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13 septembre 2007

Philippe Lavil... il tape sur des congas!

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J’en vois, le sourire au coin… « Oh, l’autre, hé ! Il parle de Philippe Lavil, le type qui chantait Kolé Séré, Il tape sur des bambous ou Elle préfère l’amour en mer ! De la variétoche de chez variétoche…»

Bon, déjà, le type peut se vanter d’avoir trois chansons qui sont restées dans la mémoire collective, ce qui n’est pas le cas de tous les artistes.

 

Et puis, moi, j’ai vécu des années en Martinique, Guadeloupe, Guyane, Afrique… alors, la musique des îles, je n’attrape pas de l’urticaire quand je l’écoute. Honnêtement, je ne suis pas fan de Lavil mais je respecte son travail. En plus le monsieur, je l’ai croisé pas mal de fois et il est gentil comme tout. Un mec simple qui ne se prend pas la tête. Normal, quoi !

Ma dernière rencontre avec lui s’est déroulée le 30 août dernier au bar de l’hôtel Marignan.

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Cette semaine sort son nouvel album (5 ans après son Retour à la case créole qui était déjà un disque bien roots, donc authentique).

Pour la seconde fois, il met en avant ses racines. Cette fois-ci, on pourrait même ranger ce disque au rayon « musique du monde » tellement il sonne « traditionnel ».

Avant d’évoquer cet album intitulé Calypso, jouons un peu.

Au jeu des 7 erreurs.

Voici la pochette originale.
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Et voici celle de Philippe Lavil.

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Plutôt qu’un plagiat, on appelle ça un hommage…

Donc, vous l’avez compris, il s’agit d’un disque de Calypso, enregistré en quasi live avec le steelband d’Andy Narell et de nombreux autres musiciens… dont certains sont venus spécialement de Trinidad et Tobago. Il y a des chansons originales et quatre adaptations de standards de ces îles au large du Venezuela.

 -L’idée est venue de Marc Domenico, qui a produit l’album Chambre avec vue, d’Henri Salvador. Je me suis dit que c’était une sacrée bonne idée d’enregistrer un album dépouillé, sans fioritures et d’aller à l’essentiel. Mes racines. Cette musique représente toute ma jeunesse. Mes parents avaient des vinyles d’un groupe qui s’appelait Brute Force Steel Band. J’ai été élevé au son de cette musique.

Je lui demande s’il a conscience que ce genre de disque risque de ne pas trouver un public très large…

 -De nos jours, chaque disque de n’importe quel artiste représente un risque commercial. Personne n’échappe à la règle alors, autant prendre des risques…

Outre Élisabeth Anaïs qui écrit pour lui depuis plus de 10 ans, notons la présence de paroliers « guest stars » et pas des moindres. Gérard Manset, David Mc Neil et plus curieux encore, David Hallyday

Et puis aussi, ses complices antillaises Jocelyne Béroard et Marie-José Alie.
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Je laisse la parole à Gérard Manset qui a écrit un mot pour présenter cet album aux journalistes : « Descente aux abîmes, aux enfers… Délices parfaitement servis par l’allure douce et tendre, grave et chaude, de la joute masculine qui n’a pas pris une ride, sinon quelques jolies années pour nous les restituer en nostalgiques panoramas feutrés d’une Caraïbe-Cythère. Cela repose des guerres et des malédictions. »
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Tout à fait.

 

Bonus track:

Deux autres rencontres (digne de figurer dans Tout petit déjà mais non… finalement).

Le 13 juillet 1986 à la Grande-Motte lors d’un podium RMC de passage dans la station balnéaire.
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Le 23 mai 1990, alors que je travaillais pour RFO Guyane. J’étais de passage à RTL (voir ici)…

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Commentaires

Dites donc, patron, elles sont rudement impressionnantes, vos archives.

