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31 octobre 2007
Youssou N'Dour...artiste humanitaire!
C’est le chanteur Peter Gabriel qui en parle le mieux : « J’ai vu Youssou N’Dour être l’objet d’une attente croissante et devenir sans effort un leader africain de premier plan. Il a imaginé avant tout le monde de lancer des campagnes pour l’élargissement des nouvelles technologies, il s’est engagé dans un combat contre le paludisme, a milité à l’Unicef. Il est pour moi une source d’inspiration, pas seulement comme artiste, mais comme individu. »
(Source : Time du 14 mai dernier, dans lequel le chanteur sénégalais figure au palmarès des cent personnalités les plus influentes de la planète.)
Youssou N’Dour a sorti il y a 3 jours son nouvel album : Rokku Mi Rokka (Give and take).
Je l’ai rencontré le 10 septembre dernier à l’hôtel Napoléon à cette occasion, mais, j’avoue que celui qui m’intéressait le plus, c’est le brillant homme d’affaires qu’il est devenu et celui qui s’implique dans l’humanitaire… mais parlons musique d’abord.
Avec son nouveau né, le maître du mbalax poursuit un voyage entamé avec les albums Nothing’s in Vain et Egypte (récompensé par un grammy Award) au cœur des traditions sénégalaises.
-Ce qui entretient ma passion pour la musique, c’est la liberté avec laquelle je l’aborde (ma liberté). La liberté d’utiliser différents sons, d’explorer différentes sensibilités. J’ai débuté ma carrière professionnelle en interprétant de la musique cubaine, puis j’ai chanté du mbalax et de la pop et il me semble que si j’avais toujours fait la même chose, je m’en serais un peu lassé. Mais, vous savez, j’ai l’impression d’avoir apporté quelque chose de neuf, même en dehors de l’Afrique.
Youssou N’Dour ne se contente pas de continuer à explorer les traditions musicales sénégalaises, il les réinvente.
Cet album est inspiré de la musique du nord du Sénégal, du désert, des frontières avec le Mali et la Mauritanie.
Il y a, dans ce disque, un peu de blues, un peu de reggae, un peu de musique cubaine.
-En Afrique, nous apprécions beaucoup ces rythmes, car nous les ressentons, ce sont les nôtres, bien qu’ils aient quitté l’Afrique avec les esclaves il y a bien longtemps.
Je ne peux pas ne pas évoquer le nouveau duo avec Neneh Cherry sur Wake Up. 13 ans après celui-là :
-Neneh et 7 seconds ont énormément compté dans ma carrière depuis 1994 et nous avons conservé un lien très fort. Neneh est comme ma sœur, nous faisons partie de ces personnes en Afrique qui essaient de délivrer un message au reste du monde. Notre intention n’était pas de faire un nouveau 7 seconds, ce titre sonne au contraire beaucoup plus africain notamment grâce à des instruments comme le kora. Neneh a vraiment apprécié cette ambiance sonore. Nous venons du même continent et nous avons un même message.Le titre de l’album Rokku mi Rokka signifie : « Tu me donnes quelque chose, je te donne quelque chose en échange ».
-C’est ça le message de l’album : nous avons beaucoup reçu de la part des pays développés, mais nous nous souvenons que nous avons beaucoup apporté. Est-ce que cet apport a été valorisé, continue à l’être et le sera à sa juste valeur ? La personne qui est dans son village en Afrique apporte une grande contribution sur la table du développement culturel…

Les rumeurs sur Youssou N’Dour vont bon train depuis qu’il rencontre les grands de ce monde pour tenter de faire changer les choses. Début juin, il était au G8 d’Heiligendamm, près de Rostock, en Allemagne avec ses amis Bono (U2), Bob Geldof (promoteur des shows gigantesques Live 8 en 2005, pour exiger des puissants l’abolition de la dette des pays les plus pauvres) et Richard Branson (fondateur de Virgin).

On lui prête notamment des intentions d’occuper des responsabilités politiques. Il serait candidat à la députation, à la mairie de Dakar, à laprésidence de la République du Sénégal, çà celle de l’Union africaine… il nie tout en bloc.
-Vous savez, beaucoup de problèmes en Afrique proviennent du fait que certaines personnes occupent des postes politiques très importants, alors même qu’ils n’ont aucune expérience dans ce domaine. Je m’implique dans la justice, les droits de l’homme. Ce que je fais c’est plus que de la politique et je fais de mon mieux en restant fidèle à ma première passion, la musique. Je n’ai aucun intérêt à faire de la politique. Je donne mon support à des projets et à des idées. Je ne suis pas d’accord, je le dis. J’ai la possibilité que beaucoup n’ont pas. Parler aux médias ou directement aux personnes responsables… j’utilise ce pouvoir à fond. Maintenant, si je fais peur, je m’en fous. Je fais ce que j’ai à faire…
Je sens Youssou N’Dour, un peu exaspéré de devoir se justifier. Il se tait un moment et reprends, comme pour recentrer le débat vers la musique.
-Moi, je suis simplement un militant. Ma musique a toujours été la porte pour parler aux gens. Il y a tellement de constats faits par tout le monde sans que rien ne change, qu’il faut finir par en parler, sinon, on ne va jamais avancer. Dans mon œuvre, je transmets mes messages. Mon boulot, c’est ma passion, la musique. Je n’ai pas d’ambition personnelle pour autre chose, que ce soit bien clair.J’insiste un peu. Comme ça, pour voir où la conversation va nous mener.
-J’ai décidé depuis le début de ma carrière de rester en Afrique. Il y a énormément de choses qui me plaisent et d’autres qui me déplaisent. Je gagne de l’argent alors, j’en profite pour l’investir dans l’information. Je créé des emplois, je participe à la lutte contre le chômage, à la formation des Africains et à l’échange. Je veux rendre les gens dignes.

