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31 janvier 2008

Béni Snassen... Chevaliers des temps modernes!

  
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 Vous vous souvenez, il y a trois semaines, j'avais filé un coup de projo sur ce collectif rap...

"Il aura fallu attendre la naissance de Béni Snassen pour rendre à la culture du collectif Rap ses lettres de noblesse.

Voici donc Spleen et Idéal, le premier projet à sortir sous la bannière du nouveau label Gibraltar, porté par Abd al Malik puis nourri par la présence de Bi'lin, Wallen, les NAP, Hamcho, Mattéo Falkone et un spécial guest de choix Ali.

  

Serais-ce le premier album Hip Hop humaniste? L'approche artistique de ces chevaliers des temps modernes ne nous laisse guerre entendre autre chose. C'est une belle histoire qui commence là, le genre de récit épique où ce n'est pas l'issue du combat qui importe mais le combat lui même".*

(*Extraits du dossier de presse.)

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Voici donc la suite...

C'est parti!

1e57cdebeee51880f39564cc17ce6109.jpgIl y a une part de violence en nous que l’on ne peut ignorer…

Mais il y a aussi en l’homme cette capacité exemplaire à la maîtriser.

Woaw ! Déjà là, ça commence fort. Le slogan de Beni Snassen, il en jette un max.

Beni Snassen (un peu de culture, s’il vous plait !), c’était une confédération tribale dans l’oriental marocain. Comme l’explique le dossier de presse : « Un territoire montagneux qui accueillaient depuis des siècles des tribus bien distinctes revendiquant leur unité, n’hésitant pas à exprimer leur désaccord, leur résistance, toujours avec respect, honneur et bravoure ce qui d’ailleurs valut à un char français de porter le nom de Beni Snassen. »

 

Jeudi dernier (le 24 janvier), j’ai été convié à rencontrer trois membres de ce collectif rap. Je ne parle pas beaucoup de rap ici, parce que je n’aime pas le rap. Mais, là, c’est différent, l’un des instigateurs de cette aventure est Abd al Malik (avec sa femme Wallen et Fabien Coste).

Et Abd al Malik, je l’aime bien. Certes, qu’on le compare à Brel m’exaspère (parce que ce type de comparaison est parfaitement stupide), mais le garçon est pétri de talent, c’est sûr.

J’arrive dans une petite pièce de chez EMI ou m’attendent sagement 3 Beni Snassen. Warda (l’une des deux sœurs Bi’lin), Fabien Coste (aka Badr), le producteur du disque et Abd al Malik. Ces deux derniers, je les avais rencontrés dans des circonstances, pour le moins originales…

D’ailleurs, Fabien me fixe et finit par me dire :

-On s’est croisé où ?

-J’ai interviewé Abd al Malik pour son album Gibraltar. Vous étiez avec lui ce jour-là.

-Oui, mais c’était où ?

-Euh… au Mac Do de l’Aquaboulevard.

Les deux, de crier : « Ah, oui, c’était toi ! » 

Et Abd al Malik, d’ajouter :

-A chaque fois qu’on passe devant, on repense à ce journaliste qui a consciencieusement fait son interview, assis à une table du Mac Do… devant un chicken et un coca !

-Oui, ben, moi, c’est pareil, à chaque fois que je passe devant, je répète l’anecdote à qui se trouve à côté de moi. Quand je suis seul, je me la raconte à moi-même…j’ai une vie tout à fait passionnante.

-Tu sais que tu étais le premier, en tout cas, un des tout premiers à t’intéresser à mon disque ? Tu m’as porté chance. Merci !

(De rien, moi, si je peux rendre service !)

C’était là d’ailleurs. La top classe internationale !

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Bref, je vois Warda qui sourit à cette méga aventure pittoresque, comme si elle se détendait, genre, « bon, lui, visiblement, il va être gentil avec nous. »

Mais, je suis toujours gentil, moi, avec les artistes. Surtout avec ceux qui deux jours plus tard, sont fait « chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres » par la ministre de la Culture Christine Albanel ». C’était le cas pour Abd al Malik, dimanche, à Cannes au premier jour du Midem (Marché international du disque et de l'édition musicale).

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J’attaque en demandant au futur nouveau « chevalier » de m’expliquer le pourquoi du comment de ce collectif.

Abd al Malik : Je tiens à dire qu’avant que l’on concrétise le projet Beni Snassen, il y avait déjà un collectif. Des artistes qui gravitaient autour de mon groupe NAP. On s’était toujours promis que le premier qui aurait du succès ferait quelque chose qui permettrait de mettre en avant les autres. Notre démarche s’inscrit parfaitement dans la culture hip-hop. Le collectif. Si chacun à sa singularité, il y a une idée commune. Il s’agit de trouver l’unité dans la diversité et la diversité dans l’unité. On se connaît depuis longtemps, on est fan des uns et des autres et au final, il y a une saine compétition entre nous. On se porte tous vers le haut.

Warda précise timidement : Il n’y a ni hiérarchie, ni rivalité entre nous. Pour le duo que je forme avec ma sœur (Bi’lin), Hamcho, Mattéo Falkone et les NAP, c’est bien de travailler avec Wallen et Abd al Malik. Ils ont beaucoup d’expérience et sont très enrichissants. Ce que je trouve étonnant, c’est que nous avons écrit et composé séparément et qu’à la fin, il y a une unité à cet album. C’est parce que nous sommes dans le même état d’esprit.

Fabien Coste, acquiesce. Il n’est pas là pour décorer la salle. S’il est producteur, il est aussi l’un des concepteurs du projet, donc, il participe activement à la promo. Je le soupçonne même d’aimer ça.

-On est dans une dynamique de travail, de rigueur et de respect des choses. On veut brandir l’étendard du hip-hop pour montrer que c’est une forme culturelle musicale qui fait partie de notre patrimoine. On veut prouver qu’elle est accessible dans le fond comme dans la forme. Ce qui nous unit, c’est notre humanité. Elle va nous servir à construire un pont entre les cultures…

Abd al Malik lui coupe presque la parole.

-Oui, et nous avons écrit les textes dans une forme d’urgence. Le rap, c’est une musique qui traîne des casseroles. Nous voulons dire : « N’ayons plus peur ! Essayons d’aller voir ce qu’il y a chez l’autre, observer ce qu’il y a derrière. »

Je ne comprends pas ce qu’il vous sous-entendre par là. Les rappeurs ne sont plus considérés comme des méchants sans foi ni loi… enfin, il me semble.

-Ce n’est pas ce que je veux dire, mais enfin, les rappeurs ne sont pas en périphérie de la société et du monde. Les crissements de cette société, l’individualisme, le rapport au matérialisme, une forme de misogynie, etc…etc… on les vit. On est parfois comme ça, parce que la société est comme ça. Le rap est à l’image de la société.

Tous les artistes du collectif se retrouvent autour de ses valeurs de « chevalerie universelle » comme autour d’une source intarissable d’inspiration qui leur rappelle leur soif d’idéal.

Mais franchement, je les entends dire partout qu’ils sont les chevaliers des temps modernes. Je demande à Abd al Malik, à moitié en plaisantant, s’ils n’exagèrent pas un chouia….

