Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Philippe Beaussant, le nouvel immortel... | Page d'accueil | Les Fleurs Noires... réinventent le tango! »

19 novembre 2007

Léopold... une histoire de flou!

ca3258363308a096fdbffd1328e55487.jpg 

En ce moment, tout ce que je fais est fou.

Tout ce que je fais est flou.

Cela faisait longtemps que je tentais de contacter un jeune chanteur qui répond au doux nom de Léopold.

Je raconte ici son histoire.

(Sans rire, vous ne pouvez pas comprendre la suite de la note, si vous ne lisez pas. C'est très court.)

Je lui ai envoyé un mail sur son MySpace il y a 4 mois pour lui signifier mon soutien.

Il n’en avait peut-être pas besoin mais j’ai ressenti le besoin de le faire.

Et parfois, je fais bien des conneries quand je suis motivé.

Bref, la semaine dernière, il m’envoie un SMS.

Je l’avais presque oublié.

(J’oublie quand on ne me donne pas de nouvelles.)

Nous décidons de nous voir mercredi dernier (le 14 novembre) au bar du Lutetia.

(Je pardonne tout quand on revient vers moi.)

(Une vraie girouette, quoi !)

(Je sais bien.)

J’arrive au bar.

Il est là.

Léopold boit un café.

Je commande un Coca Light.

Il y a déjà du monde.

Les gens parlent tout bas.

Hommes d’affaires, vieux copains, jeunes femmes en quête de rencontres, working girls, écrivains, éditeurs, couples illégitimes, que sais-je ?

Le piano est seul.

Personne n'effleure ses touches en épicéa.

(Je plante le décor, l’ambiance feutrée… on s’y croirait.)

Le début de la conversation est hésitant, un peu flou, comme le but de cette rencontre.

Au fond, je viens faire quoi ?

Interviewer un artiste que sa maison de disque prend du temps à imposer à la face du monde ou, une seconde fois, l’encourager à ne pas baisser les bras.

Qui suis-je pour agir ainsi ?

(Qui suis-je tout court, d’ailleurs ?)

(C’est une question que je ne cesse de me poser.)
20cbc41d7e49ff2b07b7806e5b4bbc0e.jpg

Léopold a du mal à répondre à mes interrogations, car il est partagé entre le fait de parler avec sincérité et la crainte de trop en dire.

Ce qui n’est guère pratique, convenez-en, pour tirer le meilleur de chacun.

Il m’explique tout de même la raison du retard de la sortie de son disque.

Pour qu’un artiste puisse bénéficier de promo au sein de la maison de disque et que la machine se mette en route (complètement), il faut qu’une chanson de l’album passe en radio.

Ce qui n’était pas le cas.

Donc, disons que la maison de disque croit encore en lui, mais qu’elle attend de présenter un autre titre aux radios.

Léopold enregistre une nouvelle chanson actuellement.

Pour elles.

(Si on ne peut même plus faire confiance aux radios…)

Le jeune artiste, assis devant moi, ne parle pas de sa lassitude d’attendre, de sa crainte que la sortie du disque soit annulée, de son mal-être de se sentir bridé.

D’être à la merci de décisions qui ne dépendent plus de lui.

Du couperet qui tombera, ou pas.

Léopold n’en parle pas.

Mais, je le lis dans ses yeux.
bad797ce467f9eb224b0bf72b779ac3e.jpg

Personnellement, je fais ce métier depuis 25 ans.

(Quel métier, au fait ?)

(Je ne sais pas… observateur de la vie musicale française, par exemple).

(Par exemple, mais pas seulement.)

Et, croyez-moi, je sens quand un type à du talent.

Quand un type à tout pour plaire à beaucoup.

Sa pop française est accessible à tous, cela ne l’empêche pas d’être de haute tenue.

J’aime sa voix, j’aime ses textes, j’aime sa musique.

Je me considère comme un assez bon baromètre pour mesurer l’air du temps.

(Ce qui est parfaitement prétentieux, mais vrai. Disons que j’en ai vu passer des artistes de tout poils…)

Nous avons beaucoup évoqué sa jeunesse dans le sud-ouest (dont il est originaire), ses petits groupes entre 16 et 25 ans, sa montée à Paris à cet âge-là « pour réussir », sa première maquette 4 titres (réalisée par Philippe Uminski), sa signature chez Warner, ses premières parties de Zazie (5 Bataclan et quelques Zénith), son contrat qui lui est rendu pour d’obscures raisons toujours pas digérées aujourd’hui, ses re-galères dans les bars, son retour dans une multinationale, il y a moins d’un an, sa première partie de James Morrison à l'Elysée Montmartre le 5 juin 2007 (photo).

