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02 mai 2007

Constance Amiot... la femme guitare!

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L’été 2004, je l’ai passé à faire le Tour de France à la voile pour la radio qui m’employait alors. C’est à cette occasion que j’ai rencontré le kiné de l’équipe (gagnante d’ailleurs, cette année-là) Bouygues Télécom. Benoît medium_amiot05.jpgCaillé et moi avions une amie commune et donc, nous avons sympathisé. Outre le fait que ce type était un ange (toujours d’ailleurs), il m’invitait le soir à fêter dignement les victoires de ses coéquipiers…

Pourquoi je raconte ça ?

Ah oui ! Parce que c’est lui qui m’a fait connaître Constance Amiot.

Le kiné est aussi musicien.

Il m’a filé un jour un album auto produit dans lequel il joue de l’harmonica sur des chansons d’une chanteuse que je ne connaissais pas.

Cet été-là, j’ai beaucoup écouté l’album Whisper Wood, d’une inconnue prénommée Constance. 

J’ai tout de suite eu le coup de foudre pour les chansons inspiratrices de calme et de volupté de cette beauté diaphane.

Je me disais que le folk féminin à la française était né.
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Le mois dernier, je reçois un disque qui vient de chez tôt Ou tard, maison de disque de qualité, Fairytale. Je l’écoute donc en toute confiance. Puis je me dis… mince alors, je connais ces chansons !

Je scrute en détail la pochette, les crédits…etc. et je comprends.

Constance Amiot est la Constance de mon Tour de France à la voile 2004.

(Comme quoi, parfois, on est peu de chose).

Mon pote est toujours de la partie parce qu’il est crédité.

Bon, je vais en parler pour mon journal. C’est décidé.

Quelques jours plus tard, je vais voir mon ami Jérôme Attal en concert (j’en parlais là récemment) et je tombe sur Benoît.

Retrouvailles chaleureuses. Il me présente Constance, avec qui il est venu.

Marrant parce que, deux jours plus tard, nous avions un très officiel rendez-vous pour une interview destinée à mon journal.
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Le rendez-vous s’est donc tenu le 20 avril au bar La Lubie (point de chute des artistes de cette maison de disque, comme vous pouvez le constater et également ici).

Le feeling est immédiat. Nous sommes maintenant de « vieux amis »…

Elle se moque de mon enregistreur Sanyo, certes, assez pourrave.

-Tu trouves encore des cassettes audio comme ça en magasin ?

Heureusement, je suis de bonne humeur et aucun coup bas ne m’atteindra aujourd’hui.

Je ne lui explique pas que le matériel ne fait pas le bon entretien.

Elle me raconte sa vie que je résume ici.

Elle est née de parents français à Abidjan en Côte d’Ivoire à la fin des années 70 et a passé les six premières années de sa vie à Yaoundé au Cameroun, puis les 16 suivantes dans le Maryland aux États-Unis.

À 22 ans, sur les conseils de ses sœurs, elle décide de s’installer à Paris. Elle rencontre très vite deux musiciens, Lawrence Collins et Nicolas Buffet. Ils produisent ensemble une maquette puis un album auto produit qu’elle vendra à la fin de ses concerts et sur Internet.

-C’était beaucoup d’investissements, mais une expérience très enrichissante. Ça bouffe de l’énergie et on a mis beaucoup de temps à enregistrer cet album, Whisper Wood. C’était tellement compliqué que, parfois, je me demandais si j’étais musicienne ou chef d’entreprise…

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Mais Constance ne fléchit pas. Ses parents, qui s’attendaient à ce qu’elle fasse un métier sûr puisqu’elle suivait des études dans ce sens (droit et audio-visuel), l’encouragent quand même…

Sa mère, peu avant qu'elle ne rejoigne les étoiles, fait parvenir à sa fille cette citation tirée du Prophète de Khalil Gibran : «Si tu chantes la beauté, sache que même dans la solitude du désert tu trouveras une oreille attentive».

Banco. La jeune fille comprend qu’elle ira jusqu’au bout.

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Elle fait ensuite beaucoup de scène et notamment le New Morning en 2005.

J’y étais.

Benoît m’y avait convié.

La salle était bondée.

Aujourd’hui, l’aventure continue grâce à Vincent Frèrebeau, patron de tôt Ou tard.

-Il ne m’a rien imposé contrairement à pas mal d’autres labels que j’ai pu rencontrer. Ca ne me convenait pas de ne chanter qu’en langue française. C’était pour moi un non-sens par rapport à mon histoire…Lui, au contraire, a voulu m’entendre dans les deux langues. Whisper Wood avait été si compliqué à enregistrer que pour Fairytale, j’ai enregistré en 3 jours. Il paraît que j’ai le record de rapidité chez tôt Ou tard…

Et de me préciser que Vincent Frèrebeau est un vrai directeur artistique « qui est très cash, il dit les choses sans prendre de gants ».
 
medium_V87_Musique_Constance_Amiot_cover_.JPGSi l’album s’appelle Fairytale (conte de fée) c’est que Constance a le sentiment d’en vivre un.