-Celles et ceux qui sont une démarche d’espoir et dans une dynamique de bonté sont des chevaliers. L’idée, c’est de comprendre que lorsque l’on rêve seul, ça ne reste qu’un rêve, mais dès que l’on rêve à plusieurs, c’est le début des temps nouveaux qui sont là.

Et Fabien Coste d’ajouter :

-Le temps est neuf à chaque instant. Ce qui va être demain, c’est ce qu’on fait maintenant. Nous on veut bouleverser la société par le prisme de l’art et de la culture.

Je reste assez interloqué devant cette assurance. Je réitère différemment mes propos. ? N’ont-ils pas peur de passer pour des prétentieuses personnes pétant gaillardement un câble ?

Abd al Malik ne se démonte pas.

 

-D’abord, nous n’avons peur de rien. Des discours, on en a des merveilleux, des devises gravées dans la roche aussi. Il s’agit maintenant de rendre réelles dans le quotidien les paroles prononcées. Le changement est dans nos mains. Nous artistes, vous journalistes, le boucher, le facteur, le chômeur… tous, nous devons être acteur du changement. La communauté humaine doit être à la hauteur d’elle-même. S’il y a de la prétention à dire que, finalement, la meilleure des choses pour améliorer le monde, c’est s’améliorer soi-même, ça ne me dérange pas de passer pour un prétentieux. On est là pour agir, pas pour se demander ce qu’untel va penser de notre démarche. L’essentiel, c’est de faire avancer les choses. Nous sommes sur cette Terre pour cela.

Bon, ce qu’il y a de certain, c’est que les Beni Snassen sont bien dans leurs trucs. À fond dans le concept et les personnages. C’est bien.

A tout bien réfléchir, Beni Snassen/FAPM, même combat, sauf que nous, nous agissons dans l’ombre.

Très discrètement.

Et puis, on ne sait ni raper, ni slamer, encore moins chanter… enfin, on de débrouille comme on peut.

On mange, on boit, on refait le monde à notre façon.

Tout pareil, quoi !

Ici donc, 3 Beni Snassen et un FAPM.

(Même pas peur!)

 

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De gauche à droite, Abd al Malik, Mandor, Warda (Bil’in) et Fabien Coste (Badr).

Les nouveaux maîtres du monde (ouais, ben, j’m’inclus, si je veux !).

(Hein ? Pardon ? Je n’ai pas dit un mot sur le disque en lui-même… normal, je ne dis que du bien ici. J’ai tellement aimé Gibraltar, le disque d’Abd al Malik, que j’ai été forcément déçu par celui des Beni Snassen. Pourtant mixé et arrangé par Renaud Létang (Feist, Gonzales, Katerine) et produit par Bilal. Mais, encore une fois, le rap n’est pas ma culture, c’est presque normal que je n’apprécie guère. Si vous voulez lire une critique qui colle, à peu de choses près, à ce que je pense, petit curieux, allez lire la chronique de ma copine Marie Cartier sur Zik addict.

Allez, une autre vidéo. Les Beni Snassen dans Ce soir ou Jamais sur France 3.

 

 

 

www.myspace.com/benisnassen

Le Skyblog officel.

30 janvier 2008

Christine Spadaccini... auteur funambule!

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Il n’y a rien de plus difficile (j’veux dire à part la guerre, la famine, la peste, le choléra…) que d’écrire une note sur quelqu’un que l’on connaît, que l’on apprécie et qui fait partie de son panthéon personnel.

C’est le cas de Christine Spadaccini.

La Kiki du blog.

Déjà, on reçoit le livre.

Existe en Ciel qu’il s’appelle.

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On sait que la nana, elle triture joliment les mots, qu’elle sait parfaitement les malaxer, jouer avec comme personne. Ce serait même une sacrée marque de fabrique. Un style unique et jubilatoire.

D’ailleurs, dans son livre, elle l’explique :

« Je préfère y aller avec les doigts, jongler avec les mots, sucer leur suc sémantique, phonétique, les fouiller, les dépouiller, les enchanter, bousiller leur sens, les détourner, les réinventer, les repêcher, fondus et faibles, sous le feu tragique des réalités, les caparaçonner d’histoires et de poésies, les mélanger, chercher la phrase, la bonne formule, jouer à l’ « alchimot »… »

Elle exprime bien d’autres considérations sur l’écriture, la Kiki , mais je me suis un peu fait griller par Anne-Sophie Demonchy.

Je ne te remercie pas, Anne-Sophie.

 

Mais quand même, parce que je suis bien con, je me suis posé la question essentielle :« Et si je n’aimais pas ? ».

Je vais quand même devoir en parler de ce bouquin. Kiki, c’est une copine, il est hors de question que mon blog passe cet ouvrage sous silence.

70e7b10a064521ec65319abd1ea552f3.jpgBon, en même temps, ayant lu et dégusté son Aïe Love You précédent, mon angoisse de lire une daube n’était pas à son niveau maximum.

Hein, pour tout dire, j’étais même assez confiant.

D’autant plus que Kiki m’avait déjà envoyé une nouvelle figurant sur le nouveau né.

La première.

Et que, bon sang, ne saurait mentir, elle m’avait déjà foutue une bonne baigne dans la gueule avec ses mots.

(Si vous croyez que je fais ce métier depuis si longtemps pour ne pas avoir ce genre de privilège insensé que de lire des récits implacables avant les autres, c’est bien mal saisir l’opportuniste qui est en moi.)

Alors, que voulez-vous que je fisse ?

J’ai lu.

Pas la peur au ventre.

Dès les premières lignes, on se dit : « C’est sûr, là, on va bien se marrer ! ».

Je plaisante. Bien sûr qu’on ne rit pas. Ce n’est pas ce qui caractérise l’œuvre de Christine. Non, mais de l’émotion plein la tronche, ça oui… on peut même se l’étaler sur le corps entier, tellement il y en a.

Dans les histoires de cette auteur(e) (non, parce que je peux difficilement la nommer autrement, maintenant. Ce n’est plus Kiki, du blog, c’est Christine Spadaccini, l’écri(pas)vaine. Respect !), on croise des jeunes qui crèvent d’amour, des chiots abandonnés, des miroirs indiscrets, une mère morte, un père aux mots assassins, une grand-mère ingérable à gérer, des amours déconfits, des enfants non désirés, une morte habillée en mariée… et le fragile équilibre de la vie.

Et des mots qui claquent.

Tout le temps.

Pas moyen d’y échapper, d’esquiver.

Bim Boum ! Prends ça, lecteur insatiable!

Et je fais quoi maintenant qu’elle m’a pris en otage ?

Comment je vais expliquer sur mon blog que Christine Spadaccini n’a rien à faire dans une petite maison d’édition (sauf le respect que je lui dois, à cette maison) ?

Que c’est un livre important, ce Existe en Ciel, qu’il faut le lire pour savoir ce qu’est un « alchimot », que que que… tout plein de trucs que je ne vais pas dire. J’ai peur que l’on insinue que je fais ici du copinage.

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Je ne fais pas du copinage. Par contre, je suis très fier d’être le copain d’une telle fille.

Très fier d’avoir la possibilité de la voir quand elle quitte (rarement) Clermont Ferrand et qu’elle se rend dans la capitale.

Très fier d’aller boire quelques coups avec elle à l’Européen, bistrot sympatoche, situé en face de la gare de Lyon.

