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27 décembre 2007

Stéphane Nolhart... écriv'ange!

 

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Le livre dont je vais parler aujourd’hui, je l’avais mis dans mes bagages, lors d’un récent départ en week-end à Dijon pour aller voir de la famille. A priori, prendre un livre quand on va voir de la famille, c’est louche.

Mais là, non. 

Je n’avais pas peur de m’ennuyer, juste, avoir un livre à portée de main me rassure.

On ne sait jamais, en cas d’insomnie…

Les Ailes de Giacomo de Stéphane Nolhart, pour tout dire, a finalement été mon médicament pendant toute une nuit.

J’étais malade comme un chien. Je vous passe les détails, mais, à cause d’une longue et insupportable quinte de toux, j’ai dû m’enfermer dans une pièce afin de ne pas réveiller ma tribu.

Étant dans l’impossibilité de dormir, j’ai pris ce roman et l’ai lu d’une traite.

Et il m’a fait du bien.

J’ai cessé de tousser.

Vrai.

En 4 heures.

(Peut-être était-ce aussi l’effet de mes nombreux « miel citron » bu tout au long de la nuit ?)

Croulant sous les livres à lire, j’avais hésité à prendre celui de ce jeune auteur.

(Enfin, jeune, nous avons quasiment le même âge. Oui, donc, jeune.)

Mais, vraiment, le thème m’intéressait.

 

Léalan d’Antoni, un petit garçon prématuré (de 6 mois) continu de vouloir vivre malgré les souffrances, sous a35056b78b72531a90b1a688aa57316c.jpgl’impulsion de son ange gardien, le plus contesté qui soit, Giacomo Casanova.

(C'est lui, à gauche).

 

Tout en croisant d’incroyables destins, Léalan  passera sa vie à chercher sa mère (prostituée) sous l’œil de cet ange iconoclaste.

Il y a, parmi les protagonistes, une chanteuse de rock alcoolique, suicidaire et nymphomane, un champion du monde de boxe, un champion du monde d’échec reconverti dans l’islam le plus radical et toutes sortes de personnages plus excessifs les uns que les autres.

Tout est crédible et rien n’est caricatural, ce qui est une performance quand on crée des héros aussi déjantés.

Hier, j’ai donné rendez-vous à Stéphane Nolhart dans une brasserie de la Porte Maillot. J’arrive un peu avant lui. Je m’adonne donc à mon activité préférée dans ce genre d’endroit. L’observation des gens.

J’adore contempler ses vies inconnues.

Une femme seule (et magnifique) est là.

Elle me sourit.

Elle doit penser que je l’allume.

A la place, elle s’allume une clope. Posture.

Elle prend son téléphone, écoute des messages en fronçant les sourcils. Posture.

Puis, elle boit son thé, l’œil méditatif. Posture.

Du coup, je ne cesse de la regarder.

Pour voir, comme ça.

Ça m’amuse.

Sachant d’autant plus que je ne l’aborderai pas.

(J’ai déjà bien assez de soucis comme ça !).

(Cœur fragile.)

Puis, un bel homme arrive et s’assoit à côté d’elle.

Puis l’embrasse sur les lèvres.

Avec avidité.

Imposture.

L’auteur arrive, lui aussi.

Heureusement, j’allais pleurer.

Il m’inspire immédiatement de la sympathie. C’est fou ce que l’on peut dégager comme ondes positives (ou pas) en quelques secondes. Je lui raconte mon histoire à Dijon.

Il sourit et me dit : « on écrit des mois et des mois et en 4 heures, le livre est ingurgité ».

Oui, mais, à moi, il m’a fait un sacré bien.

L’idée d’avoir écrit un livre salvateur lui plait.

Je lui demande ce qu’il veut boire : « Je ne sais pas, j’hésite entre un thé et une pression. »

J’appelle le garçon et commande, deux pressions.

Je lui pose des questions indiscrètes sur sa vie d’écrivain.

Il me dit en vivre.

Ce qui est si rare que je lui demande de m’en dire un peu plus.

Parce qu’il écrit depuis l’âge de 14 ans et qu’il n’a jamais cessé cette activité jusqu’à aujourd’hui.

Mais encore ?

 

-Des nouvelles, des contes pour enfants… mais j’utilise plusieurs pseudonymes. Depuis un an, j’écris des livres pour d’autres.

Autant dire qu’il est nègre, même s’il préfère le terme anglais : « écrivain fantôme ».

Stéphane Nolhart s’astreint à une discipline d’enfer rigoureuse.

-J’écris de 4 heures du matin à 11 heures. L’écriture, c’est aussi lire beaucoup et avoir un rythme de vie très carré. C’est un métier… on ne peut rien faire qui tienne la route si on ne s’y consacre pas à plein temps. Je me demande comment font les écrivains qui pondent un livre en 3 mois tout en ayant un autre travail pour gagner sa vie. Je ne cesse de rencontrer des auteurs qui parviennent à maîtriser cette double vie. Moi, ça me dépasse.

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Stéphane Nolhart a pourtant une longue vie professionnelle derrière lui : « de parachutiste à balayeur, de pigiste pour des magazines pour adultes à directeur de groupe de presse », dixit la 4eme de couverture de ce livre sorti chez Pietra Liuzzo Editions.

Ce qu’il me confirme :

 

-J’ai bien profité du début de la bulle Internet, quand tout était facile et que l’argent se ramassait à la pelle. Je suis  passé d’une boite de 30 personnes, très rapidement à une boite de 300 personnes. J’ai vu le vent tourner, j’ai tout vendu et je suis parti avec de quoi voir venir…

Je comprends qu’il a eu les moyens de se « poser ». Il s’est mis à écrire.

Un divorce et d’autres problèmes lui ont imposé une réflexion sur la vie qu’il menait. Il affirme que la littérature lui a permis de traverser certaines bourrasques du quotidien.

-La littérature peut sauver la vie comme on peut en crever. Personnellement, elle m’a sauvé. Écrire ou lire permet d’échapper à une réalité qui est parfois trop dure. Si le monde dans lequel on évolue ne nous plait pas complètement, on peut en créer un autre…

Le but étant d’écrire aujourd’hui des romans qui n’impliquent pas sa petite personne et qui fédèrent un public large…

-Je me suis attaché à essayer de prendre mon lecteur par l’épaule et à l’amener jusqu’à la fin sans qu’il ait envie de se barrer. J’ai passé beaucoup de temps sur le style et le rythme…

Pourquoi ce thème des « représentants du Seigneur qui guident et protègent » ?

-La seule chose autobiographique de ce roman, c’est que je suis moi aussi un enfant prématuré de 6 mois. Que j’ai réellement pesé 900 grammes… Je suis parti de cette question : pourquoi, alors que la vie n’est que souffrance, un petit être décide de continuer à se battre pour vivre. Et si, quelqu’un l’incitait à persister. J’ai aussi réfléchi sur l’intuition…peut-être est-ce les anges qui nous parlent ? Notre destinée, dépend- elle de la compétence des anges qui nous surveillent ? Je tente de répondre à ces questions de manière ludique et amusante. Mais je ne prétends rien.

