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31 mars 2008

Laetitia Godès... femme aux 1000 vies!

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J’avais déjà parlé de Laetitia Godès, il y a un mois de cela… j’avais promis une mandorisation. Elle s’est tenue jeudi dernier (le 27 mars), chez l’artiste.

Je récapitule. La chanteuse se produit tous les lundis à 20h00 au Théâtre Les Déchargeurs jusqu’au 30 juin prochain. J’ai déjà dit ce que j’en pensais. Que du bien. Tout comme son disque auto produit Prière Profane.

Je trouve courageux les gens qui se jettent corps et âme dans un projet. Tout sacrifier pour concrétiser le fruit de ses rêves… c’est exactement ce qu’à fait Laetitia Godès.

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Elle m’accueille chaleureusement dans son appartement. Je sens qu’elle me jauge. J’ai l’habitude. Je discute donc avant de sortir mon magnéto. Pas de précipitations. On a le temps.

La sensibilité repérée dans sa façon de chanter et dans la brillance de ses textes, je la ressens là, devant moi.

Je comprends très vite que Laetitia Godès  a eu 1000 vies… qu’elle n’hésite pas à prendre des virages radicaux quand le besoin s’en fait sentir.

-J’ai beaucoup basculé dans ma vie. Toute jeune déjà, lorsque j’étais étudiante, alors que j’étais titulaire d’un bac scientifique, un prof de philo m’a fait comprendre que j’étais faite pour les Lettres, donc j’ai fait Hypokhâgne et à 20 ans, j’entre en Maîtrise de Lettres Modernes à la Sorbonne.

Le tout, sans difficulté, mais elle me demande de ne pas le préciser. Elle poursuit.

 

-Un matin, je me suis réveillée en étant persuadée qu’il fallait que je fasse du théâtre. C’était comme une révélation. Je n’avais vu que 3 pièces dans ma vie et je n’avais pas la télé… je me suis inscrit dans une école de formation dramatique, le Studio 34… j’y suis restée 3 ans.

 

Ensuite, Laetitia a enchaîné les pièces (voir son site).

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-Avec les rôles que l’on joue au théâtre, on a la possibilité d’aller explorer, de dire, de donner des sentiments, des émotions ni courantes, ni usuelles. Dans la vie, on a tendance à les cacher parce qu’il faut un masque social et surtout ne pas embêter les gens… le théâtre m’a permis ça.

En parallèle, elle est devenue une « as » du doublage (synchronisation). Elle est la voix, notamment de Lucy Liu.

 

-Avec ce métier, il faut essayer de devenir l’autre, de réussir à imiter à la perfection ce que l’autre fait, de le respecter au maximum. Et pour qu’il en soit ainsi, en général, il faut savoir comment on joue soi-même pour pouvoir jouer autrement. C’est passionnant parce qu’à chaque fois, on rencontre un autre corps, une autre façon de réagir, de pleurer, de crier, d’aimer… et ton champ de comédienne s’ouvre vers d’autres ailleurs.

 

D’autres ailleurs, comme la chanson, par exemple…

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-Quand j’ai basculé dans la musique, j’ai vite compris que la synchro m’avait beaucoup apporté. Il faut parler dans un rythme qui n’est pas le sien, il faut suivre et s’arrêter à un temps précis… quand on chante, il en est de même.

Pour apprendre la musique, Laetitia Godes a suivi 25 heures de cours par semaine à l’école Atla ensuite, elle a continué son travail de chants avec différents professeurs réputés. Elle s’est donnée les moyens de réussir…

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Photo de la pochette: Patricia de Gorostarzu.

Venons-en aux chansons. Elle nous offre dans Prière Profane des textes à la fois très personnels et universels. Des textes qui touchent, qui ne peuvent laisser personne indifférent. Je ne rentre pas dans les détails, mais je crois comprendre que Laetitia n’a pas eu que des moments très beaux dans son enfance. Et avec pudeur, elle raconte…

 

-La démarche est impudique et en même temps, non. C’est comme la pochette du disque. Je suis nue, mais on ne voit rien. C’est pareil dans mes textes. Il n’y a que ceux qui ont des oreilles qui entendent. Entre le fond et la forme, j’ai voulu une vraie communauté d’élégance et de pudeur.

Quand à la musique, là aussi, c’est une question d’instinct…

 

-Ma première chanson, A toi l’enfant est arrivée avec sa musique. Après je n’ai jamais été capable que d’écrire sur mélodie. J’entends sur les notes quelle est la syllabe qui doit correspondre. Je crée donc des mélodies avant d’écrire des chansons.

Les 12 chansons de l’album ont toutes été écrites par Laetitia et composées en partenariat avec Alexis Didier.

Une présentation des musiciens qui entourent la chanteuse s’impose :

Guitares : Jacky Arconte.

Percussions : Alain Douïeb

Claviers : Ronny Gold

Flûte traversière: Hervé Meschinet de Richemond.

