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24 septembre 2008

Olivia Baum... ce soir au Réservoir!

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0602498402542.jpgJe connaissais mal Olivia Baum. Son album, Bande Originale, je l’avais pourtant reçu il y a plus d’un an et demi. Mais, la chanteuse était un peu noyée dans la masse des CD reçus.
Un de ses attachés de presse m’a incité à la rencontrer à l’occasion de la sortie d’un single inédit…Les jeux sont faits.
Je ne fais jamais ça d’habitude.
Je ne sais pas pourquoi j’ai accepté.
Bon, vous me connaissez, je suis un peu curieux.
Et j’ai du mal à dire non.
C’est un problème ça, vous savez, dans la vie.

Les jeux son faits... en public!


En allant sur son MySpace, on peut y lire cette mini bio …
« Bien plus qu'une interprète du monde de la variété, Olivia Baum est en réalité une artiste complète, capable d'installer des ambiances lentes et chaudes (J'attends la balle qui m'assassine), dansantes et sucrées sur fond de sonorités soul et jazzy (Réalité(s))... De sa voix solide, elle rend hommage à des lieux et à des personnes, tout en ayant constamment à l'esprit que la musique reste un formidable catalyseur d'émotions."

Le 2 septembre dernier, j’arrive donc au Bar des Artistes.
Je l’observe à travers la vitre.
J’aime bien faire ça. C’est évocateur, un comportement pris sur le vif, je trouve.
Elle lit Courrier International.
Elle semble naturelle. Pas de posture.
Je m’approche.
Un sourire lumineux, une poignée de main et vouvoiement de rigueur.

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Pendant toute l’interview, je n’ai pas réussi à briser la glace. Je n’ai pas trouvé le chemin où m’engloutir pour obtenir ce que je voulais. Un truc un peu personnel.
Peut-être un peu crevé moi, parce qu’Olivia Baum est une fille sympathique et fraîche.
Je n’étais pas inspiré pour dépasser mon travail de journaliste.

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Elle répond à mes questions.
En pro.


-J’ai grandi avec la Malka Family. Je les côtoyais même. Mais, je suis passée à la musique professionnellement grâce aux rencontres de la vie. Des artistes talentueux m’ont aidé à franchir le pas, à faire mon album et à avoir mes propres compositions. Je peux nommer Bastien Burger. Il a cosigné les compositions avec moi et a coréalisé l’album avec Dominique Blanc-Francard. Didier Golemanas, Pierre-Dominique Burgaud et Tété m’ont signé quelques perles…


-J’ai toujours un petit carnet sur moi, je m’inspire de tout ce qui m’entoure, des gens. Je suis une contemplative.

-Pour être chanteuse, il faut se remettre en question souvent, il ne faut surtout pas oublier d’être généreuse. La musique, c’est un don de soi.

-J’ai un style clairement pop. Après, c’est au niveau des arrangements que l’on peut colorer ses chansons avec ses influences personnelles.

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-Moi, je me refuse les barrières. Je tente tout de même de créer une cohérence dans ma musique, c'est-à-dire, rester toujours très pop. Mais j’aime inclure la fusion des genres et tout ce qui est métissage musical.

-J’ai longuement hésité entre la chanson et journaliste cinématographique.

Voilà, des informations de ce genre…

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A la fin de l’interview, je lui demande ce qu’elle lit en ce moment.
J’ai beaucoup aimé sa réponse : Tonina Benacquista : Quelqu’un d’autre.

Quoi? Les photos mandoriennes?

Si, si, y en a.

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Pourquoi ne souris-je pas en si belle compagnie?


Pour découvrir la belle talentueuse demoiselle dans ses œuvres…
C’est ce soir au Réservoir.
Parfois, la curiosité est un bien joli défaut.

Le clip de : En chacun de nous.


Et youplaboum! un cadeau bonus...

23 septembre 2008

Thomas Fersen: le retour (1)

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Plus jamais, ça!

Ce matin, j'avais une heure d'avance à mon rendez-vous chez Thomas Fersen.

Je me gare devant chez lui à 10h30, pour 11h30.

Que faire, en attendant?

Je marche.

Dans son quartier.

Tombe sur un Jean-Louis David de mes deux.

J'y rentre.

Explique que je veux juste rafraîchir ma coupe.

(Non, parce que je déteste être ratiboisé...)

Et youpla boum!

Massacre à la grosse tondeuse!

Une coupe de merde de la mort qui tue.

J'arrive chez Thomas Fersen, le front plein de cheveux fins.

Quelques uns finissent par tomber sur mon nez pendant l'entretien.

J'éternue.

Cause, les cheveux qui se débrouillent pour s'incruster insidieusement dans une narine.

(Les gars de la narine, z'ont rien fait pour empêcher ça!)

(Ce jeu de mot capillo-tracté (c'est le cas de le dire!) est dédié à Largentula!)

