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30 novembre 2008

Un après-midi (en noir et blanc) avec Richard Bohringer...

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Ce vendredi soir :

 

-Salut Mandor, c’est Gilles ! Excuse-moi, mais demain, ça ne t’embête pas d’aller chercher Richard à Paris chez lui ?

 

-Ben… Gilles, j’habite dans le Val d’Oise, ce n’est pas tout prêt de chez moi le 6e arrondissement de Paris. Surtout qu’après, on va dans la Seine-et-Marne…

 

-Bon, bon, je n’insiste pas, je comprends. Ne t’inquiètes pas je vais m’arranger…

 

Silence.

 

-Non, je te demande ça, parce que, tu sais, Richard, ça lui permettra de te connaître avant l’interview. Il n’est pas toujours facile, il a ses humeurs… ce serait bien qu’il te connaisse avant. Il se sentira plus à l’aise avec toi et vice versa. Enfin, je te dis ça, en même temps, tu habites loin. Non, laisse tomber !

 

Que croyez-vous que je fis?

 

Richard%20Bohringer.jpgHier, samedi : Rendez-vous devant cher Richard Bohringer, dans une rue de la rive gauche, à 14h30.

J’arrive à 14h15. Je reste en double file devant chez lui et m’apprête à relire des passages de son livre Bouts de lambeaux (Editions Arthaud).

Tout d’un coup, j’entends des bruits secs sur la fenêtre avant droite.

Je sursaute.

Richard Bohringer est en avance et il m’a fait peur.

Je me présente, il me répond.

 

-Tournez là, passez par là…

 

Ah ce moment là, je me demande juste s’il sait que je ne suis pas chauffeur professionnel, mais celui qui va animer la rencontre à la FNAC de Val d’Europe

 

J'ai mon Tom Tom. Je lui fais une confiance absolue.

 

-Je vais vous indiquer le chemin pour rejoindre la Francilienne !

-Mais, monsieur Bohringer, j’ai mon GPS, je vais m’en sortir, vous savez.

-Pas question ! Je veux savoir où je vais !

 

Dès la première rue, je pile sec. Un accident devant nous. Un deux roues par terre, son engin à côté. Bohringer sort de la voiture, visiblement bouleversé. Il y a déjà du monde autour de l’accidenté qui ne bouge pas. 5 minutes plus tard, le comédien, auteur, chanteur revient.

 

-C’est bon, il est conscient le pauvre homme…

 

Richard Bohringer continue à m’indiquer la route (qui est le même trajet que celui que me propose mon GPS, soit dit en passant).

En arrivant vers Serris, mon passager finit par me demander où j’habite précisément dans le 9.5.

Je réponds le nom de ma ville.

 

-Ah oui ! Je connais bien Groslay, c’est à côté d’Enghien. Je suis du 9.5 moi, vous savez… En tout cas, c’est très gentil à vous d’être venu me chercher.

 

On m’avait dit qu’il était un chouia lunatique… il l’est.

Le reste de l’après-midi, tout s’est bien passé.

Bon, pendant l’entretien, il a été comme je m’attendais qu’il soit : hâbleur, provocateur, ironique, un peu moqueur… parfois calme et posé parfois bouillonnant.

 

Interviewer Bohringer est éprouvant, mais intéressant. Je suis sorti de ces 30 minutes d’entretien sur les rotules.

 

Voici quelques photos prises hier après-midi par le stagiaire de 77FM, Jonathan...

Merci à lui!

 

EDIT DU VENDREDI 5 DECEMBRE!

Ca y est! C'est en ligne...

Ici, vous pouvez écouter l'intégralité de la rencontre (20 minutes).

Un échange verbal qui ne laissera personne indifférent! (Je vous l'assure!)

Voici quelques photos: 2 en couleurs signées de la FNAC Val d'Europe et celles en noir et blanc, signées 77FM...

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29 novembre 2008

Marianne Feder(e)!

 

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J’ai connu Marianne Feder alors qu’elle se faisait appeler Marianne Farouch’. J’avais apprécié son album Le nombril du monde. La première fois que je l’ai mandorisé, elle était enceinte (voir là !).

Aujourd’hui, elle sort un deuxième album, Toi mon indien.

J’ai donc revu Marianne le 18 septembre dernier, dans le même café que la première fois, L’île enchantée.

A 20 heures.

Je suis arrivé une heure en retard à cause des bouchons parisiens.

Marianne Feder à modifié son emploi du temps pour moi. Elle et polie, elle a fait semblant de ne pas être énervée… merci à elle !

 

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Mandor : Votre deuxième album est différent du premier. Il y a plus d’inspirations en provenance des Balkans...