Très fier qu’elle me dise : « sors pas ton Sanyo, tu écriras ton ressenti ! »

(Kiki, j’ai bien compris que tu n’aimais pas être interviewée… je ne suis pas dupe !)

Je ne sors pas mon Sanyo, ce qui me permet de ne pas jouer au journaliste et de profiter de ses instants là, avec elle.

Où je tente de déceler ce qui est vrai dans ce qu’elle écrit. Démêler la vérité de l’imaginaire. Mais, elle, la peste, elle ne me dévoile rien. « Hé ho ! J’suis Mandor », que je lui dis, «tu pourrais faire une exception à ton président de la FAPM préféré ! ».

Argument non recevable, elle ne trahit personne. Ni elle, ni ses personnages.

Mystérieuse Christine Spadaccini.

Mais, je sais que la personne devant moi a bien bourlingué. Bien vécue des trucs pas évidents et à peu près bien ingurgitée les évènement en évacuant par la littérature (et les voyages).

On n’a pas parlé de ça.

Parce qu’avec Kiki, on ne parle pas sérieusement, on se contente d’être bien.

Dès la première fois que nous nous sommes vus, on s’est jaugé, jugé et vite compris.

Pas aux antipodes, nous deux.

Les trucs de « la vie pas belle », quand on est ensemble, on les laisse au placard. Juste, on aère les fenêtres et un vent délicieux traverse nos pores.

C’est blizzard cette histoire…

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Allez, je ne vais pas en faire une tartine avec la dame.

Juste, ses récits sont foudroyants.

Et je l’aime beaucoup.

Ce qui n'a rien à voir.

EDIT à 21h50:

Bon, Anne-Sophie n'a pas eu les photos, moi, j'ai été privé d'interview... après cette note, si vous lisez La Lettrine, vous aurez les deux.

Complémentarité, quand tu nous tiens...

29 janvier 2008

Ami Karim... slameur original!

 

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J’ai longtemps habité Belleville. A côté de mon ex domicile, il y a un mur où est inscrit une phrase écrite par l’artiste Ben. « Il faut se méfier des mots ».

2fbb25ef41ce8a985fa5942065dc09d5.jpgRien n’est moins vrai. L’histoire que je vais narrer aujourd’hui à un rapport avec mon introduction. La semaine dernière, j’ai fait de la pub pour un slameur qui sort prochainement un disque. Il n’est pas nouveau. Il anime avec Grand Corps Malade et John Pucc’Chocolat les soirées slams du Café Culturel de Saint-Denis depuis quelques années (un peu la référence dans ce domaine.)

A la suite de ma note, il y a eu quelques commentaires. Pas méchants, mais un avec des certitudes.

Puis, le lendemain, je reçois un mail de l’artiste en question, Ami Karim.

En me baladant sur le net, je suis tombé sur votre petite chronique annonçant la sortie de mon album. Si vous habitez en région parisienne et que votre soirée du 29 janvier est libre, ça me ferait plaisir de vous inviter au concert que je donne au Studio de l'Ermitage à 20 h 30. Si cela vous tente, envoyez-moi juste un petit mot de confirmation, et je vous inscrirai sur la liste.

Merci en tout cas, à bientôt,

Karim

Je lui envoie un mail pour le remercier de ses remerciements (oui, je sais, ça n’en finit plus…) et on décide de s’appeler.

Le jeune homme, très gentil, m’avoue que le commentaire indiquant que ce qu’il faisait ressemblait à Grand Corps Malade l’avait dérangé. Je comprends même qu’il en a été blessé. Il m’explique qu’il ne comprend pas que l’on juge un album sans l’avoir écouté.

Je suis complètement d’accord avec lui, je l’ai d’ailleurs indiqué dans ma note et dans mes propres commentaires. Nous décidons de nous voir pour discuter de tout ça tranquillement.

Ce que nous avons fait hier après-midi dans un bar de la rue des Tilleuls. Il est déjà là quand j’arrive. Il fait des mots fléchés. Poignée de main chaleureuse et franche.

J’aime.

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Nous attaquons notre conversation sur le commentaire de cette lectrice.  Je la défends en lui  précisant qu’elle est plutôt bienveillante habituellement et qu’il doit s’agir d’une maladresse.

-Oui, sans doute, mais je pars du simple principe qu’on ne peut parler des choses que quand on les connaît. Je ne comprends pas que l’on dise que mes textes ont un quelconque rapport avec ceux de Fabien (Grand Corps Malade, en vrai !). Cette lectrice ne sait pas de ce que je fais et ça me fait du tort de dire que notre travail est identique. Nous avons deux univers différents. Le phrasé du slam est le même, certes, mais pas le propos.

J’explique à Ami Karim qu’il va falloir qu’il se prépare psychologiquement à entendre cette remarque trèsec1707d3dfe4124ab18d1462bb2a7bcb.jpg souvent. Parfois, le jugement des autres est sans appel, sans profondeur, sans discernement. Il a intérêt à enfiler tout de suite une carapace de crocodile s’il ne veut pas être heurté par ce genre de réflexion. Grand Corps Malade est le seul point de repère du public non initié.

-Je sais bien que je me dois de ne pas réagir au quart de tour. Je t’assure que je suis ouvert à toutes les critiques… mais si les gens ont écouté l’album. Autrement, je trouve ça injuste. Des personnes derrière leur clavier se permettent de juger le travail de plusieurs années d’un artiste en ayant écouté juste un extrait d’un titre, j’ai du mal à le concevoir.

Le paradoxe de tout ça, c’est que Grand Corps Malade et Ami Karim sont des potes. Ils interprètent un très émouvant duo dans l’album à venir. Je t’ai croisé dans un de mes textes. Grand Corps Malade s’y dit « jaloux » du talent de son confrère es slam et c’est aussi une merveilleuse déclaration d’amitié.

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Son disque sort le 11 février. Je l’ai écouté plusieurs fois. Mais comment fait-il pour trouver toujours le mot qu’il faut ? C’est un truc de dingue ! Je ne m’en remets toujours pas. Il est percutant, drôle, poétique, émouvant et souvent surprenant. Il raconte son bus 153, sa cité (et ses habitants), son oncle mort, ses parents, sa philosophie b401bf56eca0d5cb9dd275f855b9b35f.jpgde vie, l’écriture, une professeur inoubliable, le racisme ordinaire… je suis scotché par la puissance de ses mots. De véritables skuds.

Pas de jérémiades, pas de rimes faciles.

La vie n’est pas que belle, on le sait, mais il tente de retirer de cette mélasse quelque chose de l’ordre du joli. Pas évident de rendre l’espoir dans le chaos infernal du monde actuel.

Ne vous laissez pas aller à la facilité. Ami Karim n’est pas Grand Corps Malade. L’un n’est pas meilleur que l’autre, ce sont deux poètes urbains talentueux, mais l’un n’est pas l’autre (je sais, je me répète).

J’avais dans l’intention d’aller plus loin dans ma réflexion sur ses 14 titres. Mais non. Ce serait comme raconter un film. Pas question de vous gâcher le plaisir de découvrir l’univers de cet artiste.

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00ffb22679b425f012d1ebd16a578d99.jpgJ’allais oublier d’évoquer la musique… majestueuse, variée et frissonnante (j’veux dire par là qu’elle file souvent la chair de poule…).