Peut-on reprocher à cet artiste, toujours en mouvement de posséder un studio d’enregistrement, Xippi, un label de disque, Jojoli, une boite de nuit, la Thiossane , deux fondations humanitaires? Il a créé Joko, un réseau d’accès à Internet pour les plus démunis. Il possède aussi une radio, Radio Futur Medias, un journal, L’observateur (60 000 exemplaires par jour), regroupés au sein du groupe Futur Médias, qui emploie 104 personnes.
(Merci à Libération pour toutes ces précisions !)
-Il y a des gens que je dérange, je sais bien. Je les considère comme une minorité. On ne peut pas faire l’unanimité et ça ne m’empêche pas d’avancer.
Je ne peux pas quitter Youssou N’Dour sans parler du Darfour, son nouveau combat… (alors, que le temps qui m’était imparti s’est écoulé royalement.)
-Le Darfour pose un problème à la fois ethnique, religieux et politique, qui a trait au terrorisme et à l’Islam. Ce conflit est très complexe. Il date de 2003 et implique plus de 200 000 personnes mortes et plus de 2 millions de réfugiés. Je crie au monde entier ce qu’il y a lieu de faire. Il faut pousser les Nations Unies, le plus rapidement possible, à trouver le moyen que la décision du conseil de sécurité d’envoyer des troupes pour calmer la situation soit faite immédiatement. La décision a été prise, mais l’action ne suit pas. Il n’y a rien d’autre à faire. Vous voyez, ils ont les moyens d’arrêter ce désastre, mais pour des problèmes d’intérêt, on en arrive à cette situation là.Je sens qu’il faut que je laisse ma place au journaliste suivant. Avant de faire la petite photo habituelle, j’explique à Youssou N’Dour qu’il m’aurait fallu 2 heures pour étancher ma soif d’information à son propos.
Il me répond :
-Cette conversation était agréable, mais nous n’étions pas censés ne parler que de musique ?
-On ne m’a rien interdit, en tout cas.
L’homme est élégant, affable, il n’insistera pas.
Moi, j’ai ce qu’il me faut dans mon magnéto. Je salue la manageuse de "la figure emblématique de la word music" un peu maladroitement :
-Eh! La Gazelle , je vous écoutais sur RFI, avec Gilles O’Bringer, quand j’étais jeune.
-Ah, merci ! C’était il y a si longtemps ?
-Euh… ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Enfin, bon, j’aimais beaucoup le travail que vous faisiez tous les deux…
J’ai quitté l’hôtel, la tête basse.
Mais content, quand même…
10:20 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Youssou N'Dour, Rokku mi Rokka
30 octobre 2007
Teasing...
Demain, c'est lui...
17:12 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Humour...
(On n'est pas toujours d'accord les uns avec les autres sur le sujet des Podcasts mais les échanges furent fructueux... je vais d'ailleurs arrêter d'être intolérant sur la question. Promis!)
09:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
29 octobre 2007
Lionel Froissart... raconteur de vies cassées!

Quand j’ai reçu le livre de Lionel Froissart, Les boxeurs finissent mal… en général, je n’ai pas été très enthousiaste. Je n’aime pas la boxe et encore moins la littérature qui s’y rapporte. Mais, bon, en même temps, je lis Libération depuis longtemps (entre autres journaux) et je connais parfaitement sa signature puisque qu’il y écrit des articles sur le sport depuis 20 ans.
Et le monsieur fait partie de la grande confrérie des blogueurs… du coup, ça me le rend plus sympathique. (Hé ho ! Je plaisante, hein. Nous ne sommes pas dans une secte. Déjà qu’on me demande toujours ce qu’est la FAPM , dont je suis l’honorable gourou…euh… président, pardon.)
Je me plonge dans ce roman en 12 rounds (il ne faut pas dire "chapitres", c’est pour le concept).
Et hop ! Surprise, j’apprécie le premier. Coup de bol ! Je ne connaissais pas l’histoire de Harry Greb, mais elle est passionnante (et triste). Je lis ensuite le deuxième et voilà que l’auteur nous offre une version beaucoup moins édulcorée de l’histoire d’amour entre Édith Piaf et Marcel Cerdan que le récent film « évènement »… Je lis avec avidité cette vie-là, puis la suivante, puis encore la suivante… bref, vous l’avez compris, j’ai fini par lire ce livre dans son intégralité en moins de temps qu’il ne faut pour le dire (ce qui est tout à fait faux parce que j’ai mis deux jours, à cause du rhume que j’ai refilé à ma fille… il a fallu que je m’en occupe parce que ma fille, elle est de mauvaise humeur quand elle est malade. Et du coup son papa, il n’est pas concentré... mais c’est bien fait, Mandor n’avait pas à refiler son rhume à Stella !)
Bref, tout ça pour dire que je n’étais pas dans de bonnes dispositions pour plonger dans ces ambiances très noires et pourtant, quelle jubilation! Parce qu’il faut bien l’avouer, la vie des boxeurs n’est pas de tout repos et encore moins rose, mais, alors, elle est souvent digne des meilleurs films de Scorcese. Lionel Froissart l’explique en 4eme de couverture : Le noble art n’est guère charitable avec ses champions. Un jour, il quitte le carré du ring, clarté d’une gloire éphémère, pour aller se fracasser sur le sombre destin qui les attend à la sortie des cordes.
C’est le moins que l’on puisse dire. La vie des boxeurs n’est qu’un uppercut dans le bide !
Moi, je suis amateur de polars et ce roman en est un (excellent, en plus). 12 nouvelles très noires avec tous les ingrédients du genre. Le fric, les gangsters, les belles pépées vénales et souvent stupides, l’alcool, la drogue, des meurtres… et la mort (souvent solitaire) au bout du couloir.
J’ai rencontré Lionel Froissart ce vendredi (le livre sortait le jour même) dans les locaux de Libération. J’arrive dans le quartier une heure avant l’heure dite. Ça m’arrange car je compte finir les deux derniers « rounds » avant de l’interroger. Je commence à lire les mésaventures de Christophe Tiozzo, quand mon portable sonne…
C’est Francis Zégut. Il me raconte des choses importantes. Je n’ai pas osé lui dire que je n’avais pas le temps de lui parler alors, j’ai sacrifié à ma règle d’or. Interviewer un auteur en ayant lu l’intégralité de son livre. Entre l’amitié et le professionnalisme, j’ai choisi l’amitié.
Pardon Lionel, mais depuis, j’ai terminé…
Je monte au 8e étage et le journaliste sportif m’accueille très sympathiquement. Il m’emmène dans une salle de réunion avec vue imprenable sur Paris (et ses toits).

