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22 mai 2007

Dominique A... la chanson prend de la (h)auteur!

 

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Oui, encore une note qui me permet de placer mes anciens articles… c’est une solution de facilité, ça m’embête de l’avouer, mais je sais que vous n’êtes pas dupes.

Je n’ai que des lecteurs intelligents, n'est-ce pas ?

Alors, je suis obligé d’avouer qu’en ce moment, je travaille beaucoup et que je n’ai pas le temps d’exploiter mes interviews récentes en boite.

C’est long, vous savez.

 -Pourquoi fais-tu une note quotidienne alors, imbécile ?

Vous êtes polis, deuxième trait de caractère de mes lecteurs, alors vous ne me poserez jamais la question directement…

N'est-ce pas ?

Si.

Ah bon !

(De toute manière, je n’ai pas la réponse. Ça règle le problème.)
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Voici donc une rencontre qui ne date pas de cette année (mais qui est exclusive ici, ce n’est quand même pas du recyclage… je vous respecte, moi.)

C’était le 9 février 2004.

(Les photos sont de Valérie Archeno, ma meilleure copine à moi que j’ai et par ailleurs, excellente photographe. Cette photo, par exemple, c’est elle.)
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Quel étrage personnage que ce Dominique A!

Un espèce d’extra-terrestre doublé d’un pierrot lunaire. Je l’ai rencontré pour une double actualité : un disque et un livre, tous deux intitulés : Tout sera comme avant. Dans sa chambre de l’hôtel Home Plazza, le chanteur est assis devant un jus d’orange et quelques amuses gueules.

L’homme s’amuse de la mienne. Problèmes techniques. Magnéto en panne. Un classique du genre. « Allez, papier-crayon, comme au bon vieux temps ! » me dit-il au bout d’un quart d’heure.

Vous avez bien lu : un quart d’heure.

Bien chef ! Ça tombe bien, on parle écriture…
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Mandor : Vous avez réuni des auteurs que vous aimez bien pour ce recueil de nouvelles. L’idée était d’écrire une histoire à partir d’un titre d’une des 16 chansons de votre album. L’idée de vous transformer en écrivain vous tente?

DA : Mais alors pas du tout ! J’ai écrit Le départ des ombres parce qu’un auteur m’a fait défaut à la dernière minute. Il ne restait que 2 jours pour remplir les pages manquantes. Je m’y suis collé, c’est tout. Un écrivain est l’être le plus seul au monde. Il y a une solitude de l’écrivain qui doit l’attirer vers des métiers plus publics. Musicien par exemple. (Il sourit) Là, en revanche, les musiciens, c’est un troupeau d’égocentriques.

M : C’est pour ça que vous évitez d’écrire des chansons autobiographiques ?

D.A : Chanter est un métier d’exhibitionniste alors, si on se met à raconter sa vie… Moi, je ne pourrais pas assumer ça. Les traits autobiographiques m’échappent quand il y en a. De plus, il m’importe de ne pas impliquer mes proches.

M : Vous écrivez dans quel contexte ?

D.A : Uniquement quand j’ai envie de chanter des nouvelles choses. C’est un processus mécanique, une machine à entretenir… Il faut huiler le système. L’écriture, ce sont des moments sur plusieurs mois ou je sens que tout est prétexte à chanson. Je suis en éveil. Bizarrement, dès que j’ai matière à faire un disque, la machine se grippe.

M : Ça vous gêne si je vous dis que vous n’êtes pas franchement fantaisiste.

D.A : Ça se discute ! Il y a des chanteurs « youkaïdi - youkaïda » ou les obscurs qui voient tout en noir. Moi je suis un youkaïdi obscur ! Dans mon album, il y a des chansons beaucoup plus « variétés ». J’essaie en tout cas de varier les contraires.

M : On vous reproche parfois votre voix sans aspérité, linéaire.

D.A : La langue française gagne à être chantée avec douceur, car elle est heurtée. J’ai 6 disques à mon actif et je me rends compte que je deviens caricatural. De toute façon, les artistes sont des clichés d’eux-mêmes…

M : Allez, je vous la pose… (Prenant un air sentencieux). Ce nouvel album, c’est celui de la maturité.

D.A : Plus personne n’ose poser ce genre de question (rires). Vous savez, la maturité, c’est juste l’étape avant le pourrissement. Je veux bien être mature, mais il va falloir que le fruit finisse par tomber.

(Cette dernière question… c’était de l’humour. On est d’accord.)

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Ceci est la version courte d’un entretien beaucoup plus long, mais, j’ai décidé d’avoir la "blog attitude".

Concis, pas trop de blablas...etc.

« Mandor, il faut que je te parle marketing. Ton blog, il est bien, mais tu manques de savoir-faire concernant le marketing ! » me disent certains blogueurs qui en savent long sur la question.

J’ai déjà cédé pour les photos plus du tout masquées.

Mais, je crois que je vais m’arrêter là.

À moins que…

Commentaires

J'aime beaucoup l'idée de l'interview à retardement. Voilà un nouveau procédé intéressant qui sabote bien la promo court terme. Gnark gnark gnark.
Passe haut la main l'exercice M. A.

Écrit par : e-cedric | 22 mai 2007

@e-cedric: Bien vu m'sieur! Très bien vu même, sur tous les points.

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 22 mai 2007

Les commentaires sont fermés.