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30 juin 2008

Springsteen chez mon pote!

 

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Ouais, c'est ça...

Le titre est un chouia excessif.

D'abord parce qu'avec Eric Laforge, on n'est pas tout à fait des amis intimes, juste d'anciens collègues d'RTL2 qui s'apprécient.

Et que le Boss, il n'est pas vraiment venu chez lui, genre:

-Toc Toc!

-Oui, qui c'est?

-C'est Bruce!

-Ah, c'est toi. J'suis content te voir. Tu veux une canette pendant qu'on regarde le résumé quotidien de Secret Story?

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Non, ça n'a rien à voir.

Juste, Eric à écrit une belle note sur Springsteen.

Un hommage totalement objectif...

C'est là.

 

29 juin 2008

Avant-première...

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Frédéric Auburtin: Tu vas être discret sur ton blog, hein?

Mandor: Pourquoi, j'en ai déjà trop dit?

FA: Non, c'est très bien ce que tu as écrit, mais là, il faut rester discret. Il ne faut pas raconter le film...

M: Je serai une tombe.

Cet après-midi, le réalisateur a convié Emilie Zapalski, Laurent Bourdon et moi même (3 vrais journalistes qui ont joué quasiment leur propre rôle) à une projection privée du film Envoyés très spéciaux...

Version pas encore dans sa forme définitive, mais presque.

L'idée était donc de regarder le film et ensuite, d'enregistrer en post prod (avec mon nouvel ami que j'ai Dominique Lacour) certains passages d'émissions ou de journaux d'infos de la radio dans laquelle se passe l'intrigue du film.

Depuis qu'il sait que j'ai parlé des coulisses du tournage, Frédéric Auburtin se méfie.

A tort.

Je n'ai jamais rien raconté du film, sauf ce qu'il s'en est déjà dit dans la presse. Vous me connaissez, je ne parle que de mes expériences personnelles.

Frédéric, je peux juste dire que j'avais le sourire aux lèvres très souvent, que malgré le fait que je connaissais l'histoire parfaitement, je me suis laissé surprendre par pas mal de scènes, que j'ai eu peur d'être déçu et que finalement, je ne l'ai pas été...

Non, parce qu'en sortant de la projection, il me semble que je n'ai pas été très convaincant quant à mon enthousiasme... je ne sais pas bien dire ce genre de choses. Complimenter, comme ça, à chaud, ce n'est pas mon fort.

Je vais reprendre les propos de Laurent: je n'ai vraiment pas honte d'avoir participé à ce film.

J'en suis même plutôt très fier.

(Et, bon... mon ego est satisfait. Je suis pas mal présent dans le film, vocalement et physiquement. J'avais peur d'être coupé au montage.

Ben, non.)

EDIT: A voir: un teasing "participatif"!

Gilbert Montagné...

Je tiens un blog moderne, jeune, dynamique. Ici, c’est en quelque sorte le haut sommet de la branchitude.

D’ailleurs, à partir du moment où je cale mes Tout petit déjà dominicaux sur les invités que reçoit Michel Drucker dans son émission de l’après-midi, preuve est faite que je suis un homme en avance sur mon temps, qui n’a peur de rien et surtout pas de prendre des risques dans mes choix éditoriaux.

En vrai, tous les dimanches matins, je me rends compte que j’ai de plus en plus de mal à choisir dans mes archives.

25 ans accumulés, ça fait beaucoup.

Je remarque que les Tout petit déjà concernant écrivains, philosophes, essayistes… ne fonctionnent pas du tout, et que celles qui « cartonnent » sont les vedettes « populaires » et souvent kitchs.

(, la liste complète !)

Je tente de varier les plaisirs de semaine en semaine, mais, bon, les gens sérieux, dans cette rubrique, vous vous en battez le coquillard.

(Ce qui ne m’empêchera pas de continuer quand même…

Donc, cette semaine Gilbert Montagné.

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Je l‘ai rencontré le 13 décembre 1989 à Cayenne en Guyane française.

Lors de ma période RFO.

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Je suis tombé sur un homme gentil, agréable et enthousiaste (pourtant, il ne peut pas me voir… paradoxe…)

(Si, j’ai honte de cette blague éculée !)