Stéphane Nolhart, en vrai, ne croit pas précisément aux anges…

-Je crois juste en ma bonne étoile. Peut-être parce que j’estime que j’ai eu une vie assez jolie. Ça ne m’empêche pas de m’interroger sur le sens de la vie, de l’amour et de la mort… Pourquoi fait-on certains choix ? Pourquoi court-on après quelque chose ? Mais, je dois avouer que l’une de mes priorités en écrivant ce livre était de réhabiliter Giacomo Casanova. C’était un vrai philosophe, d’ailleurs, je cite beaucoup d’extraits de Histoire de ma vie. Une vie tout à fait fascinante.

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S’il y avait une morale dans Les ailes de Giacomo, ce serait : la vie est un éternel recommencement.

Pour être franc, je préfère ne pas trop en dire sur ce roman cynique et épique. Simplement, je le conseille vivement à ceux qui aiment les histoires qui sortent des sentiers battus, qui transportent le lecteur dans un monde qui n’est pas tout à fait le nôtre, sans en être, pour autant, très éloigné.

Stéphane Nolhart, ce grand et beau gaillard d’1m90 est touchant.

Il m’avouera (en off) qu’il a eu le trac avant de faire lire « les ailes de Giac… » aux êtres qui lui sont chers. Il était terrorisé de le présenter à son fils de 18 ans. Il fait des études littéraires et son jugement est souvent sévère. Le fils avait une larme à l’œil après lecture. Le père était fort ému.

Son plus beau cadeau.
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Le prochain livre de Stéphane Nolhart aura comme héros, la mort.

Un livre très drôle qui l’humanise.

Un livre pour faire aimer la mort.

En tout cas, pour avoir un peu d’affection pour elle.

Pour ne plus la regarder de la même manière.

Et quand je lui demande s’il en a peur, il cite Giacomo Casanova (ce qui boucle la boucle) :

« Finalement, mourir, c’est quitter la scène du théâtre de la vie avant que la pièce ne soit terminée. ».

Oui, enfin, moi, ça ne me console guère.

Mais j’attends avec beaucoup d’intérêt ce livre, pour le moment intitulé : L’incroyable vie de monsieur Catule LaMort.

Nous restons près de deux heures ensemble à parler ensuite de nos vies respectives.

Encore une fois, je me dis que ce type-là pourrait être un pote.

Peut-être le deviendra-t-il ?

Peut-être pas.

Les surprises de mon métier.

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On se sépare en se promettant de se revoir.

On verra.

Les surprises de la vie…

 

Important: vous pouvez commandez ce livre ici.

20 décembre 2007

Thomas Fersen... quelques heures avant le rencontre+ (NEW VERSION) quelques heures après la rencontre!

Aujourd'hui, à 11h, je vais chez un de mes artistes français préférés. J'exulte de joie!

Pour ses deux actualités de la semaine.

Un livre de désordre, d'éparpillement avec des tas de souvenirs ne respectant pas la chronologie:

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On y découvre l'élaboration de son oeuvre grâce à des documents inédits et intimes. Photos d'enfance, cahier d'écolier, carnet de travail, notes sur les mises en scènes de ses concerts... mais aussi des objets, des costumes, des instruments, un fourre tout réjouissant à l'image de Fersen. Il explique aussi le genèse de certaines chansons: Croque, Les Cravates, Pièce montée des grands jours, Zaza, Mon iguanadon...

Les fans apprécieront.

Et un disque dans lequel Thomas Fersen revisite 18 de ses succès (+un inédit et un titre emprunté au folklore italien) en compagnie de son guitariste, Pierre Sangra. Chacun un ukulélé dans les mains (Thomas:soprano, Pierre:barython) et hop! C'est parti mon quiqui! Nouvelles versions qui mettent en avant une sorte de vérité sobre et légère...

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Deux beaux cadeaux pour Noël....

Voilà, c'est dit.

Thomas Fersen est de la trempe des artistes essentiels. Ceux qui laissent une empreinte originale et intemporelle dans l'univers de la chanson française.

J'aime l'univers poétique, étrange, souvent noir de Thomas Fersen.

 

Je m'épanche peu sur la question habituellement mais, je dois vous dire que quand je suis vraiment amateur de quelqu'un que j'admire profondément, j'ai effroyablement peur que ça ne se passe pas aussi bien que je le souhaite. Peur d'être déçu par le personnage, peur d'être déçu par mon attitude, mon aptitude professionnelle ou d'autres paramètres imprévus.

C'est ce qui fait le sel de mon métier.

Je reste enthousiaste, je ne suis sûr de rien, j'ai souvent les pétoches. Les années d'expériences ne m'ont strictement rien enlevées de tout ça!

(Je ne suis pas très prolifique en ce moment. Par monts et par vaux... La semaine prochaine, retour à une certaine normalité.)

(Qu'est-ce que la normalité?)

(Bonne question, mais, franchement, là, ce n'est pas le sujet.)

Allez, une autre, pour la route:

 

EDIT , le même jour à 15h10:

J’imagine que le suspens a dû être insupportable… durant ces quelques heures.

Mandor a-t-il assuré comme une bête où s’est-il lamentablement planté devant son idole ?

(Euh…idole, faudrait peut-être pas exagérer!)

Et bien, pas comme une bête, certes, mais je m’en suis tiré honorablement.

Le truc, c’est que je perds toute trouille dès que je commence une interview.

Il n’y a rien à expliquer, c’est comme ça.

Je ne suis plus tout à fait moi.

Je suis arrivé un peu en avance, comme d’habitude. Je m’apprêtais à me rendre dans un café, comme j’ai l’habitude de la faire avant un rendez-vous, quand mon portable sonne.

DRELINE DRELINE !

(Onomatopée imitant à la perfection la sonnerie de mon Sony Ericson.)

(Pas une thune, il me file Sony Ericson, je vous jure !)

 

(Enfin, pas beaucoup.)

-Hello ! C’est Xavier…

(Un de ces attachés de presse.)

Je ne lui laisse pas le temps de continuer.

-Hello ! C’est Mandor ! Tu n’appelles pas pour annuler, j’espère ?

(Je l’aurais assez mal vécu, je pense.)

-Pas du tout, c’est juste pour te dire que si tu es dans le coin, tu peux venir tout de suite, on a un peu d’avance dans le planning.

(Le truc qui n’arrive JAMAIS !)

-Je suis devant chez lui. J’arrive.

-Je t’ouvre.

Xavier me fait pénétrer dans une superbe cour, puis chez l’artiste.

Grand, beau, classieux.

Dans la cuisine, il me présente une autre attachée de presse (de chez tôt Ou tard).

Nous papotons quelques secondes avant qu’ils m’invitent dans le salon.

Je prépare mon matos.

(Ah oui… je fais une petite pause. Juste pour dire que ce matin, je ne sais pas ce qui s’est passé dans ma petite tête, mais j’ai décidé de filmer l’entretien. Tout seul, comme un grand. Je tente la chose. On verra ce que ça donne.)

