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11 novembre 2008

Jérôme Commandeur... toujours en toute discrétion!

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image.jpgVendredi soir, j’ai amené mon ami Olivier Louvet (qui sait oh combien, j’apprécie son amitié !) voir mon ami Jérôme Commandeur (qui sait oh combien, j’apprécie son amitié !) au Théâtre du Petit Palais des Glaces pour son spectacle Jérôme Commandeur se fait discret. Il me semblait judicieux que ces deux-là se rencontrent. Je connais l’un est l’autre depuis plus d’une dizaine d’années.

Après le spectacle, qu’évidemment je vous conseille vivement parce qu’il n’est pas possible de ne pas y rire à gorge déployée (en toute objectivité !), nous sommes allés dîner tous les trois.

Bien mangé, peu bu (sous antibiotique je suis actuellement) et beaucoup parlé. En off d’abord, donc très détendu. Olivier (La Louve), Jérôme et moi avons un point commun qui nous permet de ne pas s’ennuyer dans la conversation. Une connaissance de tout ce qui est lié à la télé d’hier et d’aujourd’hui et sur le « show-biz » en général. La politique est arrivée aussi sur le tapis.

Et puis, j’ai sorti mon magnéto. Parce que Jérôme est lecteur de mon blog et que je ne vois pas pourquoi, sous le prétexte qu’on se connaît, je ne traiterais pas son cas comme tous les artistes «mandorisés ».

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-Ça m’amuse de t’interviewer, en même temps, ça me gêne. J’ai du mal à jouer au journaliste avec un ami de longue date. Allez, je me lance. Est-ce qu’il est sympa Dany Boon ?

-(Rires). T’es con !

 

(Ma note sur lui a d'ailleurs beaucoup amusé jérôme.)

l_b85bf15ba05ed996bb60cdaea457150d.jpg-Tu aimes être interviewé.

-Je vais te dire, moi, j’ai compris récemment qu’il fallait que je communique mon émotion d’avoir eu l’expérience Bienvenue chez les Ch’tis. D’aller à Lille, (il y avait 80.000 personnes dans les rues), d’y être reçu comme à la coupe du monde 98. Il y a eu le Festival de Cannes et plein d’autres évènements hallucinants pour moi. J’ai vécu une année que je ne revivrai pas de si tôt. Enfin… a priori. Les journalistes ne savent pas tout ça, alors, je leur raconte.

-Mais, parler de toi, ça te dérange ?

-C’est très pervers comme question. C’est beaucoup plus subtil qu’il n’y paraît. T’es un malin.

(Il prend son temps pour mâcher.)

(Trop.)

-Alors ?

-C’est agréable quand il y a un rapport, quand le journaliste met en perspective ton travail, qu’il étaye…là il vient te toucher. C’est toujours pareil, il faut un petit plus. Il y a aussi des journalistes qui me disent que si ce n’était pas Dany Boon qui avait produit et mis en scène mon spectacle, ils ne seraient pas là. J’aime quand les gens sont francs. Je ne suis pas un enfant de cœur, ni idiot. Je sais comment les choses se passent.

bienvenue_chtis-2.jpg-Je me souviens qu’il y a deux ans, nous étions précisément dans ce restaurant et tu m’as dit que tu partais tourner dans un petit film de Dany Boon dans le Nord de la France. À ce moment, tu ne savais pas dans quoi tu mettais les pieds.

-Personne ne pouvait se l’imaginer. Tu sais, Dany pensait faire deux millions, deux millions et demi… Bon, très vite, il y a eu un vent de panique positive, et je me souviens que plus les jours passaient, plus les pronostics enflaient. On disait à Dany, « tu feras 2, puis 3, puis 4 millions d’entrées », selon des indices compliqués à comprendre. Après l’avant-première à Lille, on nous parlait de 8 millions d’éventuels spectateurs. C’était dingue ! C’est lors de la soirée « chiffre », le premier mercredi de la sortie nationale. On a fait 120.000 sur la France en une journée. Ça voulait dire que mathématiquement, le film irait au moins jusqu’au score de La Grande Vadrouille. Les mecs des études, pas vraiment des saltimbanques, regardaient les scores évoluer. Le compteur tournait et les mecs tremblaient. Ils savaient déjà qu’on était en train de vivre un truc historique.

- Revenons à ton spectacle actuel. J’ai vu la première version il y a deux ans, bien avant que Dany Boon y mette son grain de sel éclairé. Il y a effectivement une sacrée évolution… Comment a-t-il décidé de te produire ?

-Je travaillais dans les matinales de Rire et Chansons, un jour il était invité et quand il m’a vu, il a dit « Oh ! C’est Jérôme Commandeur ! ». Un peu parano, alors que j’avais une image formidable de ce type, je me suis dit qu’il allait se payer ma tête. Pas du tout. Il me dit qu’il a vu mon sketch « L’espagnole » à la télé et qu’il avait beaucoup apprécié. Il a été super gentil et m’a demandé si quelqu’un me produisait. J’ai répondu par la négative et m’a donc dit qu’il allait venir me voir. L’après-midi même, il m’a appelé. Il est venu avec son fils et son directeur de production me voir dans le petit théâtre où je jouais. Très vite, il m’a invité à déjeuner et ça s’est tellement bien passé qu’il m’a proposé de me produire et de me mettre en scène. Je me demandais s’il déconnait. Pas du tout. Deux trois jours après, je suis arrivé dans ses bureaux, tout le monde était au courant et nous avons conclu l’affaire. Pour moi Dany Boon, c’est vraiment, « l’ami qui me veut du bien ». Je cherche toujours s’il y a un loup quelque part… mais non.