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J’aime beaucoup ce disque. Il est vrai, simple et bouleversant parfois. Assez troublant, je dois dire.

Ce soir, donc, Au Théâtre des Déchargeurs.

Au programme : authenticité, sourire et émotion.

 

Son MySpace.

30 mars 2008

Myrtille Chartuss... humoriste décalée!

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J’ai connu Myrtille Chartuss, il y a un mois. J’étais chez Frédéric Vignale. Quand il me l’a présenté, je l’ai tout de suite reconnu. Je l’avais vu chez Delarue parler de son nez. Oui, Myrtille à un nez qui se voit un peu et elle l'assume complètement. Elle m’avait paru très sympathique, positive, toujours le sourire aux lèvres, bref, je l’avais remarqué.

Je savais qu’elle était mannequin et humoriste, mais, c’est tout.

Et là, je ne sais pas, ni pourquoi, ni comment, nous nous sommes tout de suite appréciés (je m’avance peut-être un peu là, mais, disons que c'était comme si nous nous connaissions depuis des lustres).

On a d’ailleurs fait une séance de photos impromptue pour immortaliser cette première rencontre. Voici deux clichés dont un subversif (en noir et blanc signé Vignale, évidemment)...

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Je rappelle que les deux personnes sur la photo sont deux comédiens hors pairs...
Donc, là, nous jouons...
Je ne veux pas d'ennuis avec la police, ni avec ma femme.

En rentrant chez moi, je fouine un peu sur Internet et je vois pas mal de trucs sur elle à droite et à gauche. Des extraits de spectacles, des interviews, des dessins animés… Elle semble avoir une forte personnalité et un humour un peu trash. Tout ce que j’aime. L’idée de la mandoriser s’impose à moi, d’autant plus qu’elle est en pleine actu.

Elle se produit tous les mercredis du 2 au 30 avril dans une jonque… La dame de Canton.

Son nouveau spectacle s’intitule : Myrtille donne la banane à ceux qui en ont… dans le citron !?

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Le 19 mars dernier, Myrtille me donne rendez-vous en bas de son domicile. Elle me suggère de nous rendre au Chalet des Îles. Il pleut, il fait froid, mais l’idée me tente. Il faut traverser en navette pour accéder à cette petite île « restaurant ». C’est assez sympa. Mais en arrivant, on nous dit qu’on ne fait pas « salon de thé » en semaine… Nous, on s’en fout, on ne vient pas pour boire du thé, mais pour déguster des coupes de champagne.

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681583701.jpgOn nous laisse nous installer « très exceptionnellement »… et je sors mon Sanyo. Je lui demande de me raconter ses débuts… parce que j’ai bien compris que parler chez Delarue, ça peut faire accélérer les choses, mais je sais aussi, qu’elle est loin d’être une débutante.

 

-Je joue depuis que je suis toute petite. Ma mère, une femme « originale », sort du TNS (Théâtre National de Strasbourg) et j’ai évolué dans une ambiance de scène toute mon enfance… Magique Lisette est devenue ma « metteuse en scène ».

Je lui demande si la situation n’est pas un peu bizarre. Une mère qui dirige sa fille, dans un spectacle sans concessions…

-On a un amour fusionnel dans la vie, mais elle ne m’épargne pas professionnellement. C’est vrai que nous abordons des sujets comme le SIDA, les MST, certains sont choqués de savoir que ma mère adhère à tout ce que je raconte. Nous n’avons aucun tabou, mais on ne s’en rend pas compte.

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Myrtille Chartuss évoque aussi dans son spectacle le mal de reconnaissance, un homme violet, une femme amoureuse d’un homme homosexuel et qui ne le sais pas, les femmes battues, j’en passe et des pires.

-Je parle beaucoup de la condition féminine, sous un angle assez tragique, je dois dire. Je prends toujours le pire du pire et je me permets d’en rire. C’est entre le sketch et le slam… la musicalité des mots et le côté drôle font que le message passe, enfin, j’espère… Il y a, en tout cas, une direction dans laquelle je ne veux pas aller, c’est vers le pathos.

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Je regarde Myrtille s’exprimer. Elle ponctue quelques phrases avec son rire. La joie de vivre personnifiée. Son univers humoristique est 928933123.jpgnoir tandis qu’elle montre une image d’elle resplendissante. Si l’homme est paradoxal, que dire des femmes…

(Ahem… Ca va sinon, chez vous ?)

 

Je demande si la Myrtille de la scène prend souvent le pas sur la Myrtille de la vraie vie… si elle quitte parfois son personnage. Je lui dis ça parce qu’elle est habillée toujours de manière étudiée et originale.

-C’est ma touche graphique. Je viens des beaux-arts, donc, la façon dont je me montre n’est jamais anodine. En société, je ne suis jamais complètement comme on m’imagine. Je suis introvertie chez moi, extravertie dehors… j’ai une vie de moine dans la réalité, mais quand j’enfile la parure, je deviens la Myrtille des spectacles.

