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28 avril 2007

Alpha Blondy... t'as pas un oinj?

medium_32.jpgOuch !

31 janvier 1988.

Presque 20 ans…

Alpha Blondy était au top de sa gloire mondiale.

Il est une figure incontournable du reggae africain mais aussi du reggae mondial. Originaire de Côte d'Ivoire où il vit toujours aujourd'hui, il s’est très vite fait remarquer de par l'originalité de son reggae et la tonalité de ses textes qui ont secoué l'Afrique de l'Ouest.

Un vent mystique a enveloppé la Côte d'Ivoire des années 80.

Les albums Cocody rock, Jérusalem et Révolution ont marqué ma jeunesse.

Oui, ben quoi ? Mandor a eu sa période reggae.

Avec une sacrée période Bob Marley aussi.

Pas très original, je sais.
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Bref, ce Tout petit déjà hebdomadaire, me replonge à Kourou, en Guyane Française.

J’ai reçu Alpha Blondy sur la première radio FM guyanaise.medium_bild5768C.jpg

RFM 90.

Radio qui m’a permis de faire mes premiers pas à l’âge de 15 ans.

Mes prestations étaient, il faut bien l’avouer, assez minables, mais le directeur de la station (le regretté Serge Thomelin) avait foi en moi. Il était persuadé que j’avais ça dans le ventre.

Je l’avais.

Mais il fallait le savoir.

Donc, paix à son âme et je voulais lui rendre hommage ici.

Serge, je ne t’oublie pas.
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Alpha Blondy, donc.

Il se produisait sur scène le soir même dans le stade de Kourou.

J’étais très fier de l’accueillir.

Il était, comment dire ?

Détendu.

Très détendu.

Stone, le monde est stone.

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Je me souviens (on m’en parle encore aujourd’hui) qu’il a expliqué en direct qu’en même temps qu’il répondait à medium_705475.jpgmes questions, il était entrain de se rouler un méga joint.

Et de m’en proposer (toujours en live).

Je me demandais si la gendarmerie n’allait pas débarquer dans les studios mais non… l’époque était plus permissive.

Et… euh… nous étions en Guyane, faut dire.
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Sweet Sweet Fanta Diallo, oh oh, Fanta Diallo, oh oh…

27 avril 2007

Soir de Noël 78...

Ce soir de Noël, les demeures étaient heureuses.

Les cocons familiaux étaient reformés et soudés, les cadeaux du père Noël attendaient patiemment devant le beau sapin, roi des forêts. Evénement factice et fabriqué mais joie bien réelle dans tous les foyers. Le commun des mortels s'amusait.

Pas dans notre maison. Notre mère avait bu, comme d'habitude, plus que de raison et s'était couchée pour ne pas assumer un rôle qui ne lui convenait guère. Elle ne pouvait se résoudre à faire semblant d'appartenir à une famille. D'en posséder une personnelle n'était pas une conception envisageable. Elle qui n'a appartenu qu'à une traître mère qu'elle haïssait et à un père fantôme qu'elle aurait bien regardé disparaître sur la potence.

Mandor attendait seul devant la télévision, le retour du père. Moi, sa soeur, j'étais en pension. Je n'avais pas été une fille bien sage. Punie, un soir de Noël.

Inhumain.

Les images du journal télévisé laissaient défiler des scènes de liesses et de fêtes, les enfants heureux, des hommes déguisés en rouge avec une longue barbe blanche qui se faisaient photographier dans les grands magasins parisiens. Mandor, en regardant Roger Gicquel, n'avait pas encore d'opinion sur la crédulité des gens. Il ne savait pas ce qu'était de se comporter en mouton de panurge et se moquait d'en devenir un. Le petit Mandor ce soir là, était en proie à d'autres considérations. Lui, il attendait son père en ayant, au préalable, prit soin de dresser le couvert. Sortit la belle nappe blanche brodée, les couverts en argent que l'on utilisait uniquement pour les grandes occasions. C'est à dire jamais. Les couverts étincelaient de découvrir le monde.

Comme notre mère, elle, brillait par son absence, Mandor prit l'initiative de préparer à manger pour faire plaisir à son petit papa chéri. De son mieux, il fit cuire deux steaks hachés et prépara une purée en sachet. Comme il évalua mal le temps, les morceaux de viandes reconstitués furent brûlés et la purée attacha le fond de la casserole. Le repas fut à l'image de la soirée. Immonde. Indigeste.