1b23a3e88e848b21587b43368c918096.jpg

Et son attente.

Toujours.

Léopold accepte ma séance de clichés mandoriens.

Mais, je le sens gêné.

Parce que son retour n’est pas encore officiel. 

Ne plus vendre la peau de l’ours…

Comme la situation est floue, notre rencontre est floue, la vie est floue, ma vie est floue, j’ai décidé de nous flouter.

Ce qui donne ses curieuses photos.

b79411e56bfae7323a7406ab5da1707d.jpg

Nous quittons le Lutétia ensemble.

Dans la rue, Léopold hésite encore à accepter que je publie ma note future.

(Qui est celle que vous lisez. Comme quoi… le futur est parfois très proche.)

Ne pas heurter la maison de disque.

Heurter de quoi ?

Je l’ai quasi harcelé pour qu’il accepte ce rendez-vous.

Mais, je sais qu’on est fragile en période transitoire.

(Je suis d’ailleurs, très, très fragile, en ce moment.)

Voilà, ma note est floue aussi.

J’en ai conscience.

Imaginez bien, en tout cas, que je vous tiendrai au courant de la suite des évènements.

Ils seront positifs.

Je le sens.

P.S: Et si je peux me permettre, je trouve juste dommage que sur son MySpace, les chansons que j’aime le plus (parfois tubes potentiels), ne s’y trouvent pas. Va, Nous n’irons plus au cirque et Profession célébrité. Heureusement, il y a L’amertume

P.S 2: Ici, une critique de l'album par un autre rare journaliste qui a pu le chroniquer.

Pas d'accord avec bon nombre de ses comparaisons.

Commentaires

C'est si dommage, frustrant et injuste pour un artiste : il enregistre, peut espérer que sa carrière prenne un tout autre tournant et puis... plus rien !
Son myspace est très sympa. Oui, il a du talent. Allez les maisons de disques, on ose !

Écrit par : Nath | 19 novembre 2007

Note publiée à 05h35 !!!! Total respect François.
Au début, j'ai cru à une défaillance de ton autofocus (another vintage '96 ?), puis j'ai lu et ô miracle : la compréhension m'a visité ! (toc, toc ! bonjour m'sieur ! vous m'connaissez pas encore. J'me présente, j'm'appelle henri...euh non... on la r'fait... j'm'appelle compréhension, j'voudrais bien devenir ton amie pour la vie ! j'vais d'abord te briefer sur le côté obscur... euh non... on la r'fait également... te briefer sur le côté flou de la vie !)
Et j'en ai appris de miss compréhension... juste assez pour être rassuré. Le côté flou de la vie serait - toujours selon miss compréhension - l'un des ingrédients nécessaires et indispensables (pour ceux qui aiment les précisions : le sel) de ladite vie. Comme le doute.

Je goutte donc j'essuie.... euh.... je doute dont je suis !
Je filoute donc je suis.... euh.... je floute donc je suis !

M'avez-vous compris ? Si oui, allez vite consulter...

:)

Écrit par : Olivier Goujon | 19 novembre 2007

Au fait : existe-t-il encore des chanteurs ou chanteuses français(es) dont le nom ne soit pas un prénom ?

Écrit par : Olivier Goujon | 19 novembre 2007

Un peu perdu le jeune homme...et Mandor aussi. En dire assez mais pas trop, donner envie sans s'avancer, comme cela doit être dur et frustrant.
Longue vie à Léopold ( L'amertume est en effet une très jolie chanson )

Écrit par : maud | 19 novembre 2007

Pourquoi oh oui pourquoi croit-on tant à l'impulsion des professionnels en lesquels on donne toute sa confiance et son avenir et pourquoi, oh oui pourquoi, eux, en revanche, ne font-ils que retirer l'os juste quand on l'a sous le nez, au dernier moment, nous laissant en suspens, sur la corde raide, avec les doutes affreux des débuts?
Tain.
Des bizettes.

Écrit par : Mélina LOUPIA | 19 novembre 2007

@Mélina : la réponse à ta question est d'une affligeante banalité : LE FRIC ! Hélas, mille fois hélas...