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A un moment, elle me dit que je ressemble un peu à Pierre-Louis Basse (d’ailleurs, grand respect au monsieur !). Mais z’enfin, je ne lui ressemble pas ! Pef encore, je veux bien croire qu’il y a quelque chose, on n’arrête pas de me le dire, mais Pierre-Louis Basse, là, je ne vois pas.

Pour me venger, je lui rétorque qu’elle ressemble à une fille qui vient d’une autre planète. Elle s’étonne de cette remarque… puis répond.

 

-En tout cas, j’ai l’impression de me dire en permanence que je ne suis pas dans le bon monde. Quand on est un peu décalé, on est vite pris à rebours. Parfois, les gens ne te prennent pas au sérieux sous prétexte que tu ne leur ressembles pas.

1401001005.jpgAprès la deuxième coupe de champagne, je décide d’arrêter l’entretien. Nous parlons un peu de son livre Ni parfaite, ni refaite.

-C’est un éditeur Suisse qui a lu le Psychologies magazine dans lequel je figurais. Cette histoire de mannequin humoriste au physique atypique l’a intéressé. Du coup, j’ai écrit un livre sur mon histoire.

« Elle nous montre, à grand renfort d'humour, d'ironie et de jeux de "maux", comment rire de soi pour ne pas sombrer ou finir clonée sous le diktat de l'image et de la chirurgie.
Dans ce livre, quelques rencontres avec l'anorexie, l'abandon, les complexes, la manipulation, la boulimie, le célibat et les combats à mener pour arriver enfin à s'aimer » (dixit cet article)…

Le temps file à vitesse grand V. Nous devons nous quitter… jusqu’à la prochaine fois. En attendant, nous prenons quelques photos, certes sous la flotte, mais aussi sur la navette…

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J’ai passé un bon moment avec cette jeune femme drôle, sensible et très attachante.

Un peu surréaliste parfois.

Mais une artiste hors-norme.

A découvrir.

Si vous aimez le « jamais vu » !

Peut-être puis-je ajouter que Myrtille a fait un buzz récemment avec cette parodie du Mépris de Godard.

Myrtille Chartuss et Frédéric Vignale n’en sont pas revenus.

 

 

IMPORTANT: Si vous souhaitez vous faire une idée du personnage avant d'aller la voir sur scène... rendez-vous à la Fnac St-Lazare vendredi prochain (le 4 avril) à 17h30 pour une rencontre et un show case...

Génération Europe 1!

Je ne sais pas si les personnes évoquées dans le Tout Petit Déjà de cette semaine parleront à certains, mais, je voulais leur rendre hommage.

Oh! Pour pas grand-chose... Jean-Loup Lafont et Yann Hegann sont juste les deux animateurs radios qui m’ont donné envie de faire ce métier (ajoutons un troisième : François Diwo).

Oui ce sont trois ex-animateurs d’Europe 1. Comme mes parents écoutaient cette radio toute la journée, le petiot que j’étais (pas docteur, hein…) faisait de même.

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Mon idole, c’était celui qui animait le Hit Parade. La voix de Jean-Loup Lafont me faisait rêver.

Oui, moi aussi, un jour, je causerai dans le poste.

Il en fut ainsi. En 1982, j’animais ma première émission dans une radio de Kourou, en Guyane française : RFM90.

5 ans, plus tard, (le 8 mai 1987) je suis allé rue François 1er afin de rencontrer l’animateur et lui témoigner ma considération la plus vive (il faut remercier les gens à l’origine d’un destin…).

(Oui, je sais, c’est hyper beau ce que j’écris, là. Tenez, j’ai une larmichette qui coule.)

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Bien sûr que j'ai l'air con à lever le pouce en l'air, pour rien...

Je me souviens parfaitement comment j’ai procédé pour que Jean-Loup Lafont accepte de me recevoir à Europe 1, mais je ne peux rien en dire. C’est assez personnel…

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Qu’est-il devenu ? Je crois qu’il est peintre et qu’il expose ses toiles.

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Et puis, donc, en bonus, Yann Hegann. Lui aussi, j'en ai écouté des heures d’émissions animées par ce roi des jingles… Ses deux principales, dans les années 80, étaient Le Hit des Clubs et Docteur Jingle et Mister Yann (Arf !)

Je l’ai rencontré le 22 août 1984 à la Grande-Motte. Il animait le podium Europe 1 (avec Michel Drucker).

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Qu’est-il devenu ? Cette année, Yann Hegann anime une émission sur une des radios "virtuelles" du canal de divertissement des vols long-courriers de la compagnie aérienne Lufthansa. Il s'agit d'une émission de 2 heures dont la programmation est 100% française.

(Source : Que sont-ils devenus ?)

28 mars 2008

Soirée "Strictement Confidentiel"...

