Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Il donne... Le Tone! | Page d'accueil | Avec un Z qui veut dire Zaho! »

25 avril 2008

Une interview un peu "manipulée" de Laurent Terry

1053456483.JPG

Pub Saint-Germain : 15 avril 2008, 16h00.

Mandor : Nom, prénom, âge, profession ?

Laurent Terry : Laurent Terry, 33 ans, écrivain. J'ai un blog. Je sais que ce détail vous intéresse...

M : Mais encore ?

L.T : Je suis responsable marketing dans une grande société de haute technologie.

M : Tsss… comme John, le héros de votre premier thriller : Manipulé. Quelle coïncidence ! Bon, après vous avoir interrogé une première fois sans avoir lu votre livre, je vous convoque une seconde fois.

176594261.JPG

L.T : Alors, pas trop déçu ?

M : Non, mais je suis très énervé. J’ai commencé hier soir, je n’ai pas dormi de la nuit…

L.T : Vous avez eu peur ?

M : Non, je me suis fait prendre au piège par votre façon d’écrire. Je suis obligé de reconnaître que vous êtes un malin. Mais, bon, vous écrivez comme les auteurs de polars américains, quand même… avouez-le !

L.T : Pour moi, c’est un compliment. C’est comme ça que je l’écris et que je le pense. L’action se situe aux États-Unis, entre Boston et New York, je peux difficilement dire que je ne m’inspire pas de l’univers américain.

1294395269.JPG

M : OK ! Mais, bon, quand même, vous utilisez les ficelles du bon vieux polar !

L.T : Il y a effectivement des codes dans le thriller. D’abord, j’évite les phrases de 5 lignes, ça casse le rythme dans les scènes où il y a de l’action et du suspens. Il faut que ce soit court, nerveux, saccadé, musclé.

: Et quid du style, dans tout ça ?

L.T : Je revendique mon côté « page turner ». Il faut être efficace. Si je fais tout de même attention à écrire correctement, je m’attache plus à l’intrigue qu’à la forme. Mon obsession est de mener mes lecteurs en bateau, de le transporter rapidement de droite à gauche. C’est très difficile, vous savez.

: Vous allez faire hurler les puristes là ! Je les connais, ils y trouveront à redire.

L.T : Moi, j’aime bien la littérature dans toutes ses formes. Après, que l’on me dise que le genre de littérature dans lequel j’ai choisi de sévir est peut-être moins honorable que d’autres, ça ne me dérange pas. Chacun est libre de penser de qu’il veut. Je m’attache avant tout à ce que vont penser les gens qui lisent réellement mon livre plutôt qu’à un petit milieu qui pourrait avoir un avis sur mes écrits, sans m’avoir lu.

: C’est comme si je voyais un film en vous lisant, que dois-je en déduire ?

L.T : Quand j’écris un chapitre, je pense et vois des images, ensuite je décris ce que j’ai vu. Le passage à l’image me paraîtrait assez naturel. Vous pouvez donc en déduire que ça ne me déplairait pas d’avoir des propositions dans ce sens. J’ai d’ailleurs déjà le casting en tête. Il est très hollywoodien. Je verrais bien Ben Affleck dans le rôle de John et Halle Berry dans celui de Téa, la jeune femme qui travaille au FBI.

2078278179.jpg

M : Bon, pour finir, comment vivez-vous votre intrusion dans le monde des écrivains ?

L.T : C’est très sympa comme expérience. Ça a réellement démarré au Salon du Livre lors de la remise par Henri Loevenbruck (il y a d’ailleurs une excellente vidéo d’une interview du monsieur ici, je dis ça, je dis rien…) du premier prix Blogauteurs/Plon. Juste avant il y avait une conférence sur le thème du numérique… ça m’a plongé dans la peau d’un écrivain qui débat sur des idées. Sinon, comme le livre est sorti il y a un mois, en ce moment, je suis en pleine promo.

M : Qui consiste en quoi exactement ?

L.T : À faire le tour des salons du livre en province. J’ai mes week-ends bien occupés.

: Comment vivez-vous cette notoriété naissante ?

L.T : Avec humilité, d’autant plus que je ne suis pas Marc Lévy, ni Guillaume Musso… il faut raison garder. Le succès ne me pèse pas trop, je vous l’assure. Si je ne suis pas très connu, les réactions des lecteurs sur mon livre sont positives et cela m’enchante.

: Vous n’êtes pas vexé que je ne vous pose pas de questions sur le fond de votre roman ?

L.T : Si, beaucoup.

: À part expliquer que c’est l’histoire d’un homme qui découvre un jour qu’il est beaucoup plus intelligent que la moyenne et qu’il est victime d’une manipulation qui remet en cause jusqu’à sa propre identité, en dire plus serait criminel.

L.T : C’est vous qui voyez. Mais enfin, j'espère que vous ne vous considérez pas comme un journaliste littéraire.

M : Si, pourtant. Allez, faisons nous la bise et réconcilions-nous... j’ai amené un monitor. On va tous regarder le trailer du livre réalisé par vos soins.

L.T : Ah ! C’est gentil merci.

 

(Précision importante : J’ai un peu « habillé » le dialogue. Il fut moins « interrogatoire de police » que retranscrit ici. Nos rapports sont beaucoup plus conviviaux en vrai.)

Commentaires

J'étais emballée, avant qu'il prenne pour référence Marc Lévy et Guillaume Musso ... Du coup j'hésite. Je lis, je lis pas ...

Écrit par : Fanny | 25 avril 2008

@Fanny: Tu peux lire... les références, elles sont de moi. (c'est la seule phrase qu'il n'a pas dite lui même. Pfff... tu est agaçante!)
;o)
Il fallait que je trouve des gens représentatifs.
(Je rappelle que le titre est: une interview manipulée de Laurent Terry.)
(Sinon, le reste est de lui. J'ai juste transformé la façon de parler...)

Écrit par : mandor, président de la FAPM | 25 avril 2008

Morte de rire ... t'aurais pu je sais pas citer Harlan Coben ou John Grisham, nan, l'a fallu que nous sorte les Azoulay Berda de la littérature, t'es pas gentil avec Laurent Terry qui a gagné un concours auquel je participe cette année (allez on prie !).

Bon je vais le lire, parce que j'aime ce genre de trucs, mais je lance un appel : du polar avec du style, c'est possible ? (hors San Antonio of course).

Écrit par : Fanny | 25 avril 2008

@Fanny: Euh... j'ai juste pris des exemples français, comme Laurent est français. Tu me diras, j'aurais pu choisir Maxime Chattam ou Grangé...

Écrit par : mandor, président de la FAPM | 25 avril 2008

Mandor, tu crois que tu vas recevoir par la poste les Musso et Levy??;)

Et sinon t'as oublié comment on envoyait des mails à copine Babeth?:( Oui je sais tu bosses...:((

Écrit par : E | 25 avril 2008

@E: Oui, je crois. ;o)
Je t'envoie un mail dans ma journée mademoiselle...
Bises

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 26 avril 2008

Tout cela sent fort la manipulation...

Écrit par : wrath | 28 avril 2008

@wrath: J'ai lu ta note sur le monsieur. On n'avait pas dit que tu ne devais plus me mettre en lien chez toi?
;o)

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 29 avril 2008

Les commentaires sont fermés.