(Si.)

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Je me souviens qu’on a parlé de son concert du soir, mais surtout qu’il m’a raconté les lieux qu’il avait visités en Guyane… en me donnant les descriptions et les détails de chacune de ses « explorations ».

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Pour l’inconscient collectif, Gilbert Montagné, c’est The fool, On va s’aimer, Les sunlights des tropiques, Le blues de toi et quelques autres succès…mais c’est aussi un homme qui a:

-parrainé la sortie de 3 millions de bouteilles de vin avec une étiquette en braille. 

-piloté un avion, et déjà conduit le T.G.V. Angoulème-Paris et Lille-Paris.  

-été nommé par la Commission Européenne de Bruxelles  "ambassadeur européen des personnes handicapées pour l'année 2003".

-menacé le gouvernement d'une grève de la faim afin d'obtenir des engagements en faveur des déficients visuels.

-été à l’origine de l'installation des 20 premiers distributeurs automatiques de billets (DAB) accessibles aux aveugles et aux malvoyants en France.

-été chargé en 2007 par le gouvernement d'une mission sur l'intégration des personnes aveugles et mal voyantes, "dont les besoins spécifiques restent en partie mal pris en compte", dixit le ministère du Travail et de la Solidarité.

Moralité : Je ne suis pas du tout fan des chansons du monsieur (même si j’ai déjà dansé sur certaines), mais j’ai du respect pour les causes qu’il défend.

(Ma femme m’a expliqué hier comment Gilbert Montagné avait perdu la vision: quand il vint au monde avant terme et il ne pesait que 950g. Amené à l'hôpital Baudelocque, on le plaça immédiatement sous couveuse, mais ses nerfs optiques furent brûlés dus à un excès d'oxygène dans la couveuse.

Voilà ce qu’est capable de me raconter ma femme. Je lui ai demandé comment elle connaissait ce genre de détails sur la vie d’une personne dont elle se moque éperdument. « Je ne sais pas comment je le sais… je le sais, c’est tout ».

Ah bon !

Ce que femme sait…)

 

27 juin 2008

Merci Thomas...

... parce qu'en regardant mes stats (oui, je sais, ce n'est pas bien pendant mes heures de travail!), je me demandais pourquoi tant de gens venaient de chez l'ami Thomas Clément.

J'ai compris...

Petite soirée entre amis...

Hier, n'était pas une soirée FAPM, je répète, hier n'était pas une soirée FAPM.

A ce propos, la prochaine réunion FAPM se tient le 4 juillet...

Non, hier, c'était une soirée réunissant des personnes qui tiennent un blog dont la spécificité est d'y parler littérature.

Attendez, je recommence, mauvaise appellation.

Hier, c'était une soirée entre amis qui a commencé à La Closerie des Lilas et qui s'est terminé au Mantra.

Voilà, c'est mieux.

Les forces en présence étaient (je mets les liens directement et après, on en parle plus...)

Ecaterina (qui venait de très loin...).

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Elisabeth Robert (avec Franck, son homme...)

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Juliette Cohen-Solal (sans lien parce qu'elle n'a pas de blog, mais une présence agréable, ce qui n'a aucun rapport...)

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Gilles Cohen-Solal (en grande forme).

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Franswa P.: (qui m'a annoncé une très bonne nouvelle qui a quelque chose à voir avec de la création littéraire).

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Benoît Luciani: (qui aime bien que je lui masse le dos quand je lui parle...Tsss... ça le met dans un état...).