J’enclenche mon magnéto en lui demandant tout de go pourquoi, lui qui est spécialisé dans la Formule 1 (il a écrit 3 livres références sur la question), il a choisi plutôt la boxe pour écrire ces tranches de vies.
-Je ne me sentirais pas capable d’écrire une fiction sur le milieu de la Formule 1… je peux tout raconter de la réalité de ce sport, mais j’aurais vraiment du mal à inventer des faits. De plus, je pense que ça ne s’y prête pas autant que la boxe. Les destins des pilotes sont moins dramatiques et romanesques que ceux des boxeurs…
Je tente de comprendre où est la part d’enquête journalistique et la part d’imaginaire.
-Il y a des boxeurs dont je ne savais pas grand-chose, je me suis donc fortement documenté pour ne pas raconter des énormités. Je voulais que ces « rounds » soient parfaitement crédibles. Tous les faits sont réels, mais parfois je les ai enjolivés pour les rendre plus « sexy ». Un journaliste se doit de raconter la stricte vérité. Là, ça m’a fait du bien de me lâcher dans la fiction en douceur. On est proche de la réalité, mais j’ai parfois modifié un peu le décor.Lionel Froissart me fait comprendre qu’il se lancerait bien dans le « romanesque » total. Il m’explique que tous les journalistes y pensent un jour.
Ah bon ?

Vous qui aimez ce sport ou qui n’y connaissez rien, vous pouvez sans aucune hésitation vous lancer dans la lecture de ce livre coup-de-poing (facile, mais si je n’utilise pas cette formule parfaitement justifiée, je le fais quand ?).
Les destins de Harry Greb, Marcel Cerdan, Benny « Kid » Paret, Davey Moore, Charles Liston, Laurent Dauthuille, Deuk-Koo, Carlos Monzon, Alexis Arguello, Anthony Fletcher, Christophe Tiozzo et Mike Tyson vont vous passionner. Vous pariez ?

Dans « ce roman d’un combat en 12 rounds » à lire avec des gants (hum !), les destins se croisent, se chevauchent et on y rencontre d’autres boxeurs de légendes comme Mohamed Ali ou Jake La Motta , tous aussi pourris et perdus les uns que les autres…
Il y a très peu d’anges au royaume du noble art.
Très peu.
Allez, régalez-vous (ou pas)!
10:00 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Lionel Froissart, Les boxeurs...finissent mal en général, Libération
27 octobre 2007
Pierre Arditi... le chéri de ces dames!
Le Tout petit déjà de ce week-end est consacré à un comédien généreux, truculent et qui n’a pas la langue dans sa poche. J'aime bien Pierre Arditi, même si parfois son discours politique a tendance à me crisper… mais au moins, il défend ses valeurs en toute honnêteté.
On aime ou on n’aime pas ce monsieur, mais reconnaissons lui un talent certain pour la comédie.
La première fois que je l’ai rencontré, c’était lors d’une soirée organisée à l’Olympia par la Fondation Daniel Balavoine (à laquelle j’ai participé à la fin des années 80).
C’était le 23 avril 1987… (là ou je suis habillé en vert)
Je l’ai revu le 22 mars 1998 (en blouson noir), alors que je faisais un reportage radio sur le Salon du Livre de Paris, il a bien voulu s’entretenir avec moi de littérature.
Je ne me souviens absolument pas de ce qu’il m’a raconté. Je ne mets plus la main sur la cassette adéquate (il y a un tel bordel dans mes archives sonores !).
Bref, c’est marrant comme en 11 ans, ces deux séries de photos se ressemblent un peu.
Sauf qu’on inverse les gestes et la posture…
(Un truc de dingue!)
Avant :