(Je la diffuse la semaine prochaine, parce que je me suis mis un peu en scène et tout ça a besoin d’un peu de montage, je pense…)

Thomas Fersen, que je n’avais pas encore vu jusqu’à présent, descend d’un escalier.

-Bonjour, je suis Thomas !

(Pas possible !!!)

Souriant, étincelle dans les yeux. Je lui demande de s’installer.

Les deux attachées de presse retournent dans la cuisine qui donne sur le salon.

(Donc, je sais qu’ils nous écoutent, il y a un silence de mort...)

Je le filme durant 15 minutes. Comme je veux diffuser en intégralité l’interview, je vais droit à l’essentiel.

Pas de fioritures, directement au cœur des sujets qui me préoccupent.

Son livre, son disque, la littérature, la création de chansons…

(Évidemment, je ne vais rien relater des propos tenus… je ne vais pas faire redite avec la vidéo à venir… un peu de logique, voyons !)

Ça se passe bien. Je veux gratter plus loin, le sortir de ses retranchements. Il se laisse faire mais avec parcimonie. 15 minutes, ce n’est pas suffisant pour que j’obtienne le vrai Fersen.

J’en ai une partie.

J’arrête subitement l’interview, il semble surpris.

Je lui explique que je ne fais jamais plus que nécessaire. Quand j’ai ce qu’il me faut, je ne m’amuse pas à faire perdre du temps à quiconque.

-Courte mais efficace votre façon de faire.

Me dit-il.

Oui.

Avant de partir, je demande à Xavier de nous prendre en photo.

(Il a l’habitude, il connaît mon blog).

La première, sur un de des canapés du chanteur…

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Mais, bon... un attaché de presse (émule ou pas de David Hamilton) n’est pas obligé de savoir qu’il y a parfois des soucis de surexposition.

Voyant le résultat du cliché, je prends les choses en main.

Debout, en évitant la lumière du jour derrière (et en ajoutant le flash).

Voilà, voilà.

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Thomas me serre la pince, me remercie et remonte les escaliers pour vaquer à je ne sais quelle occupation.

C’est pratique de donner ses interviews chez soi.

Pas trop de pertes de temps.

Bonne idée.

Je pars satisfait et heureux de cette nouvelle rencontre.

Je ne sais pas si je l’ai déjà dit (1000 fois, Mandor !!! D’ailleurs, tu nous énerves avec ça !), mais chaque jour, tout m’oblige à me rappeler que je fais là un beau métier.

Qui me passionne.

Par-dessus tout.

18 décembre 2007

Christian Olivier... Tête Raide pensante!

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C’est un truc que j’ai toujours eu du mal à comprendre (et en même temps, je comprends parfaitement, hein, c’est juste une phrase qu’on dit comme ça… je les adore, les phrases qu’on dit comme ça…). Comment Christian Olivier, qui sort des disques avec son groupe les Têtes Raides (un des meilleurs groupe français, à mon humble avis) depuis presque 20 ans, n’est pas plus respecté, reconnu à sa juste valeur. Sa notoriété « grand public », n’existe que depuis peu.

Pour être clair, depuis sa collaboration avec une ancienne fan du groupe, Olivia Ruiz, et ce clip qui tournait en boucle il y a quelques mois sur toutes les chaînes musicales, le monsieur dit vaguement quelque chose au quidam moyen…

 

 

Mais Christian Olivier est un grand…

 

Qui n’a pas écouté les albums Mange tes morts, Chamboultou, ou autre Qu’est-ce qu’on se fait chier n’a pas une grande vision de la chanson française actuelle.

(Je me surpasse aujourd’hui. Je viens d’écrire un truc très journalistico-pédant qui insinue que, tsss…, en fait, vous êtes des billes dans ce domaine, mais moi, je suis une véritable bête pour vous conduire sur le bon chemin.)

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Allez, je peux en tout cas vous dire que Banco, le dixième album studio alterne brûlots politico-poétiques tels l’emblématique Expulsez-moi, hymnes à la nuit, poésies à la veine surréaliste, et chansons d’amour, sur un fond musical toujours renouvelé, où l’accordéon retrouve sa place, au milieu d’un attirail électro-acoustique bariolé. On y croise Olivia Ruiz (ben tiens !) le temps d’un featuring sur le burlesque Plus haut. L’album comprend en outre un véritable morceau de bravoure de 20 minutes, avec une interprétation passionnée de la poésie de Stig Dagerman  Notre besoin de consolation est impossible à rassasier.

Après avoir vendu plus d’un million d’albums, Têtes Raides continuent leur route unique, en dehors des ornières de la scène rock hexagonale et des sentiers bien tracés de la chanson française.

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Je suis allé à la rencontre de Christian Olivier, jeudi dernier, à la Maroquinerie dans ses bureaux de Mon Slip (le nom de son label 100% coton qui produit des artistes de la même mouvance, Jean Corti, Pusse, Mell, Lola Lafon, Loïck Lantoine…etc.).

Rendez-vous à 14 h avec lui. Son attaché de presse est devant la porte blindée et, par la même occasion, fermée. Nous attendons 10 minutes quand une jeune femme arrive, nous fait monter pour patienter. C’est très grand. Il y a tous les labels de Christian Olivier réunis à cet étage. Jamais j’dégeule (qui produit les Têtes Raides) et le bureau Mon Pauvre Ami (édition musicale et papier de Christian Olivier). C’est d’ailleurs là que l’on me propose de patienter. Christian Olivier arrive à 14h20.

Un peu confus, mais droit dans ses bottes. Je sens qu’il a bien profité de son repas (il faisait très froid, ce jour-là… fallait bien trouver le moyen de réchauffer son corps…)

C’est bizarre, j’ai rencontré pléthore d’artistes dans ma vie, mais il fait parti de ceux qui m’impressionnent réellement.

 

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Le groupe en plein travail...

Avant de brancher mon Sanyo, je lui parle des disques que j’ai aimés de lui. Bref, je le (Jean)* amadoue afin qu’il sache qu’il a devant lui un professionnel de la profession qui connaît bien son sujet. Pourquoi cherche-je (Lama)* le respect mutuel quand je suis devant des gens talentueux dans leur domaine et qui, en plus, ne sont pas du genre à juger les autres ? Je ne sais pas. C’est comme ça. Un bête complexe.

Mais, en tout cas, ça marche. Christian Oliver est délicieux. Au sens qu’il sourit, te répond droit dans les yeux en toute franchise. Il n’est pas très à l’aise en interview. Il cherche ses mots, bredouille ses mots, mais lance ses messages. Tous les poètes ne sont pas des orateurs.

Je lui demande s’ils vont bientôt fêter leurs 20 ans d’existence…

 

-Là, nous n’avons encore que 19 ans et demi de carrière. Nous fêterons cet anniversaire en 2eme partie de 2008. Nous sommes en train de préparer la pâte du gâteau, nous ne l’avons pas encore mis au four.

Christian Olivier m’explique qu’il se moque complètement de la notion de temps. Les Têtes Raides vivent les albums de sortie en sortie. Tout est à refaire à chaque fois, rien n’est gagné. C’est un travail de tous les instants.

