
Merci à lui!
L'actualité d'Urbain Lambert:
Son nouveau disque.
Excellent!
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La, c'est un clip tiré du précédent album Le vieux homme.
Rendez le ciel.
Pour terminer, quelques photos en vrac:
Avec Johnny Dapiedade, donc.
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Ici avec l'importateur du Line Dance en France.
Une sommité dans ce milieu.
Il est professeur de "la danse en ligne".
Il est même le professeur de tous les professeurs.
Une vraie star, comme en témoigne son site.
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Et puis, pour le fun... deux amatrices férues de Country et de Line Dance...
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La suite, ce soir, en direct de 18h à 20h au Billy Bob's du Disney Village...
Edit: le 17 mai 2009...
Hier après-midi, j'ai poursuivi cette opération avec le même plaisir.
Voici d'autres clichés (tous signés Nathalie Desnoix de La Marne et 77FM)
Nous étions donc installés là:
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Avec François Legagneux (dit La Bestiole), président de 77FM.
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Avec la londonienne Nadine Somers, l'une des deux stars de la soirée... et Johnny Dapiedade, toujours.
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Voici un extrait du spectacle de Nadine Somers, le soir même sur la scène du Billy Bob's.
Avec l'autre star... Stacie Collins (MySpace ).
Celle-ci est américaine.
Elle vient de Nashville, Tennessee.
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Je sais... une équipe de winner!
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Petite présentation de la chanteuse...
Ici, Richard Coléon, le responsable de la production des spectacles à Disney Village.
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Là, un personnage tout à fait fascinant.
Un certain Jean-Charles.
Un renard mort sur le cuir chevelu et une tête de crotal à la place du noeud de cravatte.
Depuis 15 ans, il vient se montrer à Disney Village.
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Et pour terminer et surtout pour prouver à la face du monde que j'ai tout à fait le profil d'un cow-boy, voilà une dernière photo qui vous clouera le bec.
Je suis avec un grand professeur de Line Dance, David Linger, qui officie en Côte d'Or à Quetigny.
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Alors, convaincu?
Oui.
Merci!
Quoi?
Le casque sur les oreilles avec un chapeau, ça le fait pas!
Vous êtes durs.

08 mai 2009

Agnès Abécassis: La grande interview!

Alors bon, j’avais lu consciencieusement son livre. Tout en m’arrêtant parfois pour sourire franchement (voire, soyons fou, bien rigoler !). Comme d’habitude, je m’étais dit avant de commencer Chouette une ride ! que ça n’allait intéresser que les femmes.

Parce que les hommes, hein, les rides, ça ajoute à leur charme !

C’est bien connu.

Agnès Abecassis (mandorisée pour son précédent livre, ici) à l’art de faire rire avec des événements de  la vie quotidienne. Des petites histoires qui deviennent hilarantes sous sa plume.

Donc, j’avais pris plein de notes judicieuses, extrêmement originales et qui allaient permettre de réaliser une interview hors du commun.

(Pour faire simple : mon talent de journaliste au service de la littérature d’aujourd’hui.)

(Un truc à la Pivot/Soljenitsyne… bref, « un grand entretien » bientôt édité par l’INA.)

 

Donc, nous avons tenté de nous donner rendez-vous plusieurs fois.

Sans succès.

(Nous avons tous les deux des agendas à faire pâlir de jalousie Barak Obama, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi et Tatiana de Rosnay réunis.)

Et puis, nous nous croisons au dernier Salon du Livre de Paris.

Le 15 mars 2009 dernier.

(Pour être honnête, je suis passé la voir alors qu’elle dédicaçait à tour de doigts ses ouvrages.)

(Toute l'après-midi, elle a signé non stop...)

 

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-Hello Mandor ! (Agnès est parfaitement bilingue !)

-Bonjour Agnès ! (Pas moi.)

 

Et nous papotons de manière un peu hachée, car ses lectrices s’impatientent.