Marianne Feder : Je suis sortie du jazz manouche. Je m’étais un peu enfermée dans ce style malgré moi, parce que je l’adore. Cette fois-ci, au lieu de faire un voyage à travers le monde, j’avais plus envie d’un voyage intérieur. Comme j’aime la musique de l’Est, la musique des Balkans est effectivement présente. Autre différence avec mon premier disque, j’étais plus dans l’exploration de ma voix. J’avais envie d’aller dans les hauts, les aigus, je faisais des vocalises. Dans Toi, mon indien, j’ai préféré être dans ma voix parlée. J’avais envie d’oser des choses que je ne sais pas faire. J’adore le rap, par exemple. J’écoute beaucoup de funk, mais, voilà, je n’ai pas la voix adéquate, mais ça ne m'empêche pas de groover...

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M : Vous avez des origines de l’Est, il me semble ?

M F : Mes grands-parents sont originaires de Pologne, je suis très attachée à mes origines, j’ai donc voulu aller à leur rencontre…

M : C’est quoi les dérives intérieurs dont vous parlez ?

M.F : C’est un album que j’ai écrit à un moment de ma vie où je faisais une pause. J’étais enceinte. J’ai souhaité parler de mes rêves, de mes fantasmes, de mes contradictions, de mon voyage imaginaire et tout simplement de moi.  Je suis très idéaliste, une militante. Je suis quelqu’un qui admire beaucoup le courage… tout cela est évoqué dans cet album.

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M : Vous avez écrit les textes et les musiques presque seule, cette fois-ci…

M.F : J’ai beaucoup de mal à laisser la place aux autres pour les musiques. J’ai besoin de chanter les mélodies. Pour les textes, comme pour le premier album, j’ai travaillé avec Vincent Rothenburger. J’aime beaucoup sa manière d’écrire, alors je lui ai pris deux musiques, Baisée de pluie et Les mots. J’ai chanté un duo (de nouveau) avec Alexis HK, j’ai invité les fanfares tzigano-rock de la Caravane Passe et de Ziveli pour la couleur slave-parisienne. Je chante aussi avec Toma Feterman, l’inventeur fou du serbo-parigot !

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M : Et Daniel Yvinec ?

M.F : Mon travail à ses propres limites, j’avais donc envie de réaliser l’album avec quelqu’un d’expérimenté. Daniel Yvinec est un super jazzman. Un grand bonhomme. Il a respecté mon univers et mes arrangements. Notre travail a été très complémentaire.

M : C’était une aventure de faire cet album ?

M.F : Oui, car j’ai rencontré beaucoup de musiciens que je ne connaissais pas pendant l’enregistrement. Des créateurs plus que des musiciens… Je parle notamment de Stéphane Guillaume à la clarinette basse et aux flûtes envoûtantes, d’Albin de la Simone aux claviers et de Seb Martel à la guitare Surf… En faisant ce disque, j’ai l’impression que j’ai évoluée. La musique est une aventure infinie.

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M : C’est le fameux album de la maturité ?

M.F : Non, c’est l’album de l’épanouissement…

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TRANSIT de MARIANNE FAROUCH'ORCHESTRA

27 novembre 2008

Charlotte Valandrey... à 17 ans!

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Tiens, un Tout petit déjà de retour!

Ce soir, à 20h55, est diffusé sur France 3, L'amour est dans le sangun téléfilm racontant la vie de Charlotte Valandrey, tiré de son livre.

J'ai recherché dans mes (nombreuses) archives ce qu'il me restait de ma rencontre avec elle.

C'était un soir de décembre 1985, au cinéma Le Royal de Montpellier.

A l'occasion de la sortie du film de Véra Belmont, Rouge Baiser, son premier rôle.

Après la projection du film, elle a répondu à quelques-unes de mes questions pour un journal de Montpellier: Program' et pour la radio dans laquelle je bossais alors, Studio 101 (et non Radio Alligator comme on pourrait le croire sur le cliché.)

(Sinon, à cette période là, j'en étais à mon 4eme mois de service militaire...)

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J'ai même mis la main sur cet article qui ne doit pas être loin d'être la première interview publiée de la demoiselle.
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Luc-Michel Fouassier... bonnes nouvelles!

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Ca fait déjà 3 ans que j’observe une maison d’édition qui publie uniquement 3 recueils de nouvelles par an. Les éditions Quadrature est une maison (belge) exigeante et sans concession. Ma nouvelle amie à moi que j’ai Emmanuelle Urien y a d'ailleurs publié un ouvrage
J’ai demandé à un des auteurs dont j’ai particulièrement apprécié la prose de venir à 77FM (à Crégy-les-Meaux) m’en parler.

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Luc-Michel Fouassier est instituteur, organisateur du salon du livre d’Ozoir-la-Ferrière et écrivain, nouvelliste, auteur de Histoires Jivaro, 100 nouvelles de 100 mots (paru le 31 octobre).

Mandor : Vous êtes très malin. Dans vos courtes nouvelles, on s’attend rarement à la chute. C’est le principe de votre livre ? Surprendre à la dernière phrase…

Luc-Michel Fouassier : Il y a deux types de nouvelles. Celles qui veut installer un climat et celle où la chute est prépondérante. Je me disais que sur des textes aussi courts la facilité aurait été d’aller vers des textes d’ambiance ou d’humeur. Moi, j’ai préféré dérouler des histoires avec une réelle chute. Et sur cent mots, c’était une difficulté qui m’intéressait.