Mais l’artiste est aussi chef d’entreprise. Je m’interroge sur les interférences que cela peut procurer par rapport à la création.

 

-C’est effectivement une charge supplémentaire. Lorsque la schizophrénie aura atteint son niveau extrême, je me poserai la question et me positionnerai clairement. Pour l’instant, je ne suis pas tout seul dans ma petite bulle. Il y a des gens qui travaillent avec moi. Dans Banco, il y a des réflexions sur comment, artistiquement, être complètement libre dans l’écriture musicale et des textes. Tu sais, quand je suis devant ma table et que j’écris des chansons, je ne pense pas à mes labels. Je ne pense qu’à ma création. Je suis dingue des mots, de la littérature, de la poésie, du style…

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S’il y a de l’artisan, du goût de l’objet, du tactile, chez Christian Olivier, c’est peut-être à son menuisier de père qu’il le doit.

-La musique, c’est très abstrait. Les mots, les mélodies, le son, c’est de la matière qui se travaille. Pour moi, c’est une passion absolue. Choisir un mot est à la fois plaisir et souffrance. Tout passe par le corps.

Il ne parle pas de « transe » mais je suis certain que ce n’est pas loin de cette idée.

Ce que j’apprécie dans l’écriture de Christian Olivier c’est l’urgence de dire, de dénoncer. Ses textes sont des cris universels.

 

-J’ai la volonté de laisser les portes grandes ouvertes pour que la personne qui lit ou entend le texte puisse l’interpréter, se raconter sa propre histoire.

Chez lui, comme pour un livre, du 1er au dernier morceau du disque, il y a une logique, un chemin à suivre.

Du bel ouvrage, je vous dis.

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Je lui montre la note que j’ai reçue avec le disque. « Banco est sans doute l’album le plus varié du groupe depuis le début de sa carrière…». Je lui dis que cette phrase est « débile », d’autant plus que je ne trouve pas que ce soit l’album le plus varié, ni le plus novateur. Le précédent Fragile, je l’avais trouvé ainsi (ce n’est d’ailleurs pas l’album qui a le mieux trouvé son public.). Celui-ci est dans une certaine continuité. À la fois personnelle et universelle dans les thèmes abordés, acoustique et électrique, bruitiste et feutrée. Il y a un mélange d’accordéon et de guitares électriques toutes griffes dehors.

Christian Olivier insiste sur un point :

 

-Mais quand même, nous avons changé de batteur. Ce n’est pas rien çà. Le son n’est plus le même à ce niveau là.

Ouaips !

À la fin de l’interview, comme je suis très intéressé par Benoît Morel (je le place à un niveau similaire au leader des Têtes Raides), je lui parle aussi des Chats Pelés. Un trio de graphistes réunissant Christian Olivier, Benoît Morel, justement, (chanteur de La Tordue) et Lionel le Néouanic (alias Zemle).

-C’est une belle aventure. C’est nous qui illustrons tous les disques des Têtes Raides et de La Tordue. C'est une autre passion. Là, non plus, je ne pourrais pas m’en passer.

Ici avec le Morel en question, le 29 juin 2006, à l'occasion de la sortie de son premier album solo Félin pour l'autre.

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Christian Olivier n’appartient à aucun clan, il désobéit à toute catégorisation.

C’est pour ça qu’il me fascine.

Le terme rebelle lui sied à merveille.

Qu’il continue sa route encore longtemps.

Une route que vous pourrez croiser prochainement.

Têtes Raides sera en tournée française à partir de février, avec une résidence parisienne au Bataclan du 25 mars au 5 avril 2008.

Nous en reparlerons.

En attendant, nous nous quittons, après avoir été dérangés par l’attaché de presse (qui fait simplement son boulot). C’est rare quand je ne respecte pas le timing imposé. Mais, là j’étais trop bien.

Après la séance de photos auquel il se prête très gentiment (et qu’il a presque dirigé) et une chaleureuse poignée de main, je m’efface dans le froid.

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Ce froid cinglant a eu raison de moi ce jour-là.

Froid perçant, moi, mal couvert.

Il est la cause de mes tourments de ces jours-ci.

Malade à cause des Têtes Raides.

Pfff…

J’ai toujours besoin de trouver un responsable à chaque problème.

Normal.

Jamais de ma faute.

Mandor ne fait jamais d’erreur.

Non.

Jamais.

Question à Thomas Clément (qui diffuse donc son interview de Stanislas avant bibi et c'est assez dégueulasse, je trouve): Comment fais-tu pour réussir les photos « à bout de bras ». Les tiennes sont réussies à chaque fois.

Moi, ça donne ça, presque systématiquement.

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Problème d’inclinaison ?

De petits bras ?

De vues déclinantes ?

D’incapacités à toutes formes d’arts primitifs ?

Franchement, là, je sèche.

(J'aime beaucoup poser des questions existentielles à mes éminents confrères es-blog)

*Jeux de mots de bon aloi. Je remets 10 francs dans le nourrain.

11 décembre 2007

Benoît Dorémus... vu, l(o)u et corrigé!

 

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Comment vais-je traiter cette note ?

Je me suis posé cette question.

J’ai rencontré le jeune Benoît Dorémus vendredi dernier (quelques heures après Vincent Delerm), à l'occasion de la sortie de son premier disque Jeunesse se passe.

Dont est tirée cette chanson J'écris faux, je chante de la main gauche.

 

 

 

 

Ayant remarqué qu’une jeune blogueuse, amoureuse de la bonne chanson française, appréciait le bonhomme, je l’ai convié à se joindre à moi pour assister à l’interview.

Ma bonté me perdra.

Bon, comme Lou est jeune, forcément, elle est pressée… (moi, je ne suis qu’un lent et vieux croûton) et donc, dès le lendemain, la jeune demoiselle avait déjà écrit sa note sur le sujet (me grillant, au passage, la priorité... mais bon, rien ne sert de s’offusquer, j’ai 20 ans de plus, donc, plus beaucoup respectable…)

(C’est à ce moment, que normalement, vous devriez crier à la face de monde : « Non, Mandor, tu es encore tout jeune et beau et talentueux et toutes sortes de compliments hypocrites, mais qui font tout de même plaisir quand on atteint un âge « canonique »)

(Je dis ça, je dis rien.)

Donc, comment traiter cette note sur le jeune Benoît Dorémus, quand tout a été presque raconté ?

(Surtout qu'elle a bien compris la notion de "coulisses du show-biz"...)

Après de longues heures de méditation.

Hop ! Un coup de tantra, un coup de yoga et pim pam poum, je trouve la solution.

Sortez les cahiers et les crayons !

Aujourd’hui, commentaire de texte.

Pauvre Lou, si tu avais su…

Voici sa note intégrale. À partir de là, ce qui est un rouge est mon apport personnel à cette magnifique prose.

 

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Lou, c'est elle.

Il était une fois...