 

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Pour une fois, je me tenais peinard… j’appréciais tranquillement le fait d’être là, entre gens de bonne compagnie.

(Je suis arrivé carrément en retard à cette soirée organisée par le site Strictement Confidentiel, une soirée à la bougie… et à la bière à 2 euros. On m’avait parlé de vin à volonté. Il n’est pas bon d’arriver après les autres dans ce milieu d’écrivains soiffards).

Bref, j’avais décidé de laisser tout le monde tranquille. Une résolution ferme et définitive.

C’est sûr, je ne dégainerai pas mon appareil photo, je me contenterai juste de discuter, refaire le monde, boire, pisser et apprécier les forces en présence. Sage, quoi !

Puis, un membre de Strictement Confidentiel (que je ne nommerai pas, j’ai décidé de respecter l’anonymat de chacun…) vient me voir et me demande pourquoi je ne prends pas de photos.

-Non, je t’assure, je ne trahirai pas mes convictions d’un soir. Dis à tes gens qu’ils peuvent s’adonner à toutes les luxures et bassesses qu’ils souhaitent, disons que Mandor n’est pas là, il a été remplacé par François.

Tadek me dit :

-Non, mais tu plaisantes ??? Allez, arrête de déconner, tu vas bien prendre des  photos.

Sur ce, le meilleur ami de Thomas Clément, Christophe Paviot (of course) m’interpelle :

-Hep Mandor ! Alors, tu viens prendre des photos ?

Soudain, je me demande si, par un hasard extrême, je n’aurai pas une petite réputation… un truc, genre : « faites gaffe les mecs, planquez-vous, il y a l’autre avec ses photos avec flashs qui bousillent les rétines (le con !). On sera demain sur son blog et Wrath pourra elle-même en parler sur le sien… ». (L’histoire sans fin).

Paviot (dont j’ai adoré Devenir mort), habituellement me fuit comme la peste quand il me croise. Là, non. Charmant presque (ça ne va pas lui plaire. Pardon Christophe !).

-Tu sais que je te lis parfois ? Putain, tes photos avec Goldman, je ne m’en suis pas remis…

Il se marre.

Non, en fait, il se fout carrément de ma gueule, mais je suis de bonne humeur, je rigole avec lui. Hi Hi! Et… Clic Clac Kodak.

Je t’ai eu!

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Ici, Fabien Ory (qui ?) et Christophe Paviot entourant une belle jeune fille dont je ne connais pas l’identité (tant mieux pour elle) mais qui était exquise.

Voilà, après, la machine était repartie. Je n’ai pu lutter bien longtemps. J’ai croisé (enfin) Dahlia. C’est elle qui m’a reconnu. Je ne comprends pas, je suis discret sur mon blog. Comment peut-elle savoir à quoi je ressemble ? Un véritable mystère.

Elle n’est pas tendre avec moi dans ses écrits, mais, bon, je lui ai toujours pardonné… et puis, c’est sûr, maintenant qu’on se connaît, elle ne sera que gentillesse et flagornerie envers moi. C’est tout à fait son style….

Hum ! (Ca va Henri Loevenbruck ?)

Dahlia est avec Alex D Jestaire (je veux dire sur la photo, hein, pas dans la vie... cela dit, je n’en sais rien…), le fou fieffé qui a commis Tourville… (C’était ma saga de l’été, mais je refuse d’y faire référence, de nouveau.)

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J’ai vu aussi Philippe Jaenada et sa femme Anne-Catherine Fath, mais je les ai laissé roucouler tranquillement. Je n’ai pas non plus photographié Julien Blanc-Gras (que j’avais mandorisé naguère) parce que nous avons discuté quelques courtes minutes et que, du coup, j’ai oublié de jouer au paparazzi.

Par contre, mon idole d’écriture, Franswa P, je ne me suis pas gêné pour l’immortaliser en train de lire sa prose (enfin éditée parce qu’il y a eu un recueil de textes (la couverture signée Sophie K. "la délicieuse" est en ouverture de cette note) donnés ou vendus selon l’importance que l’on avait dans l’échelon social des personnes invitées dans le milieu littéraire. Non, ce n’est pas ça ? Ha bon ! Moi, on me la filé en tout cas. Oui, mais en même temps, je suis Mandor.)

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Aujourd'hui, ici, vous ne verrez pas non plus les têtes d'Aymeric Patricot et de Bertrand Guillot qui sont pourtant de fort beaux hommes. Ces écrivains sont un peu la gentillesse personnifiée.