(Tout cela est prodigieusement inouï, je sais !)
(En fait, j'avoue... je tente de présenter cette rubrique de manière originale, mais, du coup, je fais n'importe quoi!)
(Pauvre de moi!)
(Où va ce blog?)
(Même mes titres sont passables, j'en ai conscience...)
(Où va le monde, par la même occasion?)
(Et le Grenelle de l'environnement, ça c'est bien passé?)
(Quel âge avait le capitaine?)
(Loïc Lemeur restera-t-il aux states?)
(Mry parlera-t-il toujours des blogs de filles?)
(Est-il raisonnable, ce soir, d'aller se faire ratatiner par des blogueurs intelligents au Trivial Poursuit?)
(Je vous le demande.)
(Bon week-end à tous!)
(Quand même...)
(Quelqu'un a-t-il de l'aspirine?)
Edit à 16h38:
Bien inspiré pour compléter cette note essentielle, je cherche sur Youtube et Dailymotion (comme ça, pas de jaloux) une vidéo mettant en scène Pierre Arditi. Je fouine, je fouine afin de trouver un moment assez intéressant pour mériter d'être exposé à la face du monde (car je sais que vous êtes des lecteurs exigeants) et je tombe sur une interview réalisée par Mélissa Theuriau.
Je me dis: "Ben, tiens Mandor! (Oui, je me tutoie même si je ne me connais pas encore très bien.) Il n'est pas négligeable d'ajouter une petite touche glamour à ce blog, (qui en manque cruellement, il faut bien l'avouer).
Je regarde de quoi est-ce qu'il peut bien s'agir* (toujours mon côté journaliste d'investigation qui vérifie l'information... excusez de cette déformation professionnelle!) et je reste baba devant cette interviewe rondement menée. Pierre Arditi a une sacrée répartie. Je suis impressionné.
"Très joli moment" dit la belle à la fin. Oui, en effet.
(Mais le mec qui a foutu cette vidéo sur Youtube est un malade mental ou un amoureux transi.... à vous de choisir!)
Allez, hop! Grande leçon de journalisme:
(Ne me remerciez pas, c'est normal!)
(*Je formule mes phrases comme je l'entends (ce qui n'est pas très logique... je n'ai pas une très bonne ouïe).
10:35 Publié dans Tout petit déjà... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Pierre Arditi
26 octobre 2007
Qui c'est celui-là? et çui-là? et celle-là?
Bon, on va dire que cet espèce de truc ludique que je vous propose les matins où je n'ai pas le temps d'écrire une vraie note, va devenir hebdomadaire...
Parce que je constate que:
-J'adore ce jeu.
-Que vous, pas tous... mais que certains oui, aiment bien essayer de deviner qui sont les artistes masqués.
Première photo: Là, il y a deux écrivains à découvrir. Un facile, l'autre non.

Deuxième photo: Juste un indice. C'est une femme. Mais je ne vous dis pas ce qu'elle fait comme métier.

Réponse ce soir...
Il n'y a toujours rien à gagner.
(Et mon titre, là-haut, c'est vraiment du grand n'importe quoi...)
Edit 18h45:
Je donne la réponse demain matin... il me plairait assez que vous devinassiez (???) ce soir ou cette nuit, qui est à côté de Jean d'Ormesson...
Un auteur, un peu nègre...
(j'veux dire, un type qui écrit fichtrement bien pour des célébrités qui ne savent pas écrire!)
Edit samedi 5h50:
Je récapitule donc:
Pour la photo n°1, Olivier Goujon est notre grand gagnant puisqu'il a trouvé Jean d'Ormesson et Dan Franck (en une journée quand même, il n'y a pas de quoi fouetter un chat, non plus. Hum!).
C'était le 15 décembre 1998.

L'académicien sortait "Une autre histoire de la littérature française" et Dan Franck, "bohèmes". J'animais alors une émission littéraire qui s'appelait "Le bistrot de la vie" (pas mal le nom, non?)
Pour la photo n°2, chapeau bas à Alexis qui a trouvé Bonnie Tyler.
C'était le 24 avril 2005, à l'occasion de la sortie de son disque "Wings". Nous étions au domicile (studio d'enregistrement) de son producteur français. A Puteaux.

06:40 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
24 octobre 2007
Saint André, c'est lui!
Il y a quelques semaines, je reçois un disque d’un dénommé Saint André… je le mets dans mon tas « A écouter » et je l’oublie. Et puis mercredi dernier, je me fais une séance d’écoute en prévision d’éventuelles prochaines interviews et je retombe sur cet album intitulé Le grand soir.
Je lis qu'il est réalisé, enregistré et mixé par Ian Caple (Ah, quand même! Il a produit les Tindersticks, Tricky, Alain Bashung, Yann Tiersen... ce n'est pas un branque!)
Je le mets dans mon manche disque (mais non, je n’en suis plus là !) et là, je tombe à la renverse (c’est une image !).
La révélation ! Une voix et des textes qui me parlent au plus profond de mon moi intérieur profond (je ne sais, moi-même, pas bien ce que je veux dire dans cette formule un brin excessive et répétitive, mais il faut comprendre que j’ai accroché tout de suite… ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de cœur. Depuis Pierre Lapointe, mandorisé ici…).
Le disque tournait encore sur mon gramophone que j’appelais déjà son attachée de presse (heureusement une amie...).
-Muriel, je suis en train d’écouter Saint André. J’adooooooore !!!
Muriel connaît mes goûts et ça ne l’étonne pas plus que ça. Je lui ai déjà fait le coup avec Pauline Croze, dont elle s’occupe aussi.
Elle me promet une rencontre la semaine suivante avec Jean-Charles Santini, la tête pensante et chantante du groupe Saint André (il y a également Sam Voccia, à la guitare, Jeffo Sculfort à la basse et Thomas Jungblut à la batterie… il est bon de citer tout le monde.)
Ce que Muriel dit, Muriel fait.
Avant de continuer, voici le clip de son premier single : Un autre que moi.
Ainsi, donc, ce lundi, je me rends dans les locaux de la maison de disque Wagram. Laure (qui bosse avec Muriel) m’accueille toujours très gentiment. Elle m’offre un petit café et m’emmène dans la salle de réunion, qui est aussi la salle d’interviews.
Un peu austère, le lieu, mais tranquille.
Jean-Charles arrive. Je me présente (je m’appelle Henri !) et lui déclare tout de go que ça voix me fascine, mais qu’elle peut-être un sérieux handicap. Elle va plaire ou exaspérer.
-C’est ma voix naturelle, c’est d’ailleurs pour ça que je ne voulais pas chanter moi-même mes chansons. J’étais complexé de cette tessiture si « space ». Au début, je proposais mes chansons à d’autres artistes, mais ça ne fonctionnait jamais. Mes compositions étaient peut-être un peu trop personnelles et je me rendais compte qu’outre la sonorité, le timbre de la voix, il y avait un certain phrasé, une manière de faire sonner la note, la mélodie et le mot tellement instinctive que ça ne marchait qu’avec moi. Je remercie aujourd’hui les quelques personnes qui trouvaient mon style intéressant et qui m’ont incité à me lancer moi-même dans la bataille…

