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30 octobre 2008

Guillaume Cantillon... des ballons rouges, des étincelles!

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Guillaume Cantillon, vous connaissez ?
C’est le leader du groupe Kaolin.
Grâce au tube Partons Vite, le groupe est devenu l’une des révélations marquantes de l’année 2007 avec plus de 100.000 albums vendus.
Petit rafraîchissement.


3596971363123.jpgGuillaume Cantillon a sorti le 15 septembre dernier son premier album solo : Des ballons rouges.
Je ne suis donc pas en avance pour en parler.
Je sais, je sais.
On a pris notre temps pour se trouver un moment pour aller boire un coup ensemble.
En face de sa maison de disque Cinq7.

Installés devant une bonne bibinne, je lui demande si c’est salvateur d’aller voir ailleurs, de se débrancher de ses habitudes de groupe.
Il me répond :

-Oui, c’est salvateur…Adamo.


Quoi ?
Je le jauge.
Le pauvre, il ne sait pas où il met les pieds.

Je rétorque, donc, tout de go :

-Ah bon ? Tu ne trouves pas que c’est plutôt salvateur… Dali ?


D’un commun accord, nous avons décidé de nous en tenir là.
Terrain glissant.
Combat inutile.
Sagesse de quarantenaires.

Guillaume Cantillon 21.07.08 1.JPG

-Bon, disons que je me suis fais du bien. Je fais de la musique uniquement pour ça. Me faire du bien. Cet album n’est pas qu’une toute petite parenthèse. Pour moi, c’est très important. C’est quasiment comme si c’était mon premier disque.

Je le traite de puceau.

-Ouais… Hé ! N’exagère pas !  Bon, ceci dit, ça me fait la même excitation que lorsque nous avons sorti le premier disque de Kaolin. Le truc au bide, il est vraiment là. Je me souviens de pleins de moments où je me suis retrouvé tout seul, sans mes potes, dans un studio pour enregistrer ce disque. J’ai fais hou là là ! J’ai eu un truc bizarre, un espèce de manque. Au bout de 3 jours, heureusement, ça a disparu.

Guillaume Cantillon 21.07.08 2.JPG

C’est Edith Fambuena qui a réalisé l’album… elle est toujours sur les bons coups cette musicienne/réalisatrice exigeante.

-Merci pour le « bon coup » ! Edith est une personne que je respecte beaucoup, avant même la musicienne qu’elle est. On s’entend bien. Nous sommes potes. On a enregistré le disque chez un ami commun à Saint-Emilion, dans un ancien chais. Tout a été très facile parce qu’on a fait la fête… pour tout dire, on a dégusté pas mal de vins. On s’est créé une ambiance autour de l’album et des chansons…

Note de Mandor : J’aime cette façon de travailler. Je vais proposer à la radio, mais je ne suis pas certain que ça passe.
Des ballons rouges est un disque épuré. Pas de fioritures.

-Comme cet album traite pas mal de l’enfance, de mes relations amoureuses, de ma part féminine des choses,  j’ai choisi la simplicité et presque la naïveté.  D’où cette épure, cette guitare voix et pas mal de bricolages autour. Si les chansons marchent ainsi, c’est qu’on tient des chansons qui sortent vraiment de nous.

Guillaume Cantillon 21.07.08 3.JPG
Quoi? Surexposé? Vous trouvez?

Ses textes sont moins simplistes qu’avec Kaolin, je ne sais pas comment lui dire. Je lui dis « vos textes sont moins simplistes qu’avec Kaolin, je trouve, non ? », ce qui me paraît une formule assez honnête.

-Je me suis vraiment attaché aux paroles, aux textes… ça m’importait beaucoup. Pas uniquement la musicalité des choses ou des mots. Parfois, pour mettre en valeur un texte, il faut enlever les peintures qu’il y a autour. Je m’éloigne de plus en plus du côté lyrique des choses que ce soit pour moi ou pour le groupe. J’adore de plus en plus, le côté naïf de mes histoires. De tout dire sans métaphores… de dire vraiment sans chemins détournés.

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Bref, l’album de Guillaume Cantillon est agréable à écouter.
Du pop folk à la française… guitares revigorantes, mélodies fraîches, ambiance mélancolique.
J’adore.

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Et pour finir, son nouveau clip:
Des ballons rouges, des étincelles...


29 octobre 2008

Jean-François Copé répond à Mandor...

...sur des questions concernant le développement durable.

C'était le vendredi 17 octobre dernier, à la Foire de Meaux, sur le stand de 77FM (qui, soit dit en passant, à un nouveau site internet...).

Quelques clichés reçus hier et aujourd'hui.

Interview réalisée devant une centaine de personne... tout ce beau monde accompagnant le député-maire de Meaux lors de la visite inaugurale de la foire.

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Préparation de l'interview.
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En attendant l'antenne, réflexion pour l'un, méditation intense pour l'autre.
(crédit: Atome 77)
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Compte  à rebours.
-30 secondes.
Je scrute le timing...
(crédit: Toutenphoto)
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Attention! C'est à nous...
(crédit: Toutenphoto)
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Ca y est! Joute verbale commencée...
(crédit: Atome 77)

 Interview regardable et écoutable chez mes amis d'Atome 77... cliquez sur "interview de M. Jean-François Copé".

Note de la rédaction (de Mandor, donc!): Je ne suis pas en train de faire aujourd'hui un coming out politique. Je vous livre juste, comme tous les jours, un pan de ma vie journalistique. Il se trouve que, travaillant à côté de Meaux, j'interviewe de temps en temps Jean-François Copé et que notre entente est cordiale (et purement professionnelle). Je dis ça, je dis rien... rapport aux éventuels commentaires...

