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08 juillet 2008

David Salsedo

 

salsedo.jpg

J’ai raconté ici dans quel contexte j’ai rencontré David Salsedo. Je n’y reviens donc pas.

(Et , j’ai publié mon article paru dans le magazine Virgin.)

Juste, je rappelle que c’était le 23 juin dernier au Door Studios.

Salsedo vient de sortir son premier album solo :Wine and Pasta. Je dis son premier album solo, car il est le leader (et chanteur) du groupe Silmarils.

Un groupe de hardcore, comme leur plus gros succès ne l’indique pas.

 

David Salsedo m’attend au premier étage du Door Studios avec son staff : manager, musiciens et alcool fort.

Il me propose de nous isoler. Ce qui est déroutant, c’est que le type est charmant, poli et pas très rassuré de la prestation qui l’attend.

 

« Pendant les répètes, je me suis rendu à l’évidence… le son est pourri. J’avais les mêmes enceintes dans ma chambre quand j’étais gosse ». 

 

Il dit ça avec le sourire.

 

-Vous savez, je ne suis pas un habitué des « sauteries », mais, là, effectivement, le concept original de la soirée me plaisait bien. 300 blogueuses rien que pour moi… en plus, le lieu est sublime. J’aime délocaliser la production. (Rires.) Tiens, je parle comme

le patron de chez Renault !

Voici le premier clip extrait de l'album.

 

l_67c67b408e9c6f5a2753edefc52e9889.jpgJe commence à lui parler des deux premiers albums de Superbus, des tubes pour Dolly, de sa chanson pour Hallyday, de ses albums « dynamites » avec Silmarils, bref de son art de ne jamais être là où on l’attend…

-J’ai toujours des besoins assez larges. Faire du hardcore avec Silmarils parce que ça me plait et de temps en temps renouer avec une certaine tradition des mélodies, de jolis arrangements. Je ne voulais pas me réveiller un matin en me disant : « je n’ai pas fait tout ce que je voulais, je n’en ai fait qu’une partie. Je ne voudrais pas avoir des regrets, je préfère avoir des remords… »

Je lui indique qu’effectivement, avec Silmarils, ce n’était pas très mélodique.

Il se marre.

 

-A l’époque, à partir du moment où il y avait 2 notes dans une chanson qui pouvaient se transformer en mélodie, je considérais que c’était un compromis vers la variété. J’ai non seulement mûri, mais aussi découvert des auteurs compositeurs qui savent faire des mélodies et de belles chansons sans se compromettre. Je suis donc revenu sur cette position stupide de jeunesse…

salsedo_wine_pasta.jpgAvec son Wine and Pasta (clin d’œil à ses origines siciliennes) il a puisé ses influences dans toutes les époques. Ce génial multi-instrumentiste et excellent songwriter nous offre un album « différent », original et très varié. Sans queue ni tête, certes, mais curieusement, qui tient parfaitement droit sur ses pattes. Pas vraiment un disque alternatif, mais un juste milieu entre le folk, le classic rock et l’indie-pop.

-Il est vrai qu’à côté de Silmarils, ce disque est moins hardcore, il est plus relax. On me parle tout le temps de Mon amour, en ce moment. Il y a des gens qui ont adhéré tout de suite et d’autres qui n’apprécient pas de me trouver dans ce répertoire là. Une chanson d’amour, pensez-vous ! Pas pour Salsedo ! Ben si, justement. Je voulais, du coup, qu’elle soit classique et y aller franchement au niveau du texte. C’est une vraie déclamation à la façon Polnareff, mais avec un environnement musical un peu épicé, relevé.

 

À ce propos, j’ai lu dans sa bio qu’il pouvait être considéré comme un fils de Polnareff et d’Higelin.

-Je trouve ça très flatteur. Cela dit, je n’ai jamais écouté Higelin de ma vie, mais c’est un bon mec rock’n’roll, donc respect. Il n’y a rien à dire. Quant à Polnareff, j’ai coutume de dire que, de son vivant, je l’aimais beaucoup.

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En tout cas, Salsedo a tenté de gommer le cynisme que était propre à Silmarils « pour le tronquer et le transformer en ironie, sans pour autant devenir un béni-oui-oui ou un ravi de la crèche. »

C’est plaisant.

Je termine en évoquant le groupe. Où en est-il avec lui exactement ?

 

-C’est juste un break. On est ensemble depuis la classe de seconde. On avait 15 ans, j’en ai 35 aujourd’hui et on n’a jamais arrêté. Les autres membres et moi avons eu besoin de souffler, de respirer. A 6 constamment, tous les jours sauf le week-end, c’est ça le quotidien de Silmarils. C’est une vraie famille. Le groupe existe encore… on reprendra quand tout le monde aura envie ensemble.

23.06.08 David Salsedo 2.JPG

Chaleureuse poignée de mains et promesse de se revoir  la fin de son set acoustique parce que « tu restes pour voir le show case, hein ? ».

Évidemment, avec 300 blogueuses à mes côtés, je ne risque pas de décamper.

Ce serait très mal me connaître.

Ahem…

EDIT: Pour écouter un mini mag de 2 minutes sur Salsedo, cliquez ici.

Commentaires

il a vachement maigri...

Écrit par : LudoFJ | 08 juillet 2008

Les commentaires sont fermés.