Pfff...

Ca c'est de la note musicale, convenez-en!

Ouaips!

Je suis un pro, il est bon de le rapeller.

Sérieusement, bientôt ici, le compte rendu de cette deuxième rencontre en moins d'un an.

(Pour relire la première, c'est ici!)

Son nouvel album Trois petits tours, j'en suis dingue!

(Je l'ai chroniqué pour Virgin, ).

La suite dans quelques jours...

(en attendant, régalez-vous avec ma tête d'oeuf!)

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Ces deux photos ont été prises par bibi ce matin, dans son jardin, après l'interview.

22 septembre 2008

Mandorisation champagnisée avec Eric Genetet!

eho_genetetp.jpgPour moi, c’est un exercice extrêmement difficile. Et à chaque fois que cette situation se présente, je ne suis pas très bon. Je le sais, je n’arrive pas à faire semblant.

Interviewer quelqu’un que je connais bien n’est pas ma spécialité.

Lorsqu’il s’agit d’un véritable ami de longue date, encore moins.

Eric Genetet sort un livre. Le Fiancé de la lune.

 

En 6eme, à Freiburg (Allemagne), nous étions (très) amoureux de la même fille.

Marilyne, elle s’appelait.

Quelques années plus tard, nous nous sommes retrouvés de 1992 à 1994 à Strasbourg, lui et moi animateurs à Top Music. On aimait travailler en binome.

Il m’a hébergé chez lui quand j’ai eu quelques soucis de cœur…

Je n’ai jamais oublié qu’il m’a été d’un grand secours moral.

 

Bref, Eric Genetet sort en 2008 un livre.

Il vient d’être sélectionné parmi les auteurs défendus par les magasins Cultura.

Je leur laisse le soin de faire le pitch du livre.

Je ne peux pas passer à côté.

Je l’ai lu, j’ai aimé.

Mais, je l’ai lu en pensant à ce que je connaissais de lui.
Lecture brouillée.

Il m’a appelé, je suis venu.

 

Rencontre, jeudi soir dernier, chez Drouant (dont il est un ami personnel des patrons…)

 

Une table, un micro, du foie gras et une coupe de champagne.

 

eho_genetetc.jpg- Ça m’énerve de lire que c’est ton premier roman. J’ai chroniqué Chacun ton Foreman dans Virgin ! (Mon pote Frédéric Vignal aussi!) Je ne sais pas en quoi ça fait bien d’insister sur le fait que Le Fiancé de la lune est ta première œuvre. Je trouve ça énorme !

 

-On va en parler… L’histoire démarre il y a 3 ans avec un premier livre qui n’est pas vraiment un roman. C’était un récit. Une commande strasbourgeoise, quoi ! Le distributeur n’était pas très performant, aucune autre ville ne l’a eu dans ses librairies. À propos de ton article, je me souviens parfaitement que tu avais écrit que j’étais le nouveau Yves Simon. C’est marrant parce qu’après, j’ai vécu un rêve.

 

-Tu as rencontré Yves Simon, ton idole littéraire de jeunesse ?

 

-Mieux que ça. Pendant un an et demi, je suis venu écrire Le Fiancé de la lune à Paris dans le fameux appartement des éditions Héloïse d’Ormesson. Un jour, au Flore, Gilles Cohen Solal me présente Yves Simon. Je lui offre mon roman, euh… mon récit. Le lendemain, j’y retourne et au moment de partir, je croise Yves Simon et il me dit : j’ai lu ton livre, j’adore ton style.

Yves Simon, le mec qui m’a donné envie d’écrire.

 

-Aujourd’hui que tu as grandi, évolué, tu es toujours aussi fan de cet auteur ?

 

-Oui, mais, je ne l’ai pas relu. Le voyageur magnifique est un livre que je n’oublierai jamais. Il m’a accompagné pendant des années.

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Quel beau gosse ce type! Désormais, il me convoque chez Drouant. Classe...

 

-J’ai un peu parcouru ce que l’on dit de toi sur Internet. C’est assez dithyrambique, mais tout le monde insiste sur ton image de romantique…

 

-Cette image m’embête parce que je ne suis plus ça.

 

-Dans Le fiancé de la lune, qu’est-ce qui rapproche Arno Reyes d’Éric Genetet ?

 

-Des préoccupations similaires, peut-être. L’arrivée de l’enfant, l’angoisse du père, les questions que l’on se pose, la transformation de la relation avec la mère de l’enfant. Ça, c’est personnel, le reste non.

 

-Je suis toujours étonné par ton écriture. Épurée, pas de fioritures… elle ne correspond pas à ce que je connais de toi. Je trouve que tu es un peu plus fou fou dans la vie, malgré ton apparence calme. Cela dit, on ne se voit plus comme avant, tu t’es peut-être assagi.