Merci d'avance!

21:52 Publié dans 77FM | Lien permanent | Commentaires (1)

23 octobre 2008

Abd Al Malik: "ça, vraiment... c'est du lourd!"

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l_e5d8d24f2a8942c8b029f67e1032d0a0.jpgDante, le nouvel album d’Abd Al Malik sort le 3 novembre prochain. Il fera date. Le rappeur/poète/philosophe parvient à se renouveler tout en faisant plus fort que son déjà légendaire premier disque Gibraltar. Abd Al Malik dissèque la France sous toutes les coutures et toutes les cultures avec l’aide du pianiste arrangeur de Jacques Brel, Gérard Jouannest et du réalisateur de Serge Gainsbourg, Alain Goraguer. Un album choc, révolutionnaire et brillant.

Je l’ai donc rencontré hier matin. C’est la 4eme fois que je l’interviewe. On ne peut pas dire que l’on se connaît vraiment, juste, on aime bien parler ensemble. Il m’accueille invariablement en précisant aux attachées de presses présentes que je suis le premier journaliste à l’avoir interviewé pour Gibraltar.
Mon fait d’arme ? Mon titre de gloire ?
Je ne sais pas.
Mais j’ai senti que cet artiste était à part.
Il m’avait remué, pour être franc.
C’était au Mac Do de l’Aquaboulevard.
Drôle d’endroit pour une rencontre…

Ici, ma précédente note sur Abd AL Malik.

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Je précise que j’apprécie l’humanité et le talent du monsieur.
Mais je précise aussi que parfois, il m’exaspère.
Trop de name dropping, trop de discours moralisateurs… mais au final, il m’impressionne. Et on ne peut que reconnaître qu’Abd Al Malik fait avancer les choses.
Qu’il est doué.
Et que cet album est énorme.
Je vous le dis. Vous allez entendre parler de ce disque pendant de nombreuses années. Il va devenir un classique. Déjà que Gibraltar… mais alors Dante
(Je ne finis pas ma phrase. Il faut comprendre qu’il enfonce le clou. Spirituellement, musicalement et éthiquement.).

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l_1211e216618342be85cf3a7d053de2dd.jpgMandor : Un duo avec Juliette Gréco, un hommage à Nougaro, un Serge Reggiani samplé, les fantômes de Deleuze, Sartre, Camus, Malraux et Césaire, un conte en alsacien, la plume de sa femme Wallen… votre album est un album d’influences, de références et de passions.

Abd Al Malik : Nous avons un patrimoine qui est merveilleux et pour moi, ce patrimoine ne doit pas rester dans un musée. Devant ses monstres sacrés, l’idée n’est pas de dire qu’on va les égaler, mais qu’il faut être à la hauteur de l’impulsion qu’ils ont donné, tout en faisant son propre bonhomme de chemin. Autour de tous ses fantômes, je tente de trouver ma singularité. Je me nourris de ce patrimoine et j’amène ma touche en restant dans la modernité.

Mandor : Vous souhaitez élever le rap français ?
Abd Al Malik : Je souhaite porter haut et de manière décomplexée l’étendard d’une certaine idée de la culture française, de la culture populaire. J’ai envie de revivifier un état d’esprit et, humblement, en être porteur là où je suis. Avec mon histoire et mon art.

Mandor : Le duo avec Juliette Gréco… « c’est du lourd » ! Je paraphrase votre premier simple qui porte le même titre.

Abd Al Malik : Il y a longtemps que je voulais faire quelque chose avec une rappeuse. Je me suis dit que j’allais prendre la rappeuse la plus subversive et hardcore que l’on a en France depuis un petit bout de temps. Ce qui est fou avec elle, c’ets qu’elle a eu une vie incroyable. Ses amis étaient Boris Vian, Malraux, Sartre et j’en passe. Depuis 3 ans que le fréquente régulièrement, aucune fois, elle ne m’a parlé du passé. Elle est toujours dans le présent. Très actuelle.

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Mandor : Quand vous interprétez Circule, petit, circule, vous pleurez presque… c’est votre côté Brelien qui ressort ?
Abd Al Malik : Ce que j’aime chez Brel, c’est sa capacité à ne pas interpréter, sa capacité à être dans la vie. Dès qu’il arrivait sur scène, les lumières s’éteignaient et il était parti dans son monde. En studio, c’était la même chose. Il vivait ses textes. J’ai ce côté là.

Mandor : Vous évoquez les événements mondiaux de la fin des années 50 aux années 70 ? Pourquoi cette période ?
Abd Al Malik : C’est l’après-guerre. Il y a une sorte de dynamisme. Des héros incroyables vont naître. Autant aux Etats-Unis qu’en France, c’est un foisonnement incroyable, au cinéma, dans la littérature, dans la philosophie.

Mandor :
Avec votre complice de toujours, Bilal, votre musique est moderne. Avec Jouannest et Goraguer, elle est plus « à l’ancienne ».
Abd Al Malik : Je vous arrête tout de suite. La vraie musique est intemporelle. Pour moi, la modernité, c’est l’individu. Il faut juste être en phase avec le monde dans lequel on vit et être en phase avec la société. Il y a toujours quelque chose de l’ordre de l’universelle, de l’ordre de l’intemporalité.

