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21 avril 2008

Mary Dollinger... et Alain sont à Paris.

-Bonjour, c’est Mary. Ça y est, Alain et moi, nous savons où nous vous invitons…

Silence.

-Poch’tron.

Stupeur.

-Mais, Mary, je vous assure, je plaisante souvent sur mon blog avec le fait que je consomme de l’alcool de manière excessive… en vrai, je ne suis pas vraiment un pochtron, juste un peu.

-Mais, ça n’a rien à voir… c’est juste que, Poch’tron, c’est juste à côté de là où on nous héberge.

-…

Bon, peut-être qu’il faut que je précise qui sont Mary et Alain Dollinger.

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Un charmant couple (elle anglaise, lui français) avec qui je corresponds depuis des mois.

Mary a un blog que j’aime bien, (même si elle ne l’alimente pas assez).

Et surtout, elle a écrit deux livres que j’ai particulièrement appréciés.

Au secours Mrs Dalloway et Journal désespéré d’un écrivain raté (chez Jacques André Editeur).

J’avais expliqué au mari de Mary que je ne faisais jamais de chroniques sans avoir eu, au préalable, l’auteur en face de moi.

Un principe auquel je me tiens toujours (la preuve, ).

1655445086.jpgDonc Mary et Alain Dollinger ont décidé lors de leur passage parisien très récent de m’inviter au Poch’tron !

C’était ce vendredi.

J’arrive à l’heure pile et je les vois, au fond de la salle. Il me semble qu’ils me reconnaissent, car je les vois agiter les bras dans tous les sens. Je réponds d’un signe discret.

Alain me serre la main en me disant, « on s’est permis de commander une bouteille de vin… Du rouge, vous aimez ? ».

Oui.

Et je crois qu'il le sait très bien puisqu'il lit mon blog...

Je ne sais déjà plus ce que c’était, mais l’homme a du goût.

Mary me dit : « vous êtes comme vous êtes sur votre blog ! ». Je réponds : « c’est normal puisque je suis la même personne… » (Ce qui est une réplique qui ne fait pas parti des meilleures lancées dans mon existence d’homme fin, raffiné et spirituel.)

Tout de suite, ils m’ont mis à l’aise. Je me sentais comme avec des amis de longue date. On s’est raconté nos vies, nos blogs…

J’ai mon Sanyo dans ma veste. Je n’ai pas du tout envie de le sortir. Pas du tout envie d’interviewer Mary. Je me sens si bien que je n’ai pas envie de gâcher l’instant présent. Je n’ai pas le moral au beau fixe en ce moment, ils me le remontent sans le savoir.

Pas la tête à faire mon métier.

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Je pourrais lui dire que son Journal désespéré d’un écrivain raté, je l’ai fait lire à quelques amis tellement je l’ai trouvé jubilatoire. Que l’idée de considérer qu’aujourd’hui, les auteurs classiques (du XIXe siècle) ne trouveraient pas de maisons d’édition facilement est fort réaliste…  que les placer en face d’Anne Carrière et consorts est malin et amusant. Que les commentaires et prétextes de ces derniers, pour ne pas éditer les premiers, sont habiles.

(Je vous propose de lire la critique très juste de ma copine La lettrine).

Mais je ne parle pas de ses ouvrages.

C’est maladroit parce qu’on s’est vu un peu pour ça. C’était bien clair au départ. Je n’ai pas respecté la règle du jeu.

Mais qu’aurais-je pu ajouté à ce que Mary raconte ici ?

 

 

Je préfère dire que les Dollinger sont des gens affables. Que leur compagnie est fort agréable.

On se propose de se tutoyer tout en continuant à se vouvoyer. Aucun de nous ne parvenait à glisser vers ce genre de familiarité.

Trop de respect sans doute. Moi envers eux, en tout cas.

Evoquée aussi leur amitié pour Bernard Clavel et sa femme. Tandis que l’on parlait de l’œuvre du monsieur, j’ai passé sous silence Au secours Mrs Dalloway.

(La critique la plus proche de ce que j’en pense se trouve là…).

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C’est comme ça, j’ai fait la grève du « parlez-moi de votre livre ». J’espère que Mary et Alain ne m’en voudront pas en lisant cette note. Qu’ils sachent qu’ils m’ont inspiré plus une envie de « copinage » qu’une envie de « professionnalisme ». Je n’ai pas souhaité lutter entre ces deux parties là de moi, qui sont constantes quand je rencontre des artistes.

 

Je peux dire en tout cas que les livres de Mary Dollinger sont comme elle. Emprunt d’humour britannique (qui n’est donc pas qu’une légende) et d’ironie discrète. Elle écrit comme un peintre, par petites touches… (Elle a commencé Au secours Mrs Dalloway en 1984. Après un rapide calcul, elle a donc écrit 12 lignes par an ! Vous avez dit « flegme britannique ?)