 

-Comme nous n’arrivons pas à caler un moment pour nous voir, on peut faire la mandorisation tout à l’heure ? Je finis à 16h… tu n’as qu’à venir me chercher et on se met dans un coin tranquille. D’accord, merci à tout à l’heure !

 

Et une nuée de lectrices me chassent du stand en me jetant des pierres.

 

Un coin tranquille au Salon du Livre.

Décidément, Agnès Abécassis à un sens inné de l’absurde.

Bien.

J’ai lu le livre il y a plus d’un mois.

Il est à la maison et mes notes (vous savez, celles qui allaient changer la face du monde de l’interview… et patati et patata) sont dans l’ouvrage en question.

 

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Pub dans Elle (pleine page).

Je calcule mentalement la probabilité qu’elle et moi parvenions à nous libérer dans les prochains jours.

Je veux dire, pour réaliser l’interview de la mort qui tue (et qui éventuellement pourrait déchirer sa race.)

Aucune probabilité, ni à court, ni à moyen terme.

 

Je reviens donc la chercher à l’heure pile (+10 minutes).

Le coin tranquille est donc le stand d’en face celui de Calmann-Lévy.

 

-Viens, installe-toi à côté de moi. On n’a qu’à faire ça là.

 

Nous voilà donc assis côte à côte face à une pile de livres d’Agnès.

Le stand du Livre de Poche est lui aussi, fichtrement visité.

 

Et là…

 

Je ne sais absolument pas quoi poser comme question.

Je sèche, je cale, je tremble, j’étouffe, je vomis la bière précédemment ingurgitée avec Emmanuelle Urien, je me ressaisi…

…et je parviens à me lancer.

 

- Comment t’est venue l’idée de parler des rides et du temps qui passe ?

 

(La puissance phénoménale de la question. Vous la ressentez ?)

 

Agnès éclate rire.

 

- C’est juste la question qu’absolument tout le monde me pose.

 

- Bon, bon…je passe à une autre question. Est-ce qu’avant de débuter un nouveau livre, tu te demandes « de quoi je vais parler » ? … Agnès, Agnès ?

 

Je ramasse Agnès, écroulée de rire sous la table.

 

- Tu tu tu… as déjà essayé d’écrire un livre ? parvient-elle à extraire de sa bouche entre deux reprises de respiration. Ah ! Tu es marrant quand tu déconnes !

 

- Euh…

 

- Allez, vas-y, je t’écoute.

 

- Hum ! Non, mais j’insiste un peu là. Pourquoi as-tu choisi de parler des femmes qui prennent de l’âge ?

 

- Quand ma fille est entrée en 6e, ça m’a mis un méchant coup de vieux. Là, j’ai réalisé qu’elle devenait concrètement une adolescente avec tout ce que cela implique comme transformation, comme changement d’attitude physique et intellectuelle et que, du coup, ce n’était plus moi la mère adolescente insouciante. Par contre, c’est moi qui allait devenir has been… j’ai réellement pris conscience que le temps passait. Ce « collège blues » a été temporaire, mais il m’a donné l’idée de ce livre.

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Article dans Prima.

 

- Tu as finalement exorcisé cette pseudo angoisse en écrivant Chouette une ride ?

 

- C’est comme ça que je fonctionne, j’exorcise. J’exorcise mes angoisses et comme j’ai beaucoup d’angoisses, j’ai beaucoup de matières.

 

- C’est un sujet grave les rides qui se pointent ?

 

- Non, c’est un sujet ridicule qui peut prendre des proportions ridicules. Quand tu vois des nanas de 30 ans qui se font injecter du Botox, c’est ridicule. J’ai aussi des copines de mon âge qui oublient parfois leur date de naissance, qui la rétrécisse un peu…Moi, personnellement, ça ne me dérange pas d’avouer que j’ai 23 ans.

 

- ? ? ?

 

- C’est de l’humour Mandor. Pfff… t’es lourd…

 

- Non, sérieusement, je trouve que c’est une chance de pouvoir vieillir, de pouvoir regarder grandir ses enfants… alors, effectivement, il y a des désagréments esthétiques, mais si tu ne te laisses pas aller, ça se combat tout ça.