A l'arrivée de notre père, il se jeta sur lui, très fier. En jetant un coup d’œil dans la cuisine et dans le salon, il lui demanda où était " sa mère ". Il expliqua que   Yolande dormait parce qu'elle était un peu malade. Mandor protégeait toujours Yolande. Notre père alla voir l'étendue des dégâts dans la chambre conjugale et revint, le dos courbé, l'allure lancinante, le regard triste. Il posa sa main sur les cheveux de son fils, l'observa avec intensité, (jamais Mandor n'oubliera ce regard), le remercia avec chaleur agrémentée d’un bisou pour ce repas frugal qu'il avait préparé. Il ne connaissait pas la définition de ce mot " frugal ", mais il comprit que c'était un joli compliment. Ils s'installèrent à table et ne dirent pas grand choses. Mandor regardait son père pour vérifier s'il appréciait à sa juste valeur ces délicieux mets. Son père fit semblant. Il souriait, lui cligna de l’œil.

Des éclats de rires, des bruits de fêtes parvenaient à leurs oreilles, des bruits de vie. Chez eux, un silence mortel régnait. Parfois, le silence est absurde, cruel et dérisoire. Le silence, c'est comme une petite mort.

A la fin du repas, son père se leva et lui apporta un cadeau. " Tiens, mon fils, joyeux Noël! Je t'aime, tu peux pas savoir comme je t'aime ". C'étaient deux voitures qui explosaient quand elles s'entrechoquaient entre elles ou contre un mur. La publicité à la télé les appelait Les cascadeurs. Mandor était content d'avoir ces " cascadeurs ", mais savait qu'il fallait attendre le lendemain pour jouer avec. Il ne fallait pas réveiller Yolande. Surtout, ne pas l'énerver. Mandor, lui, offrit à son papa un dessous de plat confectionné avec amour en E.M.T. Les travaux manuels à l'école permettaient de ramener des beaux cadeaux à ses parents. Le père l'embrassa une nouvelle fois. " C'est magnifique, merci fiston ".  

Le fiston s'en alla regarder la télé décidément fier de lui. Pas heureux, mais fier de lui. S'inquiétant que son père ne le rejoigne pas rapidement, il se leva, se dirigea dans le couloir et entendit un reniflement curieux. Il provenait de la salle de bain. Il ouvrit la porte et vit son père pleurer. Courbé, assis au bord de la baignoire, il vit son petit papa pleurer! Un père, pourtant, ça ne pleure pas! Qui n'a pas vu son père pleurer ne peux pas imaginer le mal que cela fait. Un uppercut en plein cœur.

Mandor s'approcha de lui, la gorge nouée au point de s'étouffer, et l'obligea à le regarder en lui soulevant la tête. Il pleurait à chaudes larmes. Ses yeux n'étaient plus qu'effusion. Les petites mains de Mandor essuyèrent maladroitement les larmes de son père mais la fontaine ne tarissait pas. Son père se blottit contre lui.   "Mandor, pardon, pardon... "

26 avril 2007

Pierre Lapointe et Daphné, ce soir à la Cigale!

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A l’occasion du concert de Pierre Lapointe à la Cigale (dernière date, ce soir… j’y cours), je remets en ligne un de mes premiers billets paru sur ce blog, en juillet dernier (un peu actualisé)…

medium_Pierre_Lapointe_12.07.06_1.JPGAujourd’hui je vais vanter les mérites d’un album absolument parfait, léché à l’extrême et parfaitement génial. Celui de l’extravagant Pierre Lapointe.

(Tenez, une critique complète et intéressante ici !)

Ce québécois débarque en France après avoir conquis son pays avec deux disques impressionnants et foisonnants de trouvailles musicales novatrices (qui c’est le roi du superlatif ?). Le second, La forêt des mal-aimés, est sorti le 11 septembre dernier.

Rendez-vous donc dans les nouveaux bureaux de l’antenne parisienne d’Audiogram (maison de disque indépendante qui lutte pour la liberté de création et contribue à enrichir et à transformer la scène culturelle québécoise depuis plus de 20 ans.)

En l’attendant (5 minutes) je me demandais comment allait se comporter ce personnage qui, de par ce que j’en avais lu ou entendu dire ici et là, me semblait complexe, précieux, un brin prétentieux et peu disert avec son medium_Pierre_Lapointe_12.07.06_2.JPGprochain.

Tout le contraire.