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Mandor : Vous m’aviez expliqué pour Gibraltar, que votre écriture venait d’un jet. C’est toujours le cas ?
Abd Al Malik : Oui, plus que jamais. En fait, si dans la vie je suis quelqu’un de très patient, pas dans la musique. Pour écrire et en studio, je ne suis pas du tout patient. Ca marche que si ça vient tout de suite. J’y reviens après pour effectuer quelques retouches, mais la base doit jaillir, tel un rayon de lumière.

Mandor : La plus grande difficulté est de trouver la fluidité ?
Abd Al Malik : La fluidité est quelque chose que l’on veut avoir, mais sans avoir l’assurance de la maîtriser. C’est une méthodologie, une ergonomie de travail. Lorsque tout se passe bien au niveau de l’inspiration, on est tributaire de quelque chose. Il n’y a rien de laissé au hasard et en même temps, tout est hasard. C’est ça la magie de la musique !

Mandor : Vous n’avez pas le trac ? Je veux dire pour la sortie du disque…
Abd Al Malik : Non. Je sais ce que je sais faire. Je ne me pose pas de questions. Je ne suis pas un traqueur de nature. Je n’ai pas peur en général. Que l’on pense ci ou ça de moi ne me dérange pas. On est dans pays libre et chacun peut penser ce qu’il veut. Rien ni personne ne m’empêche d’être qui je suis.

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Hier matin... dans les locaux de Universal Music France.

Mandor : Vous mettez en avant des similitudes  entre hier et aujourd’hui, parfois, en vous prenant en exemple…
Abd Al Malik : Parce qu’un artiste n’est pas à côté ou en périphérie de la société. Il est en plein dedans. Forcément, sa vie personnelle se mêle au mouvement sociétaux. Permettez-moi de citer Gilles Deleuze : Ecrire, c’est se lancer dans une affaire universelle.

Voici le clip de C’est du lourd !

16 octobre 2008

Projection d'Envoyés très spéciaux!

envoyes-tres-speciaux_128.jpgHier soir, j’étais invité par Frédéric Auburtin à la projection d’équipe du film Envoyés très spéciaux. Film dans lequel je… et patati et patata… tout est là.

Donc, j’ai été convié au Club 13 de l’avenue Hoche, raison pour laquelle je me suis d’abord rendu au Ciné 13 de Montmartre.
Comme j’étais très en avance, (après avoir mis un temps fou à trouver une place) j’ai eu le temps de me promener et de m’apercevoir que je n’étais pas au bon endroit en regardant l’adresse indiquée sur mon calepin.
(Non, je n’ai pas de BlackBerry ! ! !)
Mais, comme j’étais vraiment très en avance, j’ai eu le temps de rejoindre l’avenue Hoche et d’arriver une demi-heure avant l’heure initiale.
(Tout ceci est sacrement passionnant !)
Je trouve une place devant le Club 13.
Ca n’arrive jamais un truc comme ça. Une chance de…
Un doute m’effleure.
J’appelle ma femme et lui demande avec qui elle est.
« Mais avec personne, enfin ! Je donne le bain à Stella ».
Mouais ! je réponds méfiant.
Une place juste devant, c’est louche quand même.

Bref, je sors de ma voiture discrètement. Ca fait toujours un peu idiot d’arriver trop en avance.
Je vais aller boire une bière avant la projo.

-Hé ! Salut François !
-Oh ! Frédéric ! Ca va ? Ch’uis un peu en avance, là, je vais aller me promener. Il y a un kiosque là-bas, je vais m’acheter Le Monde Diplomatique.
-Oui, oui, c’est ça… T’as le temps d’aller boire un canon, ça démarre pas tout de suite, me répond le réalisateur.

Pfff… n’importe quoi.

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Bref, après quelques légères libations, je me trouve enfin dans la salle de projection. Dans des fauteuils en cuir qui incitent à dormir tellement ils sont moelleux.
Ah, on n’est pas à l’UGC du coin.
Générique de début.
Générique de fin.
La salle applaudit sincèrement.
La salle s'est beaucoup amusée.

Beaucoup de rires, même.

Pourtant, les forces en présence ont tous travaillé pour le film.Ce n’est pas le public le plus facile.
Non, maintenant, je peux le dire, c’est une sacrée bonne comédie.
Avec deux trois scènes qui resteront cultes, j’en suis sûr.
Bien sûr, les scènes où j’apparais illuminent le film.
Cela va sans dire.
Aheum…

Un cocktail a suivi la projection.
J’ai suivi la foule.
Je discutaille avec quelques personnes rencontrées lors du tournage.
Fredéric Auburtin vient me voir et me demande si je mandorise la soirée. Il m’explique qu’il me lit de temps en temps. « Pas tout, parce que parfois, tu es trop long ! Mais ta note sur Dany Boon… excellente ! ».
J’espère que son film va marcher… non, parce qu’on a déjà un peu commencé à fêter sa sortie prochaine.

Il me raconte qu'il a fait un projection test auprès de 300 personnes.

96% du public était très satisfait du film. Un véritable succès.

Je lui souhaite sincèrement de trouver le public lorsqu'il sortira en salle.

Le 21 janvier 2009.

En attendant "Tchin!".

