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30 septembre 2008

Dois-je répondre?

Non.

Hein?

A quoi?

A ce billet adressé à mon humble personne.

Parce que si on ne comprend pas que le terme "contestataire" n'est pas une insulte dans ma bouche (de mes doigts agiles, seraient plus adaptés) et que c'est même une bien belle qualité, c'est qu'on ne sait pas me lire entre les lignes.

(Je suis peut-être fautif de cette absurdité, si ça se trouve...)

Si on pense que je ne suis qu'un "adorable journaliste", c'est qu'il y a erreur (sacrée, en plus) sur la marchandise.

Moi, je gratte toujours derrière les mots des autres pour déceler qui s'y cachent vraiment.

Ce n'est pas le cas de tout le monde.

Et surtout je ne juge pas.

Ce n'est pas le cas de tout le monde (bis).

(Je sais, je juge en écrivant cela.)

(L'être humain n'est que paradoxe et contradiction.)

Alors, Philippe, (que j'ai connu ce jour-là), je vous souhaite de continuer (très modestement) à, je vous cite, "avoir le sens de l'honneur, du droit, de la justice"...

Je vous adresse toutes mes félicitations.

Si, si.

Moi qui "plie et m'accomode" des travers de notre société, sans que cela me fasse rougir de honte, ne serait-ce qu'un quart de seconde.

En tout cas, j'évite les clichés noyés dans un océan de démagogie.

Ce n'est pas le cas de tout le monde (ter).

J'aurai appris quelque chose aujourd'hui.

Contestataire est devenu une insulte.

(Merde, moi qui aime le blog d'Hervé Resse pour cette raison, mais pas que...)

Cordialement, cher Philippe.

Promis, je tournerai sept fois le clavier sur ma table avant de répondre à un de vos prochains commentaires.

(Je me demande si je ne serais pas un chouia de mauvais poil, moi, aujourd'hui?)

Jouez avec Mandor...

... en l'écoutant tous les jours (sur le site, si vous n'êtes pas en Seine-et-Marne) de midi à 13 heures et de 16 heures à 20 heures.

Bon, les jeux, c'est entre 17 heures et 18 heures

(Pour répondre, ça se passe au 01.60.24.84.84)

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Gabriella Cilmi... c'est elle:
Je l'ai interviewé récemment en exclu radio pour 77FM.
Merci à mes amis de chez Spokä qui me servent toujours royalement...
Le compte rendu de cet entretien, c'est pour bientôt!
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Nelly Olson Vs Mandor...

... le gentil contre la méchante.

Bientôt, ici même.

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27 septembre 2008

La musique donne diesel! Cuit cuit!

Vendredi 26 septembre 2008-16h00-77FM (Crégy-Les-Meaux):

 

Ch’uis à la bourre.

 

Rendez-vous à 16h00 au service de presse des Muzik’Elles à Meaux.

 

4 kilomètres au bas mot.

 

Pas beaucoup, en fait.

 

Sur la route (toute la sainte journée), je roule.

 

Bon, là, c’est une information qui ne fait pas trop avancer le dossier.

 

Mais pas vite. Un couple est devant et roule trop lentement (à mon goût d’homme pressé).

 

Et comme je ne suis pas un connard, je fais des appels de phares et klaxonne pour qu’il (le conducteur) accélère un peu.

Merde, quand même, je suis Mandor (qui a rendez-vous avec de jeunes chanteuses qui n’attendent que lui pour que leurs carrières s’épanouissent) !

Quand même… C’est un monde !

(En plus, le type qui me regarde dans le rétroviseur, il fait semblant de ne pas me reconnaître. Pfff… ridicule !)

 

Et puisque que c’est ça, et ben, je vais leur montrer de quel bois je me chauffe.

Un petit dépassement de chez dépassement non autorisé et brûlage de feu orange à toute berlingue (vif le orange. Presque, c’est rouge ! Bon, allez, disons rouge).

 

Ha ha ! Qui kisséti qu’est une bête et qui est passé devant ?