C’est un garçon tout à fait charmant, souriant et très bavard qui se présente à moi.

A 25 ans, bigre ! Il en impose le grand gaillard. Ça s’appelle simplement le charisme. Il m’explique que sa réputation d’arrogant vient de son comportement sur scène.

 « Au début de ma carrière, j’étais très provocant, voire très obscène, à la limite perpétuelle du borderline. J’ai compris récemment que c’était parce que j’étais très mal à l’aise dans ma peau de chanteur et que je ne l’assumais pas du tout. Ce sont « les hasards » de la vie qui m’ont transformé en chanteur à l’âge de 19 ans, mais moi, j’ai toujours voulu faire de la création. Je revendique d’ailleurs le fait de créer des arts visuels… »

medium_Pierre_Lapointe_12.07.06_4.JPGIl faut regarder ses clips (celui là, par exemple, je l'adore et je ne vous parle même pas du tout dernier qui est carrèment de la bombe!), écouter ses chansons et le voir sur scène pour comprendre ce qu’il veut insinuer par là.

Pierre Lapointe parle beaucoup, très vite et j’ai du mal à en placer une.

Il tente de m’expliquer son univers déjanté, mystérieux, éclectique et poétique, mais je perds un peu le fil conducteur de la conversation. Je vois un type devant moi qui n’a rien à faire dans ce siècle. Il s’est trompé d’époque et c’est ce qui doit me plaire chez cet énergumène anachronique.

 

Le paradoxe c’est que son dossier de presse écrit ceci : « Pierre Lapointe est un artiste du XXIe siècle ; un jeune alchimiste métamorphosant le savoir-faire musical de ces dernières décennies en un concept mélodieux et audacieux, visuel et visionnaire… ».

Pas faux.

Ce disque est un mélange de kitch et de sonorités électroniques originales, de pop sixties, de menuet et demedium_lapointe_pro.jpg programmations modernes et efficaces.

Pierre Lapointe ne comprend pas l’engouement qu’il y a autour de lui et de son œuvre.

« J’apprécie, mais ça ne me rend pas très à l’aise… Je regrette juste une chose, c’est de ne plus pouvoir rejoindre mon public après mes concerts, comme au début. »

Évidemment, je cherche à connaître ses influences littéraires. Un type qui écrit des textes aussi raffinés a forcément beaucoup lu.

« Non, pas du tout. J’ai longtemps pensé que j’étais quelqu’un de déficient et même de carrément con. Je ne maîtrise pas le concret et n’arrive pas à medium_C459C9E7-47FA-4C9B-BB0A47650AC9CC31.jpgme concentrer. Lire un livre est presque impossible, ça me demande beaucoup d’exigence. Mon imaginaire est tellement débordant que je peux faire une fixette sur un mot et partir en vrille. Du coup, j’ai mangé du théâtre et de la musique toute ma vie. »

Il m’avoue sa passion de jeunesse pour le dadaïsme et le surréalisme. Cela explique d’où viennent sa poésie parfois absurde et son comportement théâtral exacerbé. medium_Pierre_Lapointe_et_moi_12.07.06_5.2.JPG

Ce soir, donc à la Cigale  !

A voir d’urgence !

 

Cerise sur le gâteau : La 1ere partie  sera cette demoiselle (dont l’univers correspond parfaitement à celui de Pierre Lapointe).

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Appel aux  québécois qui me lisent: je suis à la recherche active d’un album live (devenu introuvable) du monsieur…

Pour ma consommation personnelle.

25 avril 2007

Angélique Kidjo... questions épistolaires!

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Angélique Kidjo est d’origine béninoise.

Cette chanteuse et compositrice aux nombreuses récompenses a démarré sa carrière dans le village de Cotonou, à l’âge de 6 ans. Les troubles politiques dans son pays l’ont amenée à s’installer à Paris, la capitale de la World Music, puis à New York où elle réside aujourd’hui.

Sa voix impressionnante, sa présence scénique et sa faculté d’adaptation aux différentes langues et cultures lui valent d’être respectée par ses pairs et reconnue dans le monde entier. La passion qui habite les textes de ses chansons a également été remarquée par de nombreuses associations humanitaires auxquelles son nom est associé depuis longtemps.

medium_V87_Musique_Angelique_Kidjo_cover_.JPGDans son nouvel album (qui sort le 30 avril) produit par Tony Visconti (David Bowie, T.Rex, Morrissey) elle chante en duo avec de nombreuses autres stars. Alicia Keys, Joss Stone, Peter Gabriel, Amadou et Mariam, Josh Groban, Carlos Santana et Ziggy Marley.