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J’étais content de revoir ma collègue journaliste Emilie Zapalski qui joue, comme bibi, quasiment son propre rôle dans le film.
(Nous avons d’ailleurs une scène ensemble lors du générique de début.)
(Nous sommes magnifiques !)
(Surtout elle, d’ailleurs…)
Bref, elle est là avec son homme, le photographe Laurent Teisseire.
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Omar Sy, toujours aussi charmant, poli, gentil.
(Et excellent dans le film !)
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Je croise Gilles Loufti, le directeur de Production (le monsieur qui joue au méchant quand le budget risque de dépasser. Je l'ai vu à l'oeuvre.)
On s'est toujours bien entendu, mais bon, parfois il se fout un peu de ma gueule.
Enfin, il me semble.
Il me dit: "Alors, tu t'es vu?".
Malicieux (vous me connaissez), je réponds: "oui, je suis formidable quand je parle derrière un micro. On croirait que j'ai fait ça toute ma vie!".
Il me répond: "il aurait fallu te donner le premier rôle...".
Très drôle!
J'ai aussi passé un long moment avec la monteuse du film, Béatrice Herminie.
C'est son premier long métrage en tant que monteuse principale.
Marrant parce qu'elle vient du cinéma d'auteur.
Elle a pris beaucoup de plaisir à monter ce film.
La voici avec le réalisateur.
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Allez, une petite photo avec l'héroïne du film.
J'aime beaucoup le flash dans le miroir.
C'est pour surligner que la comédienne est lumineuse.
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Je parlais plus haut de scènes cultes. L'une d'elles est joué par ce monsieur.
Dans le film, il giffle violemment les deux Gérard (Jugnot et Lanvin).
Une scène irrésistible.
Celui qui joue un terrosite irakien, dans la vie, est tout à fait sympathique.
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Et puis, j'ai revu Dominique Lacour. Le Chef Opérateur Son.
Je l'ai déjà dit ici, le type le plus gentil et le plus compétent de la Terre entière.
Il n'aime pas être pris en photo.
Donc...
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A un moment, Gérard Jugnot m'interpelle. Je  m'approche de lui et il me demande:
"Vous qui êtres journaliste, vous pensez que vos confrères vont nous assassiner dans la presse, avec un tel sujet?"
Je n'en ai aucune idée.
Ce film dénonce les travers des médias quand l'actualité s'emballe.
L'urgence de l'information, la course aux scoops  provoquent des excès, des petits (ou énormes) arrangements avec la réalité.
Un thème traité avec humour et second degré.
Voilà, en gros, ce que je réponds.
"Sinon, vous trouvez que notre duo avec Lanvin, fonctionne?"
Là, je n'hésite pas.
Oui, il fonctionne parfaitement ce tandem.
Souvent hilarant.
On parle de ses derniers films sortis.
Il déplore que Faubourg 36 ne marche pas beaucoup.
Et il me raconte le thème du film qu'il réalise en ce moment, Rose et Noir

(Une comédie historique dont l'action se déroulera dans l'Espagne du XVIe siècle.)

Bref, hier, j'ai trouvé Gérard Jugnot, beaucoup plus ouvert et détendu que pendant le tournage.

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Bon, ce matin, j'ai mal aux cheveux...
Le Champagne, on m'a dit, ce n'est pas de l'alcool.
Si?
Ah bon!
P.S: Merci à l'équipe du film pour leur confiance, leur accueil et aussi merci d'avoir accepté que je raconte l'intérieur du tournage, les coulisses de l'avant, pendant et après.
Certains me lisent.
Je les salue.
PS: Message personnel (en toute discrétion): Frédéric, puisque tu risques de passer ici. Je ne suis pas contre le fait de réitérer l'expérience.
Pas contre du tout.
Même un rôle tout mini mini.
Une apparition fugace.
OK?
OK!
Tape là!
(Euh... ça va sinon?)
(Hé ho! On a bien le droit de rêver, non?)
(Tsss...)


 

14 octobre 2008

Gabriella Cilmi...

Allez zou ! La vie continue.

The show must… comme qui disait l’ami Freddy M.

Donc, il y a 3 semaines, j’ai rencontré en exclusivité radio la jeune star australienne Gabriella Cilmi.

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17 ans la fille.

Une voix de diva, un comportement de jeune fille polie.

Pas une prétentieuse pimbêche.

Son MySpace.

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Tout avait pourtant mal commencé.

Je débarque au lieu de rendez-vous à l’heure pile.

Chez Spöka.

Les forces en présence me disent… " ce n’est pas ici, c’est à l’hôtel Trucmuche ".

Ce n’était donc pas le lieu de rendez-vous.

Non.

J’abhorre être en retard.

J’arrive en retard.

30 minutes.

Je salue des gens que je ne connais pas.

Le staff de Gabriella Cilmi.

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Je vois Sarah Ichi.

Celle qui m’a décroché l’interview.

Fondatrice avec Mathieu Bouillon de Spöka.

(J’en parle là).

Mais qui ne m’a pas donné la bonne adresse.

Ou alors, je n’ai pas fait gaffe.

Ce qui ne m’étonnerait pas de moi.

Mais je préfère accuser Sarah

C’est mieux pour ma réputation.

Et pour la crédibilité de mon blog.

Je suis en sueur.

Enervé.

Contre personne.

Contre la situation.

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Je demande : " qui me fait la traduction ? ".

Sarah s’y colle.

Bon, je lui pardonne.

A ce moment là, je considère qu’elle n’est plus tout à fait fautive.

Mais, j’espère qu’elle va assurer.

Parce que je suis une bille en anglais.

Sarah Ich a assuré.

J’ai donc pu faire une semaine spéciale Gabriella Cilmi sur 77FM.

Le résultat est là.

(5 magazines de 2 minutes 30).

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Peut-être aimeriez-voir ses deux clips officiels?
Le premier: Sweet about me.
Le second: Save The lies.

13 octobre 2008

Mort de Guillaume Depardieu.