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Vous l'avez compris, il y avait deux clans.
Les meilleurs.
Les hommes (évidemment!)
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Et les autres... là, les femmes.
(Euh... ça va sinon?)
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J'ai bien noté un prétentieux indécis... ('tain que la vie est difficile parfois...)
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Notons aussi la présence de clones de Johnny Hallyday... (je ne fais pas plus de commentaires, je ne veux me froisser avec personne.)
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Certains ne savaient plus où donner de la tête...
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D'autres s'adonnaient à des comportements incompréhensibles...
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Et d'autres encore s'y croyaient...
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... mais ne pouvaient s'empêcher d'aller manger à tous les rateliers (expression aussi laide que les protagonistes sont jolies...)
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Par contre, il est parfaitement clair que l'ambiance n'était pas au rendez-vous et que nous nous sommes ennuyés comme pas possible.
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Celle-là, c'est "spéciale dédicace" à Wrath... non, parce qu'elle est un peu trop gentille en ce moment.
J'aime bien lui donner un peu de grain à moudre, de temps en temps.
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Voilà... j'arrête là cette note d'un intérêt incommensurable.
Ce port-folio a été réalisé avec l'amicale participation de l'appareil photo d'Elisabeth, le mien m'ayant lâché en tout début de soirée.
Allez, une dernière pour la route (phrase la plus formulée hier soir!).
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Pendant que j'y suis.
Un coup de pub pour Elisabeth...
Laissez... ça me fait plaisir.
(Et ce n'est pas parce que je préface son nouveau livre...)
(De toute façon, comme dirait l'autre: le milieu de l'édition, c'est rien que du copinage. Na na nère!)
(Je suis bien placé pour en parler, je n'appartiens pas à ce milieu.)

Voilà une notre bien égocentrique, je suis assez content de moi!

25 juin 2008

Muzik'Elles (5): Amel Bent.

Cet après-midi, Amel et Mandor étaient dans un bateau.

Personne n'est tombé à l'eau...

Et d'abord, ce n'était pas vraiment un bateau... plutôt une péniche.

Là, c'était après l'interview pour 77FM. Dans la péniche qui est en fait un restaurant sur l'eau (mais, en même temps, c'est vraiment une péniche. Suis-je clair?)

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Photo: Nathalie Desnoix (La Marne)
Non, parce que vous savez, ce festival musical exclusivement féminin, je vais le suivre de très près.
Regardez le programme, vous comprendrez pourquoi Mandor est de la partie.
Au mois de septembre, ça va pulluler d'artistes.
Des femmes en plus.
Hum!
Bon, je ne Mandorise pas vraiment Amel Bent, parce que j'ai axé la conversation sur sa prestation avec l'harmonie de Meaux lors des Muzik'Elles.
Juste, ce que je peux dire, c'est que la jeune fille est toujours aussi sympa que la première fois que je l'ai rencontré.
Simple, naturelle, disponible et beaucoup de charme.
Et elle se plie toujours à la séance photo imposée par ce blog... (et ma consoeur du journal La Marne aussi).
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Photo: Nathalie Desnoix (La Marne)
Derrière Amel (au loin) la fabuleuse cathédrale de Meaux... (au près) de magnifiques géraniums.
Enfin, je crois. Ce que je peux dire avec assurance, c'est que ce ne sont pas des roses, ni des coquelicots, encore moins des tulipes...
(Je signale que je ne suis pas fleurirologue, juste journaliste, ne m'en demandez pas trop!)
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Photo: Nathalie Desnoix (La Marne)
Bon, je sens que je n'ai pas fini de parler des Muzik'Elles de Meaux, alors j'ai créé une rubrique.
Je sais, c'est de la pure folie, je ne me refuse rien.
Ch'uis un killer!
EDIT:
Et pour écouter la belle voix d'Amel qui répond aux questions de moi-même sur le sujet qui m'a permis de la rencontrer (c'est un peu obscur tout ça, non?), c'est ici que ça se passe (77FM)

Rit... un grand (mais personne ne le sait!)

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(Photo: Malou)

Rit est un grand. Cet homme orchestre marseillais est méconnu du grand public.

C’est injuste.

C’est la loi du marché, de l’industrie du disque, de la vie... bref, la faute à pas de chance.

S’il y a un artiste que je vous recommande d’écouter tout particulièrement, c’est bien lui.

Rit est un grand. Il ne faut pas passer à côté.

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(Photo: Malou)

Depuis quelques jours, j’ai installé sa musique (à écouter et éventuellement télécharger) dans la colonne de droite, chose que je ne fais jamais pour quiconque.

Pourquoi ai-je fait exception à la règle ? Parce que…

Rit est un grand.

