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01 septembre 2008

Conversation téléphonique avec Amélie-les-crayons

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Ce vendredi (29 août).

 

-Allo !Amélie-les-crayons !

-Oui, c’est moi.

-Bonjour, c’est Mandor ! Je devais vous appeler à 11 heures pour l’interview.

-Oui. Il est 11 heures, d’ailleurs. Bravo pour l’exactitude ! C’est rare de nos jours…

-De rien, de rien… en fait, là, j’appelais juste pour vous dire que je ne serai pas à l’heure. Je suis coincé dans d’affreux embouteillages.

-Ah ! Ce n’est pas grave. Rappelez-moi dès que vous serez prêt.

-Mais si c’est grave. Je déteste être en retard. Je ne suis jamais en retard ! Aujourd’hui si, alors, je vous prie d’accepter mes excuses.

-Non, pas de soucis… je suis chez moi, ne vous inquiétez pas !

-Encore une fois, je suis désolé, j’ai honte, je me confonds en excuses, vraiment, c’est pas de chance, figurez-vous que…etc.

-Euh… oui, d’accord. Allez, à tout à l’heure !

 

Bon, en vrai, je n’étais pas coincé dans les embouteillages, je suis parti de chez moi à la bourre.

Et puis, en vrai aussi, je n’étais pas loin d’être aussi lourd que je l’écris. Ce besoin de me justifier en permanence commence à me sortir par les trous de nez.

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À 11 h 30, j’arrive enfin à 77FM (à Crégy-les-Meaux city). Je vire le directeur des programmes, tranquillement installé pour programmer je ne sais quoi.

 

-‘scuse, ch’uis à la bourre, tu peux me laisser le studio fissa.

-Oui bonjour, je vais bien, merci.

-Ah oui pardon. Bonjour, tu vas bien ?

-Oui.

-Ah tant mieux ! Tu n’as pas bonne mine, je trouve. Me voilà donc rassuré !

 

Je compose le numéro d’Amélie les crayons.

Et à partir de ce moment-là, le fébrile François se métamorphose en super Mandor.

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-Bonjour Amélie les crayons, votre spectacle La porte plume est poétique, étrange, farfelu, émouvant… C’est facile d’amener le public dans votre monde imaginaire ?

 

- On a fait en sorte que les choses soient plus faciles pour emporter le public par rapport au fait qu’il y a un décor sur scène, l’univers visuel apporte un pont pour emmener les gens avec nous, c’est plutôt agréable. Bien sûr, le public varie selon les régions. C’est bizarre de constater cela, mais c’est la réalité. Il y en a qui sont plus faciles à transporter que d’autres. Globalement, ça se passe plutôt bien en fait. Les gens sortent du spectacle avec le sourire donc c’est bien l’essentiel.

 

-Dans votre spectacle, il y a beaucoup de pitreries et d’improvisations. Là aussi, c’est en fonction de la réactivité des gens présents dans la salle ?

 

- En fait, il y a une trame très précise dans laquelle on a besoin de se sentir bien nous pour pouvoir en sortir, justement. En fonction de la réaction des gens, il se passe parfois des choses imprévues… des improvisations, des chansons qui durent plus longtemps.

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-Vous êtes chanteuse, conteuse, danseuse, magicienne, comédienne, tout ça à la fois… pour vous un tour de chant lambda, c’est inconcevable ?

 

- Dans un tour de chant traditionnel, il peut se passer aussi de très belles choses. J’en ai vu beaucoup dans lesquels il y a de l’émotion. Moi, juste, je viens du théâtre, j’ai donc envie d’exploiter l’aspect visuel et scénographique et mise en scène, mais, vous savez, j’aime bien aussi chanter des chansons pour chanter des chansons. C’est loin d’être incompatible. Tout est une affaire d’épanouissement.

 

-Vous jouez la comédie lorsque vous êtes sur scène ?