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Je viens d'apprendre la mort de Guillaume Depardieu des suites d'une pneumonie foudroyante contractée il y a trois jours.

J'aimais bien le garçon.

Je republie sans toucher une ligne ma note sur notre rencontre.

Hommage donc.

e75394ee9763ae5d9dad789b6f22c02f.jpg Guillaume Depardieu a sorti un livre d’entretien (avec Marc-Olivier Fogiel) le 11 février 2004. J'ai déjeuné avec lui la veille.

Plutôt que Donner tout, il aurait pu s’appeler Dire tout. Il évoque avec force détail, la prostitution, la drogue, l’alcool, les relations houleuses avec son père, ses amours, mais aussi son avenir, la musique, le cinéma et surtout son nouveau combat contre les maladies nosocomiales. Quand on lui dit : paranoïa, mégalomanie, mal être, il répond : esprit rebelle, vérité et liberté. Guillaume Depardieu est complexe mais il s’en fout. S’il est loin d’être un saint, il a le mérite de la franchise. Rendez-vous chez Pépita, restaurant bien connu de la rue Bayard (avec franchement une petite crainte d’en prendre plein la gueule…son amour pour les journalistes étant plus que modéré).

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Il est attablé, seul et pensif. Lorsque je me présente, il m’observe avec acuité puis il dit, tout sourire:

Guillaume Depardieu : Tu manges avec moi sinon pas d’interview… (Est-ce du lard ou du cochon ?) Tu n’as pas le choix de toute manière ! Ils ont du fric dans ton canard. Tu feras une fiche ! (En se marrant franchement devant mon air perplexe)… et ne m’oblige pas à foutre mon pistolet sur ta tempe !

Mandor : (Comprenant la bonne blague) Mais ce sera avec plaisir… Pourquoi quelqu’un qui affirme en avoir marre qu’on évoque son passé choisi justement de le raconter.

Guillaume Depardieu: Au départ, je ne voulais pas. Au bout d’un moment, je me suis dit qu’au contraire c’était une manière de botter en touche à chaque fois qu’on va m’emmerder avec ces histoires là ! Après ça, quand on me parlera de mon passé, je dirai « achetez mon livre ! ». Ca sera pratique.

: Vous avez été tenté d’enjoliver ou de dramatiser certains moments de votre vie ?

G.D : Non, c’était suffisamment fort comme ça. J’ai plutôt atténué. En fait, j’ai parlé de seulement 25% de choses qui me sont arrivées. Je ne voulais pas faire de mal à certaines personnes.

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: Vous dites dans le livre : « Le meilleur moyen de se trouver, c’était de se perdre. Quand on veut vraiment savoir qui on est, il faut tout essayer ».

G.D : L’écueil, c’est la répétition. Je ne me raconte pas d’histoire et j’essaie de profiter de mes expériences. Il faut aller de l’avant tout le temps !

: Allez, je vous cite encore : « J’étais une œuvre vivante en permanente mutation, comme tous les enfants aimeraient le rester », et de préciser : « l’erreur est d’avoir mis plus d’art dans ma vie que de vie dans mon art ».

G.D : Quand on est artiste, on a tendance à mélanger la vérité et la réalité. On est dans sa vérité. Moi, j’ai décidé de vivre complètement en adéquation avec ce que je pensais. C’est comme ça que j’en ai pris plein la tronche.

M : Parce que la société n’est pas faite comme ça…

G.D : En même temps, elle laisse un espace d’expression et de liberté qu’il faut exploiter au maximum.

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M : La liberté justement… Vous aimez dire que vous vivez dans la liberté la plus absolue.

G.D : Oui, ça me plait par ce que j’ai payé très cher cette liberté là, cette indépendance. Plus j’avance, plus je suis libre parce que je m’enlève toutes les fausses contraintes. Les vraies sont inhérentes à l’existence. Il suffit juste de les appréhender de manière saine, c'est-à-dire sans alcool. Light. Parce que moi, je n’ai vraiment pas besoin de ça !

M : Etes vous resté le même que celui dont la vie est racontée ?

G.D : Mais, bon sang, je ne changerai jamais ! Il ne faut pas confondre changement et évolution. Sur le fond, je revendique haut et fort ce que je dis et je le penserai jusqu’à ma mort. Et même après d’ailleurs…

M : Evidemment, il y a un long chapitre dans le livre sur votre accident de moto et votre amputation. Moi, je préfère insister sur votre combat actuel. Vous êtes le président d’honneur de l’association «Le lien ».

G.D : Oui, c’est une association qui vise à aider les victimes d’infections contractées dans une clinique ou un hôpital. Je leur envoie les personnes qui m’écrivent et qui ont besoin d’aide.

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: C’est pour votre fille de 3 ans que vous faites tout ça ? Ce livre par exemple, c’est pour qu’elle sache qui est son père ?

G.D : Un peu oui, mais elle n’aura pas le droit de le lire avant ses 16 ans. Vous savez, je l’ai appelée Louise. Comme Louise Michel. Ouvrez vos bouquins d’histoire les jeunes ! Voilà un exemple à suivre !

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Après l’entretien, il s’est détendu. Son secrétaire personnel, en aparté, me demande de lui envoyer mon papier avant parution. Ce que je refuse poliment. « Il va mal le prendre » me dit-il. Je demande à l’acteur :

-Vous voulez lire mon papier?

-Euh... d’habitude, oui, je l’exige… mais là, ce n’est pas la peine.

-C’est gentil de me faire confiance.

