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14 juillet 2008

Une Picard, sinon rien!

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L’album de Pascale Picard est sorti il y a deux semaines (le 30 juin).

J’en suis fou.

Ici, son MySpace.

Au début, quand on m’en a parlé, j’ai répondu, intraitable : « Tu sais, moi, les folkeuses, ce n’est pas my cup of tea ».

(Oui, il m’arrive de faire croire de manière quasi subliminale que je parle British. Ce n’est pas bien malin parce que ça n’impressionne plus personne, de plus, c’est totalement faux !)

Et puis, comme je ne suis pas influençable, je me suis fait envoyer le squeud. J’ai kiffé grave !

(Oui, il m’arrive de faire croire de manière quasi subliminale que je suis jeune. Ce n’est pas bien malin parce que personne n’est dupe, par contre, c’est totalement vrai !)

(27 ans, j’ai.)

Quand je l’ai écouté, je l’ai réécouté (ainsi, plusieurs fois de suite).

Quelle voix, non de Zeus !

(Oui, il m’arrive de faire croire de manière quasi subliminale que je maîtrise parfaitement la mythologie grecque. Ce n’est pas bien malin parce que ça n’impressionne plus personne, de plus, c’est vrai que je pars 15 jours en Crête à la fin du mois !)

(Ce qui n’a pas un grand rapport avec une note consacrée à Pascale Picard, parce que je ne pars pas avec elle.)

Bref, OK ! donc pour une mandorisation.

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J’aime les symboles.

J’ai été convié dans un hôtel de la place Charles Dullin, à Paris, le 21 juin.

Le jour de la fête de la musique.

La chanteuse et son « band » se produiront sur le plateau Métro, place de la Bastille , le soir même.

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Ces photos de concert n'ont pas été prises à la Bastille (ne pas confondre avec "prise de la Bastille"... Ahem!), mais au Québec.
(je préfère préciser...)

Une (très) ravissante jeune fille de chez AZ m’accueille.

Elle me mène à Pascale Picard, dans le jardin. Pour le moment, elle est seule à une table. L’énergie de la jeune québécoise est communicative. Souriante, positive et un accent à couper au couteau.

Très vite, nous rentrons dans le vif du sujet.

 

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L’album Me, Myself & Us (marrant ça, c’est tout à fait un slogan qui pourrait convenir aux blogueurs…) est sorti au Québec en avril 2007. Le public comme la critique a craqué. Près de 200.000 exemplaires vendus.

Et un méga tube au texte doux amer: Gate 22.

 

Pascale Picard est devenue La révélation pop anglophone de l’année dans son pays.

-Je ne peux pas m’expliquer ce succès. Peut-être que tous les gens qui ont nous ont vu dans des petits pubs québécois ont voulu nous faire plaisir en achetant le disque… en tout cas, nous sommes ravis parce qu’on va pouvoir en faire un nouveau, assurément. Notre maison de disque doit être un peu rassurée.

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Les membres du « band » arrivent tous au fur et à mesure de l’interview. Il s’installe, écoute Pascale, parfois participe. On sent une vraie synergie/complicité entre eux.

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C’est en 2002 que la chanteuse auteur(e) rencontre Mathieu Cantin (guitare), Philippe Morissette (basse) et Stéphane Rancourt (percussions). Ils enregistrent une démo qui atterrit un jour dans une maison de disque, qui les signe immédiatement.

La miss Picard a alors 24 ans.

-Quand j’ai commencé à jouer dans les bars, j’avais 18 ans. J’étais vraiment timide. Je ne disais pas un mot entre les chansons. Avec mes musiciens, dont la plupart sont, scéniquement, beaucoup plus expérimentés que moi, j’ai appris le contact avec le public.

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Aujourd’hui, à 26 printemps, elle explique le processus de création du Pascale Picard band.

-On compose en groupe. J’arrive avec une mélodie, ou Matthieu avec un riff, on jamme, et c’est ainsi qu’une chanson va naître. Ensuite, j’affine sa structure autour du texte.

« Pourquoi chante-t-elle en langue anglaise ? » est une question qu’elle ne cesse d’entendre.

