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20 mars 2008

Lulu... bienvenue à ce ch'ti!

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(Pas convaincu par mon titre du jour).

 

Très honnêtement, je ne connaissais pas du tout Lulu, encore moins Nicolas Lefèvre, le leader de cette formation, originaire de Lille. Un groupe Ch’ti. Tiens ! On parle très peu de cette région en ce moment… écoutons ce qu’ils font… ces gens du nord.

(Vous avez remarqué comment je fais bien le journaliste méprisant qui habite Paris et qui se penche sur une production « locale ».)

Après la première écoute de De Bray-Dunes à Menton 2, je range mes préjugés au placard de ma connerie et j’appelle Sissi illico presto (l’attaché de presse de Lulu. Oui, parce que finalement, Lulu, c’est devenu le nom de l’artiste leader du groupe… vous me suivez là, ou je suis moyen clair ?).

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Le 3 mars dernier, nous nous retrouvons donc au Bar des Ondes, à côté de la Maison de la Radio.

(Je ne compte plus les interviews réalisées dans cet établissement).

 

Lulu/Nicolas Lefèvre arrive, tout sourire et chaleureux. (Il faudrait faire un film sur la différence entre les gens du nord et les autres, parce qu’on pourrait éventuellement apprendre qu’ils ne sont pas comme on les imagine : tristes, austères et alcooliques. Je dis ça, je dis rien… d’ici qu’un humoriste me pique l’idée !)

Comme je ne connais pas bien l’historique de sa carrière, il me la raconte.

Nicolas Lefèvre, 34 ans, s’est lancé sérieusement dans le monde magique de la chanson française il y a 7 ans. Il est passé d’un groupe de chansons festives à des chansons plus pondérées… dans le rythme, en tout cas.

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Avant, du temps du Bal des athlètes en 2003 (son premier album), il parlait du quotidien, aujourd’hui ses textes sont toujours dans le décalé et l’excès. Ça frise le surréalisme parfois.

« Le quotidien m’emmerde » ajoute-t-il malicieux.

 

Je lui sors des phrases le concernant glanées sur le net. (Mon ami Google, je t’aime !)

« Loufoque », « théâtrale », « habité », « l’ensemble évoque les films de Fellini, quand le village, entre musiques de cirque et rythmes tziganes, se rassemble pour danser », « Cet auteur, compositeur, interprète chante sérieusement des chansons décalées, sur scène, la salle rit de bon cœur ».

J’en passe et des meilleurs.

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Je ne suis pas certain qu’il ne soit pas gêné par ces compliments. Ils reviennent souvent en tout cas. J’en rajoute une couche personnelle, je lui dis qu’il est un très bon représentant de cette chanson que j’aime tant. Je lui affirme (non, parce que je vous signale au passage que je m’implique dans mes interviews… j’ai le sens du risque et des prises de positions) que s’il n’est pas encore connu de la majorité, son humour, sa tendresse et sa poésie devraient vite franchir les frontières de sa région, pour s’imposer partout.

Amen !

 

Lulu joue avec les mots, les malaxe, en use et en abuse sans toutefois que l’on s’en lasse. Je ne vois pas d’autres artistes français maîtrisant si bien cet art. Enfin, j’exagère un peu, d’autres ont laissé des traces… Il me parle des Brel et Brassens habituels, mais ajoute des Arthur H ou Thomas Fersen, ce qui est moins fréquent.

Je vous assure, Lulu a son propre style. Reconnaissable rapidement. Je me suis plongé dans son album précédent De Bray-Dunes à Menton 1, il y a incontestablement une patte Lulu.

 

(Qui a dit des pâtes Lulustucru, c’est parfaitement nul !)

(J’ai honte pour vous… dans un article si sérieux… Pfff…)

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J’ai oublié de préciser que le troisième album (vrai road movie musical) est la suite du second, comme son nom l’indique. Le héros reprend son voyage à partir de l’ile de Ré jusqu’à Menton. La musique est plus colorée et plus rapide que dans le premier « périple ». Entre les histoires d’amour impossibles, ses réflexions sur son métier d’artiste et d’auteur, il jette un regard amusé et désenchanté sur ses contemporains. (Sa biographie l’indique et c’est tout à fait vrai.)

 

S’il n’est pas le plus grand chanteur du monde, sa prose malicieuse et affûtée ne devrait pas vous laisser indifférent.

Nous finissons l’interview en évoquant brièvement son engagement envers les enfants des camps de réfugiés palestiniens au Liban… Grâce au journal L’Humanité, il a vendu 7000 cd 3 titres. Cela a permis d’acheter 7000 cartables avec des fournitures à 7000 de ces enfants.

 

Il ne s’étend pas sur le sujet, mais disons, que l’homme à du cœur (en plus).

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Lulu n’arrête pas de tourner. C’est une bête de scène. Personnellement, je regrette (parce que je ne suis qu’un sacré égoïste) qu’il n’en fasse presque pas à Paris. Lui aussi le déplore, mais m’explique que ce n’est pas complètement de sa faute… les salles de concert de la capitale sont un peu frileuses (alors qu’il remplit les salles de sa région et de celles avoisinantes).

Avant de nous quitter, il m’explique qu’il prépare un projet auquel il tient beaucoup. Une série de concerts qui se dérouleront uniquement sur le trajet de Bray-Dunes à Menton… histoire de boucler la boucle.

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L’univers de Lulu est à découvrir. Foi de Mandor !

Voici une chanson du premier volet de De Bray-Dunes à Menton, "La sauterelle chorégraphe".

 

 

Commentaires

Moi, le bar des Ondes, c'est la petite sirène Sophie K. que j'y retrouve! Sinon, j'ai écouté un peu et, ma foi, j'ai bien envie de signer en faisant précéder de la mention Lulu et approuvé! ;)

Écrit par : Kiki | 20 mars 2008

j'ai découvert Lulu chez moi, justement
oui parce que j'ai décidé d'être hyper tendance, donc je suis ch'ti depuis 20 ans déjà ! (waouh c'te fidélité)

Sa tête me fait penser à Nery (oui j'adore faire des rapprochements physiques)
autrement y'a un peu de Jamait ou de "Drôle de sire" dans son genre de chanson (oui j'aime bien faire des rapprochements artistiques style j'te mets des étiquettes)

C'est léger, chaleureux et virevoltant
C'est normal, il est ch'ti... (et toc!)

Écrit par : Lou | 20 mars 2008

@Kiki: Lulu et approuvé! Bien joué, comme d'habitude!
@Lou: Sais-tu que les artistes détestent les comparaisons (qu'ils disent...).
;o)

Écrit par : mandor, président de la FAPM | 21 mars 2008

j'ai tellement décroché de la musique que je ne savais même pas que le fils de Gainsbar chantait...c'est te dire

Écrit par : richard | 21 mars 2008

@Richard: Ah ouais, quand même!

Écrit par : mandor, président de la FAPM | 23 mars 2008

Les commentaires sont fermés.