M : Vous avez raconté des pans de votre vie où vous vous êtes inspiré de la vie des autres ?

L-M F : Euh… je me suis inspiré de ma vie, certes, mais je tiens à préciser que LUXURE et MATURE sont des nouvelles totalement inventées. Mais la plupart des autres sont tirés de mon vécu personnel, effectivement. Dans les relations familiales ou de couples, il y a une petite part de vérité. L’important pour moi est que toutes mes nouvelles parlent aux gens. Mon premier objectif étaient que chacun se retrouve dans chaque texte.

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M : Hemingway disait : « la quintessence d’une nouvelle c’est ce qui tient sur le dos d’une boite d’allumette ». Vous êtes d’accord avec lui, je présume…

L-M F : Bien sûr. On s’aperçoit, en lisant beaucoup de romans, qu’il y a souvent du ventre mou. Il m’arrive de me dire que tel ou tel livre aurait fait une bonne nouvelle. Puisque les gens veulent rallonger une nouvelle pour en faire un roman, par réaction, j’ai décidé de faire l’opposé. Je les raccourci à l’extrême pour donner leur importance à chaque mot. Bon, je dois dire que j’écris aussi des romans, ce n’est pas non plus chez moi, une obsession de faire court.

M : C’est quoi la difficulté de faire court ?

L-M F : Moi, je trouve qu’au contraire, la facilité est là. On va à l’essentiel, on est sur des rails et on sait où on va.

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M : Vous écrivez depuis 20 ans et c’est votre premier livre… que dois-je en conclure ?

L-M F : Que j’ai pris mon temps pour envoyer ma prose à des éditeurs… je pensais qu’il fallait que j’envoie quelques choses de très original pour pouvoir convaincre un éditeur quand on est inconnu.

macao.jpgM : Vous vivez pour les mots… je sens en vous en esprit bouillonnant et un assoiffé de textes.

L-M F : J’ai vécu pour les livres, je vis pour ça et je vivrai toujours pour la littérature. Ca m’a sauvé! Un jour, dans ma prime jeunesse, je m’ennuyais profondément, je suis tombé sur un livre et la vie s’est ouverte.

M : Quel était ce livre salvateur ?

L-M F : Bob Morane, « L’empereur de Macao ». Ca m’a marqué… L’empereur de Macao, je l’ai cherché partout, même chez d’autres auteurs. Il a été dans Voyage au bout de la nuit, dans L’étranger de Camus, il a été partout…  Merci à Henri Vernes !

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M : Un prochain livre en perspective ?

L-M Fouassier : Oui… j’ai fini un roman et c’est une bombe. Ca se passe dans le milieu de l’éducation nationale. Ce n’est pas autobiographique, mais je lance un pavé dans la mare.

M : Pfff… encore un livre sur l’éducation nationale ! ! !

L-M F : Non, c’est autre chose. Il y a moins de sérieux et plus de fantaisies. Ceci étant, il faudra une certaine forme de courage à un éditeur pour le publier. Ca s’appelle Le Hussard dilettante.

Je précise que ses nouvelles se picorent avec avidité, qu’il est difficile de ne pas le lire en intégralité séance tenante, qu’il y en a pour tous les (bons) goûts et que Luc-Michel Fouassier parvient à étonner, émouvoir, choquer, sourire (presque) à chaque nouvelle…

Le voici en pleine séance de dédicaces...

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Il m’a offert un texte inédit sur le même principe. 100 mots. J’ai préféré ne pas le publier. Trop peur que vous jugiez sur un texte non représentatif du reste…
Il se savoure dans son ensemble.
A lire, donc.

14 novembre 2008

Le bon goût d'Anis...

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Le 25 septembre dernier, rencontre avec Anis dans les jardins de chez EMI.
Pour parler de son deuxième album Rodéo Boulevard.
J’en ai tiré, interviews radio et papiers sur différents supports.
Voici, par exemple, une chronique publiée dans le dernier Culturissimo (consumer des espaces culturels Leclerc).

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19076.jpgEt pour ce blog, voici une interview express (ça vous change, moi, qui suis plutôt long dans mes notes…)


Tu as eu besoin de te ressourcer après le maelström de l’année 2007?

-Après la tournée de l’album La Chance qui a duré jusqu’au mois d’août 2007, j’ai fait un petit break, mais j’avais conscience qu’il ne fallait pas trop traîner non plus avant de sortir mon prochain album. Comme je n’avais rien, je me suis tiré à Lisbonne, au Portugal, pour changer d’air, couper les ponts avec la vie parisienne, dont je suis de moins en moins fan. Là-bas, un coup de fraîcheur, l’excitation de découvrir un nouvel environnement et ça a été le déclic pour commencer à écrire.