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(Photo: Malou)

sans tambour.jpgJ’ai connu Rit avec son deuxième album Sans tambour, ni trompette. Textes intéressants, mais musique trop dépouillé, trop minimaliste. Ce baladin manquait encore d’étoffe. Je présageais cependant qu’avec plus de moyens, Rit pourrait tout casser. Tranquillement, mais efficacement. J’avais hâte de retrouver " son goût mêlé, du reggae, du folk, du blues et de la chanson, au service d’un humanisme de rebelle zen ".

Quand j’ai reçu son Bric à Brac, j’ai été conquis immédiatement. Il était net que Rit avait progressé, qu’il était pétri de talent et qu’il fallait que cela se sache.

Ainsi quand je craque pour un artiste, je le rencontre. Je ne peux faire autrement.3700426904766.jpg

Comme mon emploi du temps est compliqué à gérer en ce moment, quand je viens à Paris, je tente de donner rendez-vous à plusieurs artistes dans le même coin.

Le 27 mai dernier, Arthur H m’ayant donné rendez-vous chez Universal, j’ai donc demandé à Rit de me rejoindre au café d’en face une heure plus tard. J’étais ravi de le choper au passage, car ce troubadour des temps nouveaux ne vient que très rarement dans la capitale…

Rit arrive, en jogging vert, la guitare à la main. Cool, zen. A l’image que je m’imaginais du personnage. Nous commandons du thé.

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(Photo: Vision trouble)

Je lui dis tout le bien que je pense de lui. Il me répond que son attachée de presse lui a parlé de ma bienveillance à l’égard des artistes. Je lui réponds que je ne suis pas tout le temps bienveillant. J’explique juste que je m’arrange pour ne rencontrer que des gens qui m’inspirent quelque chose de positif. Je m’aperçois en tentant une justification inutile que je suis un peu vexé. J’ai donc cette réputation-là. La bienveillance. Je décide finalement de le prendre comme un compliment.

J’interroge Rit sur son évolution.

-Ça fait presque 10 ans que j’écris des chansons. J’ai appris à écrire, puis à composer, puis à faire des concerts… j’ai fait cela dans cet ordre qui me parait logique. En ce moment, j’aimerais bien que ma situation évolue. Mon boulot, c’est d’aller de village en village, de colporter la bonne parole et le plaisir. Je suis comme un troubadour. Je constate un truc qui me chiffonne…Je suis plus connu par les professionnels que par le grand public. Il y a un problème quelque part…

J’acquiesce. Je ne trouve pas cela normal, parce que…

Rit est un grand.

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-Au départ, je viens plutôt du rock… Led Zep, Hendrix, Red Hot… puis j’ai réellement découvert Bob Marley il y a une dizaine d’années. J’ai compris que l’on pouvait dire des choses énervées tout en étant cool, zen avec une belle mélodie, un beau message. Si le support est déjà très agréable, tu vas pouvoir écouter plus attentivement…

En discutant avec l’artiste, je comprends qu’il est dans une période charnière, qu’il souhaite que son travail soit reconnu à sa juste valeur.

-J’avais eu de très bonnes critiques pour mon précédent album. Ca met une petite pression pour le suivant. Bric à Brac, à mon avis, est moins mélancolique, moins dépouillé, moins sombre… De plus, nous avons eu plus de jours de studio. Cela permet des finitions de meilleure qualité.

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(Photo: Caruel Baptiste)

Les textes de Rit ont la particularité d’être simple et de contenir un message, souvent contestataire… tout en douceur.

-J’ai un style très direct. Je ne me suis jamais considéré comme un poète. J’écris comme je parle. Je tente d’être le plus clair et le plus compréhensible possible. Il faut que ce soit mélodique, colorée, chantant... et que surtout, que mes chansons ne soient pas inutiles. Qu’elles disent quelque chose.

Rit a construit son répertoire au rythme d’une vie rétive depuis toujours à la hiérarchie et à l’autorité. Des chansons comme Robin des quoi ? (ma préférée) ou T’es qui toi ? sont de véritables charges sur la société dans laquelle nous vivons. Sans discours moraliste, sans démagogie… il fait juste des constats. C’est très fort, mais après tout…

Rit est un grand.

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Et j’ai l’impression aussi qu’il est un homme libre, sans concessions.