-Oui, mais rien n’a été simple. Je n’ai pas beaucoup galéré avant de sortir ce disque, mais j’ai dû m’accrocher. Imposer ma culture américano-française a été le plus difficile.

Constance Amiot navigue entre le folk américain, le jazz manouche et une country discrète, le tout avec un sens aérien de la mélodie. Pour elle, la place du texte n’est pas aussi importante que celle de la mélodie, m’explique-t-elle franchement.

-Mais quand même, je n’écris pas n’importe quoi. Je veux que chacun s’approprie l’histoire, alors, je fais en sorte d’installer un climat, une sensation qu’il faut déceler. (Rires). Parfois, je sais à peine ce que je veux dire…

Si elle est  l’auteur de ses chansons, il y a, tout de même, 3 textes de Jérôme Attal.

-Je suis impressionnée par lui. Il maîtrise magistralement sa plume et sait comme personne la fluidité des mots… Ses chansons ont des textes si brillants que je pourrais en changer la couleur musicale sans problème.

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Constance est une voyageuse chronique…

L’évasion est-elle essentielle pour créer ?

-Je le pense. J’ai besoin de voir le monde bouger et de vivre ma vie en mobilité permanente. C’est l’essence même de ma vie vagabonde qui m’inspire.

medium_Constance_2.JPGLaissez-vous séduire par ses textes, tendres, parfois drôles.

Touchante sur les plages intimistes, convaincante sur les glissés groove.

Le disque est dans les bacs depuis le 23 avril.

Bref, vous pouvez écouter des extraits là… et visiter son MySpace.

Le clip de Clash dans le tempo est à voir ici.

Après l’entretien officiel, nous parlons encore un peu… mais la belle doit s’en aller pour d’autres aventures extra parisiennes.

Malheureusement.

C’est bien, remarquez… Ça m’a évité de tomber amoureux.

De nouveau.

Son attachée de presse nous prend en photo.

Elle tient son disque auto produit… qu’elle s’est étonnée de me voir sortir de mon sac.
medium_Constance_1.JPG
-Tu es bien le seul journaliste à l’avoir…

-Je sais… je suis bien le seul journaliste à connaître Benoît Caillé.

Le soir, je l’ai regardé dans Taratata sur France 4.

Et, je me suis dit que je faisais vraiment un beau métier…

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Commentaires

WOW ! 3 notes en si peu de jours, j'ai du mal à suivre moi tu sais aux Antilles, il faut vivre à la vitesse d'un escargot paralytique !
Bref, j'connais pas la jeune fille mais j'aime les contes de fée alors... j'vais écouter ça au plus vite. Merci pour la trouvaille, ça fait du bien de revoir ses goûts musicaux.

Écrit par : Nathalie | 02 mai 2007

Oui, un beau métier !

PS : Khalil Gibran, on y revient tout le temps !

Écrit par : denis_m | 02 mai 2007

Ahhh je connais aussi, j'aime beaucoup son style et sa voix... Très jolie jeune femme aussi :-)

Écrit par : JuJu | 02 mai 2007

@Nathalie: Oui, je suis productif en ce moment.
Au fond, je suis content de servir à faire découvrir des nouveaux artistes. C'est d'ailleurs ce que je préfère faire...
@denis_m: Beau métier car belles rencontres. C'est un sacré privilège dont je ne me lasse pas le moins du monde.
@Juju: Monsieur a du goût...

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 02 mai 2007

Fait une petite odyssée sur myspace pour écouter la fille-guitare, pas besoin de...constance, direct sous le charme discret de quelques arpèges et d'une voix, les chansons glissent, notes liquides, "amiotique"... J'm bien!

Écrit par : Kiki | 03 mai 2007

@Kiki: J'adore comment tu critiques constructivement et souvent positivement, les disques ou les livres dont il m'arrive de causer ici. Douée tu es, douée tu resteras.
Amen!

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 04 mai 2007

Ce naturel qui se dégage d'elle me plait, j'adore ce genre de personnalité et ça se ressent dans sa musique !! En plus elle à l'air d'aimer rire et taquiner la demoiselle, alors c'est encore mieux...
.....
!!!

Écrit par : katy | 04 mai 2007

Merci pour l'ange
ça me touche profondement
à bientôt
Ben

Écrit par : benoit Caillé | 21 mai 2007

@Katy: Disons qu'elle a juste tout pour plaire...
@Benoit Caillé: Ah! Te voilà enfin... Merci d'être ce que tu es et aussi, de me faire connaître avant l'heure des artistes en devenir.
A bientôt l'ami?

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 22 mai 2007

Article très intéressant, qui sort du triste shéma interview classique question-réponse... ;)
Concernant Constance, je l'ai découverte en tapant mon nom de famille sur google (hé oui, l'homme s'ennuie quelquefois...), et je dois dire que j'ai été fichtrement surpris de la qualité musicale ! Je pense qu'elle ramène pas mal d'influences américaines, et que c'est pas plus mal. On sent un son à la Tracy Chapman, et même quelquefois à la Norah Jones. Côté français, ça a des airs Zazi/Carla Bruni. Le mélange anglo-français est vachement sympatoche en tout cas, et le jeu de gratte sonne d'enfer !

Écrit par : vever | 27 juillet 2009

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