-Tu te sens attendu au tournant ?


-Quand tu as du succès dès le premier album, les gens se demandent vite si la suite sera du même acabit. Servira-t-il la même soupe, est-ce que ce sera du réchauffé, où arrivera-t-il à surprendre ? Je suppose que les gens se pose ce genre de question. Je ne me suis pas mis de pression. Le symbole du deuxième album ne m’a pas obnubilé. J’ai l’impression d’avoir réussi mes chansons, ça me donne déjà entière satisfaction. J’ai aujourd’hui, envie de les faire sur scène.

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-Quelles sont les différences entre La Chance et Rodéo Boulevard ?

-Sur le premier album, j’ai écrit beaucoup beaucoup de paroles. Un vrai torrent J’avais une façon d’écrire très rap, un flow rapide. Dans mon nouveau disque, je continue sur cette voie là, mais parfois, je me calme un peu. J’ai fait plus de refrains aérés et mélodiques. Dans Dieu, protège nos os, José, Swing javanaise, là, j’ai eu envie de mettre plus d’espace dans les chansons et plus de places pour les mélodies. J’ai tenté d’être plus succinct. Pas la peine de faire 12 phrase pour dire qu’une femme est belle par exemple. Et puis, là, j'ai plusieurs invités: Oxmo Puccino, Mardi Gras Brass band (fanfare Soul allemande), Philippe Almosnino (Wampas), Petit Louis (Jim Murple Mémorial). J'ai voulu écrire et interprété un album ouvert.

(Dans ce deuxième disque, il y a des déclarations d’amour pleines de fraîcheur et de gourmandise, des autoportraits trempés de dérision, le tout sous des entrelacs de mots poético-comiques.

Et le groove, le flow, du monsieur...

Délectable et jubilatoire!)

Son blog.

Son MySpace.

Le nouveau single... Rodéo Boulevard.

13 novembre 2008

William Rejault... top départ de son "promo tour"!

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Ce ne sera pas le dernier…

Mais, c’est William Réjault (ex Ron l’infirmier) qui, le premier, a fait l’effort de venir se faire mandoriser sur place.

Merci à lui d’avoir osé faire ce trajet hallucinant entre Paris et Crégy-les-Meaux.

Une heure de voiture.

Au bas mot, ce qu’on fait tous pour aller d’un point à un autre de Paris.

C’est pareil, sauf, que là, du coup, on est à la campagne.

Bref…

 

couverture_lachambredalbertcamus_poche.jpgWilliam est venu me parler respectivement de la sortie de son deuxième livre Quel beau métier vous faites (chez Privé) et de la sortie en poche de son fameux La chambre d’Albert Camus et autres nouvelles (aux éditions J’ai Lu).

 

Je lui ai donné rendez-vous vers midi.

À midi cinq, par la fenêtre, je le vois passer en voiture. Il ne s’arrête pas.

Mince ! Je lui ai dit : en face du Champion !

Il est où maintenant ?

Je descends pour me placer devant la radio, une maison en pierre typique de ces lointaines contrées. Je fais un feu, puis lui envoie des signaux de fumée pour qu’il me repère.

 

Il arrive quelques minutes après. Salutations confraternelles puis je l’observe faire un geste bizarre et répétitif avec une carte qu’il frotte à son pare-brise.

 

-Ça va William ? C’est le décalage horaire qui fait que tu as des convulsions nerveuses. Déjà le mal du pays ?

 

Il me fait un sourire, genre, « très drôle » et me souligne qu’il a exercé son métier d’infirmier deux ans en Seine-et-Marne et qu’il aime beaucoup cette région.

 

Il s’énerve toujours sur son pare-brise.

 

-Tu veux que je t’aide. Tu as des Tocs ?

 

N’essayez pas de faire de l’humour médical avec un infirmier. Il ne trouvera jamais ça drôle.

 

Bon, en vrai, c’est la carte/clé de sa voiture qui, en le plaçant à un certain endroit à travers la vitre, permet de la fermer.

Sauf que là, ça ne marche pas.

Vive le tout électronique !

 

Au bout d’un moment, on entend « clic ! ».

Moi, j’ai dit « ouf ! ».

 

Je lui présente mes collègues présents et nous passons en studio illico.

 

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La profontitude de William Réjault...

Le but était de l’interviewer sur ses deux ouvrages pour le diffuser sur 77FM.

(Et lui permettre de connaître la joie de la célébrité et de la prospérité).

(Enfin riche et célèbre !)

(Aheum!)

 

10 minutes d’enregistrement pour un 2 minutes multi diffusé.

Le résultat est là.

 

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La souriantitude de William Réjault...
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Ensuite, je dis à William que je vais lui poser des questions plus liées à nos univers littéraires et blogosphèriques.

 

Ce que j’ai fait.

 

-Pourquoi as-tu dévoilé ta vraie identité, alors que quand je t’ai connu, tu ne voulais même pas avouer ton prénom ?