Le parcours de Jean-Charles Santini est simple. Premières années de vie en Corse puis les hasards de l’existence le mènent à Liège. Il y trouve des musiciens, monte Saint André et réalise une démo qu’il envoie au concours Musique à la Française … Il figure parmi les lauréats. Le chanteur belge Jeronimo le voit en concert, en parle sur son blog et s’arrange pour qu’il signe dans sa maison de disque Bang !.
Pendant l’interview, je lui sors le disque de Jeronimo… (d’ailleurs, je ne vous ai jamais parlé de cet artiste Liégeois… erreur, car gigantesque le bonhomme !)
Il est visiblement touché de ce geste (que j’estime pourtant anodin). Il m’explique sa belle amitié pour lui.
-Le groupe répète chez lui, on se fait écouter nos morceaux respectifs. D’ailleurs, je peux te dire que son 3e album est vraiment démentiel. Plus ouvert que le précédent…
Je ne vais pas le louper étant donné que j’avais apprécié à sa juste valeur 12h33… (Échec total en France).
Grrr…

Je fais en sorte qu’il ne m’explique pas que Saint André est le village corse de ses grands-parents, dans la montagne de Castagniccia, à 100 kilomètres de Bastia. Ca, je l’ai lu dans la biographie, nous n’avons pas de temps à perdre… allons à l’essentiel.
Parlons de son œuvre.
-Ce sont des chansons mélodiques dans un écrin pop rock qui peut-être à la fois épuré, efficace, mais aussi un peu lyrique, épique ou explosif. Toutes mes chansons sont motivées par un certain cri. L’envie de dire et de porter un message haut et fort…
Sa culture est rock, jazz, classique, tango argentin (ben oui, Astor Piazzolla, il aime beaucoup).
-C’est de ce bouillon de culture qu’émerge dans mon travail quelque chose de très personnel.

Je lui parle de sa réputation d’artiste exigeant, méticuleux, pointilleux qu’on lui prête déjà.
-J’ai une anecdote à ce sujet. Un grand peintre qui était exposé à Orsay est entré un jour dans le musée avec ses pinceaux pour finir son tableau. Un gardien est venu le voir pour lui dire que c’était terminé maintenant… La question est simple : quand se termine une œuvre ? Si on prend le temps de bien travailler, d’être objectif et de ne rien se pardonner, on limite grandement l’erreur. Pour mon album, j’ai été casse-couilles mais quand je l’écoute aujourd’hui, j’en suis satisfait. C’est prétentieux de dire ça, mais je le pense sincèrement. D’ailleurs, ça me met une sacrée pression sur les épaules d’être comme ça.Jean-Charles Santini est très ambitieux. Il veut durer et donc, s’en donne les moyens.
-Je voulais un album parfait. Si c’était pour faire un petit disque dans mon coin sans y croire, autant rester à la maison. Je veux absolument que Le grand soir soit porté sur les fonds baptismaux parce que c’est un cri !Je crains qu’en lisant ses propos vous jugiez hâtivement le personnage. Non, il n’est pas un prétentieux imbu de lui-même. J’ai en face de moi un garçon charmant, à l’écoute et sincère. Il est même gêné quand je lui dis le coup de cœur que j’ai pour cet album… dans son entier en plus.
Ce que j’apprécie particulièrement chez ce jeune homme de 28 ans, c’est que dans ses textes, il ne joue pas au super héros. Il laisse poindre à l’horizon sa fragilité et la part de féminité qui est en lui. Notamment dans Est-ce que les hommes pleurent parfois ?… que vous pouvez écouter et voir ici en très courte version acoustique.
-C’est tout à fait ce que je voulais faire passer. J’aime bien jouer avec les codes. Qui est fort ? Qui est sensible ? Certainement pas ceux que l’on croit. J’aime bien développer le côté « colosse aux pieds d’argile »… ça définit assez bien les hommes d’aujourd’hui.Voilà un beau disque qui va faire parler de lui. On va l’aimer ou le détester, mais il ne laissera personne indifférent. Comment ne pas être touché par des textes aussi sensibles, à fleur de peau ? Ses chansons d’amour sont comme la vie. Jamais rose, ni noir… un peu entre les deux. Rien n’est simple, mais il faut gérer la complexité des sentiments. C’est tout le propos de Santini et de son groupe. Et rarement je suis senti si proche d’un univers personnel d’un artiste.
Rarement.