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Scan10005.JPG-C’est quoi ta forme d’humour, finalement ?

-J’aime bien l’esprit chamboule tout. L’esprit Guignol Lyonnais qui tape sur Gnafron. Très souvent, parce que je n’ai pas encore la notoriété nécessaire, il y a plein de gens qui ne sont pas de ma génération que je choque. Quand je fais dire à un curé : «  j’ai été bloqué au commissariat pour une affaire de pédophilie, t’inquiète pas, c’est de la paperasse ! », j’en vois qui prennent ça au premier degré. Mon challenge, c’est de tenir sur toute la longueur de mon spectacle l’esprit « on va au cirque, on va chez Guignol » et qu’on se laisse embarquer dans des histoires burlesques. Tout ce que je mine, je le démine. J’ai envie de montrer que le rire peut être libérateur. Je ne suis pas porteur de quelque chose, ma parole n’est pas politique. Les plus grands fous rires entre copains, c’est quand on bave sur les autres de manières excessives. Le rire rond, ça n’existe pas. Ce qui fait rire les gens, c’est quand on pousse.

-Toi, ça ne te gêne pas d’aller au bout du bout. Je te connais depuis plus de 10 ans et quand je te vois sur scène, limite, tu arrives encore à me choquer…

- C’est parce que tu es sensible… J’aborde le physique des femmes, les curés, les nains, les portugais, les marocains… et bien d’autres choses. Par contre, je dois avouer que les cathos laissent aux humoristes une liberté de ton exceptionnelle. C’est bien simple, on peut tout dire. Il faut que ça reste comme ça, c’est formidable.

-Tu prends autant de plaisir à jouer le même spectacle tous les soirs ?

-Oui, parce que je continue à chercher des choses pour l’améliorer. Je cherche de meilleures chutes, sur certains sketches, par exemple.

-Des projets cinématographiques ?

-Oui, un film qui s’appelle Pression. L’histoire de VRP loosers français qui vont vendre de la mauvaise bière française en Belgique. Je jouerai avec Olivier Soler. C’est un film que nous avons écrit tous les deux. Il est en production, en financement et un bon réalisateur est intéressé.

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-Qu’est-ce qu’il te faudrait pour « exploser » ?

-Peut-être une meilleure visibilité à la télé. Il me faudrait une bonne chronique récurrente dans une bonne émission. En même temps, je veux te préciser que je ne suis pas en attente d’exploser. D’abord, ce ne serait pas vivable. Je ne suis pas Jamel, je ne suis pas Jean Dujardin, je suis au courant. Mais je vis bien, je suis dans de beaux projets, j’ai un univers professionnel qui est magnifique.

-Oui, je sais ça… et je sais aussi que ton programme est bien chargé dans les mois à venir.

-Là, au Petit Palais des Glaces, je m’arrête fin février, ensuite, je fais une tournée partout en France, puis je fais deux mois la première partie de Dany Boon à l’Olympia, de novembre 2009 à janvier 2010, ensuite je prends un 400 places à la rentrée de janvier genre Trévise ou le Splendid.

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(Photo prise par Olivier avec mon téléphone Sony Ericsson 2.0 Mega Pixels auto focus, pendant le diner. Je sais, derrière, il y a l'affiche de Jérôme. Coïncidence...)

J’ai arrêté mon magnéto. J’avais peur qu’Olivier commence à s’ennuyer, malgré mes excellentes questions… et puis, avec Jérôme, je ne peux pas jouer à ce jeu d’intervieweur trop longtemps.

Pas l'exercice de style que je préfère.

On a fini la soirée en se remémorant des anecdotes du bon vieux temps, comme de vieux cons…

C’était en tout cas, une belle soirée entre amis.

(Olivier, il est bon de se retrouver enfin, dans ce genre de contexte...)

(Très bon, même...)

Son site officiel.

Son MySpace.

Jérome Commandeur se fait discret au Petit Palais des Glaces, du mardi au samedi à 20h.

Adresse: 37, rue du Faubourg du Temple, Paris 10eme.

Réservations: 01.48.03.11.36.

Commentaires

Un soirée bien sympa en effet. Un spectacle à voir absolument. Il a quand même réussit à me faire chialer de rire ce très sympathique Jérôme !
De plus nous avons quand même été trèèèèès raisonnables sur le St Nicolas-de-Bourgueil, et c'est bon de le souligner (...ma femme lit tes notes de temps en temps...).

Écrit par : La Louve | 11 novembre 2008

Voila une fort intéressante note à laquelle j'opposerai néanmoins une longueur rédhibitoire pouvant causer la perte du lecteur.

La preuve, je l'ai pas lue.

Mais c'était très intéressant.

(niveau critique je me maintiens là ?)

Écrit par : Fanny | 11 novembre 2008

Et sinon, la dicrétion, c'est quoi ? ça se mange ?

Écrit par : Fanny | 12 novembre 2008

@La Louve: On doit se faire vieux Olivier, ça ne nous ressemble pas, une telle "raisonnabilitude"...
@Fanny: Trop long le Mandor!
'tain... Comment je ne respecte pas les codes blogosphériques!

Écrit par : mandor | 15 novembre 2008

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