 

-Ben, j’ai plus de 40 ans, j’ai changé. Mais, je suis quand même un peu d’accord avec toi. Tu sais, ce livre a été écrit avec les tripes, mais édité. C'est-à-dire qu’il y a eu un travail d’édition dessus. Quand j’ai donné ma première version, Héloïse d’Ormesson a écrit quelques notes dessus et elle m’a surtout dit un truc essentiel : tu dois passer une petite couche de vernis dessus. Pour moi, ça voulait dire épurer. Héloïse a fait son travail d’éditrice. Quand tu es sur un texte pendant deux ans, je t’assure, tu n’as plus aucun recul. Tu ne sais plus ce que tu dois écrire… Elle ne m’a rien imposé, elle m’a juste alerté sur des détails, mais j’ai tout pris en compte. J’ai rendu une deuxième version, puis une troisième. Moi, je suis très heureux d’avoir été édité par Héloïse… pas juste publié, je dis bien édité.

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C'est qu'il est fier le bougre!

 

-C’est la première fois que j’entends ce discours en interview. Un écrivain suggère généralement qu’il a tout fait lui-même sans l’aide de personne.

 

-C’est un travail de collaboration. Je le souhaite comme ça, en tout cas.

 

-Ca y est, tu es devenu une star mondiale grâce à ce livre ! Je suis fier d’être ton ami.

 

-Que t’es con ! Toi, par contre, tu n’as pas changé. Toujours ce même sens de l’humour…

 

-Mais, franchement, c’est top classe de dire que tu es écrivain, non ?

 

-J’ai trop de respect pour des gens qui écrivent toute la journée et qui publient des chefs d’œuvres… moi, j’aime bien dire que je suis auteur d’un livre. Je ne suis pas encore écrivain, je le deviendrai peut-être un jour. Je me vois plus devenir écrivain vers la fin de ma vie.

 

-Est-ce qu’être édité dans une maison d’édition reconnue te donne te l’assurance ?

 

-Ca donne confiance. J’ai déjà commencé le troisième et…

 

-Le deuxième tu veux dire. Parce que le premier était un récit, non ?

 

-Euh… oui, le deuxième.

 

-C’est difficile de faire comme si, hein ?

 

-Donc, je viens de commencer le deuxième. Hum !

 

-Bon, il faut que je te dise. J’ai eu du mal à avoir une opinion définitive avec ton livre. Parce que je te connais trop et je n’arrêtais pas de faire des rapprochements avec ce que tu es.

 

-Je te comprends bien. Surtout toi, je t’ai envoyé mes tout premiers textes pourris qui étaient les prémices de ce que je voulais faire.

 

-Ils étaient loin d’être pourris, crois-moi. J’étais déjà même un peu impressionné.

 

-Je vais encore progresser, tu verras. Je suis complètement autodidacte sur la totalité de ce que je fais dans la vie, parce que je ne suis pas allé beaucoup à l’école, je n’ai pas fait d’étude. J’ai appris les choses que je sais aujourd’hui depuis l’âge de 18ans. Je m’en fous, je suis ce que je suis, ça donne une écriture sans code, sans référence. C’est peut-être ce qui permet d’avoir une vraie sincérité.

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Là, c'était lors de l'anniversaire des 3 ans des éditions Héloïse d'Ormesson. Le 16 mars dernier.
Au centre, Isabelle Alonso.

 

-Les histoires d’amour que tu racontes ne sont jamais simples. C’est encore un rapprochement que je fais avec le Eric Genetet que j'ai toujours connu.

 

- Dans la vraie vie, la relation à deux, l’amour, ce qu’on essaie de nous faire croire depuis l’enfance n’est qu’une vaste fumisterie. Je crois profondément que les hommes et les femmes ne sont pas faits pour vivre ensemble. On tente quand même parce que l’idée est pas mal, le tableau est joli. C’est une arnaque et quand on a compris ça, je crois finalement qu’on peut finalement le vivre, parce qu’on l’aborde différemment. On ne cherche pas à être le prince charmant pour une femme ou la princesse pour un homme.

 

-Tes héros cherchent pourtant toujours leur alter ego dans tes romans/récits !

 

-Oui. Dans Le fiancé de la Lune, Giannina est une princesse. Quand Arno la voit, c’est tout de suite l’héroïne de ses rêves.

 

-Paradoxe, donc.

 

-Paradoxe, en effet.

 

-Pourquoi ce titre très énigmatique ?

 

-Depuis que je suis papa, ça fait 4 ans, je me pose une question essentielle parmi d’autres questions essentielles, c’est : jusqu’à quel point on influence la vie de nos enfants? Par nos gestes, nos mots, nos passions. Je me dis que si le papa était totalement passionné par la lune, son fils a de grandes chances d’être passionné également. Ce roman se déroule dans un futur proche. On peut voyager sur la lune. Le fils, Arno, a tout fait pour être un des premiers à être de ce voyage extraordinaire. C’est un lien avec son père. Pour comprendre mieux le titre… il faut lire le roman. Si j’explique pourquoi Le fiancé de la lune, j’en dis déjà trop.