Je me suis abstenu de photographier Florian Laska, terrible commentateur du site, dont je devais lire Ailes et Serres au plus vite pour l’interviewer hier soir. Malheureusement, mes lectures obligatoires (de nombreux thrillers…arf !) m’ont contraint à ne pas tenir ma promesse, je m’en suis excusé. Ce n’est que partie remise... j’espère. Mais je confirme ce que je disais de lui dans une précédente note. J’aime bien ce type. Un peu narquois, certes, mais sa présence est agréable. Manquait Piotr…

Et puis, Bankair était là. Un jeune homme qui me laisse parfois des commentaires sans jamais laisser son lien, par souci de discrétion… La première fois que je l’ai rencontré, c’était devant des toilettes. On est pote désormais, mais ça n’a rien à voir…

Anne-Sophie Demonchy (qui devient un pilier des soirées littéraires, si, si. Où étais-tu avant-hier soir ?) a observé la soirée en se demandant dans quel monde nous vivions. Quelle décadence ! C’est quoi ces gens bizarres avec une crête sur les cheveux, des piercings partout et très mal rasés ? (En vrai, La lettrine, elle est prof, alors j’écris tout ça pour que ses élèves soient rassurés… mais en fait, elle adore le subversif, j’en suis sûr.)

Tiens, nous avons été pris en photo par Emmanuel Donny. Anne-Sophie, c'est celle qui a un beau sourire...

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De mon côté, je n’ai pas loupé Franck-Olivier Laferrère qui s’est très aimablement présenté à moi et dont on m’avait dit le plus grand bien. Plusieurs personnes en plus. Je le shoote en train de se faire shooter (ce qui est un concept fort original, du jamais vu, dirais-je…).

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Le frère de Sophie K, Stéphane Koechlin a eu la bonne idée de sortir en même temps que mes compagnons de soirée et moi. Quel merveilleux sourire !

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Enfin, bon, oui, si vous pensez que j’ai pu abandonner mes copines de la note précédente comme ça (après une si belle après-midi), c’est que vous ne me connaissez pas.

Benoît Luciani (qui nous a rejoint, fou de jalousie devant mon charme fou !) est à gauche, ensuite Marie-Christine Buffat, Christine Spadaccini (Kiki) et un homme sandwich.

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Je pense qu’il est bon que j’arrête là ce compte rendu qui n’en ai pas un… je file en cure de désintoxication pour me soigner de mon addiction : le prenage de photos intempestif. Maladie rare, mais que j’ai attrapée dès mon plus jeune âge.

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(Photo d'Emmanuel Donny piquée sans autorisation ni état d'âme sur le Face Book de Strictement Confidentiel.)
Sinon, les Strictos, ils ont écrit une bafouille sur la soirée... simple, courte, efficace.

Kiki et Marie sont dans un bateau...

-Tu m'as vexé quand j'ai lu ta note sur Sarcloret. Tu as prétendu que le vin blanc qu'il avait ramené de Suisse était dégueulasse...

-Ben, c'est à dire qu'il l'était réellement. Imbuvable. Ca ne me dérange pas de picoler avec des chanteurs que j'aime bien, mais enfin, il me faut un minimum...

A ce moment là, Marie-Christine Buffat (qui vit en Suisse, donc) sort de son sac deux bouteilles de vin blanc EXCELLENTISSIME! Doux, sucré, comme le moment présent. Je ne sais plus leur nom (nous avions déjà ingurgité Christine Spadiccini (Kiki), Marie et moi une bouteille de champagne), mais j'imagine qu'un commentaire opportun de la belle demoiselle vous en dira un peu plus.

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 Bref, que faisais-je dans cette péniche? Kiki, en villégiature parisienne, y a posé quelques jours ses valises. J'ai été convié à un pot de l'amitié tout à fait convenable... voire tout à fait excessif (surtout quand on doit enchaîner avec une interview d'une talentueuse demoiselle, un concert auquel je devais me rendre mais que j'ai zappé par manque de temps et une soirée littéraire de gens que j'aime bien... dont je parlerai plus tard dans la journée).
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Kiki, tu es une maîtresse de cérémonie pénichienne formidable.
Tu sais recevoir. Juste, je ne m'attendais pas à ce que cela prenne cette tournure incensée.
Moi qui ne boit que du Coca Zéro.
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Merci aussi à Marie de m'avoir offert tant de livres... les siens et ceux d'autres auteurs. Je cite: Nicolas Jones-Gorlin pour Mérovée et Anne-Catherine Fath pour Rude (rencontrée le soir même à la fameuse la soirée littéraire).
Il ya des photos qui ne se commentent pas, hein...
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En tout cas, je finirai cette note absolument essentielle pour la bonne marche de la culture française, avec un dernier cliché qui prouve que Mandor devient vite protecteur quand il n'y a aucun danger à affronter.
(Quoique, en regardant bien, je me demande qui protège qui... et si je ne suis pas moi même en danger!)
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En tout cas, merci les filles.
Pour cette délicieuse après-midi.
Pour tout.
Et le reste (ce qui ne veut pas dire grand chose... mais j'aime bien sortir des phrases inutiles pour décrire le bonheur.)
(Faut que je la note celle-là!)
(A l'intention de Marie... si, je te dis que ton idole Renaud, aussi, je l'ai mandorisé...)