 

-Je n’ai pas eu le choix. Des connards ont écrit mon nom plusieurs fois, dans l’anonymat le plus complet, sur un site. William l’infirmier… j’ai détesté ça ! En même temps, c’était dans une période où j’étais en pleine réflexion, sur comment je m’appelle et pourquoi je n’assumais pas mon vrai patronyme…etc.

 

-Du coup, tu as fait le blackout total sur Ron l’infirmier.  C’est un peu radical.

 

-Oui, parce que ça ma saoulé d’écrire des trucs sans les signer de mon nom. J’ai aussi « tué Ron » parce qu’au bout d’un moment, je me suis rendu compte que les gens qui venaient à ma rencontre et qui avaient lu le premier livre, venaient rencontrer quelqu’un de très doux, mais qui se réfugiait derrière quelqu’un d’autre qui n’assumait pas tout ce qu’il était. Tu sais, dans le premier bouquin, je maîtrise en permanence. Pour moi, il est politiquement correct. Très sincère, très maîtrisé. Le second est plus moi. Je ne me suis pas interdit grand-chose.

 

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William, fan de James Bond, dans sa meilleure imitation de Roger Moore...

-Je te l’ai dit (Diana) tout à l’heure quand tu es arrivé. J’ai trouvé ton écriture plus dure, saignante, ironique dans ce second volet de tes aventures d’infirmier. William, c’est sûr ne se freine sur rien. Je te préfère à ton gentil clone.

 

-Je préfère être moi-même. Naturel, franc, plus incisif.

 

-Le livre est dédié à tes parents…

 

-J’ai écrit qu’ils ont fait le mieux qu’ils ont pu. J’ai pris 35 ans avant de pouvoir écrire une phrase comme celle-là. J’ai écrit un bouquin sur mon enfance et mon adolescence, je l’ai prêté à une collègue mère de deux enfants. Elle m’a dit : « J’en ai pleuré. Si ma fille écrit quelque chose un truc sur moi comme ça, je me tue ! ». Je l’ai filé à mon éditeur qui m’a répondu que c’était un « poing dans la gueule » et qui m’a conseillé de faire la paix avec mes parents avant de savoir si on allait faire quelque chose de ce manuscrit.

 

-Parlons peu, parlons blogs ! Le post, l’ancien blog Ron l’infirmier, et le nouveau Mes amis m’appellent Will, tu continues comme un fou à bloguer ! Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps, tu en as eu marre au point d’annoncer que tu arrêtais tout ce cirque. Finalement, tu fais partie de ceux qui disent qu’ils arrêtent et qui reviennent quelques jours après ?

 

-Oui, je suis comme Sheila et Dalida. Tu n’as jamais dit que tu arrêtais toi ?

 

-Non, je t’assure. Je suis constant dans l’effort. Rien ne m’arrête ! Je ne baisse jamais les bras et j’ai toujours des choses passionnantes, ludiques, instructives, révolutionnaires à dire.

 

(En vrai, je n’ai pas répondu ça… je sais me tenir.)

(Cependant, je n’ai pas dit que je ne le pensais pas...)

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La gravitude de William Réjault...

-Sinon, ce que j’adore chez toi, c’est ton côté « j’aime les peoples » assumé et ton occupation d’infirmier. Deux activités aux antipodes.

 

-Je ne travaille pas à Voici pour rien. Le côté « people » ne t’alimente pas l’intérieur, ça n’a aucun intérêt en soi. Tu vas briller deux minutes, mais ça ne t’apporte pas de spiritualité, de choses profondes… le lendemain, quand je m’occupe de vieilles personnes, tout est bien remis à sa place. L’un alimente l’autre et je suis heureux d’être là. La légèreté du show-biz m’aide à supporter le quinzième décès de personne dont je me suis occupé.

 

-Quels sont tes futurs projets littéraires?

 

-Mon dernier livre sera le dernier volet de ma trilogie médicale. Cette fois-ci, ce sont mes expériences dans les maisons de retraite. Michel Lafon, lui-même, l’a fini récemment. J’ai un autre projet, celui-ci à double facette. J’ai envie de faire parler les gens pour des choses qui les ont touchés dans leur vraie vie. Ce sont des histoires que je vais m’approprier et que je vais réécrire. Je vais faire la même chose avec des journalistes qui ont rencontré des peoples et qui ont vu leur vie changer (ou pas).

 

-Le plus beau compliment que tu as reçu de quelqu’un du métier?

 

-Ah, je peux me la péter 15 secondes ! C’est quand Anna Pavlovitch, éditrice chez J’ai Lu, m’as dit : « c’est grâce à des tonnes de Paulo Coelho vendus que je peux me payer un William Réjault. Vous n’êtes pas très vendeurs, mais, parmi des plus de 250 livres que je sors cette année, vous êtes un de mes coups de cœurs. »

 

Je termine l’interview en lui demandant de commenter une phrase relevée dans son deuxième livre. « Sous le cynisme, souvent se cachent des personnes qui ont trop peur de montrer leurs émotions. »

 

Il n’a pas voulu commenter.