 

-C’est vrai. Selon toi un livre doit-il s’expliquer ?

 

-Non, évidemment. Il doit se ressentir. On lit, on ressent des choses, peut-être qu’on adapte certaines situations à sa propre vie, on peut aussi trouver des réponses à deux trois petites questions de sa vie personnelle en lisant un livre. Pour mon livre, j’espère que des mecs se diront : oui, j’ai un comportement comme ça, peut-être changer quelques bricoles pour être un peu mieux.

 

-Comment réagit ta famille par rapport à ton nouveau statut d’écrivain.

 

-Je n’en sais rien. Juste ma mère m’a dit : la prochaine fois, tu éviteras de faire pleurer ta mère. Je ne suis pas dans une famille où on exprime ses sentiments. Tu les connais.

 

-Tu te souviens qu’on s’était dit naguère : le premier qui réussit en littérature aide l’autre !

 

-Oui. Mais tu connais plus de monde que moi dans ce milieu… tu connais même mon éditeur. Si tu écrivais un livre, ce serait un bon début, non ?

 

-Changeons de conversation. Tu es animateur/journaliste, tu connais toutes les ficelles du métier, ça te fait quoi de renverser les rôles ?

 

-Si le journaliste est bon, tu deviens bon. S’il est nul, tu t’embourbes. Parfois, je me demande pourquoi il pose cette question à ce moment là de l’interview et pas un peu plus tard… des détails sans importance. J’ai ma méthode d’interview, mais je tente de me détacher de cela. Ta méthode à toi est bordélique, mais diablement efficace, mon salaud. Tu conversationnes.

 

-Oui, je tente de sortir du traditionnel "question réponse".  Bon, on arrête là, ch'uis nazebroc. C’est épuisant d’interroger un pote…

 

-François, tu me promets d’être super sincère. Pas de flagornerie dans ta note !

 

-Promis, Mandor est un pro. Pas de favoritisme !

 

Pas de favoritisme, ok! mais des images qu'il n'aimerait peut-être plus voir.

Avant cela, voici quelques critiques du livre (beaucoup plus constructives que la mienne!)

Celle de Clarabel, de Daniel Riot, de Rencontresdartistes, d'à lire, d'actualité du livre, de cultura et enfin celle de ma chère amie ecaterina.

Hé hé!

 

Le voici le BONUS TRACK de la mort qui tue!

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Avec le réalisateur Alain Cavalier le 8 novembre 1993 à l'hôtel de la cathédrale.
Strasbourg.
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Avec Dany Brillant à Top Music le 15 février 1994.
Strasbourg.
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Avec Florent Pagny et un nainconnu le 16 juin 1994 à Top Music.
Strasbourg.

17 septembre 2008

Show case Louisy Joseph/The Olympic Dragons

C'était vendredi dernier.

Tout est dit là.

Avec par ordre d'apparition:

Louisy Joseph.

The Olympic Dragons.

Et l'équipe organisatrice des Muzik'Elles. Pierre Corbel, directeur, son assistante (madame finance!), Christelle Chénais et Lise Hautecoeur, responsable relations associations.

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Louisy Joseph-Photo: Francis Taka Taka.
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Photo: Francis Taka Taka.
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Photo: Julie Séguin.
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Photo: Francis Taka Taka.
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Photo: Nicolas Maillard-Atome 77.
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A l'issue du Show case, séance de dédicaces de Louisy Joseph.
Photo: Julie Séguin.
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Photo: Nicolas Maillard-Atome77.
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Photo: Nicolas Maillard-Atome77.
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The Olympic Dragons-Photo: Nathalie Desnoix (La Marne).
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Cindy, chanteuse des The Olympic Dragons-photo: Francis Taka Taka.
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L'équipe des Muzik'Elles-Photo: Nathalie Desnoix (La Marne).
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L'équipe organisatrice des Muzik'Elles: Pierre Corbel, Lise Hautecoeur et Christelle Chénais.
Photo: Francis Taka Taka.
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Et clap clap aussi au nombreux public présent.
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Photo: Nicolas Maillard-Atome77.
Remerciements prononcés à Julie Séguin (Responsable Communication & Marketing Fnac Val d'Europe).
-Les invités.
Et GRAND MERCI aux The Olympic Dragons et l'équipe directrice des Muzik'Elles d'avoir joué le jeu à fond! Ils comprendront!!!
Pour écouter mon sujet pour la radio, c'est là.

Ici, un (très) court extrait du show case de Louisy Joseph.
et aussi , le forum officiel de la chanteuse en parle...
Voici le nouveau clip de Louisy Joseph: Mes insomnies.