-Juste, ne me le faites pas regretter…

Guillaume Depardieu ne m’a pas cassé la gueule après parution.

Au contraire, quelques jours plus tard, j'ai reçu ce petit mot de sa part...

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Venant de lui, ça m'avait touché.

 

(Sinon, toutes les photos sont de ma copine Valérie Archeno. Merci à elle!).

(Précision du 13 octobre 2008: Attention! Les 7 premiers commentaires datent du 12 juillet 2007.)

Le nouveau Bénabar sort aujourd'hui!

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Il s'appelle Infréquentable.

Je devais rencontrer Bénabar en face à face (comme pour le précédent album) pour un grand article publié le 1er novembre prochain dans le consumer des espaces "Culture" des centres Leclerc (Culturissimo).

Son emploi du temps (très chargé) et le mien (un peu chargé) ont fait que l'entretien s'est tenu par téléphone.

Le jeudi 6 octobre dernier à 17h30.

Lui, tranquillement installé à une terrasse de la place Gutemberg à Lille et moi, dans les studios de 77FM à Crégy-Les-Meaux.

Le podcast de 6 minutes (monté):


podcast

Sinon, j'en ai fait un magazine de 2 minutes.

A écouter là.

Rencontres au Muzik'Elles (5):

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Elle n’était pas prévue aux Muzik’Elles de Meaux ce dimanche 28 septembre. Et pourtant, le matin, Marino (l’une des deux attachées de presse du festival) m’appelle et me demande si ça m’intéresse de rencontrer Zaza Fournier l’après-midi même.

 

Bon, il faut préciser que, depuis déjà quelques jours, je me faisais harceler par la maison de disque de la jeune chanteuse pour que j’écrive un papier pour un de mes magazines ou une note sur elle pour ce blog et le site Zik Addict.

Je n’avais pas donné ma réponse, mais j’avais écouté plusieurs fois son album (qui sort précisemment aujourd'hui). Elle chante avec humour les désagréments de la vie, l’amour vache et les garçons qui s’y prennent comme des pieds. Je ne savais pas trop quoi en penser. J’aimais bien, mais je me demandais ce qu’elle allait apporter de « révolutionnaire » par rapport aux autres artistes jouant avec un accordéon.

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J'étais moyen motivé avant ce coup de fil. J’ai donc accepté la proposition de Marino. L’occasion était trop bonne de juger sur pièce le talent de cette fameuse Zaza. Si l’on ajoute au dernier moment une artiste sur la scène principale des Muzik’Elles, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison.

 

Vers 15 heures, on m’amène donc dans sa loge rencontrer le spécimen.

Je vois une belle fille, fraîche, souriante et naturelle (ce qui au regard de la pochette du disque ne tombe pas sous le sens).

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Pas timide la Fournier, non, juste observatrice avant de se livrer.

 

Je lui demande comment elle vit ce qu’il se passe autour de sa personne. Non, parce que franchement, c’est presque lassant, tous ces éloges dans la presse et les médias…

 

-Je sais que ça commence à prendre une petite ampleur. Je suis surprise, ça me tombe dessus. Je ne l’ai pas du tout prémédité donc ces marques de sympathies envers mon travail sont très agréables et encourageantes.

 

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Je lui demande d’où elle vient, elle me répond « de Paris ». Je précise ma question… quel est son cheminement professionnel pour aboutir à un disque remarqué de tous.

 

-A la base, j’ai une formation de comédienne et la musique n’était qu’un passe-temps. Je composais et écrivais depuis longtemps, mais pour moi. J’ai commencé à jouer dans la rue parce que j’avais besoin de gagner ma vie et que j’en avais marre de vendre des sandwichs et de faire des petits boulots. Très vite, j’ai rencontré des gens, ça a fait boule de neige. Je me suis retrouvée à chanter dans des bars, des petits cafés concerts…etc. J’ai fait des maquettes avec deux personnes, Jack Lahana et Rob, respectivement producteur-arrangeur et musicien. Ce sont eux qui m’ont conseillé d’accélérer le processus. A demander des avis à des professionnels pour voir si ça valait le coup d’aller plus loin. J’avoue que ce métier à toujours été un fantasme, mais que ça me paraissait tellement improbable que je n’y pensais pas de manière sérieuse. J’ai démarché un peu comme ça et la sauce a pris. Warner m’appelle pour prendre rendez-vous.  Vous assure, ce disque est là sans préméditation et maintenant, je suis ravie.

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 J’imagine que, comme tous les artistes, elle n’aime pas trop les étiquettes… mais, son disque est un mélange un peu rétro-kitch de tango, de twist, de valse ou de rock’n’roll. Au final, ça donne un résultat unique. Du « Zaza’style ».

 

-Nous, sur le disque, on a essayé de détourner les idées reçues qu’il peut y avoir derrière l’accordéon. Ca m’amusait d’essayer de faire un slow à la Al Green, par exemple. J’ai beaucoup écouté Piaf, dans ma jeunesse, mais j’ai aussi beaucoup écouté Elvis et Tom Waits. Ce disque reflète cette espèce de mélange de mes goûts éclectiques.

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J’en ai lu/vu/entendu qui estime que Zaza Fournier est la nouvelle Brigitte Fontaine.

Elle se marre.

 

-Évidemment, c’est très, mais alors très flatteur. J’adore cette artiste. Sa liberté à elle, j’aimerais l’avoir. C’est faire preuve de générosité que de laisser libre cours à sa folie douce. J’aime bien les gens qui nous donnent à penser, rire et rêver. Personnellement, sur scène, j’aime bien essayer d’exhorter un peu les choses qu’on peut retenir dans la vie. Ma formation théâtrale me permet sûrement de jouer sur scène…

 

Et donc, je lui demande si son look est uniquement conçu dans le but de devenir un personnage. Pour se cacher derrière, en quelque sorte.