27 mars 2008

Alexandre Kinn... sur la bonne roots!

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Encore un qui déboule et qu’on n’avait pas vu venir… un bon en plus.

Alexandre Kinn. On entend sa chanson Aude (Emmène-moi) sur pas mal de radios.

La voici.

Sa bio ne nous apprend pas grand-chose sur le monsieur. Extraits :

« Parti pour devenir égyptologue, Alexandre se prendra les pieds dans la musique pour de bon, après un voyage de plusieurs mois à la Nouvelle-Orléans et la découverte du blues... Il entame un autre voyage à Paris qui ne devait durer que quelques jours pour finalement y rester et faire ses classes en écumant les bars. Le répertoire se forme, et les rencontres se multiplient… »

Un peu court jeune homme, comme explication !

1017735431.jpgLe 6 mars dernier, je suis allé à sa rencontre, chez AZ/Universal, pour en savoir un peu plus sur lui et son premier disque, Dans la tête d'un homme. (Sur son MySpace: 4 titres à écouter!)

En bas de l’immeuble de la multinationale, je rencontre une amie attachée de presse d’une autre maison de disques. On papote quelques minutes et elle finit par me demander qui je viens interviewer. Je réponds, mais elle ne voit pas qui est ce Alexandre Kinn. Au moment où je réponds : « il fait un peu comme Christophe Maé, mais en plus authentique, moins variétoche... », l’artiste en question passe devant nous en nous regardant bizarrement. Comme je connais mal son visage, je ne suis pas certain qu’il s’agisse de lui. Je le suis. Nous montons ensemble dans l’ascenseur. Je lui demande opportunément : « vous êtes Alexandre Kinn ? ». Il me regarde amusé. « Non, je suis Christophe Maé ! ».

Très drôle. Bon, ça y est, on est pote puisqu’on se taquine déjà…

En vrai son style, ce serait plutôt John Butler trio, G.love and Special Sauce, Bob Dylan, Ben Harper ou Jack Johnson dans la composition musicale, m’explique-t-il, une fois installé dans la salle d’interview.

-J’ai placé des textes français sur de la musique américaine. Tu enlèves le texte en Français, ça sonne ricains, je t’assure. Tout est roots. Pour être plus précis, mon album est un condensé de ce que j’ai joué jusqu’à présent. Du blues, du folk et de la chanson « song writer ». J’ai tordu le système dans tous les sens pour trouver la bonne alchimie de tout ça. J’ai plein d’abats… sur 80 chansons, 13 sont sur le disque, le reste est à la poubelle.

Je lui réponds, en plaisantant à moitié, qu’il s’agit donc d’un best of de ses meilleures chansons.

Il acquiesce en se marrant.

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Je lui demande ce que ça lui fait d’être là, à parler de son « œuvre », de marcher dans la rue et de voir sa tronche sur tous les murs de Paris (car tel était le cas)…

-C’est vraiment bizarre. Il y a peu, je chantais dans les bars, je faisais la manche dans le métro, personne ne venait me poser des questions. Je trouve ça intéressant de parler soudain de mes chansons. Elles sont la fin d’un trajet. Je démarre un nouveau cycle avec ce disque. Je considère que c’est la fin de 8 ans de galère parisienne.

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Je suis un vrai pro de la photo... je sais. Merci!

Rassurez-vous, il ne se croit pas arrivé. Il sait parfaitement qu’il va falloir se battre pour rester dans ce milieu et construire une carrière. Alexandre Kinn est un type humble et sympathique. Juste, il a quelques étoiles dans les yeux et je trouve ça beau.

-Moi, j’attendais la reconnaissance de mes pairs, les musiciens. Je commence à sentir que je suis un peu respecté. Quant au public, il y a tellement de paramètres pour que la sauce prenne, ou pas… Je suis très lucide. Nous vivons dans un monde ou le CD est en train de disparaître. Il n’y en aura plus dans 5 ans, c’est une certitude. Tout va désormais se jouer sur le live.

Je lui fais remarquer que, quand même, il y a sur le marché du disque français de plus en plus de chanteurs « roots ». Je ne prends pas comme exemple des artistes comme Maé et De Palmas, mais je le pense très fort…

-Les gens en ont marre du superficiel dans la musique. Ils ont besoin d’authenticité. Des prises de guitares simples, de voix, de chansons pures… et moi, c’est ce que j’ai toujours fait.

Il n’ira pas plus loin dans ses explications.

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Il n'est pas beau et souriant, là?

Je remarque qu’il est très curieux. Il me pose quelques questions du genre : « tu définirais comment ma musique ? », « quelles chansons tu préfères dans l’album ? ». Je réponds un peu maladroitement à tout ça. Je suis plus à l’aise dans l’exercice inverse. Poser des questions, je sais faire, y répondre, je ne suis pas un as…

Alexandre Kinn est très sincère. Il ne veut pas jouer à l’artiste au passé tumultueux et difficile : « Je viens du sud de la France , de Hyères, plus précisément. Je n’ai jamais eu de problèmes dans on enfance. Tout à été toujours très calme… ». N’est pas Édith Piaf qui veut.

