Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Jérôme Commandeur... toujours en toute discrétion! | Page d'accueil | Le bon goût d'Anis... »

13 novembre 2008

William Rejault... top départ de son "promo tour"!

236609216.JPG

Ce ne sera pas le dernier…

Mais, c’est William Réjault (ex Ron l’infirmier) qui, le premier, a fait l’effort de venir se faire mandoriser sur place.

Merci à lui d’avoir osé faire ce trajet hallucinant entre Paris et Crégy-les-Meaux.

Une heure de voiture.

Au bas mot, ce qu’on fait tous pour aller d’un point à un autre de Paris.

C’est pareil, sauf, que là, du coup, on est à la campagne.

Bref…

 

couverture_lachambredalbertcamus_poche.jpgWilliam est venu me parler respectivement de la sortie de son deuxième livre Quel beau métier vous faites (chez Privé) et de la sortie en poche de son fameux La chambre d’Albert Camus et autres nouvelles (aux éditions J’ai Lu).

 

Je lui ai donné rendez-vous vers midi.

À midi cinq, par la fenêtre, je le vois passer en voiture. Il ne s’arrête pas.

Mince ! Je lui ai dit : en face du Champion !

Il est où maintenant ?

Je descends pour me placer devant la radio, une maison en pierre typique de ces lointaines contrées. Je fais un feu, puis lui envoie des signaux de fumée pour qu’il me repère.

 

Il arrive quelques minutes après. Salutations confraternelles puis je l’observe faire un geste bizarre et répétitif avec une carte qu’il frotte à son pare-brise.

 

-Ça va William ? C’est le décalage horaire qui fait que tu as des convulsions nerveuses. Déjà le mal du pays ?

 

Il me fait un sourire, genre, « très drôle » et me souligne qu’il a exercé son métier d’infirmier deux ans en Seine-et-Marne et qu’il aime beaucoup cette région.

 

Il s’énerve toujours sur son pare-brise.

 

-Tu veux que je t’aide. Tu as des Tocs ?

 

N’essayez pas de faire de l’humour médical avec un infirmier. Il ne trouvera jamais ça drôle.

 

Bon, en vrai, c’est la carte/clé de sa voiture qui, en le plaçant à un certain endroit à travers la vitre, permet de la fermer.

Sauf que là, ça ne marche pas.

Vive le tout électronique !

 

Au bout d’un moment, on entend « clic ! ».

Moi, j’ai dit « ouf ! ».

 

Je lui présente mes collègues présents et nous passons en studio illico.

 

OCT08 163.jpg
La profontitude de William Réjault...

Le but était de l’interviewer sur ses deux ouvrages pour le diffuser sur 77FM.

(Et lui permettre de connaître la joie de la célébrité et de la prospérité).

(Enfin riche et célèbre !)

(Aheum!)

 

10 minutes d’enregistrement pour un 2 minutes multi diffusé.

Le résultat est là.

 

OCT08 166.jpg
La souriantitude de William Réjault...
OCT08 165.jpg

Ensuite, je dis à William que je vais lui poser des questions plus liées à nos univers littéraires et blogosphèriques.

 

Ce que j’ai fait.

 

-Pourquoi as-tu dévoilé ta vraie identité, alors que quand je t’ai connu, tu ne voulais même pas avouer ton prénom ?

 

-Je n’ai pas eu le choix. Des connards ont écrit mon nom plusieurs fois, dans l’anonymat le plus complet, sur un site. William l’infirmier… j’ai détesté ça ! En même temps, c’était dans une période où j’étais en pleine réflexion, sur comment je m’appelle et pourquoi je n’assumais pas mon vrai patronyme…etc.

 

-Du coup, tu as fait le blackout total sur Ron l’infirmier.  C’est un peu radical.