Ce soir Ami Karim se produit avec trois musiciens au studio de l’Ermitage.

8 rue de l’Ermitage.

75020 Paris.

Infos : 01.44.62.02.86

Ami Karim a accepté d’inviter10 blogueurs pour assister à son prochain concert.

Parce qu’il n’y a que dans ce contexte que l’on peut juger…

On en reparlera.
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La grande classe les coulisses de la photo...

Pour tous renseignements ou demandes éventuelles d’interviews, vous pouvez contacter Anne-Sarah (l’attachée de presse d’Ami Karim) sur ce mail : bysarah@wanadoo.fr

Ou le contacter directement par son MySpace. C’est lui qui le gère… et qui répond.

 

Voici 3 vidéos pour jeter un oeil sur le travail du monsieur... interviews, témoignages, extraits de titres.

 

 

 

 

 

28 janvier 2008

Le cabinet des curiosités... Coralie Trinh Thi!

 
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Photo: Lynn SK
2152916200a16ee0cc4bdb211f6e048f.jpgCette interview filmée a été conçue pour un projet bien précis de mon ami Eric Briones, le fameux Dark Planneur...
Exceptionnellement, pour ce premier numéro, je participe à l'entretien, mais j'ai laissé la réalisation et le montage à ses bons soins.
Voici le concept de ses "cabinets de curiosités", dont j'ai choppé l'explication sur son blog:

Le Cabinet des Curiosités est un rendez-vous bi mensuel, nous y travaillons avec passion. Plus qu'un énième concept d'interview podcast, Le Cabinet des Curiosités se veut une histoire toujours licencieuse, une invitation aux plaisirs de l'esprit, à la découverte des interdits contemporains.

Donc, considérez qu'il y a dans cette vidéo quelques moments, comment dire... un peu "évocateurs", mais rien qui ne vous choquera pour le restant de vos jours.
Merci à Coralie Trinh Thi pour qui j'ai beaucoup d'estime.
(Mais plus jamais, je ne boirai de Kirs aux marrons...)

25 janvier 2008

Soirée Henri Loevenbruck au 24!

Une soirée a été organisé pour fêter la sortie du nouveau thriller d'Henri Loevenbruck: Le rasoir d'Ockham.

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Et merci à l'auteur qui s'est rendu disponible toute la soirée, avec chaleur, humour et humanité.
Pour dédicacer ses livres, poser avec les forces en présences, répondre à des questions parfois avinées, parfois intéressantes....
Donc, voici un port-folio.
Hier soir, au 24.
Evidemment, comme Henri Loevenbruck évoque dans son livre, "une secte sanguinaire sortie du passé", il m'a semblé évident, en tant que président, d'inviter quelques membres de la FAPM (ceux qui n'étaient pas en mission).
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De gauche à droite: un égocentrique, Henri Loevenbruck, Magwann, Ludo FJ et Benoît Luciani.
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Ici, Ludo FJ qui confond un livre et une femme. A gauche, éventuellement la raison de sa confusion...
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De gauche à droite: Hervé Resse (qui s'est fait assaillir dès son arrivée... et présenté comme "un des plus grands blogueurs français". Je ne sais pas, "un des plus grands", mais "des plus jubilatoires", ça oui!), une perruque brune, Henri Loevenbruck et Florian Pohl.
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Le Fanta a été apprécié par tous!
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Trinquage en règle avec l'auteur et celui qu'on appelle OK Cowboy!
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Oui, il y avait plein de jeunesse à cette soirée... voici les étudiant du 3eme cycle Marketing et Commerce sur Internet (2008 Léonard de Vinci)
Les forces vives de demain.
Pfff...
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Quand les étudiantes de cette école m'ont demandé de poser avec elles, j'ai évidemment, décliné fermement cette invitation!
(Vous me connaissez... je n'aime ni les jeunes filles, ni les photos!)
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Là, toujours les étudiants, mais avec en guest (au premier plan, à gauche), Yaël Hirsh, rédactrice en chef d'"en 3 mots"...
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Avec Henri Loevenbruck (qui n'en a pas du tout marre de poser), mes amis Juju le pigiste et Frédéric Cognard.
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J'ai aussi invité mes deux collègues de Zik Addict: A droite, Marie Cartier, la "chef" et à gauche, donc, Marine Caillault, "l'esclave"...
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Henri Loevenbruck parle musique avec Marie...
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Fin de soirée:
Henri: Mais, on a combien de photos ensemble?
Mandor: Oh! Pas beaucoup. 154, à peu près...
Henri: Ah...
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Bon, sinon, faut pas déconner non plus! J'ai renvoyé manu militari les 3 Fapmiens faire dodo. Ils ont de longues journées devant eux... pas question de faire la foire toute la nuit.
Ici, Magwann (petite insolente), Ludo (qui s'est assoupi sous sa capuche) et Benoît tentaient de localiser un autre Fapmien: 4largo, de retour provisoire dans la capitale.
Je crois qu'ils y sont parvenus. Moi, je suis rentré chez moi, préparer les ordres des prochaines missions.
Sinon, petite précision pour les bienveillants qui pourraient débouler ici:
Oui, cette note à la couleur d'un publi-reportage.
Je ne fonctionne que comme ça.
Au coup de coeur!
Oui, je sais parfaitement que je n'ai pas écrit un mot sur le livre.
Non, ça ne veut pas dire que je n'ai pas aimé.
Je ne l'ai pas totalement terminé, d'ailleurs.
Ca veut juste dire que je prépare un pod-cast avec l'auteur et que, donc, nous y reviendrons dans quelques jours.
(Et je te salue Wrath, si tu passes par là!).
EDIT quelques jours plus tard:
Voici des billets concoctés par des invités. Et c'est gentil de leur part...

24 janvier 2008

Laurent Terry... le gagnant du 1er prix Blogauteurs/Plon

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Photo: Denis Guignebourt/Abacapress

 

Un flash-back s’impose. En mars 2007, le collectif d’écrivains officiant sur le blog « les Blogauteurs », a lancé le premier Prix Littéraire des Blogauteurs/Plon (le premier prix littéraire 100% issu d’Internet !).

Après des mois de suspens, de délibérations compliquées, de réactions diverses et variées (souvent houleuses), c’est un auteur de thriller qui a été choisi. Laurent le Toriellec.

Voir la vidéo des explications d’Anna Topaloff, journaliste du magazine Marianne, lors d’un déjeuner des blogauteurs… C’est assez parlant.

 


Blogauteurs
envoyé par fploton

33a397756047cc5dc9903f315b4c6758.jpgLe livre Manipulé sera donc publié chez Plon en mars prochain.

Voici « l’argumentaire » trouvé sur le site de l’auteur…

Lorsqu'il regarde dans le rétroviseur de la vie, John D. Helling n’y voit que du bonheur : un pavillon dans la banlieue résidentielle de Boston, une situation enviée de cadre dans la haute technologie, une femme charmante avec qui il construit peu à peu son avenir. Tout cela aurait dû continuer ad vitam mais un grain de sable va venir bousculer ce destin sans heurts. Une émission de télévision anodine sera l’élément déclencheur d’un tourbillon de d'événements plus terrifiants les uns que les autres et qui le conduiront à remettre en cause toutes ses certitudes. Au péril de sa vie, il devra aller jusqu'au bout pour passer de l'autre côté du miroir, celui où la vérité vous frappe en plein visage. 

