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05 juillet 2007
Mon écrivain préféré... (3 et fin)
Après avoir bu un coup et refait le monde avec un jeune garçon que j’affectionne beaucoup, (Franswa P de Strictement Confidentiel), je me suis donc rendu au domicile d’Héloïse d’Ormesson et de Gilles Cohen-Solal. Comme je l’expliquais hier, j’ai été convié avec deux autres journalistes (Josyane Savigneau du Monde des Livres et Alexis Lacroix qui est le responsable du service culturel de Marianne) à un dîner « intime » autour de deux auteurs maisons, le fameux Pierre Pelot et Richard Andrieux (qui sortent respectivement leurs livres Les Normales saisonnières et José à la rentré littéraire prochaine). Richard est un type tout à fait intéressant et je
me pencherai sur son cas, ici, plus longuement…
En bas de l’immeuble, je fais la connaissance d’Alexis Lacroix. Nous n’avons pas le premier code pour pénétrer dans la « résidence ». Nous faisons connaissance sur le trottoir, sagement, en attendant qu’une bonne âme veuille bien ouvrir la porte principale. « Elle » arrive assez rapidement. Alexis me paraît un peu « précieux », d’une élégance rare, mais je constate vite qu’il est, en fait, complètement déjanté. Curieux personnage que cet homme là.
Nous arrivons les derniers ce qui n’est pas dans mes habitudes. Tous sont déjà en train de prendre l’apéro. Les forces en présence sont donc :
Pierre Pelot et sa femme Irma (qui appelle son mari « Pélot »), Richard Andrieux et sa charmante compagne Danièle, Josyane Savigneau (dont Gillou le fou brosse un portrait ici même), Alexis Lacroix (donc) et les hôtes du lieu, Héloïse d’Ormesson (à qui je claque la bise naturellement alors, que bon, on ne peut pas dire que nous soyons des amis de longue date…) et Gilles Cohen-Solal (son blog est ici), sans oublier mon attachée de presse préférée, Audrey Siourd… Et si je suis là, c’est un peu beaucoup grâce à elle, je présume.
Un p’tit verre de blanc pour commencer. La conversation s’anime rapidement. Je suis sourd comme un pot (ça, c’est une sacrée révélation !) et quand tout le monde parle en même temps, j’ai du mal à bien tout capter. Ce problème s’intensifie avec l’âge. Mais comme je suis à côté d’Audrey, le monde peut bien dire ce qu’il veut.
…
Plus sérieusement, Pierre me raconte qu’il est en plein doute avec son nouveau roman. Il a changé sa façon d’écrire, la manière de structurer l’histoire, du coup, il ne sait pas s’il a réussi son livre. Je le rassure mais comme il sait que je suis acquis à sa cause et que parfois, j’ai un manque total d’objectivité, je ne sais pas si mes propos lui suffisent… Et puis, il en a marre d’écrire comme un fou et de ne pas être reconnu à sa juste valeur. Il n’a pas employé ces mots là (trop humble, le bonhomme) mais, c’est ce que j’ai ressenti derrière sa lassitude de voir Marc Lévy envahir le marché. Quand on a écrit 165 romans, on a le droit d’espérer un peu plus de considération. Je partage cet avis.
La conversation dévie sur le petit milieu littéraire parisien. J’entends des trucs sur les uns et les autres… je n’arrête pas de dire en plaisantant: « Faites attention ! Je raconte tout ça sur mon blog demain… » mais tout le monde s’en fout. Je veux dire par là qu’ils assument complètement leurs propos. Donc, je ne dirai rien sur Hector Bianciotti ni sur quiconque d’ailleurs… (Secondflore et Franswa P. m’ont tous les deux parlé d’un blog qui n’hésite pas à « persifler sur le monde de l’édition à Paris »). Je pense que les anonymes qui s’en occupent auraient été heureux d’être présent.
Nous passons à table. Gilles nous place. Je suis entre Irma et Audrey. Donc bien placé. Merci Gilles.
Entre deux « persiflages » justement, nous avons eu le droit à un concours d’imitation de Sarkozy entre Alexis et Richard. Alexis le maîtrise parfaitement. M'sieur Lacroix, c'est lui.

