Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Albin de la Simone... chanteur sympa mais pas que! | Page d'accueil | Ludéal... simplifié. »

08 avril 2008

Balbino Medellin... l'espoir fait vivre!

1253834073.jpg

La première fois que j’ai entendu la voix de Balbino Medellin, c’était en 2004, sur un album de Mano Solo : Les Animals (je l’avais chroniqué). Il chantait en duo, Barrio Barbès. Je me demandais qui était ce type avec une voix si étrange. A la fois cassée, profonde et sensible… souvent sur le fil.

Quand j’ai reçu le disque Le soleil et l’ouvrier (le deuxième du monsieur), j’ai constaté qu’en plus, le mec avait une sacrée gueule : un titi parisien qui aurait mangé du Popeye (expression assez rare, je le conçois… mais très parlante).

2036624249.jpg

Avec le disque, je reçois aussi un poster géant de Balbino. Au verso quelques témoignages d’amis artistes…

Extraits :

 

Cali : « Si on s’en remet à l’adage qui dit « Tout ce qui n’est pas déchirant est superflu », alors cet album de Balbino est essentiel. Parce qu’il y chante chaque chanson comme si c’était la dernière… même dans ses chansons les plus légères, il est un cri jusqu’à la fin. »

 

Bernard Lavilliers : « La voix de Balbino sort tout droit d’un film de Prévert ou d’un album de Doisneau, le ciel est lourd, le vent froid mais à l’horizon une ligne lumineuse grandit comme un sourire de femme… »

 

Anis : « Balbino est le vrai héritier de l’âge d’or de la chanson française, celle des années 50 à 70. Il a ce piment, cette force d’esprit, cette corrosivité… »

 

Jean-Louis Foulquier : « Francis Lemarque aurait été heureux d’accueillir ce jeune « camarade ». Bernard Lavilliers à l’œil qui frise, ça ne trompe pas. Balbino est de la trempe de ceux qui durent. »

 

N’en jetez plus, la coupe est pleine. Après lectures de ces « témoignages », je me suis demandé s’il était utile que j’intervienne dans ce concert de louanges. Si, c'est même impératif. Je l’ai rencontré le 26 mars dernier, il est normal que je me laisse aller à un « racontage » en règle.

964069875.jpg

J’ai été convié dans un « auditorium » situé à Saint Ouen. Un endroit qui ne paie pas de mine quand on arrive… mais quand on a grimpé les escaliers, on découvre un lieu convivial et pratique pour répéter. C’est ce que faisait Balbino Medellin et son comparse René Michel (co arrangeur de l’album et pianiste-accordéonniste… entre autres) quand j’ai pénétré dans cet antre. J’ai un peu l’impression de déranger, mais très vite les deux artistes arrêtent de jouer. Balbino se présente à moi. Poignée de main virile. Pas de fioritures. J’veux dire, pas de phrases inutiles, de basses flatteries, l’homme va droit à l’essentiel. J’essaie d’expliquer qui je suis. Il écoute, bienveillant. Je soupçonne qu’il s’en moque éperdument. René nous laisse en tête à tête dans le studio pour l’interview.

1097447696.jpg

Je lui dis ce que je sais de lui et que j’ai lu partout. Il a grandi en Epinay-sur-Seine et Perpignan, au sein d’une famille espagnole.

 

-Oui, cette famille était communiste et beaucoup de ses membres ont été dans les camps de concentration pour ça. Ils ont résisté, pas toujours avec succès.

C’est son oncle Michel Izquierdo (décédé l’année dernière) qui l’a élevé et qui lui a donné le goût de la musique. La communauté des gitans de Perpignan n’est pas, non plus, pour rien dans la forme de musique qu’il a choisi de jouer… « « fièvre catalane et rock’n’roll pedigree ».

916353016.jpg

Je passe les bars et les scènes ouvertes dans lesquelles il a joué, ses excès de jeunesse dans lesquelles il a failli se perdre et une vie pleine de galères mais aussi d’espoirs… typiquement ce que l’on retrouve dans ce disque.

 

-Pour faire une chanson crédible, il faut parler du vécu que l’on a. Moi, je n’ai pas fait trois fois le tour de la Terre , je suis comme plein de gens. Je n’ai pas voulu m’inventer des vies. Je suis juste inspiré par des rêves, des histoires, des regards, des rencontres… je parle des autres qui me ressemblent.

Balbino a rencontré des artistes qui l’ont aidé et surtout, qui lui ont redonné une confiance qu’il n’avait plus. C’est bien connu, quand ça ne marche pas rapidement, le doute s’installe.

