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02 décembre 2008

Mathieu Boogaerts...

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Mathieu Boogaerts a longtemps été un énigme pour moi.
Je le croyais réservé, un peu ours, sauvage…
Pas vraiment comme je m’attendais qu’il soit.

Interview, le matin du 17 novembre dernier, aux Pères Populaires, bar du XXe arrondissement de Paris.

Quand je lui explique que je raconte tout sur mon blog, il me dit : « Dites bien que ce n’est pas moi qui ai choisi le lieu… ce n’est pas du tout le type de café que je fréquente ».

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Mandor : Vous avez la réputation d’être décalé, solitaire, perfectionniste, lent dans la conception d’un album… est-ce que tout ça est vrai ?

Mathieu Boogaerts : Je ne savais pas avoir cette réputation, c’est marrant. On n’est très peu conscient de sa  réputation.

M: J’ai lu ça partout. Aucun journaliste ne vous l’a dit !

M.B : Non. On n’est jamais objectif sur soi-même donc, ce que vous me racontez là m’intéresse. Si j’ai cette réputation, je ne la sens pas à l’opposé de ce que je suis. Je veux juste préciser, en ce qui concerne le terme « décalé », que je le fais exprès. Je le suis volontairement. Ce qui m’intéresse c’est de faire ce qui n’a pas déjà été fait.

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M : Vous êtes un des artistes les plus inventifs.

M.B : Pour moi, ça fait partie du postulat. C’est la moindre des choses d’être original. Pour assumer de faire ce métier, assumer de mettre mon nom sur un disque avec ma photo, le vendre 20 euros en disant « achetez moi », il faut que je me sente en phase avec ce que je propose et pour me sentir en phase, il faut ma production musicale évolue.

M : Chaque sortie d’album est une épreuve pour vous? Vous vous demandez s’il va se vendre, si le public va bien l’accueillir… ce genre de chose.

M .B : Si je fais des disques, c’est pour plaire, pour séduire, pour être écouté, pour que des gens me prennent en considération. Je peux adorer écouter quelqu’un qui n’aime pas ce que je fais en me disant pourquoi. Ce que je n’aime pas, quand on a écouté mon album, c’est le silence.

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M : Je ne pensais pas que vous attachiez de l’importance à tout ça ! Je suis surpris.

M.B : Si. J’adorerais vendre 100 millions de disques ! Certains font de la musique pour eux, dans leur chambre de bonne, mais quand on fait la démarche d’enregistrer un disque, avec toutes les joies et contraintes que ça implique, on a envie que toute l’humanité en profite. J’adorerais que Michel Drucker m’invite dans une émission spéciale… dans la mesure ou je ne change pas ce que je fais, ce que je suis.

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M : Ce qu’on est en train de faire en ce moment, la promo, vous aimez ?

M.B : Oui. Ca me grise de parler de mon nouvel album avec quelqu’un qui l’a écouté, qui a lu les textes… aujourd’hui, nous sommes dans un café. Ma maison de disque m’a prévu 8 interviews. Vous, vous êtes le premier de la journée, je suis ravi de vous parler… peut-être qu’à 17 heures, j’en aurais marre.

M : I love you est un album qui frise l’expérimental. Qu’est ce que vos premiers auditeurs en ont pensé ?

M.B : Honnêtement, je ne peux tirer aucune synthèse. Il y a toujours une chanson qui ressort plus que les autres, mais ce n’est jamais la même. Ce disque plaît surtout aux gens qui  ne s’attendent à rien. Pour tous ceux qui s’attendaient à quelque chose de moi, le côté un peu fleur bleue, tendre qu’il y avait sur les précédents albums, ils sont très déroutés, déstabilisés. J’ai eu des gens qui adoraient vraiment et d’autres qui détestaient.

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IMPORTANT:

Pour en savoir plus sur le disque de Mathieu Boogaerts en lui-même, vous pouvez écouter ici le magazine de deux minutes que je lui ai consacré (avec un titre en intégralité !)

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