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07 décembre 2008

Bertrand Soulier... chanteur multiple!

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Le 20 mars 2008, j'ai rencontré Bertrand Soulier. J'ai déjà écrit une note sur cette interview.

Je la réédite et la complète aujourd"hui car cet artiste fort talentueux est à l'Olympia demain soir (lundi 8 décembre).

 

Et puis, autant vous l'avouer tout de suite, Discorama est l'un de mes deux coups de cœur de cette année (avec l'album de William Rousseau, cité dans la note précédente...).

Quand j’ai reçu le premier disque de Bertrand Soulier, j’ai tout de suite accroché. Je n’avais pas lu la bio, je ne comprenais donc pas pourquoi, parfois, il me semblait reconnaître des ambiances, des notes, des arrangements, déjà écoutées chez d’autres. En même temps, je trouvais que l’ensemble était original et qu’il y avait déjà une patte Soulier (si je puis dire !).

Voyez ce petit reportage...

Je lis ensuite le dossier de presse envoyé par l’agence de promotion qui s’occupe du monsieur (dont le site officiel est ici). Et là, je comprends mieux l’étrange sensation de déjà « entendu ». En fait, Discorama est un album concept. « Une fausse compilation 1971-2017 d’un artiste n’ayant jamais existé, mais dont toute ressemblance avec des génies « disque-d’orisés » ne serait pas complètement fortuite ». Il précise même :

-Une compilation d’un chanteur imaginaire qui serait né dans les années 50 et qui nous casserait encore les pieds.

(Que personne ne se sente visé.)

Là, j’adhère complètement… un type qui déboule avec un premier album et qui casse les codes directement, ça me plait beaucoup. A tel point que je finis par avoir rendez-vous avec lui. C’était jeudi dernier, dans les locaux d’Ephélide.

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Je suis encore largement en avance, j’en profite pour tailler la bavette avec les forces en présence. Bertrand Soulier et sa manageuse Karine Saurat arrivent à l’heure pile poil. Nous nous installons dans une pièce « interview ». Je suis moins à l’aise quand une tierce personne reste pour écouter l’entretien… vous savez Ô combien j’aime les têtes à têtes ! Mais z’enfin… je ne me sens pas le cœur à faire mon journaliste star (en plus, elle a l’air très sympathique et une présence féminine ne ma jamais vraiment gêné…).

Bertrand Soulier me raconte un peu ses débuts, ce qui est tout à fait normal, puisque je lui ai demandé de s’allonger sur le sofa pour qu’il se confie à moi… Je ne prends pas cher. 150,00 euros TTC la séance de 30 minutes.

-Adolescent, je me suis lancé dans une étrange aventure : la basse. Je suis devenu musicien de studio, mais il fallait bien vivre, j’ai donc mal fini…

Je lui demande des explications.

-Et bien, je suis devenu journaliste spécialisé dans la musique…

Effectivement, c’est atroce comme revirement. Quel sale boulot ! Pouah ! Ça me dégoûte presque.

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-Je bossais pour Best notamment (je crois aussi pour Actuel, mais Bertrand Soulier ne parlait pas assez fort et mon Sanyo, toujours en service finalement, n’a pas bien capté ses propos…) et puis pour faire plaisir à mes parents, pour Le Point. Ensuite, par la force des choses, je suis devenu directeur de création dans la pub.

(Je ne vois pas bien le rapport entre le journalisme et la pub… quoique… de toute manière, dans la vie, les chemins sont parfois tortueux …)

(Woaw ! Trois points de suspension dans une seule parenthèse… qui dit mieux ?)

Et puis l’album de BashungFantaisie militaire, le réconcilie avec la chanson française. Il en tombe raide dingue amoureux. Il se dit que, finalement, on peut de nouveau faire des disques intéressants en France.

C’est ce qu’il a fait, le lascar. Jamais vu un premier album si abouti.

 

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Il y a du Sheller, du Bénabar, de Berger, du Beatles, du Biolay, du Joseph d’Anvers, du Miossec, du Manu Chao, du Gainsbourg… mais en fait, c’est surtout du Soulier (si vous vous attendez à ce que je m’abaisse à faire un ou des jeux de mots foireux sur ce patronyme, certes tentant, c’est mal me connaître…).

