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07 février 2008

Agnès Abécassis... comiques books!

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951710bfbae446aaf5bc73fda2856e07.jpgJe connaissais Agnès Abécassis de nom, mais je ne l’avais jamais lu. J’avais un sacré à priori sur ses livres. Pas négatif, je pensais juste que c’était des livres pour femmes.

(Parce que, hein, c’est bien connu, dès que l’on écrit des comédies, ça ne concerne pas les hommes. Le sexe fort n’aime pas rire à gorge déployée quand il lit. Il y a des études qui prouvent ce phénomène. Si, si.)

Évidemment, c’est n’importe quoi !

Et puis, nous sommes devenus amis Face book. Je ne sais plus qui a fait la demande à l’autre, mais, du coup, vous pensez bien, ça nous a rapprochés !

Elle m’a envoyé son troisième roman, Toubib or not toubib, (qui vient de sortir) et je l’ai lu à la vitesse de la lumière tellement il m’a amusé.

 

C’est l’histoire de Yohanna Béhar, un(e) médecin généraliste. Elle travaille dans un petit cabinet médical parisien avec des collègues complètement barges (chacun avec son propre style). Un gynécologue bourru, une dentiste gaffeuse (et son con de chat) et un acupuncteur qui fait craquer toutes les femmes. Une de ses clientes Sonia Amram, productrice à la télé, pour la remercier de ses bons soins l’incite à participer à une émission de télé très populaire. Yohanna angoisse, mais accepte cette proposition ainsi que d’être mit en relation avec le professeur Leitner, un neuropsychologue réputé, censé pouvoir gérer son stress. Mais le psy réputé se révèlera vite très énigmatique. Les séances d’hypnoses vont transformer le mental de Yohanna. Elle va développer des pouvoirs étonnants. Elle parle japonais, devine la pensée des gens, parvient à battre deux kidnappeurs en faisant du kung-fu…

Bref, qui est vraiment cet homme ? 

Voilà, c’est la trame de l’histoire. Il y a beaucoup de rebondissements, des scènes d’anthologie (un accouchement en douleur, un mariage désastreux…), du rire à chaque page et du second degré en pagaille.

Ce livre est tordant.

Je ne regrette pas d’avoir donné rendez-vous à Agnès Abecassis. Parce qu’en fait, quand on lit un de ses livres, on a envie de la connaître. Mardi dernier (le 5 février), nous nous retrouvons dans un café du 13e arrondissement « Les funambules ».

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J’arrive en premier. Elle ne tarde pas à faire son entrée. Poignet de main chaleureuse. Je savais qu’elle me reconnaîtrait, car elle m’a avoué lire régulièrement mon blog et il se trouve que parfois, je laisse échapper un cliché ou deux me représentant. Elle est tombée dessus, je ne sais pas, par quel prodigieux hasard. (Elle a du consulter mes archives !).

Moi aussi, d’ailleurs, je lis son blog personnel (trouvable sur son site). Il me fait souvent sourire.

Première constatation, je l’aime bien.

Comme nous nous lisons respectivement, je suppose qu’on pense déjà se connaître un peu. C’est toujours étrange cette sensation.

Deuxième constatation, je sens que je ne vais pas m’ennuyer.

Le garçon vient nous déposer notre commande sur la table. Mais un geste un peu précipité a pour conséquence d’envoyer en l’air, au moins à 10 mètres, une tasse de café. Le serveur et la salle sont trempés. (Bon, relativisons ! Une tasse de café qui se renverse, on ne va pas se noyer quand même…)

Bref, ça me la rend encore plus sympathique parce que d’habitude, c’est moi qui me distingue de la sorte.

Agnès Abécassis se confond en excuse et moi je la regarde glisser sous la table de gêne.

Je la relève pour lui poser quelques questions dites « professionnelles » alors que j’ai plutôt envie de parler de tout et de rien, comme on discute entre amis.

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Photo: Franck Prignet.

Parlons donc de son écriture. Je lui demande si on est bien considéré quand on écrit des comédies… ne serait-ce pas un sous-genre?

Avouez que j’attaque fort en posant de telles questions... si provocantes.

 

-Je n’ai pas la prétention de faire autre chose que de la littérature populaire. Mais, c'est loin d'être un sous genre. Je veux faire rire les gens et je vous assure que ce n’est pas si facile que ça. La comédie me plait parce qu’on a souvent tendance à s’apitoyer sur son sort, ses petits bobos quotidiens, alors que, globalement, dans 99,9% des cas, on finit par en rigoler. Quand on regarde les choses avec le recul, le temps qui a passé, les blessures qui ont cicatrisé, on finit par se dire que ce n’était pas si grave. J’écris des livres qui permettent aux femmes qui vivent les situations que je décris et que souvent j’ai vécu, de relativiser et de moins se sentir seule.

J’ajoute que ses romans, toujours truculents, devraient être remboursés par la sécu, mais je crois que ce n’est pas le moment de soumettre cette idée officiellement.