Et pour tout vous dire, humainement, je l’ai beaucoup apprécié. Encore une fois, voilà une rencontre qui me laisse sur ma faim. Je me dis que c’est tout à fait le genre de type avec qui j’ai envie d’être pote.

Sacré métier que d’être face à face avec des gens pour les interroger sur leur vie et de devoir les laisser ensuite sans, pour la plupart, jamais les revoir.
Un peu frustrant le truc.
Mais, bon, j’ai l’habitude.
07:25 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : Saint André, Jean-Charles Santini, Le grand soir
23 octobre 2007
Florent Vintrigner... Lazare fait bien les choses!

C’était jeudi dernier, nous tentions, avec l’un des trois membres fondateurs de La Rue Kétanou, de caler un rendez-vous pour une interview…
-Bon, vendredi, je ne peux pas, je garde ma fille…
-OK ! De toute façon, je suis certain que la grève ne sera pas terminée alors, on se fait ça lundi.
-D’accord Mandor ! À 11h aux Folies à Belleville, ça te va ?
-Super ! J’ai habité dans le coin pendant 2 ans, je connais bien.
Hier, donc, j’écoute la radio le matin et j’entends qu’il y a 323 kms de bouchon sur le périphérique parisien à cause de la grève qui perdure… Sachant qu’il ne fait que 35, 04 km, je ne comprends pas bien cette information que je réentends toutes les heures… bref, ça n’augure pas un parcours Val d’Oise-Paris, de tout repos.
Je pars à 9h30 et, en fait, constate qu’il n’y a pas plus de circulation que d’habitude… J’arrive donc à 10h30 dans ce quartier multi culturel que j’aime beaucoup. Un flic m’empêche de tourner Rue Lesage…
Kézako ? Tiens ! Un tournage de film.
Je me gare à proximité, et vil curieux que je suis, me dirige vers l’équipe en pleine action. Voyant Véronique Genest, je devine qu’il s’agit là du tournage d’une scène de Julie Lescaut. Je demande à une jeune fille, maquilleuse de son état, si j’ai raison. Elle me regarde, genre, « c’est qui se badaud lourdingue qui pose de sottes questions ? »
-Ben oui, qu’elle me répond. Vous ne reconnaissez pas Véro ?
-Non, connasse, je ne reconnais pas Véro.
N’ai-je pas répondu parce que je suis un type poli et que j'ai reconnu Véro.
Après 15 minutes d’observation, je file rejoindre Florent Vintrigner que je compte interroger sur sa nouvelle vie
au sein de son groupe perso T’inquiètes Lazare. Leur premier disque est sorti en avril dernier et il est sur la route pour de nombreux concerts depuis plusieurs mois.
Il arrive à l’heure pile. On prend des cafés et après quelques minutes de conversation sur le temps quasi polaire, les grèves, la taille du périphérique et autres banalités, j’enclenche mon magnéto.
Il m’explique que La Rue Kétanou continue malgré la création de son deuxième groupe.
-Ce sont deux projets à part entière. Là, je prends plus de temps avec T’inquiètes Lazare parce qu’il faut le lancer. L’idée est de passer ensuite tranquillement de l’un à l’autre. Ce n’est pas la fin de La Rue Kétanou parce qu’on sort un nouveau disque en septembre prochain…

Je lui lis ma revue de presse sur lui… ça donne ça, par exemple:
« Il se sert de la force de son verbe pour tenter de réveiller un monde à l’agonie », « son disque est un bon complément à la Rue Kétanou , on peut hésiter entre les deux selon l’humeur et le moment, car lui est plus
profond que festif… », « ses chansons sont des poèmes vagabonds et bohémiens, portés par une voix reconnaissable entre 1000, rocailleuse, vive et déchirante », « les chansons de Florent Vintrigner parlent de chansons, de vague à l’âme, tout en accord mineur, mais sans tristesse. Une nostalgie mêlée d’espoirs et paysages abrupts… un voyage au cœur de soi… », j’en passe et des meilleurs.
-Que veux-tu que je te dise. Je ne vais pas commenter les éloges de tes confrères. C’est très gênant. Juste, je peux dire que je suis content et rassuré. Je trouve simplement dommage que les radios ne suivent pas. Une chanson comme Je rentre me coucher devrait pouvoir être diffusé…
Et nous devisons donc un long moment de l’injustice d’être méprisé par les médias audio-visuels. Dans les artistes de sa génération et de son style musical, il n’y a que Tryo qui a les honneurs d’NRJ, par exemple. Mais quid des Ogres de Barbacks, Loïc Lantoine, Debout sur le zinc et autre Mon côté Punk ?