(Très intéressante, cette dernière remarque… de mieux en mieux, Mandor).

Il me confie aussi qu’il a besoin de repères pour avancer dans ce métier :

-J’ai une petite équipe avec moi. Un « crew » comme on dit dans le milieu Hip Hop, que je respecte d’ailleurs beaucoup. Mon manager, mes musiciens, mon régisseur et mon ingé son sont un peu ma deuxième famille. Nous sommes très soudés et c’est rassurant pour moi.

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(Y a-t-il quelqu'un qui pourrait m'expliquer dans un langage clair, comment je peux résoudre mon problème de photos prises en haute déf' qui apparaissent en basse déf' sur mon blog? Merci, parce que ça commence à me courrir sur le système!)

 

 

J’aime les gens qui ne cachent pas leurs failles. Alexandre Kinn n’est pas Superman, mais il joue bien, il chante bien, ces textes ne sont pas dénués d’intérêt. C’est tout ce qu’on lui demande.

Pour le découvrir, voici un extrait du making of du vrai clip de Aude (emmène-moi).

Celui d’en haut, c’était un pré clip…

Avant cela, quelques explications :

-On a tourné le clip « officiel » à Los Angeles au volant d’une Aston Martin. On voulait juste faire des images caméra à l’épaule. En 4 jours, on a eu toutes les galères du monde. Un truc de fou ! On en a fait un making of, tellement c’était dingue.

Et puis un extrait d’un de ses concerts. Dans la tête d’un homme. (J’adore vraiment ce titre !)

    

Pour le voir et l’apprécier en live. C’est ce soir que ça se passe.

Au Café de la Danse.

Impératif !

26 mars 2008

Blogs et services de presse...

Pourquoi y a-t-il plus de chanteurs que d'écrivains dans tes chroniques, en ce moment?

Question posée récemment à mon humble personne.

Parce que les maisons d'édition sont peu nombreuses à jouer le jeu avec les blogs littéraires ou "culturels".

Je cite celles qui ont compris: Au Diable Vauvert, Editions Héloïse d'Ormesson, Le Dilettante.

Eux, jamais de problèmes.

Les autres, ils faut gruger... soit je profite de mon magazine "officiel" pour mandoriser certains auteurs, soit je passe directement par eux (parce que j'en connais quelques-uns... c'est un petit milieu.)

Je ne contribue pas au débat lancé par Anne-Sophie Demonchy et bigrement bien argumenté par François Bon, mais la question des rapports maison d'édition/blogueurs méritait une réflexion approfondie.

Merci à tous les deux, j'ai appris beaucoup de choses.

(Stalker et Wrath donnent aussi leurs avis respectifs, chacun dans le style qui les caractérise.)

 

David Lafore... trash dandy!

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 J’avais tout entendu sur lui… pas que des compliments. Rien à dire sur son côté artistique, mais humainement, c’était une autre histoire.

Un bon ami chanteur ne l’aimait pas du tout, pour son comportement hautain envers lui et les autres artistes (me disait-il). Insidieusement, j’avais donc de mauvais préjugés sur David Lafore.

Bon, en même temps, je me surprenais à écouter maintes fois ses deux albums et notamment le dernier né David Lafore Cinq Têtes II. Pour être franc, j’étais même plutôt très amateur de ses chansons. En écoutant ses textes, je me disais qu’il pouvait effectivement être comme mon pote me l’avait décrit (non, z’êtes fou, pas de nom… mais je l’ai mandorisé il n’y a pas si longtemps…). Ironique, sarcastique, distancier, nonchalant, impudique sont des mots qui conviennent assez à son répertoire et à sa façon de l‘interpréter. Mais, il faut ajouter, poétique, drôle, fin et réaliste.

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Quand son attachée de presse m’a proposé de le rencontrer avant son passage à L’Européen (ce soir), j’ai couru sur l’occasion.

(Juste un détail… la veille pour le lendemain, ça me fait un peu cravacher quand même…)

Nous nous sommes donné rendez-vous hier dans un bar à proximité du cimetière du Père Lachaise.

Je n’étais pas entièrement rassuré au regard de mes fameux « préjugés ». Mais je vois débouler un type discret, souriant, au regard malicieux.

Il s’installe après une chaleureuse poignée de main. Il commande un Perrier.

(Pfff… n’importe quoi !)

Il est venu avec une mini guitare. Il me la montre et en joue un peu. Pas très bien accordée, certes, mais je n’ose l’interrompre. Il s’amuse. Je me dis que cette interview va être épique.

Et puis non. L’homme répond calmement, sans précipitations. Avec gentillesse même.

C'est le pied.

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Si, c'est lui... photo envoyée par son attachée de presse...