Laurent est un lecteur de mes chroniques et semble pétri d’un certain talent pour raconter des histoires bien ficelées (même si je n’ai lu que les 10 premiers chapitres).

Je lui ai donc demandé s’il ne voyait pas d’inconvénient à ce que nous nous croisions pour une première rencontre.

(Il y en aura une seconde à la sortie du livre).

(Pourquoi, je fais ça ? Faire de la pub en deux parties pour un auteur dont je n'ai pas lu le livre. Je ne sais pas. Tout ce que je fais n’a pas toujours de sens, mais je suis un intuitif... il doit y avoir une bonne raison, mais, je ne la connais pas encore.)

Laurent s’appelle désormais Terry. Son éditeur lui a demandé de changer de patronyme.

(Les raisons sont expliquées ici).

Vendredi dernier, nous avions donc rendez-vous au Pub Saint Germain. J’arrive avant lui, m’installe, commande un jus de raisin fermenté et patiente en regardant qui, un couple qui me semble illégitime, qui deux hommes d’affaires affairés, qui une étudiante stupide avec un homme beaucoup plus âgé…

Je ne m’ennuie jamais tout seul.

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Laurent arrive, souriant et il me sert la louche avec vigueur. On sent l’homme déterminé, l’homme de communication, l’homme qui a des fonctions importantes dans son entreprise… ce qui est le cas dans sa vie professionnelle. Il ne souhaite pas que j’en dise trop sur ses activités. Je respecte ce choix. Je ne dirai pas qu’il est dans la Télécommunication  en tant que « Marketing Coordination Manager », ce serait trahir sa confiance…

Non, je vous rassure, ça, j’ai le droit de l’indiquer, mais pas qu’il travaille chez BIP !!!

Il me demande si ça ne me gêne pas d’aller dans la salle du fond. « On voit la rue, c’est plus éclairé ! ». Pas de souci. Moi, je ne suis pas regardant.

Avant de parler de son livre, nous échangeons nos points de vues sur la blogosphère, car le monsieur est féru de la chose. Lecteur insatiable de certains d’entre nous… et lui-même très lié à l’Internet.

e1f50ed671055a7639729cd7c9d7eaba.jpgIl a son site officiel, son blog et son MySpace.

Un homme de son temps.

Mais il me précise que ce n’est pas pour autant que la blogosphère littéraire française va l’aider à promouvoir son livre.

 

-Il y a manifestement un rejet des gens qui bloguent sur le thème de la littérature en France, parce qu’ils sont loin des thématiques que j’aborde. Je compte plus sur mon réseau MySpace… mais de toute manière, très franchement, le net, pour faire connaître la littérature, c’est un canal supplémentaire, mais certainement pas le canal majeur.

Je comprends parfaitement le discours de Laurent Terry. Quand il a gagné le concours, il a eu le droit à une volée de bois vert dans les commentaires du blog. Il s’est littéralement fait incendié par pas mal d’internautes… Chat échaudé craignant l’eau froide, il n’attend plus rien de personne par ce biais là.

-Beaucoup ont été féroces avec moi. Ils ne se rendent pas compte à quel point certaines réflexions  peuvent blesser. Enfin, il faut prendre beaucoup de recul… Je sais qu’en France, le thriller est considéré comme un sous-genre, mais quand même…

Il réfléchit, puis continue :

- …alors, qu’au fond, je suis tout à fait persuadé du contraire. Les lecteurs ont envie de lire ça !

Ce livre, Laurent l’avait déjà écrit et proposé à d’autres éditeurs. Sans succès, donc, il apprécie la chance que lui a apportée ce prix.

-Il m’est arrivé d’avoir des réponses négatives en deux jours. En deux jours ! C’est très fort d’être si rapide pour lire...
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Bien sûr, il s’attend à ce qu’on lui reproche son écriture trop "américanisée", mais il m’explique que c’est sa culture personnelle.

 

-Je lis beaucoup. En majorité des auteurs américains, beaucoup de SF, de romans d’anticipation, de polars et de thrillers. Je ne peux qu’écrire ce genre de roman, je baigne dedans. J’ai compris la mécanique alors, je construis mes histoires comme un Meccano, un jeu de lego ou un puzzle… mais rassurez-vous, au final, toutes les pièces s’imbriquent ! » »

Quel est le postulat de départ de son livre ?

-C’est un homme normal, un monsieur tout le monde qui, d’un seul coup, en regardant la télé voit sa vie basculer. Il découvre que tout ce à quoi il croit, tout ce qu’il croit connaître de sa vie, de la vie en générale, n’est qu’apparence. Je voulais développer l’idée que, quelque part, ce que l’on voit n’est pas la vérité.

Je parodie X Files en prenant une grosse voix (ce qui est extrêmement difficile pour moi !) : « En somme, la vérité est ailleurs ! ».

Il me regarde bizarrement, et moi, je me demande pourquoi son auriculaire est raide.

Bref, je finis mon vert de jus de raisin fermenté et prétexte une autre interview pour filer… d’ici à ce que je vois Laurent s’enflammer dans un halo rougeâtre, il n’y a qu’un pas.

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(Sinon, là aussi, la vérité est ailleurs... nous avons longuement discuté de nos vies respectives et parlé boulot… en plus, c’est lui qui est parti parce qu’il avait rendez-vous avec son éditeur. Mais, je trouve que, comme fin de note, c’est moins fun !).

Au Salon du Livre de Paris, il est question qu’il se passe des choses autour de Manipulé et de son auteur. Mandor sera là.

(Eh oui, ça recommence, Mandor, de nouveau, parle de lui à la 3e personne…)

(J’pensais que c’était fini son "alaindelonite aiguë".)

(Ben non.)

23 janvier 2008

Jérôme Commandeur... la démesure incarnée!

Hommage à un ami de 12 ans qui est en train de passer la vitesse supérieure...

Version corrigée, améliorée et actualisée d'une note publiée à une époque (il y a un an et demi) où je n'avais qu'une centaine de lecteurs par jour... aujourd'hui que j'atteinds les 14.675 visiteurs uniques quoitidiennement, je voulais offrir un nouvel espace de visibilité à quelqu'un qui le mérite.

(Quoi, je grossis mes stats! Tout le monde le fait, alors, hein!!!)

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Avant tout, petit CV rapidos de ce joyeux hurluberlu: Jérôme Commandeur s'est fait connaître à la télévision dans l'émission Graine de star sur M6 à laquelle il a participé une dizaine de fois en medium_commandeur_et_goude.3.jpgtant qu'humoriste imitateur. Il a ensuite animé Rince ta baignoire sur France 2 et a collaboré à l'Hyper show sur Canal Plus. Et puis, il a fait beaucoup de scènes en solo et pas mal aussi avec Paulo Goude. Evidemment, c’est un raccourci honteux de sa vie professionnelle que je vous propose là…

J’ai connu Jérôme en février 1995 (c’est lui qui m’a rappelé la date exacte… il a un ordinateur à la place du cerveau ce mec !) alors que nous traînions nos guêtres à RTL. Il était, un court moment, standardiste (pour gagner sa croûte) et moi aussi (pour gagner la mienne) mais dans l’échelon social de ce beau métier, j’étais "chef des standardistes du soir" (oui, oui !). Et j’ai eu un coup de foudre pour cet énergumène. Son grain de folie m’a plu à la seconde où je l’ai vu. Depuis cette période, nous sommes restés potes.