Richard, c’est plutôt Balladur qu’il singe à la perfection. Personne ne s’est risqué à imiter Jean d’Ormesson, je ne sais pas pourquoi…
M'sieur Andrieux en pleine concentration...

Je sais désormais tout sur ce qu’il se passe dans le train des écrivains (qui part de Paris pour aller à Brive à l'occasion du salon du livre de cette ville).
C’est pas joli joli.
Florian Zeller, si tu nous lis !
Ici, vous pouvez admirer Danièle, le femme de la vie de Richard Andrieux et aussi Pierre et Josyane...

Si nous avons parlé littérature (évidemment) nous avons aussi longuement comparé nos préférences en matière de séries télévisées. Je ne connaissais pas le quart de ceux que citait Pierre. Pour me donner une certaine contenance, j’ai même affirmé mordicus que « oui, je regarde Rome de temps en temps sur Canal », ce qui est parfaitement faux. Mais, au bout de 10 « non, je ne connais pas » vous admettrez qu’au 11eme, il était normal de jouer du pipeau. N’est-ce pas?
Pierre Pelot et Josyane Savigneau, très sérieux... à l'image de la soirée.

Je ne sais pas pourquoi, mais nous avons évité les discussions sur la politique. Le cas Cécilia S. a été pourtant évoqué.
Il s’est dit tout plein de belles choses avec de jolies formules lors de ce dîner. J’ai demandé à Audrey de les retenir pour me les répéter le lendemain sachant pertinemment que les nombreux verres d’excellents vins que je m’envoyais consciencieusement allaient avoir des répercussions sur mon cerveau déjà bien entamé.
J’aurais dû prendre des notes.
Audrey était injoignable aujourd’hui.
Bref, j’ai passé un excellent moment avec tout plein de gens passionnants. J’avais un peu de préjugés sur Josyane mais, elle a été charmante. Comme quoi, il est bon de rencontrer les gens dans des circonstances de ce genre. Je l’avais interviewé en 1995 dans une petite radio de Limoges (RLS) pour parler de sa biographie sur Carson McCullers. Elle m’avait impressionné parce qu’à l’époque, elle était une toute puissante critique littéraire avec une réputation de femme dure, ne faisant aucune concession. Beaucoup la craignaient. Et là, elle fumait des cigares avec son pote Gilles et blaguait à tout va.


Le poivrier.
On appuie sur un bouton et le poivre s’étale comme de la neige sur les assiettes.
Gros succès !
Non, franchement, je me suis bien amusé.
Et super bien mangé.
Merci à nos hôtes qui savent recevoir. Boudiou!
Et qui ne sont pas les derniers à ... (Gilles, désolé. Tu m'as permis de diffuser les photos que je souhaitais et de raconter ce que je voulais. Ben voilà!)