 

-Oui, parce que ça ma saoulé d’écrire des trucs sans les signer de mon nom. J’ai aussi « tué Ron » parce qu’au bout d’un moment, je me suis rendu compte que les gens qui venaient à ma rencontre et qui avaient lu le premier livre, venaient rencontrer quelqu’un de très doux, mais qui se réfugiait derrière quelqu’un d’autre qui n’assumait pas tout ce qu’il était. Tu sais, dans le premier bouquin, je maîtrise en permanence. Pour moi, il est politiquement correct. Très sincère, très maîtrisé. Le second est plus moi. Je ne me suis pas interdit grand-chose.

 

OCT08 162.jpg
William, fan de James Bond, dans sa meilleure imitation de Roger Moore...

-Je te l’ai dit (Diana) tout à l’heure quand tu es arrivé. J’ai trouvé ton écriture plus dure, saignante, ironique dans ce second volet de tes aventures d’infirmier. William, c’est sûr ne se freine sur rien. Je te préfère à ton gentil clone.

 

-Je préfère être moi-même. Naturel, franc, plus incisif.

 

-Le livre est dédié à tes parents…

 

-J’ai écrit qu’ils ont fait le mieux qu’ils ont pu. J’ai pris 35 ans avant de pouvoir écrire une phrase comme celle-là. J’ai écrit un bouquin sur mon enfance et mon adolescence, je l’ai prêté à une collègue mère de deux enfants. Elle m’a dit : « J’en ai pleuré. Si ma fille écrit quelque chose un truc sur moi comme ça, je me tue ! ». Je l’ai filé à mon éditeur qui m’a répondu que c’était un « poing dans la gueule » et qui m’a conseillé de faire la paix avec mes parents avant de savoir si on allait faire quelque chose de ce manuscrit.

 

-Parlons peu, parlons blogs ! Le post, l’ancien blog Ron l’infirmier, et le nouveau Mes amis m’appellent Will, tu continues comme un fou à bloguer ! Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps, tu en as eu marre au point d’annoncer que tu arrêtais tout ce cirque. Finalement, tu fais partie de ceux qui disent qu’ils arrêtent et qui reviennent quelques jours après ?

 

-Oui, je suis comme Sheila et Dalida. Tu n’as jamais dit que tu arrêtais toi ?

 

-Non, je t’assure. Je suis constant dans l’effort. Rien ne m’arrête ! Je ne baisse jamais les bras et j’ai toujours des choses passionnantes, ludiques, instructives, révolutionnaires à dire.

 

(En vrai, je n’ai pas répondu ça… je sais me tenir.)

(Cependant, je n’ai pas dit que je ne le pensais pas...)

OCT08 164.jpg
La gravitude de William Réjault...

-Sinon, ce que j’adore chez toi, c’est ton côté « j’aime les peoples » assumé et ton occupation d’infirmier. Deux activités aux antipodes.

 

-Je ne travaille pas à Voici pour rien. Le côté « people » ne t’alimente pas l’intérieur, ça n’a aucun intérêt en soi. Tu vas briller deux minutes, mais ça ne t’apporte pas de spiritualité, de choses profondes… le lendemain, quand je m’occupe de vieilles personnes, tout est bien remis à sa place. L’un alimente l’autre et je suis heureux d’être là. La légèreté du show-biz m’aide à supporter le quinzième décès de personne dont je me suis occupé.

 

-Quels sont tes futurs projets littéraires?

 

-Mon dernier livre sera le dernier volet de ma trilogie médicale. Cette fois-ci, ce sont mes expériences dans les maisons de retraite. Michel Lafon, lui-même, l’a fini récemment. J’ai un autre projet, celui-ci à double facette. J’ai envie de faire parler les gens pour des choses qui les ont touchés dans leur vraie vie. Ce sont des histoires que je vais m’approprier et que je vais réécrire. Je vais faire la même chose avec des journalistes qui ont rencontré des peoples et qui ont vu leur vie changer (ou pas).

 

-Le plus beau compliment que tu as reçu de quelqu’un du métier?