Il m’est arrivé de l’embarquer dans des aventures professionnelles contestables. Je pense qu’il se souviendra longtemps de sa période limougeaude. En 1996, j’ai bossé à Rire et Chansons dans la bonne vieille ville de Limoges (oui, j’ai vraiment tout fait dans ce métier !). J’avais en charge l’animation des matinales, (c’est vous dire le potentiel d’humour qui est en moi). J’ai proposé à Jérôme de participer à mon émission quotidienne sous la forme de fausses interviews téléphoniques.

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Radio Limousin Service (devenu peu après mon arrivée Rire et Chansons), le 28 janvier 1996, à Limoges.

De fil en aiguille, il est venu me rejoindre quelques week-ends pour effectuer des galas dans d’obscures salles de spectacles, qu'on appelle parfois restaurants, cabarets...etc. (il faut bien débuter).

Jérôme? La foire de Limoges, tu ne l’as pas oublié celle là ?

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Foire de Limoges, le 16 mai 1996.

Bien sûr Jérôme se souviendra, la larme à l'oeil de la "tournée" des salles de cinémas limousines (je n'ai pas écrit "en limousine", hein...). Pas pathétique l'expérience, mais ça frisait ça, un peu.

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Tournée "mondiale" des cinémas du Limousin... le 3 juillet 1997.

Jérôme n'est pas un mec avec lequel on peut espérer passer une soirée peinarde. Il est hyper actif, bouillonnant et vraiment très drôle. C'est le seul type qui m'a fait presque mourir de rire (au sens propre du terme!).

Et les soirées festoyantes ont été nombreuses avec lui...

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Soirée Rire et Chansons Limoges en Juin 97.
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Et là, à Saint-Cloud, chez des amis. Si je peux me permettre, Jérôme, tu es proprement ridicule avec cette casquette à l'envers. Ce n'est pas moi qui mettrais, par exemple, un caleçon sur la tête, juste pour amuser la galerie.
(Derrière nous, c'est Samantha, en civil(e))...

Après ce passé douteux, il s’est bien vite fait remarquer par des gens du métier autrement plus important que ma petite personne et il a mené sa propre medium_commandeur_la_petite_scene._2.jpgbarque tout seul et intelligemment. Alors, aujourd’hui, je suis sa carrière de près et je vais voir tous ses nouveaux spectacles. J’ai loupé celui de la petite scène… mais bon, il s’est produit dans cette salle alors que je venais d’être papa.

La dernière fois que je suis allé le voir "en public", c'était le vendredi 11 août 2006. C'était au Théâtre du Tambour Royal. On m’installe au 2eme rang. Je dois dire que j’ai toujours peur de l'éventuel "bide" quand je vais voir un ami… Je dois faire un transfert. C’est un peu comme si c’était moi qui montais sur scène. Et je vois mon Jérôme égal à lui-même. Truculent, irrésistible, potache, frisant parfois la vulgarité, la méchanceté et la mauvais foi mais sans jamais les atteindre vraiment… bref, je me régale (et je suis rassuré). Quand il joue la secrétaire cinquantenaire détestable dans un bureau ou lorsqu’il raconte des vacances foireuses entre amis, les déjeuners dominicaux en famille, les dragueurs lourdingues de Meetic, les fonctionnaires fainéants et indécrottables, les curés et les camionneurs pédophiles (j’en passe et des meilleurs), je défie quiconque de ne pas rire aux éclats, en tout cas sourire constamment. Cette heure est passée à la vitesse de la lumière.

Aujourd'hui donc, il revient, mis en scène par Dany Boon. C'est une nouvelle version de son spectacle. Je vais m'y rendre prochainement.

Allez, bande-annonce!

 

21 janvier 2008

Stanislas... chanteur aérien!

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En ce moment, Stanislas, il faut le choper quand on vous le propose, sinon, ça retarde pas mal la prochaine échéance. La précédente date ne me convenait pas puisque je devais m’absenter de Paris. J’ai attendu un mois la suivante, bien fait pour moi ! C’était mercredi dernier (16 janvier) dans les locaux de Universal.

Stanislas, c’est le chanteur populaire qui monte. S’il en agace certains avec sa voix haut perchée, son look de jeune premier romantique, ses musiques avec des cordes virevoltantes et ses textes d’amours qui finissent mal, il plait à la majorité. Et pas qu’à un public masculin. Je ne compte plus les blogs qui ont diffusé le clip du Manège avec des commentaires élogieux sur le personnage.

 

 

Stanislas est arrivé d’un coup dans nos vies. TF1 ayant diffusé en boucle ce clip (de préférence avant les quotidiennes de la Star Ac ’), difficile d’y échapper. (Mais, je sais, vous, évidemment, vous n’avez jamais jeté un œil sur cette émission…)

Et puis un jour, je reçois le disque à la maison. J’écoute, j’aime bien. Il y a une atmosphère qui se dégage de ses chansons. Un truc indéfinissable qui n’existe pas chez les autres. Une espèce de pureté, un travail propre, soigné avec de l’émotion derrière.

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Je ne suis pas convaincu par certains textes, mais dans l’ensemble, je reste scotché par cet album. En voilà un qui essaie de se démarquer. Il y parvient.

Je lis sur le dossier de presse qui m’a été envoyé qu’il est chanteur, chef d’orchestre, enseignant, compositeur, musicien et arrangeur. « Quelqu’un qui peut diriger l’orchestre de l’Opéra de Massy et écrire des arrangements de cordes pour Calogero, Céline Dion, Kool Shen ou Charles Aznavour… tout en enseignant la gestique à l’École Normale et en oeuvrant pour que la musique classique soit accessible à tous. ».

Mazette !

Il fallait que je rencontre une telle bête musicale.

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Au dernier étage de la maison de disque, il y a une petite pièce « interview » que j’ai pas mal fréquenté. C’est là que je retrouve Stanislas. Souriant et chaleureux, tout en me serrant la main « virilement », il me demande direct si on peut se tutoyer. J’accepte, évidemment, Mandor est l’ami des stars, non ?

Non.

Ah bon ! Je me calme alors.

Il me confie qu’il tente de prendre du plaisir aux interviews, mais qu’il n’en fait jamais plus de trois consécutives dans la même journée.

-C’est difficile de parler de soi. Quand on pose son œuvre sur la table en face de soi, finalement, on finit par l’observer. On sort d’elle, on remarque des détails qu’on n’aurait pas remarqué si on n’avait pas fait le travail de formulation. Avec vous, les journalistes, c’est un peu comme si j’allais voir un psy.

Je lui dis que c’est la première fois qu’un artiste m’avoue cela. Je suis entièrement d’accord avec Stanislas, mais, habituellement, aucun interviewé ne l’admet.

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Avant de parler musique, je lui demande s’il n’est pas un peu gêné par ce passé élogieux que l’on présente systématiquement pour poser le personnage. Le côté « regardez cet homme comme il est exceptionnel », n’est-il pas un peu « too much » ?