Hein ?

Mandor.

Bravo !

 

Mais qu’est-ce qu’il me veut lui encore.

Il est vexé ?

Je regarde à ma gauche le mec vociférer je ne sais quelle insulte.

 

Faut pas me faire chier, moi !

Je baisse ma vitre.

-Qu’essetuveutoi ? Lui demande-je avec toute la finesse d’un imbécile qui a un comportement en tout point irresponsable.

-Moi, je veux que vous vous arrêtiez  sur le bas côté et que vous me présentiez les papiers du véhicule, me dit-il en me montrant sa carte d’agent de police.

 

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Bien.

Mandor connard (bis).

 

(Le reste de l’après-midi/soirée s’est mieux déroulé. Compte rendu le plus vite possible.)

(Sinon, déjà quelques photos des concerts, ...)

 

 

26 septembre 2008

Top départ!

Bon, c'est parti mon quiqui!

A partir d'aujourd'hui, je vais vivre à l'heure des Muzik'Elles jusqu'à dimanche soir.

Pour vous expliquer ce qu'est cette manifestation, je vous invite à lire ceci, honteusement scanné dans le n°492 de Musique Info Hebdo.

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Tous mes reportages sur les Muzik'Elles (interviews artistes et organisateurs) sont écoutables ici!

25 septembre 2008

Préface pour le nouveau Nolhart!

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Oui, bon, ben d'accord!
J'ai pris mon temps.
La faute à un emploi du temps un peu compliqué à gérer.
A une vie perso où l'on attend des résultats...
Bref, pas toujours évident de rendre des copies demandées en temps et en heure.
Ouf!
Je le suis moi aussi.
Pour tout dire, j'ai balisé.
J'veux dire en attendant qu'il me dise ce qu'il pense de mon grain de sel.
Parce qu'écrire des préfaces n'est pas un métier.
Il faut aimer les écrivains qui me le demandent.

 

 

William Rousseau... mon coup de coeur du mois!

L'album que j'écoute en boucle en ce moment...

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Les musiques sont signées William Rousseau et tous les textes de Jérôme Attal.
Mon idole es-écriture.
, et ...
Une xième mandorisation s'impose dans quelques jours.
D'autant plus que Jérôme vient de sortir Le garçon qui dessinait des soleil noirs....
Que c'est un très bon roman.
et qu'il m'incite à penser que c'est un de nos meilleurs auteurs contemporains.
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24 septembre 2008

Olivia Baum... ce soir au Réservoir!

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0602498402542.jpgJe connaissais mal Olivia Baum. Son album, Bande Originale, je l’avais pourtant reçu il y a plus d’un an et demi. Mais, la chanteuse était un peu noyée dans la masse des CD reçus.
Un de ses attachés de presse m’a incité à la rencontrer à l’occasion de la sortie d’un single inédit…Les jeux sont faits.
Je ne fais jamais ça d’habitude.
Je ne sais pas pourquoi j’ai accepté.
Bon, vous me connaissez, je suis un peu curieux.
Et j’ai du mal à dire non.
C’est un problème ça, vous savez, dans la vie.

Les jeux son faits... en public!


En allant sur son MySpace, on peut y lire cette mini bio …
« Bien plus qu'une interprète du monde de la variété, Olivia Baum est en réalité une artiste complète, capable d'installer des ambiances lentes et chaudes (J'attends la balle qui m'assassine), dansantes et sucrées sur fond de sonorités soul et jazzy (Réalité(s))... De sa voix solide, elle rend hommage à des lieux et à des personnes, tout en ayant constamment à l'esprit que la musique reste un formidable catalyseur d'émotions."

Le 2 septembre dernier, j’arrive donc au Bar des Artistes.
Je l’observe à travers la vitre.
J’aime bien faire ça. C’est évocateur, un comportement pris sur le vif, je trouve.
Elle lit Courrier International.
Elle semble naturelle. Pas de posture.
Je m’approche.
Un sourire lumineux, une poignée de main et vouvoiement de rigueur.