 

-Ah, je peux me la péter 15 secondes ! C’est quand Anna Pavlovitch, éditrice chez J’ai Lu, m’as dit : « c’est grâce à des tonnes de Paulo Coelho vendus que je peux me payer un William Réjault. Vous n’êtes pas très vendeurs, mais, parmi des plus de 250 livres que je sors cette année, vous êtes un de mes coups de cœurs. »

 

Je termine l’interview en lui demandant de commenter une phrase relevée dans son deuxième livre. « Sous le cynisme, souvent se cachent des personnes qui ont trop peur de montrer leurs émotions. »

 

Il n’a pas voulu commenter.

C’est ce que j’aime chez William Réjault.

Il ne se force en rien.

Et puis, j’apprécie aussi :

-Sa dualité.

-Ses paradoxes.

 

Et il tient ses promesses…

 

Après cet interrogatoire, je l’ai amené à Meaux dans ma Panda bleu électrique. Nous avons déjeuné dans un « Au Bureau ».

Et nous avons beaucoup parlé.

Pas mal de la blogosphère française et de « ses gens ».

Beaucoup show-biz, musique, vie privée, crise financière…

Un déjeuner entre amis, quoi!

 

Puis, je l’ai ramené à la radio.

Sa carte était de meilleure humeur qu’à l’arrivée.

Il a pu repartir avec sa voiture (louée) vers la civilisation.

 

Hier, après-midi, j’ai reçu à la radio un autre écrivain.

Pas blogueur, mais excellent nouvelliste.

(Bientôt ici…)

Son livre m’a laissé pantois d’admiration.

 

Oui, les amis… j’apprécie que les gens se déplacent désormais vers moi.

J’apprécie de ne pas être le seul à faire des efforts, kilométriquement parlant, pour interviewer des artistes.

Je crois que désormais, beaucoup de mandorisations se feront sur place.

Commentaires

Ah bé vala.
Pfff.

Écrit par : Mélina | 13 novembre 2008

Très sympa cet interview, j'aime beaucoup Ron (oups William).
Et puis d'ici peu on entendra tellement parler de lui qu'il n'osera plus venir à toi!;)
Tu as bien raison de faire déplacer les gens! Au prix de l'essence c'est un luxe de se bouger de chez soi de nos jours!;)

Écrit par : E | 13 novembre 2008

Ben tu l'sais désormais, j'attendais son livre avec impatience, quand les sous rentreront enfin dans ma bourse (crise oblige), je me l'offrirais ! En tous cas, j'l'aime bien ce p'tit infirmier ;o) J'aime aussi et surtout sa version "non édulcorée" de lui.

Écrit par : Nath | 13 novembre 2008

J'aime beaucoup son blog, ses notes sont soit complètement déjantées (j'adore !) soit super émouvantes.

Et sinon, Mandor, on ne dit pas "Panda bleu électrique", on dit "Schtroumpfmobile".

:))

Écrit par : Agnès A. | 13 novembre 2008

Vendu.
(quel beau métier vous faites, tous les deux...)

(Sinon, Mandor, pardon de cette parenthèse private... Mais j'ai oublié la date de la cérémonie où le maire de Crégy-les-Meaux doit te remettre la médaille de la ville. On peut venir accompagné ? Merci ;-)

Écrit par : secondflore | 14 novembre 2008

L'a maigri, ça lui va mieux.

Écrit par : Fishturn | 14 novembre 2008

@Mélina: Tu veux viendre?
;o)
@E:Il y avait un peu de second degré à la fin de ma note... je continuerai à trimballer ma carcasse à droite à gauche.
@Nath: "P'tit infirmier"... allons, Nath... grand infirmier!
@Agnès A: Je t'attends vers le 4 février à Crégy-les-Meaux? Il faudra bien fêter l'arrivée de Chouette, une ride!.
;o)
Ca va sinon?
@secondflore: Ca se passe dans un mois avec champagne et p'tits fours à volonté! Tu es invité bien sûr (accompagné)...
(P'tit con!)
;o)
@Fishturn: ça lui fera plaisir...

Écrit par : mandor | 15 novembre 2008

Les commentaires sont fermés.