Il intègre le groupe de Sergent Garcia en 2001 pour une tournée en France et en Espagne. Puis Mano Solo lui propose, non seulement de faire sa première partie, mais aussi d’enregistrer un duo avec lui. C’est en 2005 que le grand Bernard Lavilliers l’embarque sur la scène du Grand Rex. Il lui demande de chanter Les mains d’or avec lui. Les professionnels comment à le repérer et le suivre du coin de l’œil.

-Lavilliers a écouté mes maquettes avant que le 1er album Gitan de Paname soit enregistré. Il y a quelque chose qui lui a plu. D’après ce qu’il m’a dit, il a reconnu sa jeunesse… Lui et moi venons du même milieu. Il m’a dit : « entre nous, si on ne s’aide pas… ».

Ce qui est assez bluffant dans ce disque, c’est que si Balbino Medellin parle des « petites gens » et d’une vie sociale peu réjouissante, il n’y a jamais de misérabilisme…

-C’est un album d’espoir, de soleil et d’amour dans un décor du quotidien. Mon ambition était de donner une parole aux anonymes qui n’ont pas la possibilité de s’exprimer. Je voulais faire passer un message simple : le bonheur est à la portée de chacun.

Ses tranches de vies sont parfois drôles, mais souvent sensibles et réalistes. Les chansons de Balbino Medellin ont l’art de faire réfléchir sur notre existence.

Le vent nous rattrape en est un parfait exemple.

 

Balbino Medellin, je vous l’assure, on va en entendre parler très longtemps.

Je ne peux que vous inciter à le découvrir.

Humain, vous avez dit humain?

Son MySpace.

 

Quoi? Oui, oui, on a fait une séance photos...

Une chronique de Mandor sans les photos dans le lieu où s'est déroulé l'interview ne serait pas une chronique de Mandor. Tsss...

99474522.JPG
1112385162.JPG
2133692218.JPG
Balbino Medellin et Bernard Lavilliers.
Non?
Ah bon!

 

Commentaires

J'aime beaucoup. Et j'aime aussi ses tattoos ;o)

Écrit par : Nath | 08 avril 2008

Très jolie découverte, peut-être même une découverte majeure en effet ! Bravo Balbino.

La dernière photo me fait un peu peur quand même, çà fait "je crois que çà va pas être possible", je vois que depuis l'entrainement avec Gérard tu n'as plus peur de rien ;o)

Bon Mandor, tu n'auras pas à me toturer pour qu'il entre en playlist... (çà fait un peu private joke, désolé)

Écrit par : La Louve | 08 avril 2008

J'adore!

Écrit par : Kiki | 08 avril 2008

La comparaison avec le titi parisien revient beaucoup...
Après lanvin...lavilliers....:)
Puis je voulais dire aussi qu'à cause de toi j'ai acheté ses deux cd avec une préférence pour le premier "Gitan de paname".

Écrit par : Ceucidit | 08 avril 2008

Hum, hum, ça se laisse écouter ;-)

Écrit par : Marie-Laure | 08 avril 2008

Lavilliers, les biceps, la croix en pendentif...

Beurk!

Écrit par : Ramon | 09 avril 2008

@Nath: Ah... le mythe de l'homme tatoué!
@La Louve: N'empêche que sur la photo, je suis impressionnnant... je sais bien.
@Kiki: Bref mais explicite.
@ceucidit: Et tu as aimé? Parce que c'est ça qui est intéressant à savoir. Ai-je eu raison de m'enthousiasmer?
@Marie-Laure: Effectivement.
@Ramon: Ben, là, au moins, c'est très clair.

Écrit par : mandor, président de la FAPM | 10 avril 2008

étant une aficionados de Mano Solo j'ai decouvert Balbino avec Barrio barbes, j'avais qu'une hate la sortie du premier album. A decovrir de toute urgence pour ceux qui seraient passer à coté. malheuresement BALBINO MEDELLIN est loin d'avoir le succès qu'il mérite. Quant au second album' a la premiere ecoute j'ai ete destabilise mais au final c'est une tuerie' quoiqu'un peu déçu qu'il est laché l'espagnol. viviement le troisième que j'achéterais sans aucune hésitation

Écrit par : carole | 10 juin 2008

Très jolie découverte, bravo Balbino pour la chanson de PERPIGNAN, très belle chanson qui est un hommage à Perpignan, voix grave et cassée,

à Perpignan la radio france bleue Roussillon la passe en boucle et elle a beaucoup de succés, étant d'origine catalane j'ai cherché qui était ce chanteur qui se rapprochait le plus de Lény Escudéro.

Encore bravo

Écrit par : coubrys | 30 juillet 2008

Les commentaires sont fermés.