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31 août 2008

Christine Angot... j't'aime plus (bien)! (version définitive).

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C’était à une époque où …

 

Christine avait encore un ton original,

Christine parlait déjà de sa vraie vie, de ses proches, de ses histoires personnelles,

Christine était encore lisible sans irriter le lecteur (que je suis toujours),

Christine ne quittait pas les plateaux si une question la dérangeait,

Christine n'aboyait pas encore,

Christine se contentait d'être cruellement mordante,

medium_interview.jpgChristine ne se sentait pas encore la meilleure écrivain(e) française,

Christine n'avait pas encore reçu le Prix de Flore 2006,

Christine ne sortait pas avec un rappeur sarkoziste,

Christine était un auteur en devenir,

Christine intriguait,

Christine charmait,

Christine, je l’aimais bien.

Ici le 15 octobre 1995 pour la sortie de son livre Interview.

À Paris, à l’hôtel des Saint-Pères.

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Aujourd’hui, elle m’énerve,

Redondance, prétention et tournage en rond.

Cet hommage est surtout un grand DOMMAGE.

Un Tout petit déjà pas positif.

Voyez que j’en suis capable.

Bouhhh !

Mandor méchant !

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J'ai republié cette note (vieille de presque deux ans...) et je n'en change pas une ligne.
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En ce moment, je lis beaucoup d'excellents ouvrages (vous comprendrez pourquoi dans quelques jours...) et en refermant Le marché des amants je me suis dit que c'était la dernière fois que je lirai un Angot.
Je dis ça à chaque fois et j'y reviens toujours.
Mais cette fois-ci, c'est fini.
Terminus, tout le monde descend!
Non, seulement je me suis ennuyé, mais en plus, j'ai lu son "roman" avec la sensation constante de n'être qu'un voyeur.
Une mauvaise raison, donc, de lire un livre. 
Vous allez me dire, c'est un petit peu sa marque de fabrique.
C'est vrai.
Juste, je me lasse de ce style.
(Précision, tout de même: Le marché des amants m'a rendu sympathique Doc Gynéco...)
Je n'aime pas hurler avec les loups, d'habitude.
Mais, parfois, un rien m'énerve.
Surtout en ce moment.

30 août 2008

Mort de Francis Lacassin.

C'est en lisant hier le magazine Lire que j'ai appris avec tristesse la disparition de Francis Lacassin.

Personnage du monde littéraire pour lequel j'avais une grande admiration.

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Ce qu'en disent...
BibliObs (le site littéraire du Nouvel Obs).
La République des Livres (le blog de Pierre Assouline).
Il y en a beaucoup d'autres...
p1-image_3-694.jpgPour ma part, j'ai rencontré Francis Lacassin le 19 mars 2001 sur cinema-tv.com (au début de l'ère des télés sur internet...).
J'avais lutté pour le faire venir.
L'homme n'était pas spécialement amateur de bavardages journalistiques intempestifs.
De plus, il habitait à Nice... ce qui n'était pas très pratique pour venir dans nos studios de la Plaine-Saint-Denis.
Mais je connaissais bien son éditeur (Dreamland).
Ca aide.
Il est venu pour la sortie d'un livre sur Tarzan (La légende de Tarzan).
Une heure d'émission passionnante...
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C'est amusant, en compulsant le livre sur Tarzan, à l'instant, je suis tombé sur une lettre que Francis Lacassin m'avait envoyé avant de venir à cette émission...
Je me suis dit qu'il y a 7 ans, on ne s'envoyait pas encore de mails... et que pour dire de petites choses, il fallait faire un effort.
Ecrire, mettre un timbre, poster.
Parfois, je regrette ce temps-là...
Parce que ça me permettait d'archiver ce genre de mot.
Et comme je suis un archiveur fou...
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27 août 2008

Freddy... Exclusif! Ma non note mandorienne.

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Où il est passé ce foutu enregistrement ?
Deuxième fois que ça m’arrive en un an.
Paumé.
Plus de traces de l’interview de Freddy.
On m’avait parlé des méfaits des substances illicites, je n’y croyais pas.
A tort.
Je ne parle même pas de la boisson.