 

Il réfléchit.

 

-On met en avant mon parcours parce que, « marketinguement » parlant, il y a des points clés qui sont glamours. J’ai chanté avec Pavarotti quand j’avais 12 ans, je suis devenu chef d’orchestre à 20 ans, j’ai fait des arrangements pour Dion, Aznavour, c’est carrément du Name Dropping… Mais, tu sais, je ne suis dupe de rien. Dans mon métier d’enseignant, j’apprends à mes élèves qu’en direction d’orchestre, ce qu’il y a d’intéressant dans la musique, ce ne sont pas les arrêtes de poisson, c’est ce qu’il y a entre les arrêtes…

Son disque est un album de variété, est-ce vraiment compatible avec ses autres activités liées à la musique classique. Je veux dire par là, excusez l’expression, « est-ce qu’il n’y a pas une couille dans le potage ? ». Il sourit.

-Si j’avais fait La danse des canards et que l’on voit que j’ai fait les choses avec cynisme, je comprendrais que l’on me critique sans appel. Je t’assure que je n’ai pas fait un coup pour vendre beaucoup et tout de suite. Je veux construire une vraie carrière, à long terme. 

Il s’interrompt et reprend :

-J’imagine qu’il y a plein de musiciens classiques qui trouvent lamentable qu’on puisse prétendre de près ou de loin que ma musique à un cousinage quelconque avec de la musique classique. Je sais que certains crient à l’usurpation et à l’imposture. Il faut qu’ils se calment, moi, je revendique juste l’utilisation d’instruments traditionnellement utilisés dans la musique classique.

Je le sens un peu blessé par certaines attaques, même s’il ne le dit pas. Je remarque aussi qu’il parle de ses chansons comme des « petites chansons ».

-Tu as raison, il faut que j’arrête ça. Je m’auto-flagelle là et j’en ai marre. Il faut que je respecte mon travail pour que les autres le respectent aussi. Je n’ai aucune honte de cet album. Il est moi-même. Si je suis comme ça, c’est que je me méfie de l’interaction de mon parcours avec la musique. Je veux simplement qu’on écoute mes chansons avant de considérer que je me la pète avec mon passé. Je comprends qu’on n’aime pas Le manège, qu’on dise que c’est trop répétitif, trop féminin, trop gnangnan… ça, il faut que je l’assume. Mais quand on dit que je suis un faiseur, un mec qui veut plaire aux filles, ça à tendance à m’énerver parce que c’est tellement aux antipodes de ce que je suis et que mon but est loin d’être celui-là !

La discussion s’arrête nette. « Toc Toc » crie la porte !

ff3f903c141db164ab6008b69184ec8b.jpg« Entrez ! » répondons-nous. Et là, nous voyons pénétrer une femme qui nous dit : « continuez, je viens prendre de la vaisselle… c’est pour la galette des rois des enfants. »

Stanislas interroge, surpris, « Vous faites une galette des enfants ici ? ». « Ben oui. Les gens, chez Universal, ils font des enfants eux aussi ! ».

Deux autres personnes débarquent, dont Carine qui nous dit : « Faites comme si nous n’étions pas là ». Stanislas préfère se lever pour nous servir un café. Les 3 membres du personnel font un terrible raffut, ça devient un grand n’importe quoi, mais ça nous amuse. Puis, il regarde mon Sanyo et me dit : « Il est analogique ton matos ? ».

Je ne réponds pas. Attention terrain glissant. J’ai peur du coup bas. Il ne va pas me vexer quand même…

Bref, le silence revient dans la salle, nous poursuivons.

 

Je lui parle de son nouveau statut de vedette. L’aime-t-il ?

 

-Franchement oui. A 20 ans, j’ai quand même essayé d’être chanteur. J’avais un groupe de rock, mais je me suis vite aperçu que j’allais plus vite qu’eux et qu’il fallait que je trace ma route seul. A l’époque, personne n’a voulu de moi. On me disait que ma voix était trop aiguë et que mes textes étaient trop compliqués. J’ai mis du temps à imposer mon style. Même aujourd’hui, mon éditeur, Pascal Obispo, a du mal à placer mes chansons pour les autres chanteurs. A croire qu’il n’y a que moi qui puisse les chanter.

On dit de Stanislas qu’il est un hyper actif. Qu’en est-il exactement ?

-Je ne sais pas si tu as vu, mais ma tête part dans tous les sens, comme un moineau. Je suis attiré par différents stimulis mais je suis surtout un anxieux et un nerveux. J’ai sûrement peur du vide. J’ai tout le temps besoin d’être en remplissage intellectuel.

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Nous parlons de ses textes. Je lui reproche (avec diplomatie) de ne chanter que des chansons d’amour tristes. La rupture est le thème majeur de son répertoire.

-Musicalement, ma musique s’accorde bien avec le fait d’aller chercher les sentiments douloureux. Mais il y a quand même de l’espoir et de la lumière derrière, tu ne trouves pas ? De toute façon, le thème de l’amour perdu est très symbolique et universel. La chanson et la littérature sont remplies de l’introspection de cette douleur.

Le temps qui passe semble aussi beaucoup le préoccuper…

-J’ai 35 ans, je ne me sens ni jeune, ni vieux. Dans ma carrière, je n’ai jamais fait les choses qui correspondaient à mon âge. L’âge, c’est la description du temps. Le temps et la musique sont intimement liés. J’aime penser que la musique, c’est la façon élégante de tuer le temps.

Et la mélancolie qui se dégage de son disque, est-elle une posture ou le fruit réel de son état d’âme ?

(Rassurez-vous, je n’ai pas posé cette question, de cette manière…)

-Oh ! Je crois que je porte sur moi le poids du péché originel. Je porte avec moi des casseroles non résolues, mais je n’ai pas l’intention de les résoudre parce qu’elles me sont bien utiles dans mon processus de création. Ce sont des briques, de la matière première pour mon travail.

Mais, j’espère quand même bien être heureux un jour…

Houlà, la confession !

-Non, enfin, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Je suis heureux là…

J’aime la fragilité des artistes.

Nous évoquons aussi les scènes à venir. Lui qui, en tant que chef d’orchestre, à l’habitude d’être dos au public, comment aborde-t-il cet aspect-là de sa vie de chanteur à succès ?

-Il va falloir que je gère mon trac parce que, comme je l’ai dit tout à l’heure, je suis très anxieux. Il faut que j’y aille sans calcul. Moi qui suis très précis, rigoureux en tout point, il ne faudra pas que je me laisse embarquer par des détails et garder une espèce de spontanéité. Ce n’est pas évident.

Le temps file. C’est terminé.

Déjà.

J’ai passé un moment fort agréable avec un artiste qui n’hésite pas à parler vrai et à montrer ses fêlures. « Bon client », comme on dit dans notre jargon.

Nous nous quittons après la séance photo que j’impose aux « mandorisés ». Il s’y prête joyeusement (mais veux quand même valider les clichés retenus…).

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Pour terminer cette note très longue, je laisse « la parole » à mon amie Lou. Cette jeune fille qui aime beaucoup la chanson française. Je lui ai demandé de m’apporter sa vision personnelle. Moins positive que la mienne puisque la variété n’est pas du tout sa tasse de thé. Je voulais un pendant à mon avis. Merci à elle d’avoir joué le jeu.