 

-Quand on change d’identité, c’est un peu moins nous, donc, tout ce que l’on peut faire ou dire est un peu moins grave.

 

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On finit par parler d’Internet, je ne sais plus pour quelle raison… mais en tout cas, je lui demande si elle tape son nom sur Google pour voir ce que l’on dit d’elle…

 

-Bon, quand je sais qu’il y a un article qui doit sortir quelque part, comme c’est le début, je jette un coup d’œil. Internet, justement, plus ça ira, moins j’irai voir. On dit tellement de choses que ça me fait un peu peur. Il va falloir que j’apprenne à me préserver.

 

Après l’interview, Zaza Fournier se prépare à monter sur scène.

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Photo Nicolas Maillard (Atome 77)

Seul avec un accordéon et un ipod.

Et le public marche à fond.

Foule au début attentive, à la fin exaltée.

C’est gagné !

 Pour finir, le clip de La vie à deux.

09 octobre 2008

Rencontres aux Muzik'Elles 2008 (4)

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Alors, oui, elle, c’est vraiment ma découverte de ces Muzik’Elles. Je n’avais jamais entendu parler de la demoiselle avant de recevoir le programme de ce festival.
Kicécellela ?

Un p’tit coup de MySpace plus tard et je découvre une voix qui me laisse pantois.

Un peu cassée, un peu voilée, mais quand même très limpide.

Paradoxal.

Je me dis "Waow, j’adore! "

Et ses textes… désenchantés et humanistes.

Et charmants aussi.

(Je sais, ça ne veut pas dire grand-chose mon charabia.)

(Juste, je veux dire que ça me touche, les histoires qu’elle interprète.)

 

Décidément, la nouvelle génération des artistes québécois, c’est de la bombe.

 

Quand on me demande qui est mon chanteur préféré actuel, je réponds sans hésiter Pierre Lapointe.

Un compatriote de Catherine Major.

Désormais, quand on me demandera qui est ma chanteuse préférée, je saurai quoi répondre…

 

J’ai eu une première expérience avec Catherine Major un peu pas très cool pour elle.

Il fallait donc que je rattrape mes conneries.

Parce que quand on fait ce que j’ai fait, faut être un peu con con.

Hein ?

Bon.

 

Bref, je vais la voir à 16 h à l’Espace Caravelle, le vendredi 26 septembre dernier.

Je prends ma dose de frissons, d’exaltations et de jubilations.

Une demie heure, elle, seule au piano.

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Magnétique.

Je suis happé par son univers

Clap Clap !

 

Je m’arrange donc pour que Marino (mon attachée de presse chérie du festival) me la fasse rencontrer. Ce qui fut fait le soir même.

Elle se marre de rencontrer l’homme qui l’appelle à 5 heures du matin pour faire une interview…

Elle ne m’en veut pas.

On s’installe à une table de l’Espace Partenaires (où j’ai passé le plus clair de mon temps quand je ne regardais pas les concerts).

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Je lui dis ce que j’ai pensé de sa prestation.

 

-J’essaie d’être vraie, authentique et sincère. Que les gens soient 1000 ou 50, c’est pareil pour moi. Aujourd’hui, les gens qui étaient au spectacle ne venaient pas pour moi, mais pour Marie Cherrier et Amélie-les-crayons. Ils me découvraient. Dans ce cas-là, il faut tout donner.

 

Est-ce un combat alors, quand on doit « tout donner » ?

Je demande.

 

-Avant, je considérais la scène ainsi. Plus maintenant. Je connais désormais mes forces et mes faiblesses. J’essaie de travailler mes faiblesses, mes forces, je les mets en avant.

 

Je m’étonne que la France ne la connaisse pas du tout.

 

-Mon disque n’est pas encore distribué ici. C’est très long, mais vous connaissez autant que moi, l’état du marché du disque. Il faut donc faire le bon choix, prendre le temps de rencontrer les maisons de disque, ne pas y aller à l’aveuglette.

 

11626f.jpgElle a  pourtant récolté grâce à son premier album Par-dessus bord plusieurs prix, dont le prestigieux "coup de coeur" de l'Académie Charles-Cros (France) ainsi que le prix des diffuseurs européens (Rideau) en 2005. Son deuxième album, Rose Sang, réalisé avec le précieux talentueux Alex Mc Mahon, attend donc une sortie française.

Je ne comprendrais pas que ce disque n’arrive pas ici.

Ce serait une méconnaissance de ce qu’il se fait de mieux dans la chanson francophone d’aujourd’hui.

Pour moi, Catherine sort Major de sa promotion.

(Quoi ???)

 

-La diversité devient de plus en plus accessible aux radios. Je pense que c’est l’intérêt des gens, la curiosité, la mise en place de festivals comme les  Muzik’Elles qui permettent de faire émerger des gens comme Pierre Lapointe ou moi.

 

(A quand un duo Major/Lapointe ?)

 

Catherine Major n’est pas encore connue ici. Donc personne ne la reconnaît.

(Mandor, roi de l’évidence !)

 

Donc, la demoiselle est sympathique, pétillante et fort disponible.

Je ne suis pas loin de penser que même avec le succès, elle serait ainsi.

Je pense.

A priori.