Et quand on mélange les deux…

Bon, comment je fais, moi, pour parler de l’album de Freddy ?
Qu’est-ce que je dis à son attachée de presse ?
Tiens… et si je disais la vérité !
Pas mauvaise idée, ça.
Et puis, ça fait partie des coulisses du show-biz… perdre une interview dans un putain d’ordinateur.
Non ?
C’est un problème de journaliste dont le lecteur se tape complètement.
C’est vrai.
Mais, je ne me résous pas à ne pas parler de lui à cause de ma distraction (où de celle d’un(e)autre… va falloir que j’enquête !).
Non, parce que le Freddy, il a bien joué le jeu avec moi.

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Photo de Mandor... il sait tout faire ce type, c'est dingue!


Tout sympa et simple le Freddy.
N’hésitant pas à parler aussi de ses petits camarades qui évolue dans un répertoire proche du sien.

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J’avais bien aimé cette rencontre.
Juste avant l’été…
(Faut jamais faire traîner les choses.)
(C’est la moralité de cette note).
(Oui, je sais, ce blog a du sens de temps en temps).

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Autre photo de Mandor, période "David Halmiton touch"...


Donc, voilà, j’assume.
Je ne vais pas faire semblant.
Je vais reprendre en intégralité l’argumentaire que j’ai reçu avec le disque.
Il est bien ficelé.
Quel talent cet Olivier Gangemi.
Je le remercie de m’aider involontairement.
A charge de revanche Olivier !
(Houlà ! Faut trop que je m’avance, là…)

« De Montreuil à Massy, de Toulon à Paris, des bords de la Méditerranée à ceux de la Seine, Freddy a enrichi sa palette, affiné sa plume, aguerri son écriture, trouvé sa voix : une destinée musicale qui aura mis du temps à se dessiner.
De la banlieue parisienne aux côtes varoises, l'enfant lunaire se découvre des prédispositions artistiques dans son imaginaire.

Le dessin – « des classeurs entiers, des bandes dessinées » - et l'écriture – « des petits poèmes, des rimes, sans penser à la musique » - viennent combler l'absence du père, forger sa sensibilité, libérer des émotions trop souvent enfouies. Seules les musiques de relaxation de sa mère, thérapeute et guérisseuse, se font alors entendre à la maison. « J'étais mal barré » confie-t-il dans un grand éclat de rire.

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Changement de climat, de vie aussi. De retour en Ile de France, l'adolescent déraciné plaque le dessin « sans savoir pourquoi » et s'achète son premier poste à 16 ans. Ses premiers albums aussi. Première claque : le groupe de new jack swing Guy.

17 ans : il intègre la troupe de sa sœur aînée et reprend des standards de jazz et de comédies musicales, se découvrant une passion pour le chant. L'interprète néophyte se forme sur le tard, sur le tas, « naturellement ».

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Fréquente ensuite des chorales jazz et gospel avant de fonder à 20 ans le groupe de R&B vocal Washa. Une période fondatrice pour le « préposé aux textes ». L'auteur se révèle, contraint de « coller à la mélodie au mot et au pied près ». Limité à ces fonctions, il décide de franchir le pas et prend des cours de piano. « Je ne voulais pas devenir instrumentiste. Je voulais juste pouvoir me mettre devant un clavier, composer mes propres morceaux, afin de savoir ce que j'avais vraiment dans les tripes. »

Le passage au nouveau millénaire est celui de la prise de conscience. De confiance en soi. En solo. L'artiste met du cœur à l'ouvrage, donne du corps à son tableau, initié en 2001, tout en peaufinant sa mise en scène dans de nombreuses salles parisiennes. Avec Guillaume Poncelet, il couche ses Couleurs, mâtinées de hip hop, de soul et de jazz, sur des oeuvres ayant pour toile de fond les rapports homme-femme. Avec ses ex-relations comme inspiration.