Ça commence bien !
Un beau matin où le réveil m'apporta la surprise d'un mail :

" Ça t'intéresse de venir avec moi interviewer (ou pas) Benito le vendredi 7 décembre à 15 h 45 chez EMI ?" Je me reconnais bien là...cette espèce de proposition complètement désintéressée…
Lui, c'est
Mandor, chroniqueur et journaliste remarquable notamment pour ses goûts musicaux de qualité.

Bon là, je ne vois pas grand-chose à redire. Tout est rigoureusement exact. Principalement la dernière phrase. Le mot « remarquable » est particulièrement bien trouvé. Même à la limite, vous pourriez vous arrêter ici, la suite est beaucoup moins intéressante.
Ce matin c'est le jour J....
Mais j'ai
rien à me mettre, j'envoie un mail à Merode "Jupe ou pantalon"... il me répond pantalon... par esprit de contradiction sûrement, je me retrouve en jupe et file, en retard, au boulot.

Je ne sais pas qui est Merode mais ce garçon devrait savoir que les vieux schnocks de mon espèce préfèrent les jeunes filles en jupe. Je loue l’esprit de contradiction de Lou (ça fait 3 loups dans la même phrase : Je, Lou et loue. Je ne sais pas si à ce stade de mes commentaires, vous me suivez, mais, bon, je me comprends et c’est déjà pas si mal…)
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Quel crâneur ce Benoît! Il verra quand il aura mon âge.


 

Quelques coups de fil avec divers centres culturels français en Asie... et je tente de ne pas angoisser. Pari réussi, je pars toute zen retrouver Mandor à 15 h à l'Ouest Bar...
 « Des coups de fil avec divers centre culturels français en Asie ! ». Ça en jette pas mal comme phrase. La grande classe internationale…Je la note et tenterai de la ressortir un jour.

Sinon, j’ai choisi l’Ouest Bar car c’est le troquet le plus près de la maison de disques EMI. Et moi, j’ai un certain côté pratique. Oh ! Ce n’est rien, ne soyez pas impressionné… des années d’expérience !
Première grande rencontre, celle avec un homme souriant, généreux et humble dont on pourrait sûrement passer des soirées entières à le questionner sur ses rencontres musicales d'Obispo à
Daphné (pour aller d'un extrême à l'autre!).

Oui, mais enfin, je tiens à dire ici qu’il m’arrive de parler d’autres choses que de mes souvenirs de guerre, surtout en soirée. J’irais presque jusqu’à affirmer que je ne cause pas de mes états de service en société. Sauf, si on me pose des questions avec insistance.

Je vous rappelle que je suis humble, souriant et généreux. Doublé d’un parfait modeste. Si.
Très vite (en courant ?) on rejoint les locaux d'EMI pour rencontrer et interviewer
Benito !Anagramme de Benoît ! C’est le double du chanteur dans ces chansons. Oui, Lou, il faut préciser ce genre de détail sinon, comment veux-tu que les lecteurs comprennent ?

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1ère rencontre avec son agent de presse, fort sympathique... mais Benito est en retard dans son interview précédente.C’est assez habituelle comme circonstance. Généralement, il y a le quart d’heure de retard réglementaire. Petite précision : cette loi systématique de physique n’a qu’un défaut : elle ne fonctionne pas (du tout) à l’envers. Le journaliste se doit d’être toujours à l’heure pile. Pas avant, pas après.
Nous aurons donc 20 min, chrono en main, pour l'interviewer, avant qu'il ne parte : direction le téléthon...

1er contact...Benoît qui court, direction les toilettes "je vais faire un petit pipi et j'arrive"
Mais je t'en prie !! ...
Là, très bien. Moi aussi, je n’aurais pas hésité à souligner cette phrase. Elle n’est pas anodine, car elle prouve que le chanteur ne se la pète pas. Pas encore, en tout cas. Il est resté naturel.
Comme Mandor se l'est dit aussi, je me dis tellement de choses, vous savez, le souci avec Benoit Dorémus est de trouver un point d'entrée original pour faire son interview. Oui, que voulez-vous ? C’est mon obsession: ne pas me diriger tête baissée dans la banalité la plus confondante (voir Delerm hier). Le faire parler de lui ? Il le fait dans ses chansons... et si on écoute son album de A à Z, on aura vite découvert l'histoire de Sarclo / Renaud / la guitare / la production de l'album et le lancement de sa carrière ... Bon, en fait, pour ceux qui entendent parler de Benoît Dorémus pour la première fois, je suis quand même obligé de donner quelques éclaircissements à ce que vous venez de lire. C’est le chanteur suisse Sarcloret (voir ma note sur lui) qui s’est arrangé pour que le jeune artiste rencontre Renaud (voir ma note sur lui bis), son idole de jeunesse. Le premier lui a donné une guitare à remettre en main propre au second. Benoît en a profité pour lui donner une démo et c’est ainsi que quelques jours plus tard, Renaud, conquis par son talent, décide de produire son premier album. Mais aussi son caractère, sa façon de se protéger en nous prévenant qu'il écrit faux et chante de la main gauche (le comble étant que ce sont les plus doués qui s'excusent, quand d'autres s'affirment malgré leurs incompétences!) Bien dit !... sa peur de ce temps qui passe et qu'il aimerait parfois ralentir voir stopper !
Mais t'inquiètes Benito, t'as toujours
17 ans non ?!

Alors pour éviter de lui faire parler de Renaud, Mandor lui demande de nous raconter sa rencontre avec Sarclo...

Moi aussi, j’ai l’esprit de contradiction.

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Benoît avec Sarcloret à Genève. Septembre 2005.


 

Depuis 2003, Benoit connaît la scène... partant d'un 1er petit concert dans un bar du 11ème La Fontaine , il sillonne peu à peu les bars de la capitale, sans sono, la guitare à la main... faisant croire qu'il a 15 titres alors qu'il n'en a alors que 8... le coquin ! tentant de trouver des musiciens.

Lou ? Tu as un magnéto à la place du cerveau où quoi ? Je viens de réécouter l’interview, c’est exactement ça !
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Peu à peu il s'entoure, prend de l'assurance, et complète son carnet de bord de nouveaux textes...
Puis commençant à épuiser sa liste des bars parisiens à écumer (je passe sous silence ses confidences quant aux troquets ! ;-) ) ...Non, non, vas-y, raconte ! il s'exporte et rencontre en Suisse le fameux Sarclo.

De là découle l'histoire avec
Renaud qu'il a du tant de fois répété.
Bon, ça, je l’ai dit aussi.

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Renaud et Benoît au studio ICB de Bruxelles. Mars 2006.


Mais si on l'interroge sur ses influences, Benoit tient à en citer d'autres... Alain Souchon notamment, sans oublier Eminem.
Mandor cherche d'ailleurs à expliquer son style vocal... entre chanson française, hip-hop, slam... ? Je sais, c’est très fort comme interrogation !
et là je sens que justement ce que Benoît apprécie, c'est qu'on lui dise qu'il n'est pas complètement l'un d'eux, mais bel et bien le résultat de toutes ces influences revendiquées qui fait de lui un artiste à part entière et unique.
Amen !
On évoque également son goût pour l'écriture, et il nous parle alors de son roman « impubliable » et de sa fierté d'avoir achevé alors un projet... mais nous explique que bizarrement la versification lui sied mieux que la prose malgré les contraintes qui en découlent, justifiant cela par son goût de la rime, etc...
Il faut avouer qu'il n'en a pas que le goût mais aussi le talent !