 

-Je suis plutôt timide. Me faire connaître dans la rue n’est pas mon ambition. Par contre, quand les gens me disent que je les touche avec mes305695.jpg chansons, qu’elles ont réveillé des choses en eux, c’est le plus beau des cadeaux. Un autre cadeau que je m’offre, c’est le fait que ça me fait extrêmement du bien de faire ce métier. J’ai un besoin irrépressible de chanter, de composer, de créer, d’écrire et de partager le tout avec le public.  

 

Je n’ajoute rien.

Si vous n’avez pas compris qu’il faut s’intéresser au cas Major, c’est que je me suis fais mal comprendre (et donc, que je dois cesser, séance tenante, d’écrire sur ce blog, de faire découvrir des nouveautés dans mes différents « consumers » (Virgin et « Cultirissimo » Leclerc)…) je ne sers à rien si je n’ai pas aiguisé votre curiosité.

 

(‘tain… déconnez pas ! Je ne sais faire que ça moi !)

 

(Note personnel à La Louve : merci d’avoir accepté de rentrer en programmation à la radio, Dans l’au-delà. C’est un choix judicieux. Bravo, car tu n’as pas été influencé par un Mandor enthousiaste. Non, pas du tout ! Bientôt tu pourras intégrer aussi La voix humaine et Sahara… On en reparle !)

 

07 octobre 2008

Rencontres aux Muzik'Elles 2008 (3)

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Vous vous souvenez (j’espère) de ma conversation avec Amélie-les-crayons…  pour annoncer sa venue aux Muzik’Elles.
Moi, ça ne me suffit pas un coup de fil pour connaître quelqu’un, surtout, si ce quelqu’un est une artiste qui m’enchante. Amélie-les-crayons, en clair, je voulais avoir une discussion « face to face » (comme ils disent dans les maisons de disques, au lieu de dire « en face à face »… pfff… les cons !) .

Je suis donc allé la voir à l’Espace Caravelle le 26 septembre dernier.
J’ai vu, j’ai entendu, je suis vaincu.
Une claque.
Bête de scène la demoiselle.
Et gentille avec tout ça.
Un peu plus tard, dans la soirée, on se pose et on cause… à l’Espace «Partenaires».

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Alors, ce concert ? Pas trop petit l’espace Caravelle ?

(Ca c'est de la question pertinente!)

-On avait l’impression d’être chez nous, dans notre salon. C’était très convivial et intimiste. On aime vivre ces conditions. On apprécie vivement ce côté « proche du public ». On voit la tête qu’ont les personnes dans la salle. On les voit sourire, respirer… ce n’est pas la même ambiance que dans les grandes salles. Ce n’est pas mieux, ni moins bien… juste, on aime ces deux cas de figure.


(Précisions : Amélie a du mal à parler d’elle à la première personne du singulier. Elle parle toujours pour elle et ses musiciens. Amélie-les-crayons, si j’ai bien compris, c’est un tout global, un concept, une petite entreprise, une famille… liste non exhaustive.)

3760047480087.jpgLe spectacle La porte plume fait carton plein partout. Comment explique-t-elle ce phénomène ?

-J’ai le sentiment que c’est une aventure qui est assez magique. Il y a eu un public dès les premières représentations, de plus, les gens ont une relation affective au spectacle d’Amélie-les-crayons. Ils font des kilomètres pour le voir ou le revoir. C’est gratifiant pour nous. Touchant. Très.


Comment vivez-vous ce succès. Le public qui se déplace en masse et les prix récoltés, dont celui de l’Académie Charles Cros?

-Pour moi, c’est une reconnaissance du travail qui a été fait sur ce spectacle. On est une équipe, on a tous mis du notre dans ce projet, alors vous pensez bien que d’avoir le prix de l’Académie Charles Cros,  pour nous, c’est une récompense énorme et une forme d’encouragement à continuer…

Donner du bonheur aux gens… un sacerdoce ?

-Vous vous imaginez bien que je n’envisage pas les choses ainsi. J’évite de penser à cela, ça parasiterait ma création. Evidemment, j’écris des chansons pour les jouer sur scène et qu’elles soient appréciées, mais je ne me dis pas « je vais donner du bonheur aux gens ! ». Je suis la première spectatrice de mes chansons et à partir du moment où elles ont été écoutées par d’autres que moi, elles ne m’appartiennent plus.  Idem pour mes spectacles ou mes disques. Nous ne sommes que des messagers avec le relais dans la main. On ne fait que jouer des chansons pour qu’elles soient reçues ou vécues d’une manière différente par chacun. On tend une perche, ensuite, les réactions sont personnelles et variées. C’est magique !


Un prochain album en gestation ?

-Oui, il est prévu, mais je ne sais pas encore à quoi il va ressembler. Tout est en train de s’accumuler quelque part. Un beau jour, ça va sortir sur mon piano. Je n’arrive pas à être dans l’énergie de la scène, qui est vraiment un acte qui va vers l’autre et dans l’énergie d’écrire, qui est vraiment un acte vers soi. Je ne peux vivre ces choses intenses au même moment.

Voilà, c'est fini pour aujourd'hui.

Demain, je reviens avec mon coup de coeur du festival à moi que j'ai eu.

Pour mieux vous faire découvrir l'univers magique d'Amélie-les-crayons, je ne peux pas vous proposer plus que tout ça...

Le blog de cette grande demoiselle, avec un regard extérieur.

Un autre blog de cette fée de la chanson française, avec un regard intérieur (cette fois-ci!).

Des vidéos de cette malicieuse artiste.

Pis, son MySpace...