Je commence à disserter sur le fait que le « discours » de ses chansons n’est pas direct et qu’il faut plusieurs écoutes pour en apprécier, à sa juste valeur, sa substantifique moelle. J’ai dû mal m’expliquer parce qu’il me répond honnêtement un truc qui me déconcerte.

-C’est certainement un problème de réalisation, d’arrangement et de voix. Je sais que j’ai une part de ma création artistique pas assez mûre. Dans mes deux albums, je pense qu’il y a des chansons assez réussies, mais sans plus.

Mais que me raconte-t-il ? Je lui explique mieux le fond de ma pensée. Comme quoi, je suis tout à fait de l’avis opposé. Son disque est même réjouissant. On oscille en permanence entre douceur et tension, sexe et mélancolie, pessimisme et je-m'en-foutisme… C’est à la fois pop, sexy et ambitieux. Rien a voir avec un disque raté. Il faut juste s’accaparer son univers, c’est tout.

Il ne désarme pas.

-Mais, enfin, je sais désormais ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire…

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Dans la presse, il est constamment comparé à des géants tels que Boris Vian, Jacques Dutronc et Serge Gainsbourg. Si ces comparaisons sont flatteuses, ne préfèrerait-il pas que l’on dise que David Lafore fait du Lafore. ?

(Encore une question à la con, je le conçois.)

(Je rappelle que j’organise des stages d’interviews…)

-Non, parce que je vois pourquoi c’est fait. Ça me convient même tout à fait. C’est une technique de journalistes pour informer sur ce qui n’est pas connu des autres. Je le fais moi aussi quand je veux présenter quelqu’un à une personne qui ne voit pas de qui je parle.

Il réfléchit et ajoute :

-Tu sais, j’en ai mangé du Gainsbourg par exemple. Il est normal que quelque chose en ressorte. D’ailleurs, je suis certain d’avoir déjà écrit des chansons aussi belles que les siennes. Sur mon dernier album, je peux citer : Laisse-moi mourir un peu. (Vous pouvez l’écouter sur son MySpace !)

Avec David Lafore, je ne sais jamais s’il plaisante et quand.

Mais, après tout, ça n’a aucune d’importance.

 

 

Je lui lis un bout de son dossier de presse : « Immédiate ou mystérieuse, son écriture à la fois douce et écorchée s’équilibre d’elle-même avec des petits coups d’humour pince-sans-rire. Et s’il manie le sarcasme, il ne recule pas non plus devant l’émotion à fleur de peau et la simplicité des sentiments. »

Le crooner à la voix blanche ne répond pas. Quoi répondre ? Rien.

Question suivante.

Je lui parle de la scène.

Il aime ça. Il s’y amuse, improvise beaucoup, taquine parfois son public. Il explique qu’il n’y va pas pour faire un acte de prestation académique. Entendez par là qu’il aime les imprévues, qu’il n’hésite pas à recommencer une chanson si elle a mal démarrée et qu’il sait même parfois jouer des silences... « Il faut se dégager de toutes ces choses qui font partie du paraître plutôt que de l’être ». Pas mieux.

-Sur scène, il faut créer une ambiance hitchcockienne. Avec un petit coquin sur scène, il peut tout se passer…

J’arrête assez vite l’interview… j’ai envie d’être tranquillos. Ne pas jouer au journaliste. Parler littérature, par exemple. Sa passion des mots, sa façon de les travailler de manière ludique. David Lafore écrit aussi des nouvelles, mais estime ne pas en avoir assez pour en faire un livre.

Évoquer le métier de comédien. Il souhaite s’engager dans cette voie sérieusement, plus particulièrement au théâtre… « Le cinéma, c’est trop long ». Il me dit aussi qu’un « chanteur c’est aussi un comédien… ».

J’écoute cet espèce de Buster Keaton avec passion. Parfois, il susurre ces phrases, je peine à l’entendre. Il se met soudain à chanter une chanson italienne.

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Bref, cet artiste mérite qu’on s’y intéresse.

Pas qu’un peu.

Ce soir, à L’Européen.

Vous m’en direz des nouvelles (peut-être).

 

Hier soir...

J'ai passé deux heures avec elle...

Pour divers raisons, j'ai beaucoup apprécié cette rencontre (mais vraiment).

C'était pourtant ma troisième interview de la journée, j'étais un peu crevé.

Sa flamme, son naturel et son authenticité m'ont revigoré.

En discutant avec cette jolie personne, je me suis une nouvelle fois dit que, décidément, je faisais un sacré beau métier...

Son deuxième album est sorti hier (ça tombait plutot bien...) et je vous en parle lundi.

Et le meilleur moyen pour découvrir un artiste, n'est-il pas d'aller le voir sur scène?

Si.

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Merci

Christophe, pour ton vibrant hommage...

(Et ça n'a strictement rien à voir, mais je tire mon chapeau à Thierry Gilardi.)

('tain, c'est court parfois, une vie...)