C’est ce que j’aime chez William Réjault.

Il ne se force en rien.

Et puis, j’apprécie aussi :

-Sa dualité.

-Ses paradoxes.

 

Et il tient ses promesses…

 

Après cet interrogatoire, je l’ai amené à Meaux dans ma Panda bleu électrique. Nous avons déjeuné dans un « Au Bureau ».

Et nous avons beaucoup parlé.

Pas mal de la blogosphère française et de « ses gens ».

Beaucoup show-biz, musique, vie privée, crise financière…

Un déjeuner entre amis, quoi!

 

Puis, je l’ai ramené à la radio.

Sa carte était de meilleure humeur qu’à l’arrivée.

Il a pu repartir avec sa voiture (louée) vers la civilisation.

 

Hier, après-midi, j’ai reçu à la radio un autre écrivain.

Pas blogueur, mais excellent nouvelliste.

(Bientôt ici…)

Son livre m’a laissé pantois d’admiration.

 

Oui, les amis… j’apprécie que les gens se déplacent désormais vers moi.

J’apprécie de ne pas être le seul à faire des efforts, kilométriquement parlant, pour interviewer des artistes.

Je crois que désormais, beaucoup de mandorisations se feront sur place.

11 novembre 2008

Jérôme Commandeur... toujours en toute discrétion!

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image.jpgVendredi soir, j’ai amené mon ami Olivier Louvet (qui sait oh combien, j’apprécie son amitié !) voir mon ami Jérôme Commandeur (qui sait oh combien, j’apprécie son amitié !) au Théâtre du Petit Palais des Glaces pour son spectacle Jérôme Commandeur se fait discret. Il me semblait judicieux que ces deux-là se rencontrent. Je connais l’un est l’autre depuis plus d’une dizaine d’années.

Après le spectacle, qu’évidemment je vous conseille vivement parce qu’il n’est pas possible de ne pas y rire à gorge déployée (en toute objectivité !), nous sommes allés dîner tous les trois.

Bien mangé, peu bu (sous antibiotique je suis actuellement) et beaucoup parlé. En off d’abord, donc très détendu. Olivier (La Louve), Jérôme et moi avons un point commun qui nous permet de ne pas s’ennuyer dans la conversation. Une connaissance de tout ce qui est lié à la télé d’hier et d’aujourd’hui et sur le « show-biz » en général. La politique est arrivée aussi sur le tapis.

Et puis, j’ai sorti mon magnéto. Parce que Jérôme est lecteur de mon blog et que je ne vois pas pourquoi, sous le prétexte qu’on se connaît, je ne traiterais pas son cas comme tous les artistes «mandorisés ».

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-Ça m’amuse de t’interviewer, en même temps, ça me gêne. J’ai du mal à jouer au journaliste avec un ami de longue date. Allez, je me lance. Est-ce qu’il est sympa Dany Boon ?

-(Rires). T’es con !

 

(Ma note sur lui a d'ailleurs beaucoup amusé jérôme.)

l_b85bf15ba05ed996bb60cdaea457150d.jpg-Tu aimes être interviewé.

-Je vais te dire, moi, j’ai compris récemment qu’il fallait que je communique mon émotion d’avoir eu l’expérience Bienvenue chez les Ch’tis. D’aller à Lille, (il y avait 80.000 personnes dans les rues), d’y être reçu comme à la coupe du monde 98. Il y a eu le Festival de Cannes et plein d’autres évènements hallucinants pour moi. J’ai vécu une année que je ne revivrai pas de si tôt. Enfin… a priori. Les journalistes ne savent pas tout ça, alors, je leur raconte.

-Mais, parler de toi, ça te dérange ?

-C’est très pervers comme question. C’est beaucoup plus subtil qu’il n’y paraît. T’es un malin.

(Il prend son temps pour mâcher.)

(Trop.)

-Alors ?

-C’est agréable quand il y a un rapport, quand le journaliste met en perspective ton travail, qu’il étaye…là il vient te toucher. C’est toujours pareil, il faut un petit plus. Il y a aussi des journalistes qui me disent que si ce n’était pas Dany Boon qui avait produit et mis en scène mon spectacle, ils ne seraient pas là. J’aime quand les gens sont francs. Je ne suis pas un enfant de cœur, ni idiot. Je sais comment les choses se passent.

bienvenue_chtis-2.jpg-Je me souviens qu’il y a deux ans, nous étions précisément dans ce restaurant et tu m’as dit que tu partais tourner dans un petit film de Dany Boon dans le Nord de la France. À ce moment, tu ne savais pas dans quoi tu mettais les pieds.