Pour parler d’amour, de l’envie de faire l’amour, d’une femme aimée (mais sans papiers), de potes qu’il faut ramener au bercail, des intellos, d’introspection, du vent de mer, de la beauté physique (qui est sans issue ?)… et
de la vie, du monde qui nous entoure… bref, des chansons universelles belles à pleurer.
Le Florent Vintrigner, il ne ménage pas ses peines. Avec ses deux acolytes (Jean-Louis Cianci et Sébastien Benett), son sac de larmes, il nous l’envoie à la gueule, comme ça, l’air de rien, sur des musiques festives, du blues, des airs de western, un peu manouche, un peu grec, un peu folk, un peu jazz.
Peut-être puis-je affirmer que T’inquiètes Lazare est un album de variété. Mais, non, puisque ce terme est à présent péjoratif… mais quand même, elle est là la splendide variété.
Allez, zou ! Embarquement immédiat sur son MySpace et sur son blog.
Bon voyage !
(Les photos ont été prises à l’extérieur du bar pour faire croire que nous sommes deux garçons très courageux bravant les intempéries, en l'occurence le froid polaire… mais non, nous étions bien au chaud pendant l’interview… ben, ouais, quoi! Un artiste, ça se ménage...)
16:05 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Florent Vintrigner, t'inquiete lazare, La Rue Kétanou
22 octobre 2007
Benoît Luciani au Parc Monceau avec Mandor!
Oui, bon OK! Je dis à tout le monde que jamais, oh grand jamais je ne ferai de podcasts improvisés (sous le pretexte fallacieux et prétentieux que je suis journaliste professionnel et que je n'aime pas trop l'amateurisme...).
Mais pour Benoît, j'ai fait une exception... parce que je l'aime beaucoup Benoît.
Donc voilà, un rendez-vous filmé et pas préparé pour parler sommairement de son livre Mise à mort que j'ai, contre toute apparence, beaucoup apprécié.
18:45 Publié dans Pub! | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : Benoït Luciani, Mise à mort
20 octobre 2007
Week-end spécial Zazie!

C’est facile d’écrire que l’on a cru à une artiste dès la première écoute. Pourtant, je me souviens parfaitement de la première fois que j’ai entendu Zazie.
Un petit bureau d’une radio de Strasbourg dans laquelle j’ai officié de 1992 à 1994, Top Music.
-Écoute-moi ça, m’ordonne presque le directeur des programmes de l’époque, en faisant tourner l'album Je, tu, ils.
-Woaw !
Traduisez par : coup de foudre immédiat.
-Elle ira loin la môme ! dis-je pensant qu’il s’agissait là d’une jeunette alors qu’elle avait 3 ans de plus que moi… (c’est d’ailleurs toujours le cas, curieux, non ?) (Pas très élégant ma remarque sur son âge...) (Mais si vous voulez mon avis, je trouve qu’elle embellit avec le temps) (comme le bon vin !)
Et donc, j’affirme que j’ai cru en cette artiste immédiatement. Pas l’ombre d’un doute sur ce qu’elle allait apporter à la chanson française…
Savoir les mots d’amour qui démasquent, savoir décortiquer les désarrois, savoir ensauvager les rêves, savoir donner de l’oxygène autant qu’elle en demande… ce n’était pas dans la mouvance du moment.
Bref, depuis ce jour, je suis la carrière de Zazie avec beaucoup d’attention et le sourire aux lèvres.
Pourquoi ? Parce que je l’ai beaucoup croisé à ce moment-là. Quand elle naissait artistiquement, je veux dire. Et je l’ai déjà expliqué maintes fois ici, quand je rencontre des gens de talent au début d’une carrière, je suis fier qu’elle se concrétise aussi merveilleusement et dans la durée (même si je n’y suis absolument pour rien).
Comme je l’avais fait pour Jean-Jacques Goldman il y a quelques semaines dans le Tout petit déjà
hebdomadaire, je vais parsemer cette note aujourd’hui et demain de photos de quelques-unes de mes rencontres avec Zazie (autant que possède de doigts une main…).
Commençons avec ma toute première fois.
Samedi 8h40:
C’était le 21 novembre 1992 au Hall Rhénus de Strasbourg.

Ma radio organisait chaque année la nuit des Tops (quand on s’appelle Top Music, c’est d’un malin !)

Et c’est ainsi que j’ai pu enfin parler à ce singulier personnage…
Qui ne m’a pas immédiatement charmé.
Non, non, pas du tout.
À peine…

La deuxième rencontre a eu lieu peu de temps après la première… le 4 juin 1993.
Cette fois-ci, nous avons déjeuné ensemble avant un show case qu’elle devait donner à la FNAC de Strasbourg.
Très bonne ambiance et là non plus, je n’ai pas craqué.

Et là, rock n’roll attitude !
Pas vraiment ?

Pour terminer aujourd'hui, les photos du show case…



6 mois après, je revois la dame… (non, pas question que je la présente déjà à mes parents !)
Cette fois-ci à Eurodisneyland (Marne-la-Vallée), le 10 décembre 1993.
L’idée de base était simple : ma radio, présente sur place pendant une semaine (en ma personne), accueillait des vedettes, leur proposait de passer une journée à essayer les différents « manèges » et les invitait devant mon micro pour recueillir leurs impressions.
Très passionnant le concept, j’en ai conscience, et pas du tout une opé publicitaire au bénéfice d’Eurodisneyland qui nous avait outrageusement régalés à l’œil ces quelques jours…
Marketing, je t’aime !
Mandor, déjà acheté par "le grand capital", à l’époque.
Quelle honte !
Ne m’en voulez pas, j’ai changé, on ne m’achète plus.
Quoique.
Ça dépend pourquoi.

Très mélancolique d’ailleurs (en fait, je pense qu’elle se demandait ce qu’elle foutait là à raconter ce qu’elle avait ressenti en s’adonnant à cette terrible attraction qu’est « les pirates des Caraïbes »…
(Quand même, ce que les maisons de disque sont capables de demander à leurs artistes en développement pour vendre leurs skeuds !)