De quoi intéresser Mandor…

-Allo ! J’appelle pour demander une interview d’Angélique Kidjo. Je dois faire un assez long papier sur son dernier album Djin Djin.

-Oh ! C’est dommage, elle est partie hier pour les États-Unis, elle ne revient que dans un mois.

-Merdouille !

Ne dis-je pas.

L’attachée de presse me propose 3 solutions :

-Attendre son retour.

Non, je dois rendre mon papier cette semaine.

-Faire un phoner. (Interview par téléphone).

Non, ça va ruiner mon forfait. 30mn aux States, mazette !

-Lui poser des questions par mail…

Oui, tiens, pourquoi pas? Je n’ai jamais fait ça.

Voici quelques extraits de ses réponses:

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-Djin Djin marque le retour à vos racines musicales. Estimez-vous que vous vous en étiez éloignées ?


-Je ne pense pas. Tous mes voyages exploraient les racines africaines d’autres musiques, celles de la diaspora. La nouveauté dans ce disque, c’est que le groupe en studio s’est constitué autour de deux percussionnistes du Gangbe Brass Band, un groupe du Benin. Ce sont eux qui ont donné la couleur originale des rythmes.


-Vous avez beaucoup chanté en français et anglais dans votre  medium_angelique-kidjo-0088-200405.jpgcarrière. Le fait de vous en tenir aux langues du Bénin, du Nigeria et du Togo donne-t-il plus d'authenticité à votre album ?


-Oui, mais ce n’était pas le but principal. J’aime beaucoup les mélanges et les rencontres… Comme les invités, sur cet album, chantaient principalement en anglais, je dialoguais avec eux en langues africaines. Mais il faut noter que certains invités chantent quelques phrases en Fon ou en Yoruba !

medium_kidjo.jpg-Même si la culture du Bénin est très présente, ce disque est universel. Vous l'avez voulu rassembleur. Est-ce pour cela qu'il y a tous ces artistes d'horizons si différents ?


-Je note souvent, dans mes concerts, que les réactions des gens, dans tous les pays que je traverse, sont presque identiques. Cela me fait penser qu’au-delà de la politique nous sommes tous beaucoup plus semblables que nous voulons le croire. Je pense qu’en musique cela fonctionne. J’aime tellement d’artistes de genres différents que c’est un rêve de les réunir sur un même disque.

-Ont-ils accepté facilement de rentrer dans l'univers de votre pays d'origine ?

-C’est ce qui les a intéressé, je crois. Si je leur avais amené un morceau R’nB, pop ou reggae, je suppose qu’ils auraient été moins motivés.

-Il y a trois reprises étonnantes : Pearls de Sade et Gimme shalter des Rolling Stones et le Boléro de Ravel.  medium_photohome2.jpgC'est, là encore, une formidable preuve d'ouverture. Pourquoi ces 3 reprises « africanisées ».

-J’ai fait, par le passé, quelques reprises, comme Voodoo Chile de Jimmy Hendrix par exemple. Pour qu’elles soient réussies, il faut que leur sujet ou leur musique ait un lien avec mon monde. Les thèmes de Pearls et de Gimme Shelter me touchent de près, car ils parlent de façon forte, mais poétique de la situation en Afrique. Quant au Boléro, je pense que c’est la première fois dans l’histoire de la musique classique que l’influence de l’Afrique se fait sentir autant. Avec notamment, l’importance donnée aux rythmes et aux mélodies modales J’ai voulu rendre hommage à Ravel pour avoir compris la beauté et la force de notre musique. 

-Dans tous vos albums, vous évoquez les joies et les peines de l'existence. Dans celui-ci la société, la jeunesse, la violence, l'argent, l'amour de la musique et ses bienfaits. S'il y avait un message précis à retenir de cet album. Quel serait-il ?

-Non au repli sur soi même. Oui à l’ouverture et aux rencontres !  Est-ce d’actualité ?

-Vous dites que « que l'on soit né en Afrique ou en Amérique, on se doit de célébrer la vie ». Pour vous, le meilleur moyen, c'est la musique ?
 
-Sans aucun doute!