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Entre exigences exagérées Elles Veulent Tout, dévotion mélancolique Nina, ode à la femme salvatrice Tout C'Qu'Elle Est et sentiments ambivalents J't'aime, il dépeint, avec ironie, humour et tendresse, les conflits, les concessions, mais aussi l'amour et ses fruits. Comme ce prémonitoire Cadeau, titre sur la future paternité, 'carnet rose' enfanté deux semaines avant d'apprendre qu'il sera…père. En noir et blanc, Sucre Ebène évoque le métissage de couleurs et de sons, lui qui est tout autant influencé par la musique noire américaine - qu'elle soit de Sly Stone ou des Soulquarians - que par la chanson française des Brel, Brassens et Renaud. Du 'monochrome à l'arc en ciel', il évoque ses soirées 'stupéfiantes' et avilissantes sur Le Coton avant de livrer une vibrante lettre à son grand père disparu Je t'imagine.

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Auteur, compositeur et interprète, Freddy offre à 31 ans une fresque intemporelle, authentique et d'une rare maturité. »

Ca ne se fait pas trop ça, hein, faire du copié-collé aussi net ?
Je ne sais pas.
J’ai un peu honte quand même…
Enfin, pas trop.
Mais, j’le f’rai plus.
Promis.
(ET QU’ON NE TOUCHE PLUS A MON ORDINATEUR DE LA RADIO ! ! !)
(Ca m’oblige à faire des trucs pas très très déontologiques…)
(Quand je pense que j’ai reçu hier un très gentil mail louant mes vertus de journaliste professionnel irréprochable… Je suis effondré !)
(Je ne sais même pas si ça vaut le coup que je mette la photo mandorienne traditionnelle...)

(Non, ça ne vaut pas le coup.)

(Ah zut! Elle m'a glissé des mains!)

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Et comme je souhaite que vous entendiez l'artiste "en vrai" et en concert.
Voici pour vous:



(Et merci d'être passé!)

25 août 2008

Tatiana de Rosnay... auteur(e) mondiale!

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Vendredi dernier (22 août).

-Allo, Tatiana !

-Oui ?

-C’est François !

-Qui ?

-François Alquier !

-Qui ?

-Ben, Mandor quoi !

-Hein ?

-Tu sais le jeune, beau et brillant journaliste blogueur que tu as connu avant que tu sois un auteur best-seller ?

-Pfff… t’es con ! J’entendais très mal. Et d’abord, pourquoi ton numéro ne s’affiche pas ?

-…

-Non, parce que je tu es dedans normalement.

-Bon, je t’appelle pour te proposer un truc fou que tu es obligée d’accepter.

-C’est encore un rendez-vous improvisé et rapidement ?

-Euh… oui.

-Pour quand ?

-Euh… demain.

-Demain samedi ?

-Ben oui, tu sais, en semaine, je suis un peu bloqué sur Meaux, alors, je me disais comme ça, si tu avais un petit moment.

-Bon, je vais tenter de m’organiser. Pfff… c’est compliqué, mais je te rappelle.

(Vous le savez, quand je raconte une conversation téléphonique, je traficote un peu les propos… mais pas tant que ça !)

Et donc, Tatiana de Rosnay et moi, nous nous sommes vus samedi après-midi, au soleil, sur la terrasse d’un café de la rue Raymond Losserand  (Les Tontons).

L’excuse à ce rendez-vous était la réédition, juste avant l’été, de son livre La mémoire des murs (aux éditions Héloïse d’Ormesson) et la sortie d' Elle s’appelait Sarah au Livre de Poche.

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Je vais éviter les questions qu’elle entend systématiquement.

Pour parer aux éventuelles redondances, Tatiana de Rosnay a publié récemment sur son blog une FAQ.

À lire, donc, avant de continuer.

Ca y est ? C’est fait ?

OK !

Merci !

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Top départ :

9782253122081-G.jpg-Pourquoi la réédition d’un livre sortit en 2003 ? Un coup marketing ?

(Oui, c’est terrible… J’aime jouer au " méchant ".)

-Non, tout simplement parce que mes précédents livres sont tous épuisés. Aujourd’hui, j’ai récupéré les droits de pratiquement tous les titres. Ca a été long et compliqué, mais je l’ai fait. Tu vas les voir renaître soit en poche, soit aux éditions Héloïse d’Ormesson. Sortir La mémoire des murs était logique, puisque j’ai écrit Elle s’appelait Sarah juste après.