Ça ne la dérange pas de se justifier.

-Au Québec, tout le monde chante en Français, c’est donc une façon de se démarquer. Mais, ce n’est pas l’unique raison. En vrai, toute ma jeunesse, je n’écoutais que de la musique en Anglais, c’est donc une question d’influence, il ne faut pas chercher plus loin. Depuis toujours, on me disait que si je ne chantais pas en Français, ça ne fonctionnerait jamais. Je me disais : « Tant pis, si je n’ai pas de succès, c’est comme ça que je le sens, je ne peux faire autrement… ». Quand on suit son instinct, on est parfois récompensé…

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Et oui, le "Pascale Picard band" est un peu joueur!
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Ce disque a un succès si éclatant qu’il ne connaît pas d’équivalent dans l’histoire récente de la musique populaire au Québec. Pascale Picard dessine le portrait sans fard d’une fille à la fois fragile et forte. Elle raconte ce qui la blesse : l’opportunisme et la fausseté.

-La musique m’aide à prendre de la distance par rapport à certaines émotions, pour mieux les apprivoiser. Je n’ai pas composé mes chansons dans l’optique de faire un album à tout prix, mais parce que j’en ai besoin.

Si on lui demande pourquoi un titre si narcissique Me, Myself & Us (« moi, moi-même et nous »), elle répond tranquillement :

-C’est on attitude par rapport à la vie en général : seul, on n’est rien. Et si personne n’est là pour aimer ta musique, tu n’es rien non plus. 

Avec Pascale Picard, la question ne se pose plus. Le public suit en masse. Pour une fois, l’instinct grégaire, je trouve qu’il est justifié. Rallions-nous tous à son panache, la générosité de cette formidable chanteuse va conquérir le monde.

Vous pariez ?

 

 

 

(Pas mal mes photos dans le jardin, isn’t it ?)

(Concernant le titre de ma note, je présente toutes mes excuses à : l’artiste, la maison de disques, ma famille et vous !)

 

Et hop! Un dernier pour la route...

Pascale Picard chante du Portishead: Glory Box.

(Que c'est bon!)

(Vous me dites si je suis trop enthousiaste!)

 

Commentaires

Marrant, j'ai l'impression d'avoir déjà vu ces photos dans le jardin... ;) Je partage ton enthousiasme au sujet de Pascale! Sinon, je me suis renseignée pour le vol Paris-Heracklion, l'embarquement se fait bien...Gate 22! ;)

Écrit par : Kiki | 14 juillet 2008

Tu n'es pas trop enthousiaste : ça vaut vraiment le coût. La reprise de Glory Box est impressionnante... mais les compositions perso de la demoiselle et de son band ne sont pas en reste.

Écrit par : Seb | 14 juillet 2008

@Kiki: J'ai fini ton voyage en Argentique... Woaw!!! (en attendant le voyage en Namérique).
Demain, je t'écris un mail "privé" sur le bien que j'en pense...
@Seb: Et vous, je vous appelle pour une mandorisation téléphonique (ce que je ne fais jamais habituellement), mais là, le jeu en vaut la chandelle.

Écrit par : mandor, président de la FAPM | 14 juillet 2008

Tu nous avais déjà montré une vidéo n'est-ce pas ? J'adore ce qu'elle fait, c'est extra. Joli timbre de voix et joli style. Moi qui ai aussi 27 ans, je kiffe grave !

Écrit par : Nath | 15 juillet 2008

t'as raison c'est du bon, les zikos sont également au top!
merci, à plus

Écrit par : mistersuperolive | 17 juillet 2008

@Nath: Effectivement, j'avais "teasé" l'artiste il y a quelques jours.
@mistersuperolive: De rien, si je peux rendre service...

Écrit par : mandor, président de la FAPM | 18 juillet 2008

il me semble qu'il ne sont plus ensemble , non? arf dommage qu'il n'y ai pas une vidéo de cette interview :)

Écrit par : petit bout de femme du sud de la france | 19 septembre 2011

Les commentaires sont fermés.