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31 août 2008
Christine Angot... j't'aime plus (bien)! (version définitive).
C’était à une époque où …
Christine avait encore un ton original,
Christine parlait déjà de sa vraie vie, de ses proches, de ses histoires personnelles,
Christine était encore lisible sans irriter le lecteur (que je suis toujours),
Christine ne quittait pas les plateaux si une question la dérangeait,
Christine n'aboyait pas encore,
Christine se contentait d'être cruellement mordante,
Christine ne se sentait pas encore la meilleure écrivain(e) française,
Christine n'avait pas encore reçu le Prix de Flore 2006,
Christine ne sortait pas avec un rappeur sarkoziste,
Christine était un auteur en devenir,
Christine intriguait,
Christine charmait,
Christine, je l’aimais bien.
Ici le 15 octobre 1995 pour la sortie de son livre Interview.
À Paris, à l’hôtel des Saint-Pères.
Aujourd’hui, elle m’énerve,
Redondance, prétention et tournage en rond.
Cet hommage est surtout un grand DOMMAGE.
Un Tout petit déjà pas positif.
Voyez que j’en suis capable.
Bouhhh !
Mandor méchant !

08:49 Publié dans Tout petit déjà... | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : christine angot, le marché des amants




Commentaires
S'il me fallait écrire une note sur cet auteur ce ne serait pas comme toi "Christine, j't'aime plus (bien)" , encore moins "Christine, c'est toi que je t'aime, vachement beaucoup" (dixit les Inconnus - ben vi, on a la culture qu'on peut) ... car je ne l'ai jamais aimée. "Christine, j't'aime définitivement pas" ? Oui !
C'est méchant de ma part de critiquer un auteur sans avoir lu aucun de ses livres, mais justement, ce n'est pas l'auteur que je critique, mais le personnage qui a la douceur du crin et non de l'Ango(ra)t . Sa hargne, son caractère atrabilaire, sa suffisance, me font fuir et ne m'enjoignent pas du tout, mais alors pas du tout à faire le pas vers ses oeuvres ( hors d'oeuvres ou chefs d'oeuvre ? - oh la la , au concours du grand Méchant, Koryfée bat Mandor !!!).
Mea culpa pour ces propos peu consensuels... à l'endroit de ce si charmant, souriant (hum, a t-elle été opérée du sourire ?) auteur. Mais ce n'est pas moi qui ai commencé, d'abord !
Signé : Koryfée-sa-méchante
Ecrit par : Koryfée | 12 mai 2007
Ca balance pas mal à Panam, ça balance pas mal ! :-) Président, je dirais une chose: tes opinions, quand tu les affirmes haut et fort à la sauce piment, c'est aussi bon que tes papiers enroulés de miel. Voilà. C'est tout grand chef cuistot !
Ecrit par : magwann (FAPM) | 12 mai 2007
Eh beh...
Vl'a aut' chose.
Décidement ces temps ci.
Ecrit par : Fishturn | 12 mai 2007
POurquoi ce désamour soudain? Aujourd'hui?
Ecrit par : Anne-Sophie | 12 mai 2007
De toute façon, ce prix de flore 2006, toute le monde savait qu'il était maudit ! ;-))
(amusantes, ces photos très sages, un peu comme dans un film où l'on ressort en flashback les images de l'enfance avant que tel ou tel personnage ne soit abîmé par la drogue / le succès / la corruption / etc. (au choix))
Ecrit par : secondflore | 12 mai 2007
Ben dis donc, que de changements dans ta vie Mandorienne ?!!! Le printemps chanboule tout sur son passage, c'est bien aussi le changement ;o) Attention à ne pas se perdre !
Ecrit par : Nathalie | 12 mai 2007
Voilà une auteure piègiée par la surenchère des médias. C'est déplorable mais désormais, et ce sera pire encore, il ne suffit plus d'être un (e) bon (ne) écrivain (ne) pour exister, il faut aussi, et, peut être d'abord être un un(e) auteur (e) à polémique. On exige aujourd'hui des artistes d'être des bêtes de foire, des clowns pour amuser la galerie et avec ça l'art devient un produit de consommation. On mange quoi ce soir, un roman ou du poulet barbecue ? Et c'est de même partout. Le juste milieu cher à Mandor n'existe plus, désormais c'est les extrêmes qui ont la côte et plus c'est trash plus ça marche. Bravo à Mandor d'exprimer son opinion sur ses personnages de fiction, faux par définition. Je croyais que Christine Angot était la bouffonne de la reine télé, je suis surpris d'apprendre qu'elle est écrivaine. T'es sûr Mandor !?
Ecrit par : Pascal Evans | 12 mai 2007
Moi j'aime bien le président qui s'énerve, ça sonne juste, et ça ne fait pas du WEB 2.0 que pour de faux... Faut dire que Christine, ça n'a jamais été ma préférée !
Ecrit par : denis_m | 13 mai 2007
@Koryfée : Houlà ! La gentille Koryfée se métamorphose en diablesse si on lui propose des personnalités qu’elle n’aime pas. Constatation : Koryfée est comme Mandor, elle n’aime pas Mandor. (Mais ce n’est pas le seul point commun…)
@magwann (FAPM) : Merci mademoiselle. C’est d’ailleurs bizarre parce que, dans la vie, je préfère le salé que le sucré. Aucun rapport ? Je ne sais pas, tout compte fait.
@Fishturn : « Ces temps-ci » le monde bouge, nous aussi.
@Anne-Sophie : Pourquoi ce désamour ? Il n’est pas soudain. Je vis avec son œuvre un phénomène que peu d’écrivains provoquent en moi : attraction-répulsion. Elle m’exaspère, mais je ne peux m’empêcher de la lire. (Ses livres sont vite lus d’ailleurs). J’ai fini récemment Rendez-vous, je me suis senti voyeur et surtout, je me suis ennuyé. Je pense (mais je n’en suis pas certain) que je vais cesser de la lire.