-Tu l’as retravaillé ?

-Non, Héloïse m’a juste demandé d’ajouter une préface afin d’expliquer comment ce livre-là a ouvert la porte à Sarah. Le texte est intégral. Je n’ai pas eu besoin de changer quoi que ce soit. En le relisant, j’ai trouvé qu’il tenait la route. On suit bien la spirale atroce de la folie de cette femme.

-Pascaline, l’héroïne de La mémoire des murs, est-elle imprégnée de ce que tu as vécu toi même ?

-Je n’ai pas vécu le drame qu’elle vit dans sa vie personnelle. Je ne suis pas non plus divorcée… Le seul lien, c’est que j’ai effectivement aménagé un jour dans un immeuble jouxtant un autre où le tueur en série Guy George a tué sa première victime. Ça m’avait horrifié. Tous les soirs, en rentrant, je voyais la lumière allumée dans la pièce où avait eu le drame. Je me suis demandé comment on pouvait habiter un endroit pareil. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de cette histoire.

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-Tu crois réellement que les murs ont de la mémoire, des âmes?

-Si on a une sensibilité prononcée, je crois qu’on peut ressentir certaines choses dans certains lieux. Moi, ça m’arrive souvent de me sentir bien ou mal quelque part, sans en connaître les raisons. Je ne préfère d’ailleurs pas savoir pourquoi. Tu sais, lors de la promo de ce livre, j’ai reçu pas mal de mails de témoignages de personnes qui ont vécu des évènements insensés et parfois terribles en aménageant dans des maisons. Je ne suis donc pas un cas unique.

-Ton livre est parfois difficile à supporter, car certaines scènes sont douloureuses à lire, surtout quand on est parent.

Ma mère n’a pas pu lire ce livre. Mon père, quand je l’ai fini, m’a demandé si je voyais un psy et si je dormais bien. Je dois t’avouer que jamais je n’ai autant souffert en écrivant un livre. Je n’étais jamais allée dans des terrains aussi noirs et sombres. J’ai dû me faire violence pour écrire certaines scènes. Elles m’effrayaient moi-même. D’habitude, quand je commence un roman, je sais où je vais. Là, non. Je partais juste de cette Pascaline qui rentre dans cet appartement où un meurtre ignoble a été commis. Ensuite, j’ai eu du mal à trouver quel chemin je devais prendre. Il fallait lier le drame de ce meurtre épouvantable à quelque chose de très personnel pour Pascaline. C’est là que j’ai compris qu’en tant que mère, en écrivant un livre comme ça, c’est une mise en danger. J’ai une fille, toi aussi. Nous savons donc que l’on vit dans la peur permanente de ce qui peut arriver à ses enfants.

(Oui, en en ce moment, Tatiana de Rosnay ne croit pas si bien dire…)

-L’écriture de La mémoire des murs fut donc une véritable épreuve ?

Franchement oui. Mais, ce livre m’a permis d’explorer l’indicible et sans lui, Elle s’appelait Sarah aurait été très édulcoré, limite à l’eau de rose.

-Ce livre, tu l’as écrit avec les tripes.

-Oui, les précédents, c’était de la gnognotte. Ils étaient gentils, inoffensifs.

grdvoisin.jpg-Puisqu’ils vont ressortir, tu n’as pas envie de les " retravailler " ?

-Non, je ne vais pas " remachiner ", " rebidouiller " des choses qui existent dans leur jus. Ces livres là correspondent à ce que j’étais à une époque. Je ne vais pas me renier. Il y en a un qui est carrément érotique, Le dîner des ex, dont à vrai dire, j’ai un peu honte aujourd’hui. Il y en a un autre, Le voisin, un pseudo polar qui est assez efficace comme ça. Bref, il faut assumer ce que l’on a écrit.

-Un jour, tu m’as dit qu’au fond, intérieurement, tu avais une certaine noirceur.