Et aux autres.
16:30 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note





Commentaires
Ben dis donc.
Et ça va, tu te remets, l'ami ? De ta rencontre avec le poivrier, je veux dire...
Parce que le reste, je n'ai aucun doute sur le fait que tu as du savoir te contenir et tout, ne pas boire plus que de raison et autres choses EVIDENTES bien entendu...
Bien entendu.
...
Pas vrai ?
Écrit par : Franswa P. | 05 juillet 2007
Pourtant, la soirée semblait ne pas manquer de sel ? ;)
(et dire qu'avec les photos que tu as prises à la soirée Nabe, tu as peut-être de quoi confondre l'un des trois pères siffleurs... tu laisserais une trace dans la petite histoire littéraire... mais au fond, je suis d'avis qu'ils gardent leur anonymat le plus longtemps possible, il y a peut-être de savoureux billets à venir)
Santé !
Écrit par : secondflore | 05 juillet 2007
on a l'impression d'y être ! :))
Écrit par : Tatiana de R | 05 juillet 2007
Eh bien, cette soirée fut savoureusement arrosée !
En tout cas, tu m'as donné envie de découvrir cet auteur, Pierre Pelot, et j'ai en ce moment même entre les mains "Méchamment dimanche". Il me tarde de me glisser entre ses pages.
Atch... Atchoum ! Excuse-moi, c'est le poivrier magique ! ;-)
Écrit par : Koryfée | 05 juillet 2007
Tout pareil !
- Atchoum
- Envie de lire ce Pierre Pelot (pas lu Marc Lévy, tu peux lui dire si ça peut le rassurer !)
- J'imite bien d'Ormesson que j'adore et que j'arrive à zieuter de temps à autre (il est toute ma jeunesse !)
- je ne connais pas (non plus) la série Rome, mais vu mes connaissances historiques, je n'aurais pu prétendre le contraire, de crainte de me faire piéger...mais je te rassure : je n'ai jamais vu un épisode de "Friends", ni "Docteur House", etc... c'est dire !
Écrit par : wictoria | 05 juillet 2007
Encore d'Ormesson et consort? Il faudrait songer à renouveler ton réseau, cher Mandor. ça va devenir lassant :)
Écrit par : wrath | 06 juillet 2007
@Franswa P. : Bien entendu, bien entendu…
Point trop n’en faut, tu le sais bien.
@Secondflore : J’ai mal aux abdos tellement j’ai ri de ta première phrase.
Sinon, comment je m’en vais te les démasquer les 3 zoziaux…
@Tatiana de R : D’autant plus que tu connais les lieux, je présume.
@Koryfée : Méchamment dimanche : « La noirceur des tourments sous la pâleur des visages d'enfants, la vie tumultueuse comme ces rivières des Vosges, la relation exclusive, soudain troublée, d'un fils pour son père », voilà ce que tu vas lire…
@Wictoria : Merci de ta solidarité… Quant à Marc Lévy, j’imagine que Pelot passera par là. Il lira et se sentira mieux. Hein Pierre ?
@Wrath : Franchement, tu ne m’aurais pas laissé un commentaire, j’aurais été fort contrarié. Enfin, je te rappelle qu’en 78, je ne savais pas encore que Pelot (dont je crois avoir bien expliqué qu’il est « mon écrivain préféré ») allait être publié chez Héloïse d’Ormesson un jour… C’est ce qu’on appelle une heureuse coïncidence, mademoiselle. Heureuse coïncidence parce que j’en ai profité pour filer un manuscrit à Gilles.
Chargés comme des mulets, nous avons signé à la fin de la soirée (pour 10 livres).
Ben, oui, c’est comme ça que ça se passe.
Evidemment.
;o)
Je plaisante.
J’suis drôle moi.
Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 06 juillet 2007
Non, non, il ne plaisante pas !
Nous avons signé pour un recueil des chroniques de Mandor!
C'est que je sais faire la différence entre les talentueux pas prétentieux et les prétentieux casse couilles, moi!
Donc voili, voilou...
Vous connaissez donc la recette : pour être publié il ne faut pas péter plus haut que son(même joli, même très joli) cul!
Sinon il y a des éditeurs spécialisés dans la jolie chieuse...
mais encore faut il qu'elle ne soit pas trop imbue d'elle même...
Bref, vous l'aurez tous compris:
Mandor c'est ma came et Miss Wrath pas trop.
Bonne journée à tous et merci au maître des lieux pour son joli photo reportage sur notre dîner d'alcooliques littéraires( pas pelot, il ne boît pas , ou si peu que cela ne compte pas!)
Gilles Cohen-Solal
Écrit par : Gillou le Fou | 06 juillet 2007
Quand ma mère va apprendre que les salières et poivrières que je lui ai offert servent dans des dîners mondains, notamment chez les d'Ormesson, elle va se pâmer d'aise !
Mandor, attends toi à voir débarquer une palanquée de sémillantes bourgeoises provinciales sur ton blog ! !
Écrit par : boronali | 06 juillet 2007
je me suis toujours demandée ce que ces gens là pouvaient bien manger ... comme ça, c'est fait ! ;o)
Écrit par : lOlA2luxe | 11 juillet 2007
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