11 septembre 2008

Allo, Catherine Major? (1)

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77FM, 11 heures 30 du matin, il y a 3 jours…

 

Pfff… Je ne comprends pas, je devais l’appeler à 11 h pile. Ça fait 3 fois que je laisse un message.

 

Je suis seul.

(Mais je me parle à moi-même.)

(C’est une maladie ?)

(Je ne sais pas.)

 

Allez, je laisse encore un message ! Là, je vais être un peu plus explicite, parce que, bon, quand même, quoi ! On ne me pose pas de lapin à moi. Je suis Mandor, merde !

(Oui, je commençais un peu à m’énerver.)

 

Quelques coups de fil plus tard à Catherine Major, ma femme m’appelle.

 

-Dis, tu ne m’as pas dit ce matin, avant de partir, que tu avais une interview par téléphone avec une chanteuse canadienne ?

-Si, d’ailleurs, je suis très énervé. Je tombe sans cesse sur son répondeur.

-Je ne comprends pas. Si je ne m’abuse, quand il est 11 h en France, il est 5 heures du matin au Canada.

-…

-Allo ?

-…

-François, tu es là ?

-Oui, oui. Euh… Non, c’est absolument impossible. J’ai reçu un mail de son agent qui expliquait qu’il était 17 heures chez eux.

-Tu as vérifié ?

-Euh… non (bis).

-Je ne suis donc pas mariée avec un journaliste d’investigation qui vérifie ses informations ?

-Hé, ho ! Ça va, hein ! Bon, raccroche, je vais enquêter.

 

Ahem…

 

Une petite recherche sur Google :

http://www.horlogeparlante.com/canada_quebec_567.php

Oui, donc, 11-6=5.

5 heures du matin.

Bien.

Ça va chez vous ?

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Épilogue :

 

77FM, 17 h, il y a 3 jours.

 

-Allo, bonjour, je suis le journaliste de Meaux, là.

-Ah oui !

-Oui. Je ne vous ai pas réveillé ce matin, au moins ?

-Cette nuit, vous voulez dire ? Si, 3 fois ! J’ai fini par couper la sonnerie.

 

Comment vous dire ?

Parfois, je suis con.

C’est comme ça.

 

(Évidemment, il y aura une suite à cette histoire.)

(La conversation téléphonique canadienno-meldoise aura lieu demain…)

(Sinon, l'album de la demoiselle est excellent.)

(Si, si.)

 

A suivre...

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08 septembre 2008

Pourquoi j'aime Marie Cherrier!

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Marie Cherrier compte déjà dans sa toute jeune carrière 2 albums studios, Ni vue, ni connue et Alors quoi ? et tout récemment un album live à la Cigale.

Tout me plaît chez cette fille.

Elle a du chien.

Sa voix mutine raconte des choses qui me parlent.


"Tout commence il y a 23 ans, une môme baignée dans l'amour de la musique, qui, par des chemins buissonniers arrive à 19 ans à Astaffort pour participer aux Rencontres créées par Francis Cabrel. C'est là qu'elle croise Jean-François Delfour, Loïc Célestin et Franck Dunas, son guitariste..."

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Mais encore, Mandor ? Pourquoi dis-tu que tu aimes Marie Cherrier ?

Parce qu’elle est une fonceuse (elle a trouvé tout de suite chaussure à son pied)

- L’important dans ce métier, c’est de croiser les bonnes personnes avec qui on travaille. Moi, j’ai eu du bol, je les ai rencontré tout de suite. Ca m’a fait gagner beaucoup de temps. Du coup, à 19 ans, j’ai tout lâché pour faire un album. Ca a donné Ni vue, ni connue.

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Parce qu’elle est une insatiable bosseuse (c’est la marque des perfectionnistes).

-Quand il n’y a pas de date, on fait des répétions, on travaille des nouveaux titres, on tente des arrangements inédits. Le boulot n’arrête jamais. On est constant dans notre façon de travailler depuis 3 ans.

Parce qu’elle s’émerveille du peu de logique du métier (elle n’est pas au bout de ses peines).

-C’est assez compliqué de plaire aux radios, par exemple. On ne travaille pas dans leur sens. Ni les titres, ni dans notre façon d’être et de faire… et je ne parle même pas de notre position de label indépendant. Ce n’est pas en accord avec ce qu’elles peuvent attendre, pourtant, des radios s’intéressent à nous. France Inter, Europe 1, le réseau France Bleu, et plein de radios locales la soutiennent. Je suis très surprise qu'elles diffusent certains morceaux de Alors quoi?.

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Parce qu’elle refuse de faire d’énormes concessions dans son travail (ce qui l’a rend rebelle et authentique).