Rencontre au sommet!

medium_250px-Danton-Statue-Paris.jpgCela faisait un bout de temps que le projet de faire rencontrer deux amis écrivains blogueurs qui ne se connaissaient pas de « visu » traînait dans ma besace.

Après quelques tractations pour caler une date (nous avons tous les 3 des agendas de ministres, n’est-ce pas…) nous sommes tombés (aïe !) sur le mardi 24 avril.

Autant dire hier.

Carrefour de l’Odéon, sous la fesse gauche de Danton.

Ainsi donc, Benoît Luciani allait rencontrer Frédéric Ploton.

La première fois que j’ai fait leur connaissance, c’était à l’occasion d’interview pour mon journal et pour mon blog… ( et aussi ).

Étant des types « biens » ils sont finalement devenus peu à peu des amis.

Je vois Benoît assez souvent (soirées FAPM mais aussi déjeuners ou dîners entre nous) et Frédéric, pas assez souvent (quelques rencontres rapides dans des bistrots de ce même quartier germano-pratin qu’il semble affectionner.)

Comme d’habitude, môsieur Ploton était en retard, mais, puisqu’il était l’heure de l’apéro et qu’il faisait très chaud, Benoît et moi, avons pris l’initiative originale et inattendue de rafraîchir nos gosiers assoiffés avec un premier pastis.

« Ça le fera venir ! » dis-je… car il faut croire à ses judicieux adages.

Il est arrivé au bout du deuxième.

Le feeling est passé rapidement, je crois. Benoît a offert son Bar de l’Univers à Frédéric qui lui, nous a donné quelques unes de ses dernières productions (en tant qu’auteur et directeur de collection).

medium_garces.jpgSon dernier livre Les hommes préfèrent les garces vient de sortir aux éditions Marabout.

La quatrième de couverture explique que c’est un antiguide amoral et vivifiant. Cet ouvrage propose un mode d'emploi de la garce : comment détecter une garce ? Y a-t-il une définition clinique de la garce ? Peut-on se désintoxiquer de sa garce ?

Véritable parodie des ouvrages de développement personnel, Les hommes préfèrent les garces révèle les dix règles de conduite de la garce parfaite.

Il permet ainsi à tout un chacun de se poser les vraies questions sur sa virilité - ou sa féminité - et son couple afin de déculpabiliser ENFIN monsieur et de l'aider dans la mesure du possible à mieux cerner sa garce, et de convaincre madame d'en devenir une, car, comme le précise Frédéric Ploton, " il n'y a pas de plus puissant ciment pour le couple que la "garçitude" bien maîtrisée ". Après l'ordre des machos assistera-t-on à l'avènement de l'âge des garces ?

Je l’ai parcouru assez longuement cette nuit (petite insomnie oblige), les considérations de Frédéric m’ont bien fait sourire. J’imagine qu’il a dû en connaître quelques-unes.

Des sacrées garces !

Moi, personnellement, je ne rencontre que des anges.

Hum!

(Chat dans la gorge inexplicable.) 

Bref, après l’apéro, nous décidons de nous sustenter. L’ambiance est bon enfant. Nous parlons de nos blogs respectifs.

Frédéric et Benoît en plein cassage de Mandor…
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En fait ils se foutent un peu de moi… pour mon côté « brosseur dans le sens du poil » de mes écrits. Ils ne me le disent pas comme ça, évidemment, je suis sacrément baraqué et suis physiquement impressionnant, mais je comprends le message.

Certes, je suis toujours gentil avec les gens que j’évoque dans mes notes. Je suis habitué à ce reproche depuis 10 mois que ce blog existe. Je rappelle une nouvelle fois qu’il n’y a que 50% des gens que je vois dans ma vie professionnelle qui finissent ici.

Quand je n’aime pas, je ne souhaite pas en parler. C’est aussi simple que cela.

Casimir, il y a très longtemps, est déjà venu ici expliquer pourquoi j’ai décidé de n’être, ni acide, ni méchant gratuitement.

Je suis un enthousiaste constant et je pense très sincèrement ce que je dis.

J'évite l'insipide.

Il m’arrive de critiquer constructivement, je vous assure, faites attention, vous verrez !

Enfin, pour être plus précis, je tente de faire de mes zones d’ombre une force lumineuse au service des autres.

Je noie l’obscurité qui est en moi dans la lumière que j’approche.

Salvateur, mais pas si simple, croyez-moi !

J’apprécie le moment.

