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29 octobre 2007

Lionel Froissart... raconteur de vies cassées!

 

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Quand j’ai reçu le livre de Lionel Froissart, Les boxeurs finissent mal… en général, je n’ai pas été très enthousiaste. Je n’aime pas la boxe et encore moins la littérature qui s’y rapporte. Mais, bon, en même temps, je lis Libération depuis longtemps (entre autres journaux) et je connais parfaitement sa signature puisque qu’il y écrit des articles sur le sport depuis 20 ans.

Et le monsieur fait partie de la grande confrérie des blogueurs… du coup, ça me le rend plus sympathique. (Hé ho ! Je plaisante, hein. Nous ne sommes pas dans une secte. Déjà qu’on me demande toujours ce qu’est la FAPM , dont je suis l’honorable gourou…euh… président, pardon.)

 

7211f6453188d35df9cee43190faae2c.jpgJe me plonge dans ce roman en 12 rounds (il ne faut pas dire "chapitres", c’est pour le concept).

Et hop ! Surprise, j’apprécie le premier. Coup de bol ! Je ne connaissais pas l’histoire de Harry Greb, mais elle est passionnante (et triste). Je lis ensuite le deuxième et voilà que l’auteur nous offre une version beaucoup moins édulcorée de l’histoire d’amour entre Édith Piaf et Marcel Cerdan que le récent film « évènement »… Je lis avec avidité cette vie-là, puis la suivante, puis encore la suivante… bref, vous l’avez compris, j’ai fini par lire ce livre dans son intégralité en moins de temps qu’il ne faut pour le dire (ce qui est tout à fait faux parce que j’ai mis deux jours, à cause du rhume que j’ai refilé à ma fille… il a fallu que je m’en occupe parce que ma fille, elle est de mauvaise humeur quand elle est malade. Et du coup son papa, il n’est pas concentré... mais c’est bien fait, Mandor n’avait pas à refiler son rhume à Stella !)

Bref, tout ça pour dire que je n’étais pas dans de bonnes dispositions pour plonger dans ces ambiances très noires et pourtant, quelle jubilation! Parce qu’il faut bien l’avouer, la vie des boxeurs n’est pas de tout repos et encore moins rose, mais, alors, elle est souvent digne des meilleurs films de Scorcese. Lionel Froissart l’explique en 4eme de couverture : Le noble art n’est guère charitable avec ses champions. Un jour, il quitte le carré du ring, clarté d’une gloire éphémère, pour aller se fracasser sur le sombre destin qui les attend à la sortie des cordes.

C’est le moins que l’on puisse dire. La vie des boxeurs n’est qu’un uppercut dans le bide !

Moi, je suis amateur de polars et ce roman en est un (excellent, en plus). 12 nouvelles très noires avec tous les ingrédients du genre. Le fric, les gangsters, les belles pépées vénales et souvent stupides, l’alcool, la drogue, des meurtres… et la mort (souvent solitaire) au bout du couloir.

J’ai rencontré Lionel Froissart ce vendredi (le livre sortait le jour même) dans les locaux de Libération. J’arrive dans le quartier une heure avant l’heure dite. Ça m’arrange car je compte finir les deux derniers « rounds » avant de l’interroger. Je commence à lire les mésaventures de Christophe Tiozzo, quand mon portable sonne…

C’est Francis Zégut. Il me raconte des choses importantes. Je n’ai pas osé lui dire que je n’avais pas le temps de lui parler alors, j’ai sacrifié à ma règle d’or. Interviewer un auteur en ayant lu l’intégralité de son livre. Entre l’amitié et le professionnalisme, j’ai choisi l’amitié.

Pardon Lionel, mais depuis, j’ai terminé…

Je monte au 8e étage et le journaliste sportif m’accueille très sympathiquement. Il m’emmène dans une salle de réunion avec vue imprenable sur Paris (et ses toits).

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J’enclenche mon magnéto en lui demandant tout de go pourquoi, lui qui est spécialisé dans la Formule 1 (il a écrit 3 livres références sur la question), il a choisi plutôt la boxe pour écrire ces tranches de vies.

-Je ne me sentirais pas capable d’écrire une fiction sur le milieu de la Formule 1… je peux tout raconter de la réalité de ce sport, mais j’aurais vraiment du mal à inventer des faits. De plus, je pense que ça ne s’y prête pas autant que la boxe. Les destins des pilotes sont moins dramatiques et romanesques que ceux des boxeurs…

Je tente de comprendre où est la part d’enquête journalistique et la part d’imaginaire.