Culinairement parlant (non parce que cet aspect-là est tout à fait intéressant quand on vient sur ce blog en pensant que l’on va pouvoir lire un article de fond sur un album ou un livre), j’ai horrifié Alain. J’ai commandé une salade de chèvre.

« Vous allez avoir faim, en sortant de table… non, vraiment, ce n’est pas raisonnable ! ».

Sauf que quand la salade est arrivée, elle atteignait presque le plafond. (Quoi j’exagère !). Alain s’est contenté de dire : « Ah, oui, d’accord ! ».

Sinon, pour aller à fond dans l’info primordiale, je peux vous dire aussi que Mary exige du thé Ceylan et surtout pas de l’Earl Grey et qu’Alain boit systématiquement un Perrier avec son thé.

(Lirez-vous ce genre de détail ailleurs qu’ici ?)

(Assurément non).

(Et c’est bien dommage, je sais…)

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Merci à Mary et Alain pour leur bienveillance et leur invitation.

Revenez quand vous voulez…

Edit à 22h22: La note de Mary Dollinger... sur cette même rencontre au sommet.

Commentaires

Rouquin et chèvre de monsieur Seguin, douce ambiance Poch'tron et amical blabla, une fois terminés, ce sont les livres qui prennent l'histoire en main, continuent à écrire de nouveaux jolis chapitres et, après les personnages, mettent les lecteurs et l'auteur à table! Bien envie de m'attabler devant ces pages, moi...

Écrit par : Kiki | 21 avril 2008

On sent l'ambiance chaleureuse ;-)

Écrit par : Marie-Laure | 21 avril 2008

@Kiki: Des gens exquis... et une belle plume.
@Marie-Laure: Tout à fait ça.

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 22 avril 2008

Je suis jalouse ! Oui oui, jalouse : vous avez eu cette chance que je n'ai pas encore eue de rencontrer Mary et Alain dans la real life. Nous avons échangé, mails, commentaires, peinture, coups de fil, mais je ne désespère pas, la prochaine fois qu'ils viendront à Paris, JE les rencontrerai.
Et en plus, vous êtes en avance d'un livre sur moi, je n'ai pas encore lu "Au secours Mrs Dalloway".
Je suis absolument tombée sous le charme "d'un écrivain raté", et de son auteur. Livre à recommander absolument pour lutter contre tout début de sinistrose envahissante. Comme je ne suis pas à une projection près, j'adore votre phrase "par petites touches comme un peintre". Tiens, si je retournais à mes pinceaux au lieu de baguenauder.
Chaleureusement
Joëlle

Écrit par : LE CHEMIN DU BONHEUR | 22 avril 2008

En mode über-flemmasse je me contente de copier ce que j'ai écrit sur le blog de Mary : "Voila pourquoi on aime le blog de Mandor, parce qu'il nous donne chaque jour une envie. Aujourd'hui : lire tous vos livres.
Vivement demain !"

Écrit par : Fanny | 22 avril 2008

En effet, Mandor, c'est une merveille que de recontrer ce couple incroyable, chaleureux et... érudit !
Merci d'avoir placé mon interview dans votre post ! Pour info, c'était à Lutry, en Suisse, près de Lausanne.

Écrit par : Lucas (Ephémerveille) | 22 avril 2008

@Le chemin du bonheur: Je ne voulais pas susciter la jalousie... Merci Joëlle de votre visite ici.
@Fanny: Tiens Fanny gentille et pas acerbe?
(J'ai dû cliquer pour vérifier que c'était bien la même Fanny...)
@Lucas (Ephémerveille): Je n'ai entendu que du bien de vous...

Écrit par : mandor, président de la FAPM | 23 avril 2008

Ben ça t'auras au moins donné une occasion de CLIQUER !!!!

grogneugneu ...

Écrit par : Fanny | 23 avril 2008

bonjour,

les beaux parents de mon fils ont perdus de vue Mary et son mari voilà quelques années, pourriez vous me communiquer leur mail svp
grand merci pour eux par avance

michelle brau du lot et garonne pour la famille ALRIC

Écrit par : michelle | 30 juillet 2008

Voilà! Grâce à vous, je vois enfin la tête d'Alain (j'avais vu celle de Mary sur son blog, mais pas celle d'Alain!) :) Bien sympa de donner un visage à leurs plumes! Et ça me permet de découvrir votre blog, et d'avoir une crise de nostalgie à l'idée d'une bonne salade de chèvre et d'un petit coup de rouge! (Je vis aus USA... qui a dit nostalgie culinaire?)

Merci pour toutes ces émotions en teintes douces, et ... bonne année!

Écrit par : Edmée | 30 décembre 2008

Mary ne le dira pas,mais je le fais pour elle,elle a reçu une petite lettre de notre académicien le plus connu qui lui a dit "qu'elle écrivait un très beau Français et qu'il s'était beaucoup amusé à la lecture de cet "écrivain raté"

Écrit par : alain | 09 novembre 2009

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