-Je pars du principe qu’on à tous la liberté que l’on se donne. La liberté, c’est une clôture que l’on va installer, plus où moins largement. C’est quelque chose que l’on s’impose. Personnellement, très tôt, j’ai choisi de ne pas avoir de patrons, d’avoir le mode de vie que j’ai actuellement. Et je t’assure, si tu crois que c’est facile… Non, c’est dur. Très dur parfois.

Je ressens dans le regard de Rit un peu de dureté. Pas de la méchanceté, de la dureté. Même s’il sourit… Étrange mélange.

-Avec moi, je suis intraitable, c’est parfois très fatiguant d’être ainsi. J’ai plus de largesses avec les autres qu’avec moi-même. C’est pour ça que je travaille seul. Il m’arrive d’être très dur. Implacable, même parfois.

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Le vrai prénom de Rit est Éric. Rit est donc un personnage. Un double de lui-même ?

-Il ne faut pas exagérer. Ça me permet juste d’avoir un garde fou. Le recul ne fait de mal à personne. Je ne sacralise surtout pas ma condition de chanteur. Au contraire, j’aurais tendance à la désacraliser. Dans la vie, je suis mon premier bouc émissaire et mon premier sujet de moqueries.

Ce que j’apprécie chez Rit, c’est qu’il ne manie pas du tout la langue de bois.

Ses collègues chanteurs en prennent pour leurs grades… écoutez ici sa participation au Fou du Roi sur France Inter, la reprise des Élucubrations d’Antoine…

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Globalement, il n’aime pas certains artistes de la nouvelle scène française…

-T’as déjà écouté Bénabar ?

-Euh… non, pas souvent.

(Quel menteur ce Mandor !)

-Je respecte son art, mais quand tu écoutes une chanson, tu les as toutes entendues. Tu écoutes Renan Luce, pour moi, c’est super lisse. Il écrit bien le gars, mais il faut arrêter le côté super léché des choses pour absolument vendre. Renan Luce a un réel talent, je ne le conteste pas, mais c’est toujours les mêmes accroches de guitare, toujours les mêmes gimmicks de piano. C’est toujours pareil ! Je n’adhère pas. Par contre, un mec comme Erwan Séguillon du groupe Java, je l’admire vraiment. Il est un vrai poète, un génie de l’écriture. On fait tout un pataquès sur Raphaël, Cali et Bénabar… Ecoute Erwan, tu vas redécouvrir une manière d’écrire les choses.

Bon, puisqu’il à l’air bien parti, profitons-en. Le bienveillant que je suis lui demande ce qu’il pense de la condition d’artiste (le thé m’inspire de grandes questions…).

-Il faut arrêter de sacraliser les artistes. Il n’y a pas de métier qui est mieux que l’autre. Ce n’est pas parce qu’on est sous la lumière qu’on est différent. On est des saltimbanques, mais que faisons-nous ? On permet juste aux gens de se déconnecter pendant 5 minutes de leur condition métaphysique d’humain. Il faut arrêter le côté gros bizness ! C’est insupportable ! J’ai fait pas mal de premières parties de chanteurs " célèbres "… certains sont plus de la marchandise que des musiciens ou des chanteurs…

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Marrant, je croyais Rit timide. Pas du tout.

-On dit ça souvent de moi. Rien n’est plus faux. Je suis plutôt réservé, en retrait, mais c’est parce que j’observe. Je suis un contemplatif de mes contemporains.

Nous terminons la discussion avec ses projets.

-J’en ai plus qu’avant, c’est certain. Je vais jouer avec des touaregs d’Algérie, comme je l’avais fait avec mon projet africain (l’album Voyageur, enregistré au Bénin en 2007, sous le nom de Jawa Rit… à voir là). Je vais aussi créer un conte pour enfants. Il y aussi de nombreux concerts en perspective…

A découvrir absolument parce que son disque réunissant du bricolage hip-hop blues, du folk balnéaire, des expériences dub et électro et son reggae des garrigues est magistral.

Ses textes ne le sont pas moins… magistraux.

C’est vraiment mon coup de cœur du moment parce que…

Rit est un grand.

(Son MySpace)

EDIT:
Et pour écouter le magazine de 2 minutes, tiré de cette interview... ça se passe ici (77FM).