Sinon, je vais mettre ton blog chez moi, car ta plume est fort pertinente.
@secondflore : Bien sûr que j’ai eu une pensée pour toi en écrivant cette note…
Concernant les photos, elles sont à l’image de la rencontre. Souriante, agréable et sans agressivité. Christine Angot était même charmante. Si.
@Nathalie : Je ne me perdrai pas Nathalie… J’ai 25 ans d’expérience dans ce métier avec des hauts et des bas. Je ne m’excite plus facilement sur une situation confortable. Il m’est arrivé, dans ma carrière, de tomber de très haut. Une fois. Pas deux.
@Pascal Evans : Quelle causticité ! Pascal, tu m’as toujours reproché ce côté-là de moi. Aimer le juste milieu des choses. Tu trouvais ça insipide. Je ne suis plus dans cette mouvance là, mais j’évite d’atteindre les extrêmes… disons que je sais plus naviguer dans les tempêtes et rencontrer des pirates.
@denis_m : On peut dire aussi du bien sans que ça sonne faux. Je revendique le droit à faire un blog pour ne parler que de gens qui me plaisent. Les autres, je les laisse aux autres (les fielleux sont nombreux). Parfois, j’ai envie de ma lâcher un peu plus mais ce ne sera pas systématique.
Sinon, j'ai hâte d'être le 20 juin...
;o)
Ecrit par : Mandor, président de la FAPM | 13 mai 2007
Une chose ressort de ce papier, l'écrivaine en question ne laisse personne indifférent. Même si désormais un artiste doit faire avec la médiatisation, il y a des limites à ne pas dépasser. Voilà pourquoi je crois en ton fameux juste milieu, mais uniquement dans cette optique. Pour moi un artiste est et doit rester secondaire derrière son oeuvre. Je me fous de savoir que la toile de mon peintre préféré n'a exigé de lui qu'une petite heure, comme je me fiche de son parcours et de ses bibittes. L'important c'est l'oeuvre et ce qu'elle t'apporte. L'artiste, quant à moi, n'existe plus. Un tableau, un roman qui ne vit que par la légende, les frasques de son artiste, est, toujours selon moi, une oeuvre morte avec une béquille. On accorde trop d'importance à l'artiste et on néglige tout ce qu'un livre, une toile peut faire surgir en nous et de nous. Faut arrêter de se prendre la tête.
Ecrit par : Pascal Evans | 13 mai 2007
@Pascal Evans: La personnalité, le vécu d'un créateur à pourtant des conséquences sur son oeuvre, non?
Ecrit par : Mandor, président de la FAPM | 14 mai 2007
Comme quoi tout arrive... Mais moi je la connais cette face cachée du Mandor, je l'ai déjà vu énervé. Si, si c'est possible. Mais pour bien le comprendre ce Mandor il suffit de le lire et en faisant la synthèse de tout ce qu'il aime. On en déduit très facilement ce qu'il ou ceux qu'il déteste non ?
Ecrit par : La Louve | 14 mai 2007
Christine Angot, c'est ma solution pour entrer dans le milieu littéraire.
Coucher avec elle puis espérer qu'elle en fasse un roman, lien direct vers le milieu littéraire, plus rapide qu'un manuscrit a la poste.
Il faut faire des sacrifices dans la vie et si Gyneco a réussi, je ne peux pas échouer.
Ecrit par : GenerationRose | 14 mai 2007
@La Louve: Tu sais Olivier, le fait d'avoir cette réputation de gentil, calme et introverti (euh... là, pas trop!) m'amuse. La face cachée de Mandor ne s'exprime pas ici, d'ailleurs, je me demande bien pourquoi. Je n'y arrive pas. A être cinglant ou piquer une colère. Ca c'est pour la vraie vie.
@GénérationRose: Putain, moi ça me ferait peur d'avoir une liaison avec elle! Si elle raconte, elle le fait en détruisant l'autre... Tu as remarqué? Tous les mêmes, les hommes. Des salauds!
Ecrit par : Mandor, président de la FAPM | 15 mai 2007
Merci Mandor pour le lien.
En ce qui concerne Rendez-vous, il a suffi de l'entendre en lire un extrait en cette rentrée de septembre au théâtre de la Colline pour savoir que je n'irai pas plus loin pour ce texte-là. J'avais lu Inceste... Pas franchement convaincue déjà. Elle se crée un personnage agaçant, qui finit d'ailleurs par ne plus avoir l'effet escompté. On se lasse.
Ecrit par : Anne-Sophie | 15 mai 2007
Angot, en gros, tu l'aimes plus trop, sans pour autant verser de sanglots ? Bon, ça c'est fait...
L'exercice de la critique défavorable (mais honnête, voire constructive, hein !) me semble plus difficile à réaliser qu'un article élogieux et dythirambique. Cet exercice de lancer de scuds me semble néanmoins nécessaire et sain, ne serait-ce que pour informer et donner des éléments de réflexions à un auditoire toujours assoiffé d'informations et de perceptions. La mission est d'autant plus ardue à mener à bien pour un critique fonctionnant essentiellement sur l'empathie.
J'aime bien quand tu nous laisses entrevoir cette facette à peine cachée qu'on devine aisément en te lisant régulièrement.
A chacun de régler son curseur...
Ecrit par : Olivier Goujon | 31 août 2008
@Olivier Goujon: J'aime bien tes trois dernières phrases...
Je sais que tu lis facilement dans l'écriture des autres.
Ecrit par : mandor, président de la FAPM | 01 septembre 2008
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