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27 mai 2009

Visitez la planète Mars!

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Je ne connaissais pas du tout Frédéric Mars, par contre, Frédéric Ploton (qui avait naguère un blog), c’est quelqu’un que je vois de temps en temps, pour refaire le monde, le milieu littéraire et sa comédie humaine…

…plus beaucoup d’ailleurs, en ce moment.

Une histoire d’agendas respectifs un peu chargés, quelque chose comme ça.

Bref, Mars est Ploton, c’est le même.

Deux auteurs, mais chacun avec ses spécificités.

L’un écrit des romans, l’autre est auteur multi fonctions (voir quelques-uns de ses ouvrages, pour vous faire une idée. Et puis là aussi.).

 

Nous nous sommes quand même donné rendez-vous récemment dans un bar parisien (La Machine à écrire), à l’occasion de la sortie le 20 mai dernier de son dernier (deuxième) roman, L’amour est une femme, en poche chez J’ai lu.

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Avant le condensé de l’interview, le « pitch » de l’Amour est une femme (quel joli terme, messieurs les académiciens ! Remerciez Saint Ardisson…) :

 

Paris, printemps 2010.

Tom Albrecht, 38 ans, journaliste reporter d'images pour la chaîne d'information en continue américaine Fly News, part en reportage en Irak, un pays toujours déchiré par une guerre civile qui n'en finit pas. Une manière pour lui de fuir la douleur de sa récente séparation de Louise, sa femme depuis 15 ans. À peine quelques jours sur place et il est victime d'un attentat qui vise le bus de journalistes étrangers dans lequel il se trouve. Plus de deux mois plus tard, il se réveille dans le service de neurochirurgie du Professeur Ledor, à l'hôpital militaire du Val de grâce. Il est le seul rescapé… mais des pans entiers de sa mémoire lui font défaut. Seul soutien à son chevet, Jamie, son cadet au comportement d'aîné, qui produit pour le compte de la chaîne publique La Seconde une émission de télévision exceptionnelle dans le service même où Tom a été admis : l'Ultime voyage ou, pour la première fois, la retransmission en direct de ce que voit un homme en train de mourir.

 

07.01.09 Frédéric Mars 3gg.JPG

Mandor : Pourquoi as-tu changé de nom ?

 

51jCvbCfviL__SL500_AA240_.jpgFrédéric Mars : Depuis le début, en 2006 pour Son parfum, j’ai voulu prendre un pseudo. Mais, l’éditeur n’a pas voulu pour des raisons un peu obscures. Avant mon premier roman, j’écrivais déjà beaucoup de bouquins et j’estimais qu’il ne fallait pas mélanger les genres. Une commande n’est pas comme un roman perso. Dans notre beau pays, les gens ont du mal à comprendre qu’une seule personne peut avoir plusieurs genres, plusieurs registres à son actif. Et qui plus est, si l’un des registres est de l’érotique et du sexe… Et puis, franchement, je n’ai pas un beau patronyme. Ploton, ça ne sonne pas comme Saint Exupéry… Je me suis donc refait une virginité en changeant de nom.

 

Mandor : Mars… pourquoi ? Parce que Ploton ressemble à Pluton ? Une histoire de planète ?

 

Frédéric Mars : Je n’y ai même pas pensé une seconde. Non, simplement, je voulais garder mon vrai prénom qui comporte trois syllabes, donc il me fallait un pseudo court. Je me suis amusé à faire des espèces d’acronymes, associations de lettres qui définissaient mon projet « romanesque ». Je suis arrivé à ce résultat : Merveilleux, Amour, Recherche scientifique et Sensualité.  Tu sais, j’ai fait des études de marketing et c’est une vieille ficelle que d’employer un terme que les gens connaissent déjà. La barre chocolatée, la série Véronica Mars, la planète ou le mois… Mars parle à tout le monde.

 

623.jpgMandor : Son Parfum, c’était plus Amour et Sensualité que Recherche scientifique et Merveilleux, non ?

 

Frédéric Mars : Oui, tu as raison. L’amour est une femme, lui, est plus Recherche scientifique et Merveilleux. Le prochain projet alliera tout ça, je pense. Je suis d’ailleurs en cours d’écriture de mon 3e roman, pour les éditions Michel Lafon. Toujours un récit où l’imaginaire est roi… mais qui m’emmène bien loin de mes intrigues contemporaines habituelles, puisqu’il s’agit cette fois d’un thriller historique, situé en des temps reculés. Une période clé de l’histoire de l’humanité.

 

Mandor : Tu me tiendras au courant… Pour en revenir à L’amour est une femme, sa construction narrative est compliquée. Il y a beaucoup de flash-back, du rêve, de la réalité, des phantasmes… le présent, le passé s’entrechoquent souvent. Mazette, quel boulot !

 

Frédéric Mars : Je procède comme un scénariste. J’ai un synopsis très détaillé. Séquence par séquence. Dans ce livre, il y en a une trentaine, dans laquelle je place tous les tenants et les aboutissants. Qui intervient, ce qu’il s’y passe, d’où ça vient, vers où ça doit aller…etc.  Je structure énormément, mais je me laisse aussi surprendre. Mes personnages m’amènent parfois dans des directions que je n’avais pas toujours prévus d’une scène à l’autre.

 

Mandor : Comment peut-on parler de L’amour est une femme sans trop déflorer le sujet ? C’est extrêmement compliqué de parler de MARS-2008616-1342-b.jpgce roman.

 

Frédéric Mars : J’ai eu du mal pour la promo. Il fallait que je trouve un discours standard afin que j’en dise suffisamment pour un peu accrocher, mais pas trop. Si je vais au-delà de la page 30, j’en dis déjà un peu trop.

 

Mandor : Comment conçois-tu ta « carrière » littéraire ?

 

Frédéric Mars : Je veux faire des livres faciles à lire, dans des registres plutôt populaires. A la Douglas Kennedy…

 

Mandor : Tu es un touche à tout éditorial, tu n’as pas l’impression d’être né dans le mauvais pays ?

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Frédéric Mars : Souvent, je me le dis. Aux États-Unis, les gens qui écrivent et qui foisonnent d’idées, de concepts sont admis plus facilement qu’en France. Là-bas, ils sont même valorisés. En France, il faut rester dans un seul domaine.

 

Mandor : Vous êtes peu nombreux en France à vivre de votre plume.

 

Frédéric Mars : Effectivement, je suis très sollicité sur de multiples projets. Je vais vers ce qui m’intéresse et j’en suis à un point ou je peux me permettre de ne pas faire n’importe quoi. Je ne veux écrire que des livres qui ont du sens.

 

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Les photos prises à La Machine à Ecrire ont été réalisées par Mandor et son déclencheur automatique...
Mal réglé, comme en témoigne ce dernier cliché.

Commentaires

L'analogie planétaire entre Mars et Ploton, moi non plus je n'y avais pas songé ! c'est charmant ! que dis-je...céleste ;) Nova-teur !

Écrit par : wictoria | 27 mai 2009

J'ai eu un très très grand coup de coeur pour Son Parfum à sa sortie.

Écrit par : Jo Ann v. | 27 mai 2009

J'aime bien cet auteur, je reçois même la pub pour son roman sur le mail de ma maison d'édition !;)

Écrit par : E | 28 mai 2009

Déjà ce cher auteur a bon goût : eh bien oui il aime Veronica Mars !
Non sans rire ce roman semble interessant et le sieur a du goût, c'est bon signe..les planètes s'alignent.

Écrit par : pau | 30 mai 2009

Les commentaires sont fermés.