 

-Tout le temps en fait… à partir du moment où je suis sur scène, ce n’est plus tout à fait moi. Ce n’est pas facile à expliquer, mais par exemple, quand je me regarde en vidéo, je n’ai pas le sentiment que ce soit moi. Ce n’est pas non plus de la schizophrénie dans le sens où je considère que c’est un deuxième moi-même qui se met en vie sur scène, mais de toute façon, à partir du moment où on est exposé à un public, je pense qu’il faut démultiplier ce qu’on est pour faire en sorte que les choses soient vues et entendues. Il faut qu’il s’opère une transformation de toute façon.

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-Il y a un personnage important dans votre vie et dans votre spectacle. Votre piano, qui est un peu particulier.

 

-Moi aussi je parle de lui comme un personnage. Je considère que c’est la cinquième personne qui est sur scène. C’est mon instrument et c’est avec lui que j’écris mes chansons. C’est par là que j’ai appris la musique, donc le piano est pour moi quelque chose de très affectif. Mon piano n’est pas comme les autres. IL fait deux mètres de haut. Il est à la fois en ferraille et en bois. C’est aussi un piano porte, c'est-à-dire que c’est une porte qui s’ouvre vers l’univers pour rappeler la porte plume. Ce piano ne me quitte jamais, sauf quand il ne rentre pas…

 

-Quels sont les artistes qui vous ont donné envie de chanter.

 

-J’ai beaucoup écouté Anne Sylvestre, Thomas Fersen, les vieux de la vieille, Barbara, Brel, Brassens.. mais je crois que ce n’est pas par la chanson que j’ai eu envie d’aller sur scène, c’est plutôt par le théâtre. L’inspiration de vouloir se mettre en scène vient plutôt du théâtre de rue, tous ces petits trucs que j’ai fait avant de faire de la chanson. Du coup, j’ai peut-être une approche différente de la scène que les chanteurs habituels.

 

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-Aujourd’hui, vous jouez souvent à guichet fermé. Vous êtes devenue une rock star finalement !

 

-(Rires).  Bien sûr ! Une rock star interplanétaire ! (Re rires). Écoutez, en tout cas, ce qui me plait, c’est de pouvoir partager cet univers-là que l’on s’est inventé avec cette équipe de choc que je côtoie depuis maintenant un petit moment. C’est bien ça l’essentiel.

 

-Comment expliquez-vous l’enthousiasme qu’il y en ce moment autour de votre personne ?

 

-Je vis ça sereinement, même si je me rends bien compte que c’est un luxe de jouer à guichet fermé sur certaines dates. Je n’ai pas l’impression de faire ce métier avec pression. C’est ça qui me permet d’être libre, en fait. Libre dans ce que je fabrique, libre dans ce que j’écris. Je ne suis pas en train de me dire « qu’est-ce que je vais faire pour ne pas les décevoir ? » J’essaie simplement, pour respecter le public, d’être le plus proche de moi-même…

 

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-Merci Amélie les crayons, j’ai tout ce qu’il me faut… c’était génial ! Je ne sais plus si je me suis excusé pour le retard tout à l’heure. Je vous présente donc mes plus plates excuses, non, parce que je ne supporte pas le retard et … patati et patata…

 

-D’accord, d’accord ! Sinon, passez me voir avant ou après le concert des Muzik’Elles, le 26 septembre. On parlera de vive voix !

 

-Évidemment que je serai là. Je couvre l’évènement pendant les 3 jours. Et je compte bien ne plus vous lâcher…

 

Pour entendre des extraits de notre conversation... c'est là!

 

Son MySpace.

Commentaires

"T'as pas bonne mine...je compose le numéro d'Amélie-les-crayons", arf! ;) M'a l'air bien sympa ce festival. Dis, c'est loin, Meaux? ;)

Écrit par : 3HB | 01 septembre 2008

@3HB: Tu es sans doute la seule a remarquer ce genre d'humour discret. Moi, ça me fait toujours rire. Ch'uis pas ben difficile, je sais.

Écrit par : mandor, président de la FAPM | 01 septembre 2008

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