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Pendant toute l’interview, je n’ai pas réussi à briser la glace. Je n’ai pas trouvé le chemin où m’engloutir pour obtenir ce que je voulais. Un truc un peu personnel.
Peut-être un peu crevé moi, parce qu’Olivia Baum est une fille sympathique et fraîche.
Je n’étais pas inspiré pour dépasser mon travail de journaliste.

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Elle répond à mes questions.
En pro.


-J’ai grandi avec la Malka Family. Je les côtoyais même. Mais, je suis passée à la musique professionnellement grâce aux rencontres de la vie. Des artistes talentueux m’ont aidé à franchir le pas, à faire mon album et à avoir mes propres compositions. Je peux nommer Bastien Burger. Il a cosigné les compositions avec moi et a coréalisé l’album avec Dominique Blanc-Francard. Didier Golemanas, Pierre-Dominique Burgaud et Tété m’ont signé quelques perles…


-J’ai toujours un petit carnet sur moi, je m’inspire de tout ce qui m’entoure, des gens. Je suis une contemplative.

-Pour être chanteuse, il faut se remettre en question souvent, il ne faut surtout pas oublier d’être généreuse. La musique, c’est un don de soi.

-J’ai un style clairement pop. Après, c’est au niveau des arrangements que l’on peut colorer ses chansons avec ses influences personnelles.

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-Moi, je me refuse les barrières. Je tente tout de même de créer une cohérence dans ma musique, c'est-à-dire, rester toujours très pop. Mais j’aime inclure la fusion des genres et tout ce qui est métissage musical.

-J’ai longuement hésité entre la chanson et journaliste cinématographique.

Voilà, des informations de ce genre…

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A la fin de l’interview, je lui demande ce qu’elle lit en ce moment.
J’ai beaucoup aimé sa réponse : Tonina Benacquista : Quelqu’un d’autre.

Quoi? Les photos mandoriennes?

Si, si, y en a.

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Pourquoi ne souris-je pas en si belle compagnie?


Pour découvrir la belle talentueuse demoiselle dans ses œuvres…
C’est ce soir au Réservoir.
Parfois, la curiosité est un bien joli défaut.

Le clip de : En chacun de nous.


Et youplaboum! un cadeau bonus...

23 septembre 2008

Thomas Fersen: le retour (1)

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Plus jamais, ça!

Ce matin, j'avais une heure d'avance à mon rendez-vous chez Thomas Fersen.

Je me gare devant chez lui à 10h30, pour 11h30.

Que faire, en attendant?

Je marche.

Dans son quartier.

Tombe sur un Jean-Louis David de mes deux.

J'y rentre.

Explique que je veux juste rafraîchir ma coupe.

(Non, parce que je déteste être ratiboisé...)

Et youpla boum!

Massacre à la grosse tondeuse!

Une coupe de merde de la mort qui tue.

J'arrive chez Thomas Fersen, le front plein de cheveux fins.

Quelques uns finissent par tomber sur mon nez pendant l'entretien.

J'éternue.

Cause, les cheveux qui se débrouillent pour s'incruster insidieusement dans une narine.

(Les gars de la narine, z'ont rien fait pour empêcher ça!)

(Ce jeu de mot capillo-tracté (c'est le cas de le dire!) est dédié à Largentula!)

Pfff...

Ca c'est de la note musicale, convenez-en!

Ouaips!

Je suis un pro, il est bon de le rapeller.

Sérieusement, bientôt ici, le compte rendu de cette deuxième rencontre en moins d'un an.

(Pour relire la première, c'est ici!)

Son nouvel album Trois petits tours, j'en suis dingue!

(Je l'ai chroniqué pour Virgin, ).

La suite dans quelques jours...

(en attendant, régalez-vous avec ma tête d'oeuf!)

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Ces deux photos ont été prises par bibi ce matin, dans son jardin, après l'interview.