-Mon histoire musicale entraîne désormais pas mal de gens. Si je n’en fais qu’à ma tête dès le départ sans connaître toutes les ficelles du métier, je peux me planter sur des trucs. Je fais donc des petites concessions. Pas des grosses, j’en suis parfaitement incapable. Je m’énerve assez vite, si on me demande de faire des choses qui ne correspondent pas à mes idées. Je cède quand même pour ne pas tout foutre en l’air. Ma ligne de conduite est basée sur des valeurs solides et très rigoureuses.

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Parce qu’elle s’emporte pour ce qui lui importe (comme disait Balavoine, en son temps).

-Il y a un truc qui m’énerve et qui concerne ce métier d’artiste. Les idées préconçues qui expliquent que le métier ce fait de telle manière et pas d’une autre. C’est pour moi difficilement supportable. Le diktat « tout le monde doit faire de la même manière, sinon on ne va pas y arriver », je le combats avec acharnement.

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Parce qu’elle est faite/programmée pour durer (ne surtout pas lui changer les piles… c’est très bien comme ça !).

-Je ne suis pas là pour faire un album où une chanson qui va marcher. Moi, je veux en faire toute ma vie de ce truc. J’ai fais deux albums studios, je viens d’en sortir un en public à La Cigale, j’ai 23 ans, je trace ma route. Je ne veux pas entendre un pessimisme ambiant de plein de chieurs qui me disent que je ne fais pas comme il faut. J’ai fait mes choix. Je travaille avec un label indépendant (Caroline Productions), avec des personnes que j’aime et qui sont complètement d’accord avec mes idées. A partir de là, je compte bien continuer ma carrière. J’ai très envie de tracer une histoire dans le temps.

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Parce qu’elle n’est sûre de rien (finalement).

-Je ne sais pas encore dans quelle case je suis. Je me cherche un peu. J’apprends le métier et la scène. Mon écriture va certainement évoluée. Pas certaine que je continue sur le même chemin. Peut-être ferai-je du hip-hop demain. Qui sait ?

Parce qu’elle n’est pas calculatrice (trop spontanée pour ça !)

-Je ne me retourne pas. Je suis dans le présent et toujours un peu dans le futur. J’ai de nouvelles chansons, mais pas encore assez pour sortir un 3eme album studio. Nous ne sommes pas dans un schéma : album, tournée, album tournée… Il me faut du temps. Pour écrire, il faut presque que j’ai une boule au ventre, positive ou négative, peu importe.

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Parce qu’elle n’hésite pas à se déshabiller (en public, en plus).

-Parfois je me demande comment je peux me dépouiller comme ça, devant des gens que je ne connais même pas. Dès fois, lorsque je suis sur scène, j’ai l’impression d’enlever fringues par fringues. Un texte, c’est un dépouillement. Comme ce que j’écris est entièrement, même quand je fais semblant de me cacher derrière d’autres personnages, je peux rester avec une chanson pendant deux ans avant de la chanter.

Cette interview a été effectuée sur la terrasse d'un bar de Pigalle le 24 juillet dernier.

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Marie Cherrier sera au Festival les Muzik’Elles de Meaux le 26 septembre prochain.
J’irai lui répéter pourquoi je l’aime.
Je l’aime comme elle aime Renaud.


Et voilà un extrait de l'album que "le journaleux" que je suis apprécie beaucoup.
Parmi d'autres...


Demain mardi, Marie Cherrier sera invitée de Philippe Lefait sur France 2 dans l'émission " Des mots de minuit".

04 septembre 2008

Soirée Lire/Virgin 2008.

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Je m’y rendais jusque là en tant que journaliste pour le « consumer » Virgin.

J’aime bien cette fête annuelle organisée par le magazine Lire et les magasins Virgin (qui se déroule dans celui des Champs-Elysées)

(J’suis très corporate aujourd’hui…)

J’aime bien, certainement parce que je me rends dans ce genre de soirée littéraire de manière parcimonieuse.

J’y croise des attachées de presse, des éditeurs, des écrivains que je commence à connaître un peu.

Oh ! Je ne suis pas dupe de nos relations, mais enfin, un peu de superficiel, de temps en temps, ce n’est pas déplaisant.

 

Hier soir, Hubert Artus et moi-même avons interrogé (séparément) dix écrivains de la rentrée littéraire sélectionnés par les journalistes de Lire et par les libraires du réseau Virgin Megastore et Furet du Nord.

Interviews (filmées et très photographiées) à la chaîne.

Au premier étage (bloqué juste pour nous).

10/15 minutes par auteur.

Très étrange expérience… passer d’un univers à l’autre, d’une personnalité à une autre sans temps mort.

Au suivant !

 

Voici donc quelques clichés de « mes » auteurs, agrémentés des critiques des libraires, publiées dans le supplément de Lire : Le guide de la rentrée littéraire 2008.

Commençons par la sud africaine Ceridwen Dovey dont le roman Les liens du sang m'a tant emballé qu'il est fort probable qu'une mandorisation "officielle" se fasse...