Amen !
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Il nous parle aussi de sa jalousie... petit sourire rougissant, Benito reconnaît qu'il y a une part (petite?) d'exagération... mais c'est trop tard il s'est une fois de plus dénudé dans ses textes !
Je confirme. Ca n’a servi à rien que je me retape, ce matin, les 25 minutes d’interview, vu que Lou ressort tout par cœur.
C’est dégueulasse de me mâcher autant le travail. Je ne peux rien ajouter au débat…
Puis petite réflexion sur sa notoriété... est-ce vraiment ça qui lui plaît... la reconnaissance du public, des médias et de la critique musicale, voire littéraire ? (on passera sous silence ses relations purement sexuelles avec ses 9 fans exclusifs dont je lui avoue vouloir faire parti alors... ;) Malheureuse, ne passe pas ça sous silence ! Tout le monde aime le croustillant. Et mes stats, tu y penses à mes stats ??? Tu as une certaine propension à ne pas raconter ce qu’il y a de plus passionnant, je trouve petit clin d'oeil de Benoit... comment pourrait-on ne pas être sous le charme?) Tu n’exagères pas un peu ? Il n’est pas si beau, si sympathique et talentueux que ça. Non, son petit côté rebelle ne plait pas autant aux filles que tu le crois. Hein, les filles ? Finalement, il s'attache assez peu à cette notoriété... il est d'ailleurs subtilement humble, mais il apprécie le contact avec son public, avec ses "fans", ceux qui ne le connaissent pas d'aujourd'hui... le tout avec modestie, naturel et aisance. Un peu comme Mandor, en somme. Beaucoup de points communs avec moi, c’est fou 
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Sa fierté serait plutôt d'avoir réussi son pari... d'être enfin chanteur, reconnu, entouré et diffusé... de faire ce qui lui plaît et il faut avouer que c'est un luxe qu'il a malgré tout du mal à savourer tandis que tout s'enchaîne, lui laissant peu le répit de le faire.1ère télé en direct pour le Téléthon, c'est une nouvelle expérience qui s'ajoute à ce bout de chemin qu'on te souhaite de continuer sur ta si belle lancée.
Merci Benito !
Merci Mandor ! J'attends ton article avec impatience...

 

De rien.

Heu… pas trop déçue ?

D’aucun dirait que je ne me suis pas foulé.

Alors, qu’en vrai, si, je me suis foulé.

On se boit un dernier thé, débrieffing, réflexions... du thé, les amis ! Oui, vous avez bien lu. Pour un premier rendez-vous, je reste raisonnable…il faut avouer qu'il nous a charmé et convaincu par sa sympathie le Dorémus !

Son MySpace...

Un autre clip, celui-ci tourné avec des bouts de ficelle... J'apprends le métier. La chanson figure aussi sur l'album. 

 

 

Rendez-vous jeudi (après-demain) au Zèbre de Belleville. 

 

Oui, et puis aussi ce soir. Lou organise une petite rencontre de blogueurs (et gueuses).

Bon, franchement, c’est plus que pas mal ton compte-rendu, mademoiselle.

Sincèrement.

Et puis, ça m’a fait gagner du temps, j’ai une longue journée aujourd’hui.

Merci à toi!

10 décembre 2007

Vincent Delerm à la Cigale enchantée (part 2)!

 

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Bon.

Oui, je l’avoue, j’aime bien Delerm.

Lequel, me demanderiez-vous, si vous étiez curieux ?

Le père autant que le fils.

Moi, je suis le simple d'esprit.

Le père, c’est le premier que j’ai rencontré (voir ).

Le fils, je ne cesse de le croiser (voir ici).

Et de lui faire de la pub, tout récemment en plus.

(D’ailleurs avant de poursuivre la lecture de cette note, je vous conseille de lire ceci puisque ma rencontre avec le monsieur avait pour but d’en savoir plus sur la chose).

Tenez, je vais faire un truc nouveau (comme je sais que tout le monde ne clique pas sur les liens conseillés, (feignasses !) je vais faire un copié collé de moi-même, ce qui est un geste un peu prétentieux, je vous l’accorde, mais de toute façon, chacun l‘a compris ici, je ne suis qu’un fieffé vantard !) :

 

Vincent Delerm sort un coffret enregistré à la Cigale entre le 21 novembre et le 9 décembre dernier.

e150cd261607a3eae2ef86022f677c2d.jpgÇa s’appelle Favourite songs.

Il y a un cd simple, mais surtout, pour les fans de Vincent, le fameux coffret su cité comprenant 2 DVD + 2 CD.

Nous pouvons y admirer le concert à La Cigale et l’intégralité des 16 duos.

+ 45 minutes de bonus

Inclus 5 inédits

Un truc de dingue!

Chaque soir de concert, un invité a interprété un duo avec le chanteur. L’intégrale de ces duos inédits est disponible dans un CD simple audio ».

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Voilà, ça valait le coup de me copier-coller, car, ceci est un grand texte.

Ils devraient plaire à mes ami(e)s qui tiennent avec talent des blogs littéraires…

Bref, je suis « convié » vendredi dernier (il y a 3 jours) à prendre mon petit déjeuner en sa compagnie.

10 h du mat dans un café face à la Cigale (le QG interview de Vincent).

J’arrive à l’heure.

Personne. Enfin, ni Delerm, ni l’attaché de presse. À 10h05, le second arrive, tout sourire. À peine le temps de se saluer qu’une dame déboule vers nous en disant. « Encore vous ! La maison de disques a réservé la table à partir de 13 h. Pas à 10 h… »

L’attaché de presse, Xavier, un peu pas encore bien réveillé, bredouille un truc, même moi (qui suis pourtant parfaitement réveillé) je ne comprends pas tout.

Quoi qu’il en soit, ils ne vont pas virer des clients qui consomment, mais je me demande pour quelle raison la tenancière est en colère. Nous ne lui imposons pas la présence d’un serial killer quand même.

Je ne croyais pas Vincent Delerm capable de déchaîner de telles passions orageuses.

(J’hésite à sortir mon parapluie).

(Très drôle, cette remarque !)

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Je discute avec Xavier. Il commence à s’inquiéter du retard du chanteur. « J’espère qu’il ne croit pas que c’est à partir de 13 h… lui aussi ». Le doute s’installe en moi. Je n’aurais pas fait Groslay (c’est la ville dans laquelle je réside)-Pigalle pour rien quand même ?

Non, car je vois, au loin, baladeur sur les oreilles, marcher l’artiste sans précipitation. Il dodeline de la tête… je me demande ce qu’il peut bien écouter qui semble réellement le transporter.

 

-Bonjour, excusez-moi de mon retard, j’ai dû m’occuper de mon bébé…

(Comme il faut que je fasse mon travaille de journaliste culturel d’investigation, je peux vous indiquer, après de consciencieuses, longues et périlleuses recherches, que le trentenaire est papa d’un petit Sacha depuis juin 2007).