(Mais tu es dure, Lou!)

Hop ! Pour lire, c’est chez elle que ça se passe.

Ensuite, ce sera à vous de juger...

Un autre extrait de l'album pour la route (avec en guest, Calogero).

 

 

19 janvier 2008

Niobé... human song!

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Lui, ça faisait un petit moment que je l’observais de loin… que je m’intéressais à son parcours, son travail, ses disques.

104363c4dbe8a5fe00478f8e5a371f9b.jpgNiobé a sorti le 18 janvier son 4e disque.

Déjà.

Un « live » enregistré en public à Fécamp.

15 morceaux dont 11 inédits.

Et qui le resteront car ces chansons n’existeront que sur cet enregistrement.

Il est comme ça le Niobé. « Je sais bien que c’est difficile par rapport aux radios ou au bizness, mais je fais ce que je veux. Je m’autoproduis, ce n’est pas pour emprunter les mêmes routes que les autres. » m’explique-t-il. Il dit cela sans l’ombre d’un début de prétention. Non, Niobé est un homme libre. Enfin, aussi libre que l’on puisse l’être.

Il a monté sa propre structure pour se produire lui-même.

L’indépendance à tout prix…

Si je vous parle de cet auteur-compositeur-interprète aujourd’hui, c’est qu’hier soir, peu avant son concert à l’Essaion, je suis allé le débusquer. Débusquer étant un terme mal choisi car l’homme n’est pas du genre à s’enfermer dans une quelconque tanière. Il est du genre, tout à fait le contraire.

Du genre humain.

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Et, j’ai promis de lui faire un peu de pub ici. Oui, car il se produit de nouveau ce soir samedi, dans ce même petit théâtre que j’affectionne beaucoup.

J’arrive un quart d’heure avant l’heure. Il est en train de répéter avec ses musiciens. Dès qu’il me voit, il s’interrompt, vient me saluer immédiatement et me présente à toute son équipe.

« Je suis à ta disposition. Viens, on va là, c’est plus tranquille ».

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(Euh... pour mon Sanyo, là, je ne peux pas faire mieux!)
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Je me laisse porté par la vague Niobé. Je sens qu’il a l’habitude de mener sa barque tout seul. Il navigue à vue, sans ramer pour autant. Sa carrière est en train de prendre une jolie tournure, lui qui est pourtant toujours à contre-courant.

6074edf3c745df5b9a769d7aed3eadb8.jpgSon précédent disque De l'humain dans nos affaires sorti en 2004 a reçu un "choeur chorus" décerné par la revue Chorus et un coup de coeur décerné par l’Académie Charles Cros.

Ce qui, pour moi (grand amateur de la chanson française), sont de sacrées récompenses.

Permettez-moi de vous proposer un extrait de l’article de ce magazine (qui est un peu ma bible en matière de chanson française) :

« Pour ceux qu’aiment les étiquettes / Me voilà chanteur engagé / Engagé dans une conquête / Pour un peu plus d’humanité » (Allez les gars). Après deux opus déjà remarquables : Rêves de comptoirs en 95 et Le Nanalphabète en 99, Jean-Pierre Niobé le philanthrope poursuit son bonhomme de chemin. Pour ce troisième CD, il est resté fidèle à Lionel Tua qui écrit la plupart de ses textes. Des textes sur mesure, abordant des thèmes universels et tout simples : le train-train qu’il a eu envie d’envoyer balader, les gros malheurs, les petits soucis, les premiers émois, les menus plaisirs de la vie. Tantôt électrique, tantôt acoustique, l’univers proposé par Niobé s’enveloppe de swing, se nappe de samba. Cet artiste attachant met sa voix épanouie, et sa trompette allègre, au service de ces chroniques qui sont plus guillerettes que mélancoliques.

Ce que j’aime chez Niobé, c’est sa truculence et son autodérision. Mais aussi les messages qu’il ne peut s’empêcher de glisser dans ses textes.

-Avec Lionel Tua, mon parolier, nous voulons donner de la consistance à cet art qu’est la chanson. Nous souhaitons donner à réfléchir. Tu sais, dans la vie, je suis à fond dans le social et je suis très tourné vers les autres. Ce sont eux qui m’alimentent. Ce qui m’importe, c’est le respect de l’autre et le regard sur l’autre. Mes chansons sont le reflet de moi.

Ce nouvel album est fort, digne et sans démagogie, ce qui est un exploit.

-… il n’y a rien à atteindre, ni rien à réussir, il n’y a pas de finalité, pas de fortune à construire. Il y a une confiance à partager. Je donne ma vision du monde, sans artifices, conscient de la réalité sociale et politique. Je n’ai pas de regard introspectif sur mon travail, ça n’intéresse personne. Mon travail est tourné vers l’organisation du collectif humain.

Niobé est aussi un comédien de cinéma (3 films avec Chabrol), de télévision, et surtout de théâtre. Il participe aussi à quelques bandes originales de films. Bientôt, il travaillera pour le film de Robin Renucci et celui de Gilles Béhat.

L’homme a des projets à revendre.

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Personnellement, je suis très content car, ce chaleureux personnage s’inscrit tranquillement, mais sereinement dans le paysage musical.

Son MySpace.

Sa notoriété repose sur le public… et il vient de plus en plus nombreux le voir sur scène.

Soyez-en!

Ce soir.

Pour plus d’infos sur le concert, c’est ici.

 

Finissons avec un clip.

Bon samedi!

 

 

18 janvier 2008

Thomas Fersen... enfin, la vidéo!

9f32aac7c21dd4b8725443ff86fd6217.jpgUne mise en scène époustanflante !

Des truquages ahurissants !

Un jeu d’acteur (avant et après l'interview du chanteur), à côté, De Niro, il peut aller se rhabiller !

Une interview de 20 minutes réduite à la tronçonneuse à 10 !

Des décors de Roger Hart !

Des costumes de Donald Cardwell !

Une musique de Thomas Fersen !

Un montage brillant de Benoît Luciani  (avec, vers la fin, en cadeau bonus des panneaux verts, hommage appuyé à la Terre qu’il faut préserver).

Des commentaires signés par la truculente plume du même Benoît.

Tournage réalisé en un seul jour (le 20 décembre 2007).

Exclusif: Une vidéo interactive!!! (Il faut monter un chouia le son au début de la conversation avec le grand Thomas.)

 

(Petite précision : ce truc que je mets en ligne (j’ai honte, vous savez) connaît une ou deux (pas plus, j’vous jure !) imperfections techniques. « C’est la faute au matos ! » me dit f63802ea6e7cc27531edfc2ad45db74d.jpgBenoît. Il tente de convertir, re convertir…etc.  mais il y a plantage systématique. Comme cela fait une semaine qu’il se penche sur la question jour et nuit, je lui ai demandé d’arrêter les frais, pour qu’il puisse continuer sa vie familiale et professionnelle (et à 500, 00 euros TTC l’heure, je pense que je vais appeler Cofidis, j’ai besoin d’aide…)

(Notice : Avant visionnage de ce chez d’œuvre (en péril ?), peut-être pourriez-vous jeter un coup d’œil ici, histoire de vous remettre un peu dans le bain.)

 


Fersen
envoyé par Capra1313
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