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Avec moi, Christophe (de l'agence Bronx pour le magazine interne de Virgin) qui, lui, posait des questions sur la culture du plaisir...
Très sympathique garçon. J'avais personnellement en charge les questions concernant les romans...
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Charmante Ceridwen...
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Passons au Prix Goncourt 2004, Laurent Gaudé.
La porte des Enfers est un chef d'oeuvre.
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Une autre jeune femme à présent. La pétillante Valentine Goby pour Qui touche à mon corps je le tue.
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Et enfin, celui qui a écrit, à mon humble avis, le livre de l'année, celui qui devrait rafler tous les prix littéraires possibles et imaginables: Jean-Marie Blas de Roblès pour son magistral Là ou les tigres sont chez eux.
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Après cet "interview-marathon", je suis allé au rez-de-chaussée pour boire du champagne saluer quelques connaissances.
J'ai passé un petit moment avec celui qui a remporté le Prix Laurent-Bonnelli 2008 (prix qui récompense le roman d'un jeune auteur francophone qui se distingue par ses qualités littéraires, sa liberté et son originalité), Jean-Baptiste Del Amo.
Il se trouve que ce jeune homme lit ce blog depuis longtemps (ce qui me surprend toujours et satisfait mon ego quand j'apprends une telle nouvelle!). Nous sommes devenus amis Facebook il y a un mois, il m'a envoyé son livre Une éducation libertine, puis nous avons un peu "chaté"... Marrant de nous retrouver dans ce contexte. Lui était le héros de la soirée, moi, le journaliste en plein travail.
Nous nous sommes donc promis de nous revoir la semaine prochaine.
Pour une vraie mandorisation.
C'est lui.
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Je voulais remercier Sylviane Garcia et Laurent Bertail (Virgin Megastore).

Ainsi qu'Anne Duval (Mixicom).

Ils savent pourquoi.

Question de confiance.

 

(Cette note sera améliorée dans les prochains jours...)

(Je devrais recevoir les sons d'ici une semaine. Il y aura donc retranscription de l'intégralité des interviews.)

(Ca va me faire pas mal de travail, mais que ne ferais-je pas pour vous?)

(Qui est numéro un au top démago?)

(J'attends de nouvelles photos faites par des pros.)

(Y en a de très belles de tout ce beau monde...)

 

01 septembre 2008

Conversation téléphonique avec Amélie-les-crayons

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Ce vendredi (29 août).

 

-Allo !Amélie-les-crayons !

-Oui, c’est moi.

-Bonjour, c’est Mandor ! Je devais vous appeler à 11 heures pour l’interview.

-Oui. Il est 11 heures, d’ailleurs. Bravo pour l’exactitude ! C’est rare de nos jours…

-De rien, de rien… en fait, là, j’appelais juste pour vous dire que je ne serai pas à l’heure. Je suis coincé dans d’affreux embouteillages.

-Ah ! Ce n’est pas grave. Rappelez-moi dès que vous serez prêt.

-Mais si c’est grave. Je déteste être en retard. Je ne suis jamais en retard ! Aujourd’hui si, alors, je vous prie d’accepter mes excuses.

-Non, pas de soucis… je suis chez moi, ne vous inquiétez pas !

-Encore une fois, je suis désolé, j’ai honte, je me confonds en excuses, vraiment, c’est pas de chance, figurez-vous que…etc.

-Euh… oui, d’accord. Allez, à tout à l’heure !

 

Bon, en vrai, je n’étais pas coincé dans les embouteillages, je suis parti de chez moi à la bourre.

Et puis, en vrai aussi, je n’étais pas loin d’être aussi lourd que je l’écris. Ce besoin de me justifier en permanence commence à me sortir par les trous de nez.

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À 11 h 30, j’arrive enfin à 77FM (à Crégy-les-Meaux city). Je vire le directeur des programmes, tranquillement installé pour programmer je ne sais quoi.

 

-‘scuse, ch’uis à la bourre, tu peux me laisser le studio fissa.

-Oui bonjour, je vais bien, merci.

-Ah oui pardon. Bonjour, tu vas bien ?

-Oui.

-Ah tant mieux ! Tu n’as pas bonne mine, je trouve. Me voilà donc rassuré !

 

Je compose le numéro d’Amélie les crayons.

Et à partir de ce moment-là, le fébrile François se métamorphose en super Mandor.

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-Bonjour Amélie les crayons, votre spectacle La porte plume est poétique, étrange, farfelu, émouvant… C’est facile d’amener le public dans votre monde imaginaire ?

 

- On a fait en sorte que les choses soient plus faciles pour emporter le public par rapport au fait qu’il y a un décor sur scène, l’univers visuel apporte un pont pour emmener les gens avec nous, c’est plutôt agréable. Bien sûr, le public varie selon les régions. C’est bizarre de constater cela, mais c’est la réalité. Il y en a qui sont plus faciles à transporter que d’autres. Globalement, ça se passe plutôt bien en fait. Les gens sortent du spectacle avec le sourire donc c’est bien l’essentiel.