-Personne ne pouvait se l’imaginer. Tu sais, Dany pensait faire deux millions, deux millions et demi… Bon, très vite, il y a eu un vent de panique positive, et je me souviens que plus les jours passaient, plus les pronostics enflaient. On disait à Dany, « tu feras 2, puis 3, puis 4 millions d’entrées », selon des indices compliqués à comprendre. Après l’avant-première à Lille, on nous parlait de 8 millions d’éventuels spectateurs. C’était dingue ! C’est lors de la soirée « chiffre », le premier mercredi de la sortie nationale. On a fait 120.000 sur la France en une journée. Ça voulait dire que mathématiquement, le film irait au moins jusqu’au score de La Grande Vadrouille. Les mecs des études, pas vraiment des saltimbanques, regardaient les scores évoluer. Le compteur tournait et les mecs tremblaient. Ils savaient déjà qu’on était en train de vivre un truc historique.

- Revenons à ton spectacle actuel. J’ai vu la première version il y a deux ans, bien avant que Dany Boon y mette son grain de sel éclairé. Il y a effectivement une sacrée évolution… Comment a-t-il décidé de te produire ?

-Je travaillais dans les matinales de Rire et Chansons, un jour il était invité et quand il m’a vu, il a dit « Oh ! C’est Jérôme Commandeur ! ». Un peu parano, alors que j’avais une image formidable de ce type, je me suis dit qu’il allait se payer ma tête. Pas du tout. Il me dit qu’il a vu mon sketch « L’espagnole » à la télé et qu’il avait beaucoup apprécié. Il a été super gentil et m’a demandé si quelqu’un me produisait. J’ai répondu par la négative et m’a donc dit qu’il allait venir me voir. L’après-midi même, il m’a appelé. Il est venu avec son fils et son directeur de production me voir dans le petit théâtre où je jouais. Très vite, il m’a invité à déjeuner et ça s’est tellement bien passé qu’il m’a proposé de me produire et de me mettre en scène. Je me demandais s’il déconnait. Pas du tout. Deux trois jours après, je suis arrivé dans ses bureaux, tout le monde était au courant et nous avons conclu l’affaire. Pour moi Dany Boon, c’est vraiment, « l’ami qui me veut du bien ». Je cherche toujours s’il y a un loup quelque part… mais non.

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Scan10005.JPG-C’est quoi ta forme d’humour, finalement ?

-J’aime bien l’esprit chamboule tout. L’esprit Guignol Lyonnais qui tape sur Gnafron. Très souvent, parce que je n’ai pas encore la notoriété nécessaire, il y a plein de gens qui ne sont pas de ma génération que je choque. Quand je fais dire à un curé : «  j’ai été bloqué au commissariat pour une affaire de pédophilie, t’inquiète pas, c’est de la paperasse ! », j’en vois qui prennent ça au premier degré. Mon challenge, c’est de tenir sur toute la longueur de mon spectacle l’esprit « on va au cirque, on va chez Guignol » et qu’on se laisse embarquer dans des histoires burlesques. Tout ce que je mine, je le démine. J’ai envie de montrer que le rire peut être libérateur. Je ne suis pas porteur de quelque chose, ma parole n’est pas politique. Les plus grands fous rires entre copains, c’est quand on bave sur les autres de manières excessives. Le rire rond, ça n’existe pas. Ce qui fait rire les gens, c’est quand on pousse.

-Toi, ça ne te gêne pas d’aller au bout du bout. Je te connais depuis plus de 10 ans et quand je te vois sur scène, limite, tu arrives encore à me choquer…

- C’est parce que tu es sensible… J’aborde le physique des femmes, les curés, les nains, les portugais, les marocains… et bien d’autres choses. Par contre, je dois avouer que les cathos laissent aux humoristes une liberté de ton exceptionnelle. C’est bien simple, on peut tout dire. Il faut que ça reste comme ça, c’est formidable.

-Tu prends autant de plaisir à jouer le même spectacle tous les soirs ?

-Oui, parce que je continue à chercher des choses pour l’améliorer. Je cherche de meilleures chutes, sur certains sketches, par exemple.

-Des projets cinématographiques ?

-Oui, un film qui s’appelle Pression. L’histoire de VRP loosers français qui vont vendre de la mauvaise bière française en Belgique. Je jouerai avec Olivier Soler. C’est un film que nous avons écrit tous les deux. Il est en production, en financement et un bon réalisateur est intéressé.

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-Qu’est-ce qu’il te faudrait pour « exploser » ?

-Peut-être une meilleure visibilité à la télé. Il me faudrait une bonne chronique récurrente dans une bonne émission. En même temps, je veux te préciser que je ne suis pas en attente d’exploser. D’abord, ce ne serait pas vivable. Je ne suis pas Jamel, je ne suis pas Jean Dujardin, je suis au courant. Mais je vis bien, je suis dans de beaux projets, j’ai un univers professionnel qui est magnifique.

-Oui, je sais ça… et je sais aussi que ton programme est bien chargé dans les mois à venir.