Un déjeuner sur une terrasse ensoleillée, deux compagnons agréables, la littérature comme principal sujet de discussion (et des phrases jetées en l'air, plus futiles et légères..), des projets de collaborations éventuelles en veux-tu, en voilà…

Mais j’ai beaucoup de mal à me concentrer.

Les filles, en cette saison, sont belles à mourir.

Et mon petit cœur est fragile.

Versatile, aussi.

Le temps passe trop vite.

Chacun file ensuite vers d’autres rendez-vous.
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Nous allons remettre ça un de ces jours.

C’est certain.

23 avril 2007

Jean Guidoni... le miraculé de la chanson française!

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Je me suis trompé.

A la sortie du précédent album de Jean Guidoni, j’avais écrit que Trapèze était son disque majeur. Quittant définitivement la famille Fassbinder-Caven, les zones interlopes des Crimes passionnels (musique d'Astor Piazzola), Trapèze avait marqué la résurrection discographique et scénique d'un interprète qui servit auparavant d'une voix de soie et de mystères les poèmes de Pierre Philippe.

La preuve.

Non, quelle connerie !

Son disque majeur, c’est La pointe Rouge.

Il a fait mieux, le fou (chantant) !
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Jean Guidoni récidive aujourd’hui dans la modernité, lui qui fait aujourd'hui figure de précurseur d'une chanson française sophistiquée et rare.

Depuis Tramway Terminus Nord, je suis la carrière en dents de scie du monsieur.
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La Pointe rouge est le 21ème album du chanteur.

medium_champ_1.gifJe comptabilise ici les lives, car Jean Guidoni est un magnifique re-créateur de chansons en scène.

Il  aborde aujourd’hui un chapitre de sa carrière qui le rapproche parfois, sur le ton, de Claude Nougaro : Peintures.

Car le chanteur né à Toulon, ascendance corse, s'est trouvé une nouvelle famille : des plus jeunes adorant les eaux intermédiaires.

Il incombait aux artistes de cette génération d’accorder enfin à Jean Guidoni la place et l’influence qu’il méritait pour avoir exploré bien avant les autres des territoires d’avant-garde.
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Dominique A signe Cloaca Maxima, et chante en duo cette mélodie marquée du sceau des envolées hautes et du phrasé large de son auteur.

Katerine, décidément drôle, lui offre Un arbre en Normandie, une perle d'humour et de philosophie décalée.

Jeanne Cherhal, (Mandorisée ici) au piano et voix, qui imagine Jean enceinte Comme un autre.

Mathias Malzieu, le chanteur de Dionysos, avec une pop-rock entraînante pour Oh Loup !, livré avec admirationmedium_guidoni_malzau.jpg et force.

-J’avais envie de m’ouvrir à d’autres textes et d’autres musiques. J’étais surpris qu’ils soient très heureux de le faire. Nous n’avons essuyé aucun refus. Peut-être suis-je une référence pour tous ces artistes, en tout cas, j’ai été très étonné d’être accepté aussi facilement. C’est intéressant que ça arrive maintenant.

Ce statut de parrain, Guidoni ne semble pas lui-même en être conscient :

-Je ne me rends pas compte, j’ai toujours été à la marge. Mais je suis présent dans certaines têtes, ce qui est important. 

Le multi instrumentiste, Nicolas Deutsch, lui a composé la majeure partie des musiques. Il joue d'une énergie sans ordre et permet à Guidoni bien des audaces, des écarts de sentier, des fantaisies, des dissonances orchestrales que le chanteur à la voix vibrante sait maîtriser à la perfection.

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Jean Guidoni a repris sa plume et c’est peut-être ça le plus important…

Il s’est estimé le mieux placé pour écrire ce que le magnifique interprète qu’il est devra défendre.

Bonne idée.

medium_baniere_BN_CD.gif"Je me balance au bout d'un fil/Et qu'importe qui le coupera", conclut celui que photographièrent Pierre et Gilles en cuir, croix, rose rouge, yeux peints, tout noirs, khôl lourd et regard perdu (pour Têtu, en 1997), et qui aujourd'hui pose dans les herbes et dans le vent, en partance vers le Kerala, dangereux et fascinant, qui "s'enamourache" de Pina Bausch et s'entiche de l'exil.

A voir IMPERATIVEMENT sur scène à partir de demain jusqu’à dimanche à la Boule Noire.

Et également du 22 au 27 mai.

Chaque soir, des invités viennent chanter avec lui.