Écrit par : bank | 13 septembre 2007

Président, j'ai besoin de toi! Ne me laisse pas tomber, tu es le seul qui puisse m'aider à demarrer un début de buzz.
Pas le temps de detailler, vraiment débordée ce matin, plus d'infos sur mon blog!
Si tu fais ça pour moi, je ne dirai plus jamais que tu es mechant!
Et je te payerai, la prochaine fois que je vais à Paris, autant de litres de ouzo que tu voudras. Promis!!
Désolée pour les fautes d'ortographe, trop pressée

Écrit par : ecaterina | 13 septembre 2007

J'aime bien "Il tape sur des bambous et ça lui va bien..."
Par contre: punaise le coup de vieux!!! Mince alors!

Écrit par : Robert Elisabeth | 13 septembre 2007

Oué, il a morflé, il le vaut pas bien, il a pas mis la crème cet été.
J'ai pas dit lequel des deux.
des bizettes

Écrit par : Mélina LOUPIA | 13 septembre 2007

Hannnnnnnnnnnnnnnnnn!!!:)

Écrit par : Robert Elisabeth | 13 septembre 2007

C'est vrai qu'il a l'air vraiment sympa Philippe Lavil ! Mais je vais juste consacrer mon commentaire à Robert Mitchum qui non seulement a inspiré, comme tu nous le montres si bien Mandor, la pochette de son nouvel album, mais partage avec lui le goût d'un bon petit verre et d'une belle brunette (quoi ? vous n'auriez bu que du coca light ?).

J'appelle à l'aide l'un des dieux de l'humour, à savoir Maître Desproges (hélas décédé comme son ami Jacques Martin - comme quoi ce blog colle à l'actu -). Voici un extrait des "Chroniques de la haine ordinaire II" parues en 1986 :

Ah, Mitchum...
Il coule dans ses veines du sang indien et de l’alcool irlandais. Le regard est pointu mais fatigué, la fossette arrogante ; la voix profonde come un chagrin, lasse et désabusée, ébréchée à coeur par un demi-siècle de fureur alcollique, subjugue les cinéphiles estudiantins et fait vibrer les femmes amoureuses de l’amour. Il marche comme personne. Il marche massif et félin. Il marche comme un taureau élastique, et court au ralenti dans La Nuit du chasseur. C’est un homme infiniment présent. Et pas du tout commun. Quand on lui parle de son métier, il ne dit pas tout à fait la même chose que la plupart des acteurs sacrés du cinématographe.
Quand on lui demande ce qu’il aime le plus dans ce métier, l’acteur sacré du cinématographe dit : “C’est un métier très difficile. Il demande beaucoup de générosité. Je m’y donne tout entier.”
Mitchum dit : “C’est un métier facile. l’autre jour on m’a dit : “Entrez par cette porte.” J’entre par cette porte. Ils étaient très contents.”
Quand on lui demande ce qui l’a conduit à choisir cette carrière, l’acteur sacré du cinématographe dit : “toute ma vie, j’ai senti en moi le besoin impérieux de communiquer quelque chose qui m’interpelle comme ça quelque part.”
Quand on pose la même question à Robert Mitchum, quand on lui demande quel a été le déclic de sa carrière, il répond : “Un jour, j’ai vu les aventures du chien Rintintin à la télévision. Et je me suis dit : si lui peut le faire, je peux le faire.”
Quand on s’étonne qu’il n’aille jamais voir les films dans lesquels il a joué, l’acteur sacré du cinématographe dit : “C’est une épreuve au-dessus de mes forces, je me trouve atrocement mauvais.”
Mitchum non plus ne va pas voir ses films. Il dit qu’il n’y est “pas obligé par contrat”. Et il ajoute : “Si je travaillais à la chaîne chez Ford, je ne passerais sûrement pas mes dimanches à aller regarder les voitures que j’aurais fabriquées dans la semaine.”
Quand on s’angoisse de savoir quel a été le plus jour de sa vie, l’acteur sacré du cinématographe dit qu’il n’oubliera jamais le jour où il a reçu le césar des propres mains d’Oscar, ou l’Oscar des propres mains de Marius, il ne sait plus, il est ému – étouffe un court sanglot, admirable de pudeur.
Robert Mitchum se souvient : “Le plus beau jour de ma vie ? C’était vendredi dernier. On a arrêté le tournage deux heures plus tôt que prévu.”
Bien sûr, chez cet homme, il y a un goût prononcé pour la provocation. La provocation dont Brecht a dit qu’après tout, elle n’était peut-être qu’une façon abrupte de remettre la réalité sur ses pieds.
Peut-être aussi que Robert Mitchum n’est pas tout à fait sincère quand il dénigre son métier. Peut-être – va savoir – qu’il le fait aussi par amour, mais qu’il n’est pas dupe ni ébloui par l’éclat outrancier des projecteurs ? Peut-être qu’il a une vraie pudeur qui le pousse à montrer son cul pour cacher son coeur ? Peut-être qu’il est lucide ? Ça expliquerait qu’il boive ?