22 septembre 2008

Mandorisation champagnisée avec Eric Genetet!

eho_genetetp.jpgPour moi, c’est un exercice extrêmement difficile. Et à chaque fois que cette situation se présente, je ne suis pas très bon. Je le sais, je n’arrive pas à faire semblant.

Interviewer quelqu’un que je connais bien n’est pas ma spécialité.

Lorsqu’il s’agit d’un véritable ami de longue date, encore moins.

Eric Genetet sort un livre. Le Fiancé de la lune.

 

En 6eme, à Freiburg (Allemagne), nous étions (très) amoureux de la même fille.

Marilyne, elle s’appelait.

Quelques années plus tard, nous nous sommes retrouvés de 1992 à 1994 à Strasbourg, lui et moi animateurs à Top Music. On aimait travailler en binome.

Il m’a hébergé chez lui quand j’ai eu quelques soucis de cœur…

Je n’ai jamais oublié qu’il m’a été d’un grand secours moral.

 

Bref, Eric Genetet sort en 2008 un livre.

Il vient d’être sélectionné parmi les auteurs défendus par les magasins Cultura.

Je leur laisse le soin de faire le pitch du livre.

Je ne peux pas passer à côté.

Je l’ai lu, j’ai aimé.

Mais, je l’ai lu en pensant à ce que je connaissais de lui.
Lecture brouillée.

Il m’a appelé, je suis venu.

 

Rencontre, jeudi soir dernier, chez Drouant (dont il est un ami personnel des patrons…)

 

Une table, un micro, du foie gras et une coupe de champagne.

 

eho_genetetc.jpg- Ça m’énerve de lire que c’est ton premier roman. J’ai chroniqué Chacun ton Foreman dans Virgin ! (Mon pote Frédéric Vignal aussi!) Je ne sais pas en quoi ça fait bien d’insister sur le fait que Le Fiancé de la lune est ta première œuvre. Je trouve ça énorme !

 

-On va en parler… L’histoire démarre il y a 3 ans avec un premier livre qui n’est pas vraiment un roman. C’était un récit. Une commande strasbourgeoise, quoi ! Le distributeur n’était pas très performant, aucune autre ville ne l’a eu dans ses librairies. À propos de ton article, je me souviens parfaitement que tu avais écrit que j’étais le nouveau Yves Simon. C’est marrant parce qu’après, j’ai vécu un rêve.

 

-Tu as rencontré Yves Simon, ton idole littéraire de jeunesse ?

 

-Mieux que ça. Pendant un an et demi, je suis venu écrire Le Fiancé de la lune à Paris dans le fameux appartement des éditions Héloïse d’Ormesson. Un jour, au Flore, Gilles Cohen Solal me présente Yves Simon. Je lui offre mon roman, euh… mon récit. Le lendemain, j’y retourne et au moment de partir, je croise Yves Simon et il me dit : j’ai lu ton livre, j’adore ton style.

Yves Simon, le mec qui m’a donné envie d’écrire.

 

-Aujourd’hui que tu as grandi, évolué, tu es toujours aussi fan de cet auteur ?

 

-Oui, mais, je ne l’ai pas relu. Le voyageur magnifique est un livre que je n’oublierai jamais. Il m’a accompagné pendant des années.

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Quel beau gosse ce type! Désormais, il me convoque chez Drouant. Classe...

 

-J’ai un peu parcouru ce que l’on dit de toi sur Internet. C’est assez dithyrambique, mais tout le monde insiste sur ton image de romantique…

 

-Cette image m’embête parce que je ne suis plus ça.

 

-Dans Le fiancé de la lune, qu’est-ce qui rapproche Arno Reyes d’Éric Genetet ?

 

-Des préoccupations similaires, peut-être. L’arrivée de l’enfant, l’angoisse du père, les questions que l’on se pose, la transformation de la relation avec la mère de l’enfant. Ça, c’est personnel, le reste non.