-Je ne le montre pas en tout cas. Les gens qui me connaissent dans la vie savent que je fais souvent la pitre. Je raconte des blagues, je fais des imitations… je fais parfois pleurer de rire mon entourage. J’adore ça. Dans mes livres, souvent, je suis sinistre, c’est vrai. Je pense que j’ai un fond grave et angoissé.

-Parlons chiffres, je sais que tu adores ça ! Le poche d’Elle s’appelait Sarah a cartonné il me semble…

-Tu sais très bien que je n’aime pas ce genre de questions… mais je vais te répondre. 130.000 exemplaires vendus.

-Plus 40.000 exemplaires dans la version sortie chez Héloïse d’Ormesson. Ça commence à chiffrer… et dans le monde entier ?

-Tu ne vas pas me croire, mais c’est vrai. 500.000 exemplaires. Quand on m’a annoncé ça, j’ai demandé si ce n’était pas plutôt 50.000.

-Woaw ! En plus, dans certains pays, il ne va pas tarder à sortir. Il manque encore 5 traductions.

-Je l’avoue, je n’en reviens pas.

-Héloïse d’Ormesson et Gilles Cohen-Solal font tout pour te garder, je présume.

-Je vais te dire. J’ai toujours été très bien traité dans cette maison d’édition. C’est vrai que je suis très sollicitée en ce moment, je ne te le cache pas, mais je n’ai aucune envie de m’en aller. Dis le bien sur ton blog. Même avec des ponts d’or, je ne partirai pas. Je suis très bien chez eux. Héloïse est une femme qui respecte infiniment ses auteurs et leurs ouvrages. Là, nous sommes en train de travailler ensemble mon prochain livre Boomerang. Il n’y a ni prise de tête, ni rapport de pouvoir. Je suis contente de l’avoir connu maintenant parce que d’ici une dizaine d’années, ce sera tellement une grosse maison, que l’on aura plus la chance et le privilège de travailler avec elle en direct. Je pense que c’est une très grande éditrice. Quant à Gilles, on l’aime où on ne l’aime pas, mais je trouve que c’est un personnage extraordinaire.

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-Parlons de Boomerang, ton prochain roman qui devrait sortir en avril 2009. Je sais juste que c’est un homme d’aujourd’hui confronté à un sombre secret de famille.

-Ce livre, c’est un gros truc et pas léger du tout. Je ne te dis rien.

Quelques secondes plus tard…

-Bon, tout ce que je peux te dire, c’est que cet homme va se retrouver coincé entre ce secret qui revient comme un boomerang (qu’il tient de sa mère qui est morte) et sa vie d’homme d’aujourd’hui. Divorcé, un boulot d’architecte qui ne lui pas beaucoup, 3 ados qui lui font mener une vie infernale…il va être pris en sandwich entre le passé qui ressurgit et le présent qui est déjà très lourd à gérer. Mais il va faire une rencontre absolument extraordinaire. Une femme. Angèle. Une thanatopractrice qui conduit une Harley Davidson. Je n’ai jamais été aussi emballé par une de mes héroïnes. Quant à mon héros, je le raconte en tant que fils, père, mari, amant. J’ai beaucoup observé les hommes de mon entourage pour construire ce personnage. Et tu sais quoi ?

-Non.

-J’ai dû écrire des scènes d’amour.

-Avec du sexe et tout et tout ?

-Oui.

-Ah ! J’ai hâte de lire ça. Il y a aussi une autre nouveauté dans ton œuvre. Il y a des passages drôles. Tu t’agnesabecassises ?

(rires)

-Tu ne crois pas si bien dire. Il y a peut-être deux écrivains qui ont déteint sur moi récemment. C’est Abha Dawesar (mandorisée ) qui m’a fait parler de cul et Agnès Abécassis (mandorisée ici) qui m’a fait mettre du rire. J’aime beaucoup ces deux personnes autant que leurs livres.

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Avec Abha Dawesar, la caution "cul".
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Et la toujours très sérieuse Agnès Abecassis, la caution "rire"...