 

- Tes lectrices se sentent concernées par ce thème ?

 

- Oui, à des degrés divers. Il y a des femmes de 50 ans qui sont bien dans leur peau et des jeunes filles de 20 ans qui se mettent des plâtres de crème antirides tellement elles ont peur d’avoir un trait d’expression.

 

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- Ton héroïne est écrivain de polar. Tu donnes quelques exemples de ce qu’elle écrit. Et du coup, on s’aperçoit que tu pourrais toi même écrire ce genre littéraire.

 

- Merci, c’est gentil. D’abord, j’adore les thrillers, ensuite, c’est une façon de faire comprendre que je déteste qu’on dise que je ne suis qu’un auteur de "chick lit". Je déteste ce terme et cette réduction. Je ne suis pas blonde, j’écris de la comédie, ce n’est pas évident d’écrire de la comédie, la preuve, je peux aussi m’amuser à écrire du thriller. Dans aucun des genres, je ne me prends au sérieux, mais je n’aime pas qu’on dévalorise mon travail. Je répète que la comédie n’est pas un sous genre. C’est un genre. Point. Il y a de la daube et de l’excellence dans tous les styles.

 

- C’est de la faute aux méchants journalistes !

 

- En tout cas, les lecteurs n’ont aucun complexe à lire mes livres. Au contraire, ils aiment rire. Offrir un rire, c’est offrir un peu de bonheur.

 

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Article dans Télé 7 jours.

- Ce livre, c’est aussi pour remonter le moral de tes lectrices ?

 

- C’est fait surtout pour dédramatiser. C’est une façon de remettre les choses à leur place. Ce sujet-là n’est pas grave, on peut en rire.

 

- Moi, j’adore lire tes livres. J’en apprends beaucoup sur les femmes et vraiment, je me marre souvent.

 

- Tu sais que j’ai beaucoup d’hommes qui me lisent. Je dois avoir un quart de mon lectorat qui est masculin. 

 

J’interromps là l’interview. Trop de lectrices (et deux trois lecteurs) attendent leur signature. Je sens que si je persiste à ne pas rendre Agnès Abecassis au peuple, le peuple va me pendre haut et court.

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Je préfère m’éclipser.

(Enfin, disons que nous avons aussi pris un peu de temps pour faire les clichés suivants.)

(D'un naturel et d'une aisance déconcertante...)

(Pivot et Soljenitsyne possèdent le même genre de photo, m'a-t-on dit...)

 

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15.03.09 Salon du Livre 2009 Agnès Abecassis et moi 3.jpg

Note de l’auteur : Agnès, quoi, j’ai mis deux mois pour écrire cette note ???

Pour Frédéric Mars/Ploton, j’entame mon 5eme mois…

 

06 mai 2009

Déjeuner country avec Johnny Da Piedade!

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countrymusic2-ew41.gifLes 15 et 16 mai prochain, j’anime des émissions en direct du festival country ci-dessus.

Le vendredi 15 de 18h à 20h et le samedi 16 de 18h à 20h (également).

Je recevrai tous les invités signalés sur l’affiche ainsi que d’autres guests (dont Urbain Lambert que j’apprécie beaucoup).

Je ne suis pas un spécialiste de ce genre musical (fidèles lecteurs, je suis sûr que vous vous en doutiez).

Hier, j’ai déjeuné au Annette’s Diner de Disney Village (Marne La Vallée) avec Le spécialiste français de la country music, Johnny Da Piedade.

Quand je ne maîtrise pas un sujet, il me faut le meilleur professeur.

(Oui, je suis comme ça.)

(Ca vous impressionne, hein?)

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Il est connu pour être celui qui présente quasiment tous les festivals country de France et surtout, il est l’animateur/producteur/concepteur du Big Cactus Country Radio Show. Son émission est diffusée sur 103 Fréquences FM, 81 radios ou web-radios (en France métropolitaine, Guyane, Ile de la Réunion, Saint-Pierre et Miquelon, Îles Canaries, Belgique, Suisse et Québec.)