 

-Dans votre spectacle, il y a beaucoup de pitreries et d’improvisations. Là aussi, c’est en fonction de la réactivité des gens présents dans la salle ?

 

- En fait, il y a une trame très précise dans laquelle on a besoin de se sentir bien nous pour pouvoir en sortir, justement. En fonction de la réaction des gens, il se passe parfois des choses imprévues… des improvisations, des chansons qui durent plus longtemps.

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-Vous êtes chanteuse, conteuse, danseuse, magicienne, comédienne, tout ça à la fois… pour vous un tour de chant lambda, c’est inconcevable ?

 

- Dans un tour de chant traditionnel, il peut se passer aussi de très belles choses. J’en ai vu beaucoup dans lesquels il y a de l’émotion. Moi, juste, je viens du théâtre, j’ai donc envie d’exploiter l’aspect visuel et scénographique et mise en scène, mais, vous savez, j’aime bien aussi chanter des chansons pour chanter des chansons. C’est loin d’être incompatible. Tout est une affaire d’épanouissement.

 

-Vous jouez la comédie lorsque vous êtes sur scène ?

 

-Tout le temps en fait… à partir du moment où je suis sur scène, ce n’est plus tout à fait moi. Ce n’est pas facile à expliquer, mais par exemple, quand je me regarde en vidéo, je n’ai pas le sentiment que ce soit moi. Ce n’est pas non plus de la schizophrénie dans le sens où je considère que c’est un deuxième moi-même qui se met en vie sur scène, mais de toute façon, à partir du moment où on est exposé à un public, je pense qu’il faut démultiplier ce qu’on est pour faire en sorte que les choses soient vues et entendues. Il faut qu’il s’opère une transformation de toute façon.

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-Il y a un personnage important dans votre vie et dans votre spectacle. Votre piano, qui est un peu particulier.

 

-Moi aussi je parle de lui comme un personnage. Je considère que c’est la cinquième personne qui est sur scène. C’est mon instrument et c’est avec lui que j’écris mes chansons. C’est par là que j’ai appris la musique, donc le piano est pour moi quelque chose de très affectif. Mon piano n’est pas comme les autres. IL fait deux mètres de haut. Il est à la fois en ferraille et en bois. C’est aussi un piano porte, c'est-à-dire que c’est une porte qui s’ouvre vers l’univers pour rappeler la porte plume. Ce piano ne me quitte jamais, sauf quand il ne rentre pas…

 

-Quels sont les artistes qui vous ont donné envie de chanter.

 

-J’ai beaucoup écouté Anne Sylvestre, Thomas Fersen, les vieux de la vieille, Barbara, Brel, Brassens.. mais je crois que ce n’est pas par la chanson que j’ai eu envie d’aller sur scène, c’est plutôt par le théâtre. L’inspiration de vouloir se mettre en scène vient plutôt du théâtre de rue, tous ces petits trucs que j’ai fait avant de faire de la chanson. Du coup, j’ai peut-être une approche différente de la scène que les chanteurs habituels.

 

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-Aujourd’hui, vous jouez souvent à guichet fermé. Vous êtes devenue une rock star finalement !

 

-(Rires).  Bien sûr ! Une rock star interplanétaire ! (Re rires). Écoutez, en tout cas, ce qui me plait, c’est de pouvoir partager cet univers-là que l’on s’est inventé avec cette équipe de choc que je côtoie depuis maintenant un petit moment. C’est bien ça l’essentiel.

 

-Comment expliquez-vous l’enthousiasme qu’il y en ce moment autour de votre personne ?

 

-Je vis ça sereinement, même si je me rends bien compte que c’est un luxe de jouer à guichet fermé sur certaines dates. Je n’ai pas l’impression de faire ce métier avec pression. C’est ça qui me permet d’être libre, en fait. Libre dans ce que je fabrique, libre dans ce que j’écris. Je ne suis pas en train de me dire « qu’est-ce que je vais faire pour ne pas les décevoir ? » J’essaie simplement, pour respecter le public, d’être le plus proche de moi-même…

 

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-Merci Amélie les crayons, j’ai tout ce qu’il me faut… c’était génial ! Je ne sais plus si je me suis excusé pour le retard tout à l’heure. Je vous présente donc mes plus plates excuses, non, parce que je ne supporte pas le retard et … patati et patata…

 

-D’accord, d’accord ! Sinon, passez me voir avant ou après le concert des Muzik’Elles, le 26 septembre. On parlera de vive voix !

 

-Évidemment que je serai là. Je couvre l’évènement pendant les 3 jours. Et je compte bien ne plus vous lâcher…

 

Pour entendre des extraits de notre conversation... c'est là!

 

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