Je ne sais pas comment expliquer cela, ce sont surtout des clins d’oeils parsemés ci et là, mais ses chansons restent personnelles. Je suis confus ? C’est normal, ce phénomène n’est pas simple à expliquer. Ce que je peux affirmer, c’est qu’il a écrit 20 chansons et de façon aléatoire, l’artiste à tenté de les arranger, de les relier chacune aux courants, modes, époques, tendances qui traversèrent la chanson depuis 40 ans. Exercice de style qui m’épate.

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Je lui demande s’il est un génie ou un usurpateur.

-Rien de tout ça. Je fais juste des chansons à la manière de... Toute la gageure du disque était d’arriver à avoir mon propre style tout en emprunter pas mal de références. Je propose plusieurs niveaux de lecture aux gens qui écoutent.

Il sourit, presque content de lui, comme un gamin qui vient de sortir une bonne blague.

-Ce qui me fait marrer, c’est d’arriver dans le monde de la chanson française en prenant le problème à l’envers. Je commence ma carrière directement avec un best of.

Bertrand Soulier, insidieusement, casse les codes de l’industrie du disque et il adore ça.

Et moi aussi. Je lui dis tout le bien que je pense de lui et de son oeuvre. Je suis comme ça, quand j’aime, il faut que ça sorte. J’ai toujours peur d'être considéré comme un horrible flagorneur… mais c’est ainsi.

(Il y a un petit coeur qui bat sous le journaliste professionnel intransigeant que je suis...)

Heureusement, un tel enthousiasme de ma part est rare.

(Si !)

( Tsss…)

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Question: Pourquoi faisons nous la gueule sur ses photos, alors que nous nous sommes plutôt bien entendus?
Mystère de l'immortalisation d'un moment.

Bertrand Soulier est aussi pince sans rires et provoc' que tendre et sensible. Dans Discorama, il y a un « foutage de gueule » revendiqué, mais quand il maîtrisé de si belle manière, je trouve ça jubilatoire.

Perso, j’en redemande.

Ce soir donc, en première partie de Véronique Sanson, à l'Olympia...

Ca pourrait donner des moments comme celui-ci (mais avec une batterie en plus...)

Le MySpace de Bertrand Soulier.

Commentaires

Sympa...
En écoutant les chansons j'ai trouvé qu'il y avait un petit quelque chose de Marc Lavoine dans les intonations, notamment dans "A2" et "je vous ai écrit une chanson"...

Écrit par : Marie-Laure | 25 mars 2008

Soulier c'est le pied, le panard !

Écrit par : fv | 25 mars 2008

écouter Soulier, c'est le pied...(j'ai besoin de vacances moi...)

Écrit par : richard | 25 mars 2008

@richard
encore mieux que les tomates ...

Écrit par : ecaterina | 25 mars 2008

Connais pas ce monsieur... bon en même temps je connais pas grand monde moi, suis assez inculte comme fille. Bon, à découvrir donc. Et si, comme le trouve Marie-Laure, il a un p'tit côté Marc Lavoine, à découvrir, vite !
Bonne journée ô grand Mandor !

Écrit par : Nath | 26 mars 2008

@Marie-Laure: Le côté Lavoine, je ne le décèle pas vraiment, mais, en même temps, je suis un peu dur de la feuille... (vrai!)
@fv: Tu connais la sortie?
;o)
@Richard: Tu suis fv. Merci.
(Pfff...)
@ecaterina: Là, ce doit être une "private joke" ou je ne m'y connais pas...
@Nath: En même temps, ce n'est que son premier album. C'est normal que tu ne le connaisses pas. T'inquiètes, tu n'es pas inculte pour autant...

Écrit par : mandor, président de la FAPM | 26 mars 2008

J'ai entendu chez une amie et j'ai ht l'album de bs. Je suis etonnée que personne connaisse, je fais un tour sur le net et me voilà ici. j'en sais un peu plus. Je trouve que la plume de ce mec c'est comme des coups de fusils ou des caresses. a bientot sur mandorairlines

Écrit par : daphnée | 18 avril 2008

bertrand aux francofolies
quel souvenir !! et ici jolie interview

Écrit par : raph | 31 juillet 2008

Les commentaires sont fermés.