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08 mai 2007

Anniversaire de (1ère partie): Nicolas Rey...

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Nicolas Rey... (mais pas que... voir ce soir!)

medium_courir.jpgIl est né le 8 mai 1973 à Evreux.

Quel jeunot!

Je l'ai rencontré le 17 mars 2004, chez lui, pour la sortie de Courir à 30 ans.

Comme j'essaie tant bien que mal (et le plus discrètement possible) de recaser tous mes articles, je prends même ce genre d'excuse.

Un anniversaire.

Même pas honte.

 

Le voici:

medium_Rey1.JPG
J’ai picolé avec Nicolas Rey…

Ce matin, un lascar de la télé-réalité m’a posé un lapin. Je me serais bien transformé en chasseur. Pan-Pan ! Embouteillages, chercher une putain de place pour la voiture, au final PV de 35euros. Tout ça pour rien!

Et toute la journée, tracas du type : chemise blanche, café qui se renverse dessus, caca sur le sol, marcher dedans (du pied droit en plus), rendez-vous importants à confirmer, plus de batteries dans portable… (Et je continue à puer des chaussures) Je sais, pendant ce temps-là, le Terre continue à tourner de travers… Il a donc bien fallu relativiser, arriver de bonne humeur chez Nicolas Rey.

A priori, j’aime bien ce type.

Dring !!!

« Mince, je vous avais oublié ! » (Ça commence bien !) « Désolé, je suis avec un mec de Libé. On a un peu bu ». Je comptabilise les bouteilles sur la table : 4 bouteilles vides de rouge, grand cru. Un magnum est entamé. L’autre journaliste s’en va, le regard vaporeux. Rey me dit « Il est là pour la dernière page de son journal ». Et bé ! J’ai hâte de lire l’article. À propos, je suis là pour ça aussi.

medium_nicola_ray.gifNicolas Rey : Tu veux boire un coup ?

Mandor : ( Il faut parfois donner de sa personne dans ce métier) Oui, bof, pourquoi pas ? (Le mec qui assume, mais pas trop).

N.R : (En levant son verre.) Première interview avec 12 grammes d’alcool dans le ventre !

Mandor : Bon alors, c’est ton 4e roman dit « de jeunesse ». Dans « Courir à 30 ans », tu présentes à travers 5 portraits de trentenaires désabusés, les affres du temps qui passe. Un peu comme d’habitude…

N.R : Je brosse en fait le pathétique de la condition masculine de notre époque. Ça m’intéresse de parler de notre état de délabrement moral, physique et sentimental.

Mandor : La difficulté à aimer te traumatise ?

N.R : C’est un truc intemporel ça ! On commence à courir après les choses à 30 ans. Après un premier amour à jamais disparu, après un rêve de vie qu’on ne va jamais réaliser. On rate tous sa vie. Ce n’est pas grave. L’essentiel, c’est de la rater le mieux possible.

Mandor : Tes personnages sont tous cyniques. Franck, par exemple, dit : « Les victimes volontaires de la vie de couple. Des héros ou des lâches selon l’heure des repas ».

N.R: C’est marrant, moi, j’ai l’impression d’être euphorique. On me parle de cynisme, de désillusion…Au fond, je dois l’être. L’image qu’on donne, c’est un peu le début de ce qu’on est.

Mandor : Tu pratiques les aphorismes avec brio, dis donc ! « L’amour, une suite de petits tacles réciproques ». Celle qui dit ça est une jeune fille mineure. Précoce la fillette !

N.R : J’ai rencontré un mec de 17 ans qui m’a affirmé : « Je vais éviter l’écueil du bébé- couple avec ma copine ». C’est marrant le mélange de naïveté et de maturité de la nouvelle génération. Ils sont encore plus désabusés que nous.

Mandor : Les femmes adorent tes romans. Elles expliquent qu’elles connaissent ainsi mieux leurs mecs.

N.R : Heureusement pour moi parce que j’écris pour plaire aux femmes.

Mandor : Et ça marche ?

N.R : Tiens, encore un verre ! Non, pas tant que ça. Je me suis fourvoyé là. Non seulement, tu es hyper mal payé et en plus, tu niques très peu. Mieux vaut présenter la météo. Le top du top, c’est réalisateur de film. Toutes les nanas rêvent de faire du cinéma. Écrivain, tu es n°62.

Mandor : Tu vas donc arrêter d’écrire? (Je commence à  être bourré là !)

N.R : Limite oui ! Les jeunes de « Star Academy », dont je suis fan, cartonnent plus que moi. Patxi, qui est petit et qui a un visage pas facile, il nique plus que moi. Holà, je vois ton œil qui frise. Tu vas mettre ça en gros titre ! « Patxi nique plus que moi ». Tu sais, j’ai été journaliste, je connais les ficelles.

medium_rey_2.JPG
(À la fin de l’interview, mon meilleur ami Nicolas Rey me propose d’aller boire une bière sur une terrasse : « Il fait beau ce soir. On regardera les filles passer ! » Y a pas. J’aime bien ce type !)

Commentaires

Ben dis donc, sérieusement arrosé l'interview ! M'étonne pas de toi !

Écrit par : Nathalie | 08 mai 2007

Nicolas Rey a de la grâce.

Écrit par : G.Rose | 09 mai 2007

Chanteur c'est numéro 1 juste devant réalisateur, n°2 (pour "niquer"), juste un petit rappel comme ça. Sinon Nicolas Rey, j'aime bien aussi.

Écrit par : denis_m | 09 mai 2007

@Nathalie: Pourquoi? Il m'arrive de parler d'alcool ici?
Tu sais, Nathalie, j'appuie souvent le trait...
@G.Rose: Vrai. Il énerve aussi plein de gens mais moi j'aime bien ce genre de type.
@denis_m: Journaliste c'est n°1453.

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 09 mai 2007

Les commentaires sont fermés.