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27 juillet 2007

Marie-Anne Alizon... profession: voix.

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Sans doute avez-vous compris que je suis fou de chanson française, toutes générations confondues. Mais mon plaisir absolu (professionnellement, j’entends), que ce soit pour mon journal ou pour mon blog, c’est de faire découvrir de nouveaux artistes. Ceux qui n’ont pas encore pignon sur rue. C’est le cas de cette charmante chanteuse qui vit à Strasbourg, Marie-Anne Alizon. Elle est connue en Alsace, certes mais elle mérite que la France la découvre également.

7f26c7752dce92cc1efecf3ef2f00664.gifD’abord, comment suis-je tombé sur son disque ? Son auteur compositeur, Richard Andrieux, que je connais un peu, m’a donné le disque récemment. Il est un artiste complet (musicien, chanteur) et sort d’ailleurs un livre très émouvant à la fin du mois d’août… je l’ai donc vu pas mal de fois ces derniers jours (je reparlerai ici, à la rentrée, de José, sorte de Petit Prince d'aujourd'hui).

Bref, je prends le disque de Marie-Anne poliment, en me disant, « bon, c’est un pote, voyons ça… » (Ce qui n’est pas une expression adéquate quand on parle d’un cd, je sais) .

J’écoute ce disque dans ma voiture. Je me surprends à rentrer rapidement dans cet univers très onirique avec des textes sensibles portée par une voix magnifique (dans l’émotion pure). Musique un peu bluesy, un peu trip hop, pop, électro, jazz (un mélange harmonieux, voire audacieux). Je me dis que, décidément, il y a bien des talents méconnus.

Je vous la fais courte mais après quelques coups de fil entre Marie-Anne et moi, nous calons une date pour se rencontrer à Paris.

C’était avant-hier, au Tramways de l’Est, sympathique brasserie en face de la gare de l’Est.

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Le feeling est immédiat. Pas seulement l’effet de la bière, non, une réelle connivence passe entre nous. Je sors mon fameux magnéto Sanyo (très décrié par mes moqueurs amis) et lui demande de me raconter ses débuts. Je ne sais rien d’elle ou pas grand-chose. Elle est comédienne (une des voix off d’Arte) et chante depuis 1994. C’est peu.

 

-Oui, en fait, j’ai deux casquettes. Je travaille avec ma voix parlée et avec ma voix chantée. Concernant la chanson, je suis autodidacte. J’ai étudié le piano étant petite fille et dès que j’ai su plaquer 3 accords, je me suis mise à chanter. Aujourd’hui, c’est mon métier…

Marie-Anne Alizon a commencé à faire des bals publics, des bals privés puis des pianos bars (plus jazz, là, avec un quartet). On apprend beaucoup à chanter dans des lieux  et des contextes variés… elle a même été soliste d’une grosse chorale franco-allemande de Gospel.

-Je suis une chanteuse de terrain. J’aime me qualifier ainsi. Je passe des 5 étoiles, à des festivals en passant par des « fêtes du Kouglof » dans un petit village…Très franchement, je prends du plaisir à chanter partout. L’éclectisme m’intéresse et me touche.

8e5500802aac91040837f7b82b2e2187.jpgSon premier disque solo (sans label, pour le moment) Aimer comme on se perd est une petite perle, fruit de la collaboration étroite entre Marie-Anne et Richard.

-Richard a écrit et composé tout l’album mais nous avons beaucoup travaillé ensemble. Nous sommes dans le même moule tous les deux et avons la même sensibilité. Je lui parlais de certains sujets qui me touchaient, il les mettait en forme. Richard est un vieux pote, il me connaît donc parfaitement. Je peux affirmer qu’il m’a bien cerné et ça m’impressionne par ce que c’est difficile pour un homme d’écrire pour une femme. Surtout que ce n’est pas mon homme et que je ne suis pas sa femme… notre relation est un peu maternelle/fraternelle. Richard Andrieux arrive sur ces entrefaites. Lui aussi, de passage à Paris, nous avons trouvé judicieux de nous réunir tous les trois. Les deux amis s’envoient quelques vannes bien senties.

C’est sûr, ils sont très proches.

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La conversation continue…

J’apprends notamment que Marie-Anne a eu l‘opportunité d’offrir « en main propre » son disque à Sting (à qui elle rend hommage dans la chanson J’entends Roxanne au loin), qu’elle s’est retrouvée sur des scènes avec Didier Lockwood ou Diane Reeves, qu’elle cherche un tourneur pour la France et que son souhait actuel est de faire des premières parties d’artistes connus.

 

J’aime bien Marie-Anne. Je la trouve remarquable d’enthousiasme, de lucidité et d’espoir. Elle ne demande pas à être connue, juste reconnue. Pas carriériste pour un sou, mais amoureuse de la scène.

Talent et modestie. Mon cocktail préféré.

La prochaine fois que nous nous croiserons, je l’appellerai ainsi.

« Mon cocktail préféré »…
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Pour découvrir 4 chansons de l’album, voici son MySpace.

(Je conseille à tous les alcooliques (mondains ou pas) comme moi, d’écouter Les vapeurs assassines…)

Pour en savoir plus sur l’artiste, c’est ici que ça se passe

Pour commander le disque, cliquez là !

Et enfin, pour la contacter personnellement: ma.cayrouze@free.fr

Bonne découverte !

P.S : Quant à toi, Richard, je ne t’oublies pas.

Commentaires

En voilà une belle idée: parler de gens non/peu médiatisés! Je vais aller voir son Myspace d'ici peu!

Écrit par : Robert Elisabeth | 27 juillet 2007

@Elisabeth Robert: Merci de trouver l'idée "belle"... pour ne rien te cacher, ce n'est pas la première fois et ce ne sera pas le dernière... C'est une de mes passions: présenter des auteurs ou des chanteurs (ou teuses) nouveaux (ou velles)...

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 28 juillet 2007

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