 

-Je suis toujours étonné par ton écriture. Épurée, pas de fioritures… elle ne correspond pas à ce que je connais de toi. Je trouve que tu es un peu plus fou fou dans la vie, malgré ton apparence calme. Cela dit, on ne se voit plus comme avant, tu t’es peut-être assagi.

 

-Ben, j’ai plus de 40 ans, j’ai changé. Mais, je suis quand même un peu d’accord avec toi. Tu sais, ce livre a été écrit avec les tripes, mais édité. C'est-à-dire qu’il y a eu un travail d’édition dessus. Quand j’ai donné ma première version, Héloïse d’Ormesson a écrit quelques notes dessus et elle m’a surtout dit un truc essentiel : tu dois passer une petite couche de vernis dessus. Pour moi, ça voulait dire épurer. Héloïse a fait son travail d’éditrice. Quand tu es sur un texte pendant deux ans, je t’assure, tu n’as plus aucun recul. Tu ne sais plus ce que tu dois écrire… Elle ne m’a rien imposé, elle m’a juste alerté sur des détails, mais j’ai tout pris en compte. J’ai rendu une deuxième version, puis une troisième. Moi, je suis très heureux d’avoir été édité par Héloïse… pas juste publié, je dis bien édité.

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C'est qu'il est fier le bougre!

 

-C’est la première fois que j’entends ce discours en interview. Un écrivain suggère généralement qu’il a tout fait lui-même sans l’aide de personne.

 

-C’est un travail de collaboration. Je le souhaite comme ça, en tout cas.

 

-Ca y est, tu es devenu une star mondiale grâce à ce livre ! Je suis fier d’être ton ami.

 

-Que t’es con ! Toi, par contre, tu n’as pas changé. Toujours ce même sens de l’humour…

 

-Mais, franchement, c’est top classe de dire que tu es écrivain, non ?

 

-J’ai trop de respect pour des gens qui écrivent toute la journée et qui publient des chefs d’œuvres… moi, j’aime bien dire que je suis auteur d’un livre. Je ne suis pas encore écrivain, je le deviendrai peut-être un jour. Je me vois plus devenir écrivain vers la fin de ma vie.

 

-Est-ce qu’être édité dans une maison d’édition reconnue te donne te l’assurance ?

 

-Ca donne confiance. J’ai déjà commencé le troisième et…

 

-Le deuxième tu veux dire. Parce que le premier était un récit, non ?

 

-Euh… oui, le deuxième.

 

-C’est difficile de faire comme si, hein ?

 

-Donc, je viens de commencer le deuxième. Hum !

 

-Bon, il faut que je te dise. J’ai eu du mal à avoir une opinion définitive avec ton livre. Parce que je te connais trop et je n’arrêtais pas de faire des rapprochements avec ce que tu es.

 

-Je te comprends bien. Surtout toi, je t’ai envoyé mes tout premiers textes pourris qui étaient les prémices de ce que je voulais faire.

 

-Ils étaient loin d’être pourris, crois-moi. J’étais déjà même un peu impressionné.

 

-Je vais encore progresser, tu verras. Je suis complètement autodidacte sur la totalité de ce que je fais dans la vie, parce que je ne suis pas allé beaucoup à l’école, je n’ai pas fait d’étude. J’ai appris les choses que je sais aujourd’hui depuis l’âge de 18ans. Je m’en fous, je suis ce que je suis, ça donne une écriture sans code, sans référence. C’est peut-être ce qui permet d’avoir une vraie sincérité.

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Là, c'était lors de l'anniversaire des 3 ans des éditions Héloïse d'Ormesson. Le 16 mars dernier.
Au centre, Isabelle Alonso.

 

-Les histoires d’amour que tu racontes ne sont jamais simples. C’est encore un rapprochement que je fais avec le Eric Genetet que j'ai toujours connu.

 

- Dans la vraie vie, la relation à deux, l’amour, ce qu’on essaie de nous faire croire depuis l’enfance n’est qu’une vaste fumisterie. Je crois profondément que les hommes et les femmes ne sont pas faits pour vivre ensemble. On tente quand même parce que l’idée est pas mal, le tableau est joli. C’est une arnaque et quand on a compris ça, je crois finalement qu’on peut finalement le vivre, parce qu’on l’aborde différemment. On ne cherche pas à être le prince charmant pour une femme ou la princesse pour un homme.