Je lui réponds que je comprends ça, car moi-même je suis passé par là. Je m’arrête là, remarquant subtilement que je ne suis sûrement pas le seul à avoir vécu les affres de la paternité. Donc, je ne parle pas de Stella.

(Mais boudiou, comparer les mérites de son Sacha et de ma Stella me semblait une bien belle conversation, passionnante et constructive… mais voilà, avec un chanteur, même que l’on connaît un peu, on parle métier…)

 

À peine installé, Vincent Delerm se relève. « Je vais voir si on peut fermer les portes, j’ai peur de prendre froid ».

Poliment, il demande à la tenancière et elle l’interrompt. « Non, monsieur, nous devons aérer. Et puis, en plus, vous ne deviez arriver qu’à partir de 13 h ! »

L’artiste revient, tout penaud. Bon, tu viens Mandor ? On change de bar.

J'ai le temps de voir que le disque dans son lecteur laser est son propre disque, Favourite Songs.

Vincent Delerm marchait donc tout à l'heure en s'écoutant.

 

Nous laissons Xavier attendre dans l’accueillant troquet (Au Bar des artistes qu’il se nomme, ce qui est un comble) et sortons pour nous rendre au bar qui jouxte la Cigale.

04680d369fcbf97b3c90fca02ff49946.jpgJe sais bien qu’à ce stade, je n’ai toujours pas dit un mot du coffret de Vincent Delerm à la Cigale. Je tiens juste à signaler le concept. Nous sommes dans un établissement qui touche la Cigale pour évoquer un live enregistré à la Cigale … Fort non ?

Ne m’applaudissez pas, je n’y suis pas pour grand-chose…

Le prochain live de Bénabar, il n’y pas possibilité qu’il soit enregistré en Nouvelle-Zélande ?

Bénabar devant un public de Maori, j’aime bien l’idée.

Et Mandor qui viendrait l’interviewer là-bas…

Toujours rapport au concept.

Bref, je m‘égare.

Pour le moment, nous sommes Boulevard Rochechouart  et nous y sommes bien.

Café déca pour Vincent, thé rondelle pour moi.

(Si je ne précise pas ce genre de détail, à quoi sert d’avoir intitulé mon blog : les coulisses du show-biz ?)

Vincent Delerm me dit : « Tiens, tu traînes encore avec lui ? »

Il parle de mon Sanyo. Je suis sûr que la jalousie le tenaille.

Puisqu’il ironise, je lui pose une question sacrément vacharde.

Je suis un tueur moi, quand on me cherche.

Mandor : Alors, ce coffret, marketing imposé ou souhait réel de ta part ?

(Je sais, j’ai un talent fou pour poser des questions déstabilisantes et inattendues.)

Vincent Delerm : Tu sais, le « live » ne se vend pas et coûte assez cher. Dans le cas présent, c’était assez compliqué à faire, car pour mon spectacle, on a filmé 3 soirs en intégralité et pour les duos, il y avait 3 caméras tous les soirs. Je suis donc tenté de dire que c’est un cadeau que m’a fait la maison de disques parce que, crois-moi, elle ne va pas gagner un centime sur cette opération. C’est du luxe !

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M : Ça te donne de la pression supplémentaire ces contraintes techniques lors de tes concerts ?

V.D : Oui, mais, je fais en sorte de minimaliser la gêne que cela pourrait provoquer pour le public. J’ai refusé les plans de grues, par exemple et je demande aux cameramen de filmer avec des axes qui permettent de ne pas trop bouger. Mais, malgré tout, la plupart du temps, quand il y a des captations, les gens dans la salle sont moins dans l’histoire, parce qu’ils savent que c’est filmé.

M : Il me semble qu’un concert en DVD ne reflète jamais la réalité de ce qu’il se passe sur scène…

(Lapalissade, j’en suis conscient !)

V.D : C’est exact, c’est d’ailleurs ça le problème. C’est ma crainte première. Que les images restituent autre chose que le vécu personnel de chacun. Concernant, cette captation là, pour y mettre un peu d’humanité, j’ai choisi de la faire en début de tournée. En fin de tournée, c’est super pro, bien rodé, mais il n’y a pas d’accrocs. La patine est un peu trop forte car tu maîtrises parfaitement ton concert. J’aime bien les aspérités…

M : Quel est ton rapport à l’image ?

V.D : Je n’ai aucun problème avec ça. Si je fais ce métier, je suis capable de me voir devant un écran, quand même… C’est comme d’entendre mes chansons à la radio, ça ne me dérange pas du tout. Il y a quelques fausses pudeurs chez d’autres artistes qui me font un peu sourire.

M : Tu apprécies peu la promo mais tu joues le jeu quand même. À ce propos, ta chanson (présente sur le live) en duo avec Mathieu Boogaerts : Na na na, est une diatribe bien sentie sur les questions parfois un peu répétitives et banales des journalistes… Comme on s’est vu souvent, j’ai cherché à savoir si je faisais partie du lot.

Il se marre et me répond : « Qui se sent morveux se mouche ! »

Je le regarde en me demandant s’il plaisante. Non, parce que je sais que je lui ai parlé (aussi) de tout ça.

Avant de poursuivre, voici la chanson en question.

 (Pas extraite du DVD.)

 

 

 

Nous poursuivons donc sur le sujet.

V.D : Sans plaisanter, Mathieu et moi, on a souvent les mêmes questions. Il y en a certains qui me parlent toujours des mêmes trucs. Delerm, chanteur bobo, roi du name dropping, fils à papa… Depuis la sortie de mon premier album en 2002, je t’assure que c’est rare que je tombe sur un intervieweur original.

M : En même temps, tu n’as pas une carrière gigantesque !

V.D : Non, mais là, par exemple, tu as choisi  un angle, tu t’y tiens et c’est bien.

(Je vous avais prévenu au début, je ne suis qu’un affreux vantard !)

Mais je vais te dire, en fait, c’est la promo télé le plus difficile pour moi. Sur un plateau, honnêtement, je suis comme un lapin dans les phares d’une voiture. Ce qui est souvent chiant, c’est que l’on m’impose une fois sur deux Le sketch humoristique. Comme encore il y a 4 jours, chez Ruquier. Un mec vient faire mon imitation. 40 fois ça m’est arrivé. D'abord, on m’imite avec ma voix du premier album et le type lit, soit un annuaire, soit la liste des courses, soit le catalogue Ikéa. Tu dois faire semblant de te marrer comme si c’était la première fois. Ça me fait chier que l’on m’impose ça, je ne viens pas à la télé pour faire la gueule. Parfois, je tuerais ma mère pour que ce soit vraiment drôle. Ça arrive d’ailleurs. Un jour Ariel Wizman m’a parodié, j’étais mort de rire… 

Ce qui ne fut pas le cas avec Stéphane Guillon.

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Soudain, une femme nous interrompt.

 

-Vous ressemblez beaucoup à Vincent Delerm…

 

Ne remarquant rien, Delerm fait de l’humour.

 

-Un peu plus qu’à Bénabar, en tout cas.