Que pense-t-elle du milieu de l’édition ? Je sens qu’elle ne s'y sent pas au mieux.

(Je passe souvent du coq à l’âne, je sais).

-J’ai un peu de mal dans cet univers là. Depuis que je suis passé du journaliste à auteur, j’ai eu du mal à m’adapter. Ce monde est très particulier. Il y règne la superficialité, le faux semblant, les fausses émotions, les faux sentiments. J’ai souvent le besoin de me retrouver avec des gens comme moi. Authentiques.

Je ne creuse pas le sujet. J’enchaîne sur sa façon d’écrire très « cinématographique », très visuelle…

-Ça me rassure un peu d’écrire ainsi. C’est parce que je ne suis pas quelqu’un qui brille par mon assurance. Si j’exagère les situations, c’est non seulement pour créer des effets comiques, mais aussi parce que ça me donne l’impression d’être mieux comprise.

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Photo: Franck Prignet.

Je crois comprendre aussi, au fil de la conversation, que répondre à une interview ne la rend pas très à l’aise…

-Je suis une fille timide, plutôt renfrognée, pas très sociable, marchant en baissant les yeux, qui dit gentiment bonjour aux voisins, mais sans plus. De plus, je suis une angoissée chronique.

J’apprécie beaucoup les gens peu sûrs d’eux-mêmes.

Et de leur talent.

Alors qu’elle en a beaucoup. Savoir faire rire son prochain est pour moi une des plus grandes qualités. Je lui dis. Elle rougit en se tripatouillant les cheveux qu’elle a pourtant attachés.

Changeons de sujet, Agnès (c’est une amie à présent) me confie qu’elle a de bonnes relations avec ses lecteurs. Oui, j’ai bien dit « lecteurs ». Un quart de son public sont des hommes. Elle n’en ai pas peu fière.

-J’estime écrire des documentaires animaliers sur la femme. Les hommes aiment lire ce genre de livre, ils en apprennent beaucoup sur nous.

A un moment donné, je stoppe mon Sanyo. (Qui a bien fait son boulot ce jour-là). Elle se fout un peu de moi, parce qu'elle a lu ma note sur le dit objet qui m'a lâchement abandonné récemment.

J’aime ce moment.

Je lui demande, puisqu’il est 12 h 30, si elle ne veut pas rester avec moi pour déjeuner.

(Je n’ai pas d’ami).

Elle accepte. Je lui fais pitié, je pense.

 

Le reste de cette rencontre n’est pas racontable.

J’ai été martyrisé sous le prétexte que j’ai voulu…

Non, je ne dis rien.

Voyez sa version des faits dans la rubrique "blog-notes"

Elle donne quelques explications, certes, contestables sur le pourquoi de ces photos...

Le journalisme est un métier à risque...

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Commentaires

Mêmes photos que sur son site... Vous me faites bien rire tous les deux, j'attendais cette interview avec impatience. J'ai même fait un article sur son livre il y a quelques jours, j'ai adoré car très loin de mes lectures habituelles, j'ai bcp ri. Un havre de bonheur dans la grisaille du temps.
Merci à toi Mandor pour cette note et à Agnès... je cours dévorer ses deux premiers livres dès que possible.

Écrit par : Nath | 07 février 2008

Je file voir son blog car s'il y a bien un truc que je jalouse chez les femmes, c'est un humour hilarant...
Je vais donc en prendre de la graine !!

Écrit par : Maud | 07 février 2008

Bravo ! Je suis (pour de vrai) écroulée de rire ! :))))

Cette rencontre fut vraiment agréable. Outre l'immense capital sympathie que possède Mandor en tant qu'être humain, son interview fut vraiment très pro : questions soigneusement préparées (et originales), commentaires précis sur certains passages du livre...rien de bâclé ni d'approximatif. Et pourtant, il en voit du monde.
Du coup, ce fut un plaisir d'embrayer sur un déjeuner amical.

Est-ce que je conseille les interviews de Mandor ?
Ah, si señor !

Écrit par : Agnès Abécassis | 07 février 2008

Commentaire très stupide mais pour une fois, tu pardonneras Mandor, ainsi que ta charmante invitée :

pourquoi toujours le même profil ???

Écrit par : Cath | 07 février 2008

@Nath: Amuse toi bien alors!
@Maud: Ca, je dois dire qu'une femme qui fait rire, c'est charmant.
@Agnès Abécassis: Bon, comme on avait dit, le chèque va arriver dans la semaine, mais je l'adresse à quel ordre?
Non, parce que là...
Je rougis un peu.
@Cath: Toujours des questions pertinentes. Et, vois-tu, je sèche pour te répondre...
Je pense néanmoins qu'il y a une forte probabilité que ce ne soit qu'une coïncidence.

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 07 février 2008

j'ai bien ri de tout et surtout chez Agnès où je n'ai fait que passer...pour le moment !

Écrit par : wictoria | 07 février 2008

En plus elle est tres mignonne..

Écrit par : Sarah | 09 février 2008

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