Voilà, fin de l’interview… nous avons ensuite un peu parlé du milieu de l’édition. Sujet qui nous passionne tous deux. Puis de sa tournée américaine entre le 7 et le 14 novembre. Sept conférences en une semaine pour parler de sa Sarah. A Saint-Louis, Atlanta, Detroit, Chicago, Cincinnati, Milwaukee et Miami (peut-être pas dans l’ordre…)

Tant que j’y suis, je vous annonce qu’elle publie dans le VSD de cette semaine, une nouvelle. Amsterdamnation…

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Je ne vous quitte pas avant faire le point sur ses nombreux sites, blogs, MySpace, facebook (non, parce que faut suivre...)

Site officiel.

Blog en langue française.

Blog en langue anglaise.

Blog "international" consacré à l'aventure Elle s'appelait Sarah.

Myspace.

Facebook.

(Cadeau bonus: quelques notes mandoriennes dont elle est déjà l'héroïne: , là et ...)

24 août 2008

Alain Germain... le génie méconnu!

Hier, pour me changer les idées, je me suis fait une après-midi culturelle.

À 14h30, une heure de « bavardage » passionnante en terrasse d’un café avec mon amie Tatiana de Rosnay que je n’avais pas vu depuis quelques mois (prochaine note).

Puis, le reste de l’après-midi, je suis allé visiter une exposition d’un homme que j’ai beaucoup reçu naguère dans des émissions de radio. Alain Germain.

"Metteur en scène, inventeur du concept d’« exposition-spectacle », architecte, peintre, écrivain, Alain Germain se plaît à investir des lieux atypiques pour y présenter des spectacles ou des expositions ; réalisations singulières souvent pensées autour de collections scientifiques et techniques".

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Direction donc au Musée des arts et métiers pour cette exposition décalée mêlant costumes de scène et archives personnelles.

 

"Alain Germain, entre costumes et machines" est un parcours poétique composé comme un jeu de miroirs.

Cette exposition apporte un autre regard sur les objets techniques du musée mêlés aux créations de l’artiste.


Avec sa collection riche de 80 000 objets, le Musée des Arts et métiers retrace plus de cinq siècles d’inventions et d’innovations scientifiques et techniques.

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À l’occasion de ses 40 ans de carrière, Alain Germain renoue avec ce lieu source d’inspiration. Guidé par son intuition, le créateur a exploré les réserves du musée pour en extraire une sélection surprenante : un scaphandre, un masque de protection, un griffon... Plutôt que le contenu pédagogique ou la portée scientifique de l’objet, il s’est fié à ses coups de coeur liés à une forme, une couleur, un souvenir. Cette sélection hétéroclite traduit un univers très inventif, libre interprétation des arts et des sciences.

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Certains costumes de scène ont été créés à partir d’objets des collections du musée, tels le moteur Vulcain, la montgolfière, la Statue de la Liberté ou la Dame au pendule. Ces costumes expriment une vision onirique face à l’élément technique. D’autres costumes, issus de spectacles comme Le Bourgeois gentilhomme, Les Savants et la Révolution, Le Malade imaginaire, exposés parmi des décors de scène révèlent d’où viennent la magie et l’illusion d’une représentation.

 

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Avec cette carte blanche, le scénographe donne ici libre cours à son imagination. La mise en scène, conçue en jeu de mémoires, offre aux visiteurs un voyage dans le temps et dans l’espace. Les dessins, photographies, maquettes, peintures et vidéos de l’artiste exposés avec les objets du musée entrelacent les expériences de l’auteur avec l’histoire même de l’institution, avec le regard qu’il porte sur elle, sur ses transformations et son évolution.

 

« Un costume de scène est d’une part un vêtement de travail devant répondre à des impératifs de rôle à des fonctions bien défi nies d’aisance, de solidité, et, d’autre part, un habit de fête permettant toutes les démesures, toutes les folies. » Alain Germain

 

 

(Source : site du musée des arts et métiers.)

 

Petit rappel pour vous rendre à cette expo…(Attention! Vous n'avez plus que jusqu'à dimanche prochain!)


Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
Métro : Arts et Métiers (lignes 3 et 11), Réaumur-Sébastopol (ligne 4)
Bus : 20, 38, 39, 47

HEURES D'OUVERTURE
Ouvert du mardi au dimanche inclus, de 10 h à 18 h.
Nocturne le jeudi jusqu'à 21 h 30.
Fermé les lundis.