Si nous nous sommes rencontrés hier, c’était pour préparer mes 2 émissions (calage des invités…) et pour qu’il m’explique cette musique à laquelle je ne connais pas grand-chose, son histoire et ses artistes.

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Johnny Da Piedade sera un peu ma bible humaine es-country music lors de ce festival.

Merci à lui !

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03 mai 2009

Focus sur Yves Duteil...

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Un petit Tout petit déjà en passant… avec Yves Duteil.

Je l’ai rencontré la première fois le 12 juin 1995. À l’époque, j’étais proche de Claire Balavoine et de l’association Daniel Balavoine.

J’avais donc participé à l’organisation d’une soirée au profit de l’association.

Il y avait pléthore d’invités.

Dont Yves Duteil, qui n’est pas le dernier à consacrer sa vie aux autres.

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12.06.1995 dans les coulisses de l'Olympia.

Et puis, plus récemment, le 12 mars dernier, je suis allé chez lui dans la commune seine-et-marnaise dont il est maire, Précy-sur-Marne.

J’ai d'ailleurs écrit un article un peu second degré ici.

J’y évoquais ma condition de journaliste localier…

Certains avaient considéré que j’ironisais sur le chanteur poète.

Que Nenni.

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J’ai une profonde admiration pour lui.

Il a quand même écrit quelques chefs-d'œuvre inoubliables.

Il allie à merveille son rôle d’artiste et celui de maire au service de ses administrés.

Son dernier album (Fr)agiles est superbe. Le public est passé à côté alors qu’il est d’une belle modernité.

Et (ce n’est pas si secondaire que cela), il était l’un des chanteurs préférés de ma défunte maman.

Alors, me moquer d’Yves Duteil…

 

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Sur 77FM, nous venons de lui consacrer la semaine.

Mon interview est écoutable là.

Et à propos de l'album Fr(agiles)...

01 mai 2009

Le retour de Ricky Amigos!

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77FM, le 15 avril 2009 :

-Allo, bonjour, c’est Ricky Amigos !

-…

-Allo ?

-Ricky Amigos ? Le Ricky Amigos des années 80 ?

-Il n’y a qu’un Ricky Amigos !

-Je me souviens bien de vous, j’avais votre disque Delirios, dans les années 80.

-1989.

-Oui, c’est ça ! Et votre version de Téquila ! Imparable !

l_40d774166b602e6b7435c6a96474aa2d.jpg-Euh... voilà, je vous signale que je joue à Crouy-sur-Ourcq ce samedi. Vous pourriez en parler sur votre antenne?

-…

-Allo ?

-D’accord, aucun souci. Mais j’ai mieux à vous proposer. Je me souviens que vous êtes celui qui avez importé le flamenco-rock en France, que vous avez fait débuter Manu Chao et que vous avez eu votre heure de gloire. Je veux faire le point avec vous sur votre parcours et ce que vous faites aujourd’hui.

 La suite est là.

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Mandor est toujours drôle en interview...
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On y croit, évidemment, que je suis un as de la guitare...
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Des sourires naturels, comme on les aime.
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Dans le bureau "années 50" de Ricky. Avec le disque de lui que j'avais dans ma jeunesse...
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J'aime les gens qui se stabilisent à une époque donnée et qui s'y tiennent.
Ce n'est pas toujours évident à assumer.
Les photos ont été prises lors de l’entretien (et après) chez l’artiste, à Crouy-sur-Ourcq, le 20 avril dernier.
Allez, je vous laisse avec cette vidéo filmée à la Guinguette Pirate, en 2001...
Précision 1: Le monsieur avec Ricky Amigos, sur la photo en noir et blanc, est l'excellent Willy de Ville.
Précision 2: Le dialogue téléphonique qui ouvre la note est, dans son ensemble, plutôt fictif.