Pierre Desproges, Chroniques de la haine ordinaire II
8 mai 1986

Écrit par : Olivier Goujon | 14 septembre 2007

Euh... 'chais pas quoi dire, Philippe Lavil, ça me laisse, comment dire... ffff !
Mais 'chuis allée voir le blog du sieur Andrieux et... ben, j'irais le consulter de temps à autre. Merci pour l'info.
Bises.

Écrit par : Nathalie | 14 septembre 2007

Hommage à Robert Mitchum daccord, mais....tant pour le mec que pour la fille , la copie est beaucoup beaucoup beaucoup moins sexy que l'original !
Sinon....que de souvenirs j'étais là avec toi, ce jour de mai 1990...(je me demande même si je ne serai pas l'auteur de cette photo) je t'envoies mes avocats pour les droits, t'inquiète !
Bon sinon....j'ai parlé de toi pour ce dont on a causé au phone l'autre jour...et je te tiens au courant...(mais çà a pas l'air gagné!)
Et...SVP ce matin, ayons une pensée pour Mr Jacques... (quoi ? Non je suis pas un p'tit rapporteur !)

Écrit par : MikaMicky | 14 septembre 2007

Mitchum sexy ? C'est un pléonasme !
Heu... Moi itou je préfère l'original. Hum.

Écrit par : Sophie K. | 14 septembre 2007

@Bank : Si tu savais… je peux tenir encore longtemps.
Très prétentieux comme réponse mais parfaitement exact !
@ecaterina : Je vais m’occuper de placer ta bannière chez moi.
@Elisabeth Robert : On avait dit, pas le physique…
Ca m’arrange.
@Mélina Loupia : Même réponse que pour Elisabeth…
Dis donc, je t’ai loupié au téléphone tout à l’heure.
;o)
@Olivier Goujon : Coca Light pour moi et Perrier pour lui… (Rapport aux réflexions de Mélina et Elisabeth…)
Merci pour ce nouveau moment culturel. Et quand il est signé Desproges, j’adhère totalement.
@Nathalie : Rien à dire sur Lavil ? Tu as bien fait de le dire.
@MikaMicky : Ah oui, c’est vrai que tu es l’auteur de cette photo. Mais toi (comme la Louve), vous êtes, tous les deux des hommes de radio, témoins de mes folies professionnelles.
Mais, chut, hein, tu restes discret sur certains points.
Merci.
@Sophie K. : Je souris en repensant à notre rapide rencontre la semaine dernière. Je croyais que tu allais me mettre une baffe. Alors qu’en vrai, c’était un geste d’affection appuyé.
;o) A croire que j’ai l’impression que personne ne m’aime.
D’ailleurs, si ça se trouve, personne ne m’aime.

Snif !

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 14 septembre 2007

Ah non alors pas de snif hein!!;)

Écrit par : Robert Elisabeth | 14 septembre 2007

Tiens, sur l'album du grand mitchum, un peu de lecture :
http://www.blogotheque.net/article.php3?id_article=2670

Écrit par : garrincha | 18 septembre 2007

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