RENSEIGNEMENTS
Tél.: 01 53 01 82 00

 

livorig.jpgEt donc, puisque nous sommes dimanche, que les vacances (pour beaucoup) sont terminées, je reprends donc gaillardement ma rubrique Tout Petit Déjà.

Avec, (tiens, justement, quelle coïncidence magistrale !), Alain Germain.

Ce monsieur, comme je l’ai déjà expliqué plus haut, fut un de mes invités fidèles à RND. Parfois, il venait seul, parfois avec un invité-surprise. Ainsi, le 8 février 1999, il est arrivé (sans me prévenir) avec le héros de son livre pour enfant Les origines de l’Homme : le paléoanthropologue français le plus célèbre, Yves Coppens.

Sous la plume d’Alain Germain, donc, le professeur Coppensius.

Je garde un excellent souvenir de cette émission et surtout de cet artiste pluri disciplinaire qu’est Alain Germain (sur la photo, à droite!)

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Pas assez reconnu et célébré au regard du travail fourni.

Mais, nul n’est prophète en son pays, hein !

 

22 août 2008

Envoyés très spéciaux... et maintenant, le site officiel!

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Je viens d'apprendre qu'il y a un site officiel du film Envoyés très spéciaux (dans lequel j'ai joué).

(Je ne vais pas vous rappeler ce que j'ai fais dans cette aventure récente, car, j'ai déjà tout raconté dans la rubrique Mandor au cinoche et je ne suis pas du genre à raconter ma vie...)

(Ahem!)

Il y a sur ce site http://www.1euro-nosotages.org un petit film "teasing" en intro (il n'est pas interdit de penser que j'y figure... rapidement, mais je ne vous ai rien dit. Je ne suis pas du genre à me vanter.)

(Ahem! bis)

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Photos extraites du site.

 

 

19 août 2008

Amazing Grace!

Grace est une parfaite inconnue, mais risque bien de ne pas le rester longtemps. Le disque Hall of Mirrors, aux influences planétaires (rien de moins), est un disque majeur. Cette jeune femme aux allures de danseuses orientales est une Américaine (née au Canada), empreinte de spiritualité et de sagesse. C’est en tout cas ce qu’elle dégage à l’écoute de ce premier album folk- blues- reggae-soul en tout point réussit.

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Mon rendez-vous s’est tenu le 25 juillet dernier dans le bureau du président de Universal Music France, Pascal Nègre. Avant de rencontrer la belle, je patiente tranquillement sur le canapé. Un homme s’assoit à côté de moi en me disant bonjour. Je suis en train de relire mes notes. J’entends qu’il me pose une question. Sa voix me dit quelque chose.

Je réponds : « non, non, je n’attends pas monsieur X ! (je ne me souviens plus du nom…) Je patiente pour interviewer Grace. »

L’homme me dit : « Tant mieux, je suis un peu pressé, ça m’évitera d’attendre…». Il se lève, je le regarde et Florent Pagny me lance : « bonne attente ! ». Je souris en repensant à ce jour où Eric Genetet et moi, l’avions déguisé en nain lors d’une interview.

Bref, je m’égare.

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Grace m’accueille avec un sourire timide, une poignée de mains chaleureuse, mais semble trouver incongrue l’idée de devoir parler d’elle à un inconnu, même s’il est journaliste.

-C’est tout nouveau pour moi et ce n’est pas un exercice facile pour quelqu’un qui pense tout exprimer de sa vie et de sa pensée dans ses chansons.

Plutôt humble de nature, après maintes questions, la chanteuse finit par expliquer qu’elle est une enfant de la balle et que sa vie a toujours été bercée par la musique… par « les » musiques, serait plus exact.

-Mes deux parents sont des musiciens de « folk » américains et j’ai vraiment grandi en tournée avec eux. J’ai appris à marcher dans un bus.

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Je vous passe sa vie de baroudeuse en Alsace, en Californie, dans le Montana ou à Paris.