-Là, au Petit Palais des Glaces, je m’arrête fin février, ensuite, je fais une tournée partout en France, puis je fais deux mois la première partie de Dany Boon à l’Olympia, de novembre 2009 à janvier 2010, ensuite je prends un 400 places à la rentrée de janvier genre Trévise ou le Splendid.

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(Photo prise par Olivier avec mon téléphone Sony Ericsson 2.0 Mega Pixels auto focus, pendant le diner. Je sais, derrière, il y a l'affiche de Jérôme. Coïncidence...)

J’ai arrêté mon magnéto. J’avais peur qu’Olivier commence à s’ennuyer, malgré mes excellentes questions… et puis, avec Jérôme, je ne peux pas jouer à ce jeu d’intervieweur trop longtemps.

Pas l'exercice de style que je préfère.

On a fini la soirée en se remémorant des anecdotes du bon vieux temps, comme de vieux cons…

C’était en tout cas, une belle soirée entre amis.

(Olivier, il est bon de se retrouver enfin, dans ce genre de contexte...)

(Très bon, même...)

Son site officiel.

Son MySpace.

Jérome Commandeur se fait discret au Petit Palais des Glaces, du mardi au samedi à 20h.

Adresse: 37, rue du Faubourg du Temple, Paris 10eme.

Réservations: 01.48.03.11.36.

02 novembre 2008

Marie Modiano...

 

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Récemment, j’ai pris « a cup of tea » avec Marie Modiano au Café Rouge, dans le 9eme, à proximité de son domicile.

Bon, très sincèrement, a priori, je ne suis pas très amateur de ce genre musical. Pop folk plutôt lent avec une voix douce, sans aspérité.

Et puis en fait, très vite, dès la seconde écoute, je suis rentré dans son univers.

Je ne dis pas que ce disque est mon album de l’année, mais enfin, je risque bien de le réécouter parfois. Il est apaisant.

 

La finesse de son écriture, je l’avais déjà décelé dans son premier album I’m not a Rose. Elle prend toute sa dimension aujourd’hui dans Outland.

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Elle écrit des chansons en anglais et revendique la dimension nomade de sa musique. C’est avec Peter Von Poehl (son désormais mari) que Marie Modiano a enregistré (en prenant son temps) ses nouvelles compositions. Ces deux-là, qui se sont rencontrés à Berlin lors de l’enregistrement du premier album de Marie, ont cette fois décidé de travailler en étroite collaboration.

 

modiano2.jpg Outland a demandé des mois de travail, pendant lesquels « ils se sont appliqués à tracer les contours d’un paysage qui doit autant aux grands espaces qu’à l’introspection. Des climats qui racontent aussi bien le désir d’évasion que la nécessité de se construire une carapace », explique le dossier de presse.

 

-J’avais envie de chansons à la fois profondes et légères. Sur mon premier disque, j’avais besoin de me libérer de certaines obsessions personnelles. Sur celui-ci, j’avais envie d’adopter un point de vue plus détaché. 

 

Ses chansons sont à tiroirs, grattez et vous découvrirez des doubles sens. On croise dans ses perles, les deux enfants du film La Nuit du chasseur, Martin Eden, héros du roman de Jack London

C’est, il faut bien l’avouer, truffé de références...

Parfois trop.

Son style se suffit pourtant à lui même.

 

Il y a dans ce répertoire des chansons pop joyeuses (Spider’s Touch, Tightrope Walkers, Butterfly Girls) et d’autres plus mélancoliques (Drifters in the Wood, Last Early Spring, Martin).

 

Si Peter Von Poehl (qui est passé nous faire un coucou après l’entretien) signe la majorité des arrangements, il a fait appel à Martin Hederos (membre des groupes Hederos & Hellberg et The Soundtrack of Our Lives) pour en écrire quelques-uns.

 

Cet album est aussi beau, onirique, sensible que déroutant. Il faut se l’approprier.

Peut-être aussi, faut-il la voir sur scène ?

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Pendant que nous conversions, elle, Mélissa (son attachée de presse) et moi, Marie Modiano me dit :

 

-Vous êtes le seul journaliste que j’ai rencontré qui ne m’a pas demandé pourquoi je chante en anglais et, surtout, qui ne m’a pas parlé de mon père… Merci !

 

Tsss… vous me voyez préciser qu’elle est la fille de Patrick Modiano et suggérer qu’elle chante en anglais pour ne pas qu’on puisse faire une étude comparative avec l’écriture de son paternel ?

 

Et ce n’est pas sur ce blog que je préciserai qu’elle à de qui tenir.

Que l’écriture est dans ses gènes.

Trop fastoche.

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Photo prise par le BlackBerry de Mélissa...

Marie Modiano, vous savez quoi ? Je vais continuer à m’intéresser à son cas.

En faisant abstraction du reste.

Sans importance.

Et d’abord, je ne saurais répondre à cette saugrenue question :

Le talent est-il transmissible ?

On s’en fout !

Non ?

Allez, voici Spider's Touch, version, je suis à la maison et je joue, peinarde, en famille...