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30 novembre 2007
Michel Chaillou... l'acte d'écrire!
Hier, l’écrivain Michel Chaillou a reçu le Grand Prix de la littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre…Michel Chaillou (dont le site officiel est joli, je trouve), 77 ans, vient de sortir un livre d’entretien sur la littérature avec Jean Védrines.
J’ai lu hier un papier de Jean Solé dans Le Monde des Livres à propos de L’écoute intérieure. C’est, selon lui, une passionnante autobiographie intellectuelle. (L'article en intégralité, ici.)
Je me suis amusé à relever quelques constatations sur l’écriture et l’acte d’écrire qui reflètent bien l’œuvre et le caractère de Chaillou.
Extraits :
« J’ai tendance à vouloir écrire des livres désuets et démodés ».
Écrire, pour lui, c’est entendre des voix. Ou, si l’on préfère, « écouter ce qui vient sous les doigts ».
« Écrire, c’est une autre façon de lire un livre qui n’existe pas encore et que l’on découvre au fil des mots qui s’inscrivent sur la page. »
Cette manière de s’abandonner, de se laisser emporter, fait penser à l’écriture automatique des surréalistes. « Je suis un héritier du surréalisme » affirme-t-il, même si cette étiquette ne lui correspond pas vraiment.
Pour Chaillou, l’essentiel d’un livre n’est pas son sujet, mais son style. Quand il s’engage dans un roman, ce sont les mots qui lui apportent le thème. « J’ai toujours le chant avant les paroles, les paroles avant le sens, le sens avant le sujet. »« J’essaie toujours d’inventer une phrase qui s’attarde, flâne, paresse », affirme l’écrivain. Les points de suspensions, dont il abuse, sont traqués par son épouse, Michèle, qui l’a aidé à composer un succès de librairie,
La France fugitive (Fayard 98), périple vagabond sur les chemins de l’Hexagone. (J’ai tellement aimé ce livre que j’ai voulu recevoir Michel Chaillou dans mon émission littéraire de l’époque. Comme il n’est pas homme à s’épandre sur ses livres… j’ai donc été fort honoré qu’il accepte.C’était il y a près de 10 ans. Le 13 octobre 1998 à RND.) « Tout ce que j’écris, dit-il, n’est peut-être qu’une apologie du point de suspension. Une manière de ne jamais achever les choses. »

Pour Michel Chaillou, l’acte d’écrire est un acte sauvage, presque criminel : c’est une manière de s’introduire par effraction dans une histoire qu’il ignore encore. « Entre nuit et jour, un roman s’invente, d’une façon presque somnambule. »
Un vrai romancier hésite sans arrêt entre l’obscurité et la clarté, estime-t-il.
Vrai.
Enfin, je le suppose…
07:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Michel Chaillou, La France fugitive, L'écoute intérieure





Commentaires
Caillou, hibou, genou...
(désolée... suis en manque d'inspiration... Ok ok... je sors)
Écrit par : Ladyblogue | 30 novembre 2007
Il a une très jolie plume.
Écrit par : Nath | 30 novembre 2007
C'en est presque ecoeurant de voir comme écrire lui parait facile, naturel et inné...ça doit faire quand même beaucoup de bien de pouvoir s'exprimer comme ça sur le papier !!
Et puis, pou rles points de suspension...ma foi...je ne vois pas ce qu'il y a de mal à ça !
Écrit par : Maud | 30 novembre 2007
j'aime bien les points de suspension moi...
(commentaire inutile? certes... mais si j'en profite pour vous embrasser Président?)
:)
Écrit par : balbc | 30 novembre 2007
@Ladyblogue: c'est con, certes, mais tu m'as fait sourire.
@Nath: Je ne sais pas... tu sais, j'appelle ça une tonsure de mouton...
(Là, j'avoue, je fais concurrence à Ladyblogue!)
@Maud: Pour les points de suspension... je suis comme toi...
même problème...
@balbc: J'en profite pour me laisser faire ma Fapmienne suisse préférée à moi que j'ai.
;o)
Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 01 décembre 2007
Faudrait lui construire un palais (chaillou, capillotractage en mode ultra on)
Écrit par : Fanny | 03 décembre 2007
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