Chaque soir, vous serez transporté dans un autre monde.

Il est beau.

Découvrez le sur son MySpace...

22 avril 2007

Jil Caplan... Derrière la porte.

 

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Comme tout le monde, j’ai connu Jil Caplan dès son premier album A peine 21. C’était en 1987.

Souvenez-vous : Comme sur une balançoire, Oh tous les soirs, Cette fille n'est pas pour toi...

En un seul album, la petite Caplan devient l'un des plus beaux espoirs de la scène féminine française.

120.000 albums vendus.

Le binôme Alanski/Caplan fonctionne alors à merveille.

 

20 ans déjà.

 

En 1990, deuxième album, deuxième carton. La charmeuse de serpent.

Là, les tubes s’intitulaient Tout ce qui nous sépare, Natalie Wood
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J’étais secrètement amoureux de la belle.

(Une de plus me direz-vous… Je sais, je sais.).

Après cette vague de succès, la mer fut plate.

Restaient les embruns...

Tout est raconté ici.
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En cette belle journée dominicale et citoyenne, ma séquence Tout petit déjà (qui me permet de ressortir mes archives chaque week-end), je mets en avant cette chanteuse parce qu’elle revient enfin, après quelques années d’absences.

Dans un mois, presque jour pour jour (le 21 mai), sort un nouvel album : Derrière la porte.

Auteur : Jil Caplan.

Compositeur : Jay Alanski.

Des retrouvailles parfaitement réussies.

C’est délicat, élégant, organique et électronique.
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Elle dit à propos de ce retour (dixit le dossier de presse reçu la semaine dernière) :

« Je n’étais pas sûre d’avoir la force de continuer, d’avoir encore des choses à dire, que ça en vaille la peine. Et puis on s’y est mis, sans idée préconçue, sans se poser la question de savoir quel genre d’album on allait faire. Je me suis plus investie dans des textes que Jay mettait en musique au fur et à mesure que je les écrivais. Il est directif, à sa façon, mais laisse aussi beaucoup de latitude… … faire ce disque nous a fait un bien fou. Nous étions tous les deux blessés pour des raisons différentes et l’album a été comme un baume. »
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Amusant qu’elle revienne parce que depuis quelques mois, je lisais son blog perso (dont tout le monde ne sait pas, d’ailleurs, qu’il s’agit du sien) et je me suis surpris à espérer son retour imminent.

Sur son blog, elle se livre beaucoup, comme une peintre impressionniste… par petites touches.

Itou dans son nouveau disque.
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Les photos qui émaillent cette note ont été prises le 31 janvier 1994.

Je l’ai interviewé sur Top Music (à Strasbourg) pour la sortie de Avant qu’il ne soit trop tard.

Très honnêtement, je n’ai pas grand-chose à raconter sur cette rencontre.

Je n’en n’ai plus aucun souvenir.

Elle a eu lieu, elle s’est plutôt bien déroulée, mais le reste…

???

Mystère et boule de gomme.

Mon disque dur à parfois des failles.

J’ai parfois des failles.

Jil Caplan à parfois des failles.

Nous avons tous des failles.

Certains peuvent les expulser en chantant.

Hein, Jil ?

D’autres non.

Ils les gardent, du coup, les failles deviennent gouffres.

Ne pas tomber, c’est tout.

Faire gaffe.

Rester en équilibre.

Et tenir.

21 avril 2007

Pascal Evans, mon ami peintre.

 

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Je cherche une galerie pour un de mes meilleurs amis (québécois) afin d'exposer à Paris.

Pascal Evans.

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Son site est là.

Trifouillez, vous allez découvrir son œuvre.

Je vous l’avais présenté ici il y a quelques mois.

Peut-être que parmi vous, il y en a qui évoluent dans ce milieu ?

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Moi, je n’y connais personne.

Pascal peint des toiles abstraites avec une veine écologique et inuit.

Son travail commence à se faire remarquer dans son pays.

Les professionnels, la presse, le public louent son travail.

Moi, je n’ose pas trop.

C’est un ami.

Un de ceux qui restent à vie.

Celui qui me connaît le plus.

Tous mes travers...

Si je l’encense, on va dire que c’est du copinage.

Donc, faites un tour chez lui et dites ce que vous pensez de ses créations.

Si vous voulez.

Je n'oblige personne.

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P.S: C'est sérieux, si quelqu'un peut m'aider.

Des contacts, des conseils...