Écrit par : Olivier Goujon | 19 novembre 2007

Ce que je devine c'est que tu as eu la présence d'esprit d'imprimer la précédente note le concernant pour qu'il comprenne ton état d'esprit, c'est sûrement cela qui l'a refroidi sur la publication de cette note-ci vis-à-vis de sa maison de disque. Je devine également que l'appareil gris posé sur le côté droit de la table va devenir aussi cullte que l'oreillette de Delarue. Je devine aussi que tu vas finir par me maudir d'évoquer cà.

Écrit par : La Louve | 19 novembre 2007

Je l'avais également remarqué. Mais mon dernier scrupule encore valide a annihilé mes plus lâches velléités... Peut-être (je dis bien peut-être) fera-il l'objet d'une note ? Auquel cas, je suis certain qu'elle suscitera des commentaires à la fois dithyrambiques et jaloux... Le pouvoir des choses est décidément fascinant.
:)

Écrit par : Olivier Goujon | 19 novembre 2007

Moi j'adore les hauts Paul et Joe, sinon (ça n'a rien à voir mais kesstuveux que je te dise moi)...

Écrit par : Fanny | 19 novembre 2007

J'aime bien cette note, toute en finesse et en sensibilité... J'ai "tilté" sur la chanson "l'amertume", la voix est agréable, j'imagine parfaitement écouter les chansons de ce chanteur dans ma voiture (c'est l'endroit que je préfère quand je suis toute seule derrière mon volant...)
Alors surtout tiens-nous au courant François/Mandor pour la suite ;-) et comme d'hab. merci...

Écrit par : Marie-Laure | 19 novembre 2007

˙˙˙ǝnbıɟıuƃɐɯ ʇsǝ "ǝɯnʇɹǝɯɐ,l" uosuɐɥɔ ɐl ¡ ǝɹnɐl-ǝıɹɐɯ ǝnb sıʌɐ ǝɯêɯ np sıns ǝɾ

Écrit par : Olivier Goujon | 19 novembre 2007

"Je t'aimais inconstant, qu'aurais-je fait fidèle ?" qu'il disait...

Écrit par : Lily | 19 novembre 2007

@Nath: Que les dieux de la musique t'entendent.
Amen!
@Olivier Goujon: Tu as bien pris toutes tes pilules?
Sûr, hein? Parce que là...
@Olivier Goujon: Oui, pas mal, quand même...
@Maud: Tout à fait perdu, le Mandor. Je ne te parle même pas de François.
Ca se voit?
@Mélina Loupia: J'applaudis ton commentairen d'autant plus qu'il s'applique à pas mal de situations.
@La louve: Je devine que tu vas y avoir le droit à ta note sur mon magnifique et efficace Sanyo Talk Book (TRC-960C)
@Olivier Goujon: Sans plaisanter, tu en parles dans ton livre... Goldman, lui, chante ce thème.
@Fanny: Je ne te comprends pas toujours, mais, c'est ce qui fait ton charme...
@Marie-Laure: Promis, je te-vous tiens au courant.
@Olivier Goujon: Message un chouia trop codé...
@Lily: C'est vrai qu'il ne disait pas beaucoup de bétises, cet homme-là.

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 20 novembre 2007

Je dois être vraiment très charmante alors

Écrit par : Fanny | 20 novembre 2007

@Fanny: Oui.

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 21 novembre 2007

là comme tu ne me vois pas, je suis en train d'effectuer une danse de la victoire khirgize destinée à montrer sa joie.

Écrit par : Fanny | 21 novembre 2007

Et bah Monsieur François ? On ne lit plus les crédits sous les chansons ?

:-)

Bises au passage.

BS

Écrit par : Soulierman El Manifico ! | 08 septembre 2009

Soulierman: J'avais un disque non définif (on comprend pourquoi) et sans crédit. Ca m'intéresse de savoir quelle chanson tu as écrites. A chaque fois que j'adore un album, tu n'es pas loin...

Écrit par : mandor, président de la FAPM | 10 septembre 2009

bonjour

J'aime cet artiste depuis Et alors? Mais impossible de le retrouver jusqu'à ce jour !! Merci pour cette article j'ai enfin retrouvé Léopolde !!!

Écrit par : romanet tiphany | 07 avril 2014

Les commentaires sont fermés.