24 juin 2008

Oui, ben hein...

... je ne fais pas que des trucs artistiques dans la vie. Faudrait pas croire que le Mandor s'endort sur ses lauriers (qu'il cherche toujours). Il réalise aussi des choses sacrément sérieuses.

Na na nère!

Et prout prout, aussi.

Mon nouveau livre!

Bientôt en vente livre libre dans tous les Intermarché au prix modique de 153 euros 56 centimes. (Bref, peu onéreux!)

Je ne ferai aucune séance de dédicaces.

Je n'enverrai aucun service de presse.

Je rappelle que je suis un peu le rebelle du milieu de l'édition.

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(P.S: Ce que t'es courge Kiki. Mais ça m'a bien fait sourire...)
(Avis aux éditeurs... cette note contient un message subliminal.)

Quand Mandor se rend à la 3e Wi-Filles...

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Ca faisait un moment que l'on se courrait derrière David Salsedo et moi. De rendez-vous manqués en rendez-vous repoussés, ça devenait un peu l'Arlésienne, cette histoire là. Et puis vendredi dernier Anne-Cécile, une de ses attachées de presse me propose une entrevue hier soir au Door Studios:

-Tu verras. Ce sera juste avant un concert qu'il donne devant 300 filles. Peut-être veux-tu faire ça un autre jour?

-Euh... non, non, ça ira. Lundi soir, c'est très bien. Justement, je n'avais rien à faire! Quelle heureuse coïncidence! Mais, dis donc, c'est quoi cette soirée qu'avec des filles?

-Apparemment, ce sont des blogueuses. C'est une Wi-Filles Party. Tu connais?

Je connaissais vaguement. Mais surtout, j'ai fait le serment (d'hypocrite) de ne plus jamais foutre un pied dans une soirée blogueurs (ou gueuses). Certains "influents" de mes deux me sortant par les trous de nez (pour cause de fatuité, bétise et prétention sans nom...), j'ai mis une croix sur ma vie blogosphérique (hormis la FAPM et quelques rares exceptions près...)

Je résiste à tout sauf à la tentation... (Oscar Wilde).

Bon, après tout, c'était pour le boulot!

Ce que je peux dire concernant cette soirée, c'est que je n'ai reconnu absolument personne, (je ne suis guère un spécialiste en blogs de filles, certes...). J'ai bien discuté avec deux trois blogueuses, mais bon, dans la majorité, elles restent entre elles, les donzelles. M'en fous, j'ai retrouvé un autre blogueur perdu là dans cette sphère féminine... un type classe, gentil, poli et intéressant. Florian, plus connu sous l'appellation de OKCowboy. J'aime beaucoup ce jeune plein d'avenir. Il est venu avec son frère, également très sympathique (et sûrement plein d'avenir lui aussi...)

Le concert de Salsedo, bof, bof! Son vraiment pourrave. Mais, lui, pro jusqu'au bout, à envoyé le bois quand même. Il était très déçu par la sono proposée et je le comprends.

J'ai hésité un moment à aller me faire ravaler la façade par les pros du maquillage qui étaient présents, mais j'ai supputé que mon humour n'allait qu'être moyennement apprécié (que voulez-vous, pour faire le malin, j'ai besoin d'un public acquit à ma cause...).

Pis je n'étais franchement pas rasé.

Que dire d'autres?

Rien. Je n'étais pas invité officiellement, donc, je n'ai pas de commentaires à faire.

Juste, si je peux me permettre, je déconseille sérieusement la prise de X verres de jus d'orange/Cointreau.

Cointreau n'en faut parce que, ce matin, j'ai mal aux cheveux.

Très.

Heureusement, il y avait des dégustations de bons produits du terroir. J'ai promis aux deux filles (Emilie et Laetitia) qui nous incitaient à dévorer leurs "canapés" de leur faire un coup de pub.

Je n'ai qu'une parole. Allez voir .

Mais, sinon, quand même, globalement, j'ai compris pourquoi je ne voulais plus aller dans ce genre de soirée.

Je m'y emmerde un peu.

(Mais z'enfin... j'étais là pour une mandorisation, je n'avais qu'à pas rester à l'issue de l'entretien! Je sais, je sais...)