 

-Tes héros cherchent pourtant toujours leur alter ego dans tes romans/récits !

 

-Oui. Dans Le fiancé de la Lune, Giannina est une princesse. Quand Arno la voit, c’est tout de suite l’héroïne de ses rêves.

 

-Paradoxe, donc.

 

-Paradoxe, en effet.

 

-Pourquoi ce titre très énigmatique ?

 

-Depuis que je suis papa, ça fait 4 ans, je me pose une question essentielle parmi d’autres questions essentielles, c’est : jusqu’à quel point on influence la vie de nos enfants? Par nos gestes, nos mots, nos passions. Je me dis que si le papa était totalement passionné par la lune, son fils a de grandes chances d’être passionné également. Ce roman se déroule dans un futur proche. On peut voyager sur la lune. Le fils, Arno, a tout fait pour être un des premiers à être de ce voyage extraordinaire. C’est un lien avec son père. Pour comprendre mieux le titre… il faut lire le roman. Si j’explique pourquoi Le fiancé de la lune, j’en dis déjà trop.

 

-C’est vrai. Selon toi un livre doit-il s’expliquer ?

 

-Non, évidemment. Il doit se ressentir. On lit, on ressent des choses, peut-être qu’on adapte certaines situations à sa propre vie, on peut aussi trouver des réponses à deux trois petites questions de sa vie personnelle en lisant un livre. Pour mon livre, j’espère que des mecs se diront : oui, j’ai un comportement comme ça, peut-être changer quelques bricoles pour être un peu mieux.

 

-Comment réagit ta famille par rapport à ton nouveau statut d’écrivain.

 

-Je n’en sais rien. Juste ma mère m’a dit : la prochaine fois, tu éviteras de faire pleurer ta mère. Je ne suis pas dans une famille où on exprime ses sentiments. Tu les connais.

 

-Tu te souviens qu’on s’était dit naguère : le premier qui réussit en littérature aide l’autre !

 

-Oui. Mais tu connais plus de monde que moi dans ce milieu… tu connais même mon éditeur. Si tu écrivais un livre, ce serait un bon début, non ?

 

-Changeons de conversation. Tu es animateur/journaliste, tu connais toutes les ficelles du métier, ça te fait quoi de renverser les rôles ?

 

-Si le journaliste est bon, tu deviens bon. S’il est nul, tu t’embourbes. Parfois, je me demande pourquoi il pose cette question à ce moment là de l’interview et pas un peu plus tard… des détails sans importance. J’ai ma méthode d’interview, mais je tente de me détacher de cela. Ta méthode à toi est bordélique, mais diablement efficace, mon salaud. Tu conversationnes.

 

-Oui, je tente de sortir du traditionnel "question réponse".  Bon, on arrête là, ch'uis nazebroc. C’est épuisant d’interroger un pote…

 

-François, tu me promets d’être super sincère. Pas de flagornerie dans ta note !

 

-Promis, Mandor est un pro. Pas de favoritisme !

 

Pas de favoritisme, ok! mais des images qu'il n'aimerait peut-être plus voir.

Avant cela, voici quelques critiques du livre (beaucoup plus constructives que la mienne!)

Celle de Clarabel, de Daniel Riot, de Rencontresdartistes, d'à lire, d'actualité du livre, de cultura et enfin celle de ma chère amie ecaterina.

Hé hé!

 

Le voici le BONUS TRACK de la mort qui tue!

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Avec le réalisateur Alain Cavalier le 8 novembre 1993 à l'hôtel de la cathédrale.
Strasbourg.
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Avec Dany Brillant à Top Music le 15 février 1994.
Strasbourg.
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Avec Florent Pagny et un nainconnu le 16 juin 1994 à Top Music.
Strasbourg.