-Je n’ai pas de repère. Je me sens chez moi partout et je me sens étrangère partout. C’est paradoxal, mais je suis ainsi. Je m’identifie à une gitane.

C’est l’Afrique et l’Inde qui semblent avoir influencé sa musique et sa façon de vivre.

-Au Kenya, on a fait des rencontres absolument fabuleuses dans le désert. C’était transcendant pour un enfant de 7 ans de vivre avec la musique acoustique du désert. C’était un élément déclencheur important de mon amour pour la musique africaine.

Grace raconte ensuite ses allers-retours vers ce continent pour apprendre l’art des griots. Nomade insatiable, elle part ensuite en Inde pour s’imprégner de yoga et de musique soufie.

-Je suis un peu révolutionnaire. Je veux comprendre comment fonctionnent l’être humain et plus généralement, la marche du monde… Je lis beaucoup puis j’explore les concepts que je lis, j’écris aussi énormément. J’adore les ponts entre la musique, les gens et la littérature. La planète est tellement petite, personne ne se rend compte qu’on est tous pareils. On passe son temps à parler de nos différences alors qu’au fond, on veut tous la même chose.

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Avec une voix exceptionnelle, elle aborde dans ses chansons des thèmes universels dans lesquels l’amour, la tolérance et la fraternité dominent.

-Je me considère comme une « transmetteuse ». Avec la musique, on a une responsabilité. On doit partager des valeurs. Je ne prends surtout pas à la légère le fait d’avoir la parole, je vais en profiter pour ne pas la gâcher et pour creuser sur la vérité. Vous savez, partager et donner, c’est aussi recevoir.

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Je suis assez conquis par la demoiselle, mais son discours un chouia ésotérico-naïvo-philosophique me laisse de marbre. Je lui demande si, pour elle, faire un disque est une suite logique de son parcours de vie.

-Ma mère possède encore des chansons que je chantais quand j’avais 4 ans. Je les avais inventé moi même. Dans la famille, on écrit tous des chansons. Ca fait partie d’un fonctionnement. On digère la vie avec la réponse musicale. La musique, finalement, je l’ai apprise de manière intuitive… et non scolaire.

Elle chante donc depuis son enfance et sa guitare est toujours à portée de main.

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Aujourd’hui, Grace interprète, sans aucune once de prétention, « la sensation d’être perdu, alors qu’il suffit souvent d’ouvrir les yeux pour avancer, la difficulté des rapports amoureux, la rébellion contre l’égoïsme qui fait tourner le monde, ou l’affirmation que la vraie richesse est celle du cœur…

Le premier album de Grace Hall of Mirrors (sortie le 15 septembre) est une pépite dans laquelle chacun peut deviner son propre reflet. À découvrir impérativement !

Voici son premier (et superbe) clip: Imagine One Day.


Des extraits de concerts sont visibles sur son MySpace.
La critique élogieuse et bien sentie d'Impudique.net.

Chansons etc...

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...est le nom du nouvel espace virtuel "perso" de Denis Mériaux (auteur de ce blog!).

Un type très actif que j'aime beaucoup (même si nous ne faisons que nous croiser).

Il interprète notamment quelques chansons à lui et à d'autres.

Pas mal du tout.

Cette reprise de Nino Ferrer (que j'évoquais tout récemment...), par exemple:

18 août 2008

La vie au ralenti...

Certain(e)s savent pourquoi je n'ai pas le goût d'écrire en ce moment.

J'écrirais tout de même un peu.

Des notes "musicales" ou "littéraires" qui, je pense, ne laisseront pas échapper beaucoup d'humour.

Au fond, il faut que je continue...

...de faire semblant, de faire comme si.

Respirer un grand coup, ne rien changer à mes habitudes.

En attendant d'en savoir plus.

La vie parfois... c'est duraille.

14 août 2008

Juste pour vous dire...

... que j'anime cette petite chose le 12 septembre prochain...

et qu'il n'est pas interdit de penser que ce soit le début d'une longue série.

Voici un "live" de la demoiselle qui sera à mes côtés...

(Bon sang! Mais c'est mon pote Manu Foissotte qui la présente! La classe!)