 

Rire poli de cette dame qui est handicapée. Son handicap est très discret. Vincent Delerm s’aperçoit très vite de sa bévue et devient tout rouge.

La dame poursuit.

-Je suis une fervente admiratrice. J’ai tous vos CD, vos DVD, j’adore la Normandie , votre père aussi. La totale quoi !

L’artiste est touché. Je sens qu’il regrette ses premières paroles.

-Vous savez, je travaille pour une radio, ajoute-t-elle.

-Ah oui ? Laquelle ?

-Vivre FM. La radio du handicap et de l’exclusion… je suis vraiment émue de vous voir. C’est tellement poétique ce que vous chantez… Comme j’habite le quartier depuis 30 ans, les rues dont vous parlez me renvoient à des images, des souvenirs. Je suis tellement contente de vous voir là, en vrai. Je n’en reviens. Je peux avoir un petit autographe ?

Les yeux de Vincent Delerm brillent.

-Évidemment. C’est pour ?

-C‘est pour un autographe.

Sans rien laisser passer, il questionne de nouveau, avec tact.

-Oui. Quel est votre prénom ?

-Christelle. K.R.I.S.T.E.L. Il n’y a pas de E à la fin.

-Allez, je vous le signe sur mon programme promo.

-Quelle joie, vraiment, je n’en reviens pas !

Je dis alors, cette phrase mémorable : « C’est le destin ! ». Je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça, mais j’ai dit ça.

Parfois, je dis bien des conneries.

La femme s’en va, transportée de bonheur. Je demande à Delerm si ça lui arrive souvent.

-Deux fois par jour, à peu près. Là, je suis con, je n’avais pas vu son handicap… j’espère qu’elle n’a pas pensé que je me moquais d’elle…

Je le rassure, sur ce point. Les handicapés n’aiment pas la commisération ou la pitié. La normalité comportementale leur suffit.

(Quoi, vous pensiez que dans une si longue note, je n’allais pas laisser des messages qui font réfléchir ?)

(C’est mal me connaître).

Nous finissons l’interview, mais ce n’est plus pareil. Comme si tout ceci nous paraissait dérisoire.

C’est tellement le cas.

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Matinée tranquille à Pigalle... ce vendredi.

Je le salue ainsi que Xavier qui a fini par nous rejoindre. Il est accompagné par une jeune journaliste du Parisien.fr.

Je laisse ma place.

Et je pars en chantant, « na na na na, na na na na na… »

04 décembre 2007

Lorie... machine de guerre attitude!

Parfois j’hésite…

À accepter une interview.

À écrire une note sur le sujet ici.

Mais, au fond, j’aime bien.

Passer d’un genre à l’autre, comme ça, sans prévenir.

D’une soirée littéraire à une chanteuse populaire (plus de mon âge).

 

b2a45cc7a03a433253a579d3cae65757.jpgQuand on me demande, « tu veux rencontrer Lorie ? », je souris intérieurement.

Moi qui aime la chanson de qualité.

Mais, je finis très vite par accepter.

Je ne sais jamais trop pourquoi.

Peut-être l’envie de découvrir qui se cache derrière un personnage.

Je me dis toujours qu’il y a une bonne raison pour qu’un artiste soit aimé par un large public.

Il y a bien une explication au fait de fédérer.

On m’a filé 30 minutes, montre en main, avec Lorie.

Première constatation. La jeune fille de 25 ans est sympathique.

Tu lui tends la main, elle te claque la bise.

-Bonjour, moi, c’est Lorie.

(Ah bon ? Ça me fait toujours marrer, ce genre de présentation « évidente ».)

-Bonjour, moi, c’est Mandor.

(Une entrée en matière d’une fulgurance folle!).

Je fais démarrer mon magnéto Sanyo TCR-960c (qui devient encore plus célèbre que moi, l’imposteur !).

Allez, je me débarrasse de la promo parce que bon…

J’apprends donc que Lorie en chiffres c’est : 7 millions de disques vendus, un million seulement de DVD (ridicule !).

Elle revient avec un nouvel album 2Lorenmoi.

La demoiselle s'est forgée une double réputation : grosse machine commerciale pour les uns, chanteuse de 6f93de526d135c1d867816106cc1ef28.jpgdivertissement pour les autres.

Elle a pris la décision récente d’organiser une nouvelle structure au sein de son équipe professionnelle.

Bien la preuve qu’elle grandit.

Elle est devenue chef d’entreprise (avec papa, pas loin).

Un nouveau manager s'occupe désormais de sa carrière et sa société de production, LMD2, a signé un contrat avec le label Columbia.

 

Lorie, je le devine en filigrane, en a un peu marre d’être considérée comme une ado encore innocente. La voici donc sexy et moins cucul la praline.

Ses musiques sont « tendances » (avec de gros guillemets) pop-électro, dance et même disco ! Avec pas mal de tecktonik pour donner à l'album un aspect très actuel.

La jeune fille à son discours tout prêt, qu’elle ne change pas d’un iota.

-Je suis très fier de cet album là. J’ai travaillé dessus jusqu’au bout. Que ce soit dans les textes ou dans la musique. J’espère que les gens vont s’éclater. Qu’ils prendront autant de plaisir à l’écouter qu’on a pris du plaisir à le faire. 

Bon, je passe sur les textes, alors.

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Oui, je crois.

Mais, soyons franc, je comprends que le public jeune apprécie cette artiste. L’ensemble est très dansant et positif.

Et Lorie est restée fraîche et respectueuse de ses nombreux fans.

Ils y sont sensibles.

Dans ce genre d’interview, je me mets en pilotage automatique. Je sais quand j’arriverai à aller plus loin que la banale promo… dans le cas présent, je n’y parviendrai pas.

Je regarde son professionnalisme, du coup, je décroche un peu. Impossible de me concentrer sur ses propos assez convenus, alors, je l’observe.

Un mélange assez habile de machine de guerre médiatique et d’humanité. Généralement, l’un est incompatible avec l’autre.

Mais, chez Lorie, si.

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(Il y est mon Sanyo, cherchez bien. Capot ouvert, il parade... va falloir qu'il arrête d'avoir la grosse tête!)

Je ne vais pas aller plus loin de cette brillante analyse musicale d’un album qui fera date dans l’histoire de la chanson française… mais, je répète qu’il est bon que des artistes comme elle existe.

(En plus, ma Stellanounette (2 ans et demi) danse sur Lorie dès qu’elle entend ce morceau. Ca ne me dérange pas, c'est même assez cocasse. Par contre, elle fait les mêmes gestes que les danseurs, ce qui m'inquiète un peu. Elle adore la tecktonik, ce qui m'inquiète beaucoup.)

Un peu de légèreté dans ce monde de brute.

Allez, zou, le clip de Je vais vite.

 

 

(Sinon, je ne suis qu’un pleutre. Je n’ai pas osé poser une question sur Garou. Pas une. Vous êtes déçus ? Pardonnez-moi.)

Edit 11h47:

A lire aussi, la supplique de Ron. Elle date d'avant hier mais je viens juste de la découvrir...