Ma 4eme rencontre avec Zazie s’est déroulée le 21 octobre 2004 à l’occasion de la sortie de Rodéo (Mercury).
Ça s’est passé dans un salon de thé au nom dont le jeu de mots me fait encore tordre de rire : l’Antiqui Thé.
Oui, il y en a qui ose.
Et là, pas de photos. Les circonstances ne s’y prêtaient pas (oui, je ne vous le cache pas, pour prendre des photos avec un artiste il faut le sentir. Pour éviter le ridicule. Et ce jour-là, mon appareil est resté dans mon sac.)
Trop de monde dans l’établissement.
Des journalistes, des attachées de presse, une manageuse…

« La promo, c’est dire mal ce qu’on a essayé de dire mieux dans les chansons… » Zazie prévient d’emblée qu’elle n’est pas fan de ce genre d’exercice, mais que la politesse exige qu’elle sacrifie au rite. « Mais je suis dans une position très sympa. Je choisis les médias que je veux rencontrer ». Ainsi donc, je me retrouve attablé avec la chanteuse au milieu d’un salon de thé. Sous le charme… (et ce n’est pas la première fois).
Rodéo est le 5eme album studio de Zazie. Il s’agit cette fois-ci d’un trio : la belle, Jean-Pierre Pilot et Philippe Paradis. Et Yves Jaget qui a réalisé l’album. Ils se sont enfermés dans une espèce de No man’s land, La Petite Blaque. Un endroit généreux et inspirant.
-Les garçons sont joueurs, n’ont pas peur de se mettre en danger ni de tordre une chanson quitte à la tuer. Comme moi, ils sont dans l’optique « on fait et puis on regarde à quoi ça ressemble ». Si cette expérience avait échoué, j’aurais dit « merci, voilà ! Au revoir messieurs ! » Je m’y serais recollée seule, comme un bon petit soldat. »
L’album réussit le tour de force d’être à la fois personnel et collectif. Et pourtant, la prise de risque existait réellement.
-On ne pensait pas que la somme de nous trois donnerait une quatrième personne. Quand on a fait La dolce vita, puis Toc Toc Toc, nous étions un peu circonspects. Le manque de cohérence du début s’est effacé au fur et à mesure que l’album avançait.
Je lui parle de concours d’épate, elle me répond concours de séduction. 
-Un charme passait entre nous trois. Il y avait une saine compétition, mais pas égocentrique. La preuve, on s’est dit non 10703 fois par jour sans que l’autre éclate en sanglot !
Zazie est connue pour être une solitaire dans la création.
-Avant pour composer, je disais adieu au monde. La vie professionnelle s’enrichit de la vie personnelle et de ce qu’on veut bien partager, il n’y avait donc aucune raison de rentrer dans les ordres pour composer.
Mais pour les textes, c’est une autre histoire. Le bel oiseau se métamorphose en loup sauvage
-Il y a un moment donné ou, pour l’écriture, c’est de l’introspection, de la spéléologie intérieure. Là, forcément, je ne parle plus aux autres. Je deviens autiste.

Zazie, au fil de la conversation, explique qu’elle est débutante dans le bonheur, que la maternité l’a changée. Pour autant, son album n’est pas plus gai que les précédents. La chanson Rodéo par exemple évoque de manière imagée la drogue.
-Le disque est sombre dans le côté photographique de la chose. Il est le négatif d’une photo qui est dans la lumière. D’ailleurs, j’accepte d’être sous les feux des projecteurs parce que j’ai aussi ces rendez-vous avec moi-même qui sont franchement plus ombragés. Ce n’est pas triste la pénombre !
Elle finit par avouer qu’au fond, elle n’a plus de problème avec son image.
-Je suis consensuelle, comme tout le monde. Je fais caca, pipi, je mange des raviolis, je ris, je pleure… Il n’y a donc pas de raison que mes textes soient extra originaux, vu que je ne suis pas extra ordinaire.
Fin de la discussion. À regret. Je m’en vais en fredonnant J’arrive : « Juste le temps passé avec toi, autant, tant que tu veux, à peine le temps de croire en moi… »

Dimanche 22h00 : (pour moi, c’est hyper tard !!!)
La dernière fois que j’ai claqué la bise à Zazie, c’était donc le 8 janvier 2007 au café Baci (Paris).

Totem allait sortir.
Et c’était un chef d’œuvre.
Si, carrément !

J’ai déjà tout raconté dans cette note mandorienne (avec l’aimable participation du sieur Luciani), donc, je ne m’étale pas sur le sujet.
Voici juste l’article qui en a découlé…

Quoi??? Vous ne pouvez pas lire sans lunette astronomique! OK! Tout est ici alors…
Pfff...
Voici le dernier cliché.

Bon, je vais me coucher maintenant.
Sans blague, quand on se lève à 5 heures du mat’, vous croyez qu’on se couche à des heures indues ?
Non.
Et puis, je signale au passage qu’à partir de 22 h, mon cerveau est incapable d’accomplir le moindre effort intellectuel (déjà qu’en temps normal…).
Le soir, je ne peux ni lire, ni écrire. C’est assez handicapant, je dois dire.
Et je pense que cette information clôt parfaitement et judicieusement ce week-end spécial Zazie.
Pourquoi écrire une conclusion ayant un rapport direct avec la thématique générale de cette note ?
Qui m’y oblige ?
Pourquoi aller là où l’on m’attend ?
Et quel âge avait le capitaine?
Hein ? Je vous le demande.
Bonne nuit à tous!
Mandor s’endort.
08:25 Publié dans Tout petit déjà... | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : zazie