-Il y a des boxeurs dont je ne savais pas grand-chose, je me suis donc fortement documenté pour ne pas raconter des énormités. Je voulais que ces « rounds » soient parfaitement crédibles. Tous les faits sont réels, mais parfois je les ai enjolivés pour les rendre plus « sexy ». Un journaliste se doit de raconter la stricte vérité. Là, ça m’a fait du bien de me lâcher dans la fiction en douceur. On est proche de la réalité, mais j’ai parfois modifié un peu le décor.

Lionel Froissart me fait comprendre qu’il se lancerait bien dans le « romanesque » total. Il m’explique que tous les journalistes y pensent un jour.

Ah bon ?

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Vous qui aimez ce sport ou qui n’y connaissez rien, vous pouvez sans aucune hésitation vous lancer dans la lecture de ce livre coup-de-poing (facile, mais si je n’utilise pas cette formule parfaitement justifiée, je le fais quand ?).

Les destins de Harry Greb, Marcel Cerdan, Benny « Kid » Paret, Davey Moore, Charles Liston, Laurent Dauthuille, Deuk-Koo, Carlos Monzon, Alexis Arguello, Anthony Fletcher, Christophe Tiozzo et Mike Tyson vont vous passionner. Vous pariez ?

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Dans « ce roman d’un combat en 12 rounds » à lire avec des gants (hum !), les destins se croisent, se chevauchent et on y rencontre d’autres boxeurs de légendes comme Mohamed Ali ou Jake La Motta , tous aussi pourris et perdus les uns que les autres…

Il y a très peu d’anges au royaume du noble art.

Très peu.

Allez, régalez-vous (ou pas)!

Commentaires

Hop hop hop!
Mais il est où le petit bistrot et le coca?
Des bizettes, quel temps pourri.

Écrit par : Mélina LOUPIA | 29 octobre 2007

Belle critique. Pas amatrice de ce sport mais ça donne envie de le lire. Je prends note... ;)

Écrit par : Julie | 29 octobre 2007

Ma fille a commencé la boxe cette année ??? Pas vraiment fan la maman que je suis mais bon, elle aime, alors... Lire le livre, pourquoi pas !
Sinon à propos de boxe je pense obligatoirement à "Million Dollar Baby" ! J'ai tellement adoré ce film, tellement fort...

Écrit par : Marie-Laure | 29 octobre 2007

@mandor : Je ne sais pas si les livres de LF sont des references (ce n'est pas a moi de le dire !) mais vous oubliez l'excellent "Ayrton Senna, trajectoire d'un enfant gate" et votre hyperlien sur le site FNAC m'a fait rire... Damned ils sont forts a la FNAC il ont mis un D a FroissarT
C'est dire s'ils se relisent ;-)

Écrit par : Ago | 29 octobre 2007

Hmmmmmmmmmmmmmm, Tyson d'avant la déchéance ! ! Et tout ces crâneurs qui acceptaient de monter sur un ring pour stopper une locomotive a pleine vitesse avec leur tête ... Le chant du cygne de la boxe pro ...

Quant au livre, vous le "vendez" à merveille mister Mandor (comme à chaque fois d'ailleurs !)

Écrit par : boronali | 29 octobre 2007

@Mélina Loupia: Merci pour ce point météo... et sache que je ne bois pas sur les lieux de travail de mes "mandorisés".
@Julie: Tu ne seras pas déçue (surtout si tu aimes le noir!)
@Marie-Laure: Ah! Ta fille vient de commencer la boxe... euh... ne lis peut-être pas ce livre, alors...
@Ago: Merci d'avoir réparé cet oubli. Méa Culpa!
@boronali: Vous êtes bien urbain, cher Don Boronali (et ça me fait plaisir).

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 30 octobre 2007

Bonjour,

Amateur de polars et accessoirement de boxe, j'ai découvert par hasard le dernier livre de Lionel Froissart, "Les Boxeurs finissent mal en général", c'est donc pour vous signaler que je l'ai lu et que je me suis permis une chronique sur mon site Hardboiled. Je l'ai trouvé assez plaisant et agréable à lire même si je lui ai préféré le recueil de nouvelles de F.X.Toole, également consacré à la boxe (Million Dollar Baby, qui date déjà un peu). Mais la trouvaille de mélanger faits réels, aspects romanesques et narration à la première personne pour des gens célébres est assez intéressante et plutôt bien traitée.
Vous pouvez découvrir la totalité de ma chronique sur www.polar-hardboiled.info

Écrit par : Hardboiled | 11 novembre 2007

@hardboiled: Il est bien votre site. Pas mal du tout même...

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 11 novembre 2007

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