Merci!

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Qu'est ce que tu attends Boodream?

Boodream est mon voisin du rez-de-chaussée.

Boodream à chaque fois qu’il lance une phrase est spirituel, incisif et malin.

Je vais rarement chez lui, mais à chaque fois, ce jeune garçon m’étonne.

La semaine dernière, il m’apprend qu’il lui arrivait d’écrire des billets pour le blog de Tv news.

Et sur d’autres sites/blogs, mais juste pour commenter.

Je lis quelques billets.

Il critique, analyse…

C’est féroce, instructif, ironique, un peu noir, énervant parfois.

J’adhère.

Je lui propose donc d’intervenir de temps en temps ici.

Pour écrire des billets sur ce qu’il veut.

Pas trop éloigné de l’univers proposé ici.

Il me dit oui tout en m’expliquant qu’il a beaucoup de travail.

Les études…

Aujourd’hui, Boodream, j’attends de tes nouvelles.

Non, je ne passe pas te voir.

Je sais bien, je n’ai que trois étages à descendre, c’est ridicule d’écrire cette note alors qu’il me suffirait de frapper à ta porte et de te supplier à genou, devant tes parents.
Hors de question !

J’ai mon honneur.

Je préfère rester discret.

Tu vois quelqu'un ici?

Moi non.

Allez! J’attends ton premier billet.

Quand tu veux.

Place aux jeunes!

Moi, je m'essouffle.

Je le sais que je m'essouffle.

P.S: Boodream, mon mail est à gauche, sous mon oeil...

Le vendredi soir à RTL2 (guest Zézé)

Je l’ai déjà dit ici, j’ai travaillé à RTL2 pendant quatre ans.

Je présentais les flashs infos des matinales du week-end.

J’ai aimé le temps passé dans cette radio, qui, je crois pouvoir l’affirmer, est la seule à Paris dans laquelle l’esprit reste à peu près familial.

J’y ai conservé quelques amitiés et j’y retourne toujours avec plaisir.

Souvent, le vendredi, en fin d’après-midi.

Pourquoi ?

La terrasse d’RTL y est accueillante et les boissons posées sur la (les) table(s) aussi.

Le pot du vendredi quoi !

Ca picole, ça déconne, ça papote, ça rigole...

Outre la grande vedette de ce rassemblement hebdomadaire, le ti' punch, on trouve sur cette terrasse: stagiaires (jeunes filles... bizarre tiens? Toujours jolies), journalistes, animateurs, artistes (hier Stephan Eicher), le tout dans un joyeux bordel.

 

Parmi les animateurs de cette station, figure un monstre, un roc (rock), un monument de la radio.

medium_PICT2491.2.JPGFrancis Zégut.

J’en avais parlé mais aussi ici, en septembre 2006 alors que nous étions des puceaux de la blogosphère.

Je fus un de ses standardistes à RTL dans les années 90, puis, plus tard, nous sommes devenus confrères à la radio et dans la presse écrite.

Nous ne sommes pas des « amis » proches, mais nous nous contentons de nous apprécier et tailler la bavette de temps en temps.

Bref, hier, je le vois et nous parlons blogs, évidemment.

Le salaud, il a près de 35.000 visites par mois.

Vexé, je lui dis:

-Oui, mais c’est parce que tu as un nom. Tu es connu alors, normal, ça attire !

C’est marrant comment je peux être aigri parfois…

Francis a eu l’élégance de ne pas répondre à cette remarque parfaitement injustifiée.

Juste, ce qu’il écrit, les images qu’il montre intéressent ceux et celles qui aiment le pop-rock d’hier et d’aujourd’hui…

Pendant que je continuais de baver (putain, 35.000!), il m'a raconté que son blog allait grandir, évoluer dans les jours prochains.

Damned! Le cheminement qu'il va prendre...

J’espère juste qu’il ne deviendra pas trop « professionnel », sans anicroche ni imperfection, bref, sans âme…

Je suis très fier de connaître Francis Zégut (il n’aime pas quand je lui dis que je l’écoutais étant jeune, je ne sais pas pourquoi…).

Lui et moi hier soir (photo prise par Tom, son metteur en ondes !)
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Bientôt, avec quelques blogueurs fans du monsieur (il y a en a, j’en connais), nous irons le voir animer son émission en direct.

Zézé est OK !

Le lendemain, chacun racontera